Première journée des consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique

« Quelle se pose sur terre ou sur mer, la question de la paix et de la sécurité en Afrique est un défi frontal que nous ne pouvons plus esquiver, ni négliger encore moins ignorer ». C’est en ces termes que le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey a ouvert mercredi les Consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique qui se déroulent à Lomé.

La rencontre qui se situe dans le cadre des préparatifs du sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime qui aura lieu le 15 octobre prochain à Lomé permettra aux participants d’aborder deux sujets : la sécurité maritime et l’économie bleue dans le Golfe de Guinée ; la promotion de la paix au Sahel.

Les assises de Lomé organisées par le gouvernement togolais et le Centre Carter ces consultations rassemblent un groupe restreint de diplomates et d’experts africains, chinois et américains pour des discussions à huis clos visant à examiner la collaboration entre les acteurs régionaux, la Chine, les États-Unis et d’autres sur les questions de paix et de sécurité.

Elles visent à mener des réflexions sur des problèmes communs et surtout identifier les domaines concrets de collaboration que sont la promotion de la paix, la sécurité maritime et l’économie bleue dans le Golfe de Guinée.

« Pour le Togo, les Consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique constituent un forum de collaboration multilatérale, tout à fait originale, à même d’apporter une plus-value à l’action globale pour la paix sur le continent », a déclaré Robert Dussey qui salue la vision du Président Jimmy Carter et félicite les plus hauts responsables du Centre Carter pour leur détermination et leur engagement pour la paix dans le monde.

La cellule est animée par Jianhua Zhong, envoyé spécial chinois pour les Affaires africaines, l’ambassadeur Princeton Lyman, conseiller spécial au United States Institute for Peace et Mohamed Ibn Chambas, représentant du SG des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

Les Consultations enregistrent la participation des représentants de la CEDEAO, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), de la Commission du Golfe de Guinée, de la Commission du Bassin du Lac Tchad, le G-5 du Sahel, des experts américains, Chinois et régionaux.

Source : TogoBreakingNews.info

Le Togo appelle à un renforcement de la coopération sécuritaire

Les Consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique se sont ouvertes mercredi à l’hôtel Sarakawa de Lomé.

Cette rencontre est organisée par le ministère des Affaires étrangères, le Carter Center et le Bureau des Nations unies de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS).

Deux thèmes sont au programme, la sécurité maritime et l’économie bleue dans le Golfe de Guinée et la promotion de la paix au Sahel.

Des échanges qui se situent dans le cadre des préparatifs du sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime qui aura lieu le 15 octobre prochain à Lomé.

A l’ouverture des travaux, Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, a rappelé que la question de la paix et de la sécurité en Afrique était ‘un défi frontal que nous ne pouvons plus esquiver, ni négliger, encore moins ignorer’.

Un défi qui remet quotidiennement en cause, par le nombre sans cesse croissant des victimes des conflits armés et des barbaries terroristes, notre capacité à y faire face et à y venir à bout, a ajouté M. Dussey

Il a reconnu que faute de coopération, les mesures adoptées ne produisaient pas encore les mesures escomptées.

‘Face à cet amer constat et à ces résultats plutôt mitigés, il s’avère donc plus qu’urgent revoir la copie et de prendre le temps minimum nécessaire pour réfléchir et mieux planifier nos actions’, a-t-il souligné.

Cet appel au renforcement de la coopération sécuritaire est le leitmotiv du Carter Center ; une stratégie à laquelle le Togo adhère pleinement, a indiqué le chef de la diplomatie qui estime que les consultations Afrique-Chine-USA pour la paix en Afrique constituent un forum de collaboration multilatérale, tout à fait originale, à même d’apporter une plus-value à l’action globale pour la paix sur le continent, y compris pour le renforcement de la sécurité maritime.

‘Les conflits, la violence et l’horreur semblent échapper à notre contrôle et à notre maîtrise. Le Sahel est encore une zone instable et précaire ; la piraterie et les trafics de tout genre régentent les mers au large de nos côtes et la menace terroriste n’a jamais été aussi pressante (…), a prévenu le ministre des Affaires étrangères.

Initiées en 2014 par l’ancien président américain Jimmy Carter, à la tête du Carter Center, et le président chinois Xi Jinping, ces consultations rassemblent un groupe restreint de diplomates et d’experts africains, chinois et américains pour des discussions à huis clos visant à examiner la collaboration entre les acteurs régionaux, la Chine, les États-Unis et d’autres sur les questions de paix et de sécurité.

Cette cellule est animée par Jianhua Zhong, envoyé spécial chinois pour les Affaires africaines, l’ambassadeur Princeton Lyman, conseiller spécial au United States Institute for Peace et Mohamed Ibn Chambas, représentant du SG des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

L’initiative vise à promouvoir une réflexion collective sur les problèmes communs et à identifier des domaines concrets de collaboration.

Organisation non-gouvernementale, le Carter Center a été fondé en 1982 par l’ancien président Jimmy Carter.

 

En marge du 27e Sommet de l’UA : Faure Gnassingbé rencontre Abdel Fattah Al-Sisi

Le président Faure Gnassingbé s’est entretenu dimanche à Kigali avec son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sisi. Les deux chefs d’Etat se trouvent dans la capitale du Rwanda à l’occasion du 27e sommet de l’Union africaine.

Les discussions ont tout d’abord porté sur la situation en Turquie après le putsch déjoué dans la nuit de vendredi à samedi. Le Caire suit avec attention le développement de la situation sur place.

Autres dossiers abordés, la situation au Burundi et au Soudan du Sud.

Sur le plan de la coopération bilatérale, MM. Gnassingbé et Al-Sisi se sont félicités du dynamisme des échanges politiques et économiques.

En avril dernier, le président togolais avait effectué une visite officielle en Egypte.

Abdel Fattah Al-Sisi avait à ses côtés Ibrahim Malhab, conseiller en développement stratégique à la présidence.

Faure Gnassingbé était entouré par Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères et Gilbert Bawara, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative.

Célébration à Lomé de l’Independence Day des USA sous le thème de l’innovation

L’ambassadeur des Etats-Unis au Togo, David Gilmour, a accueilli jeudi soir à l’hôtel Radisson Blu – 2 février de Lomé plusieurs centaines d’invités à l’occasion de la fête d’indépendance de son pays. Une réception organisée quelques jours avant la date officielle du 4 juillet.

‘Independence Day’ est l’événement le plus important du calendrier officiel américain. Acte fondateur, la déclaration est signée à Philadelphie le 4 juillet 1776. Les Etats Unis viennent de voir le jour.

Cette déclaration est l’aboutissement d’un processus révolutionnaire opposant sujets des 13 colonies d’Amérique du Nord à la couronne britannique.

Lors de son intervention le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a mis en exergue le préambule de la déclaration d’indépendance : le droit de tous les êtres humains à la vie et à la liberté.

‘Cette commémoration m’offre l’occasion de saluer l’engagement des principaux acteurs de la scène politique nationale et les partenaires du Togo, dans la promotion de la démocratie qui permettra à notre pays de faire de nouveau pas vers la culture démocratique et la promotion des libertés fondamentales’, a-t-il déclaré.

M. Dussey a également félicité David Gilmour pour son choix de mettre l’innovation comme thématique de la soirée.

‘Je salue ce concept si bien symbolisé par la Silicon Valley (…) Ici au  Togo, notre retard n’est pas seulement le signe d’une saine prudence mais une détermination à rentrer dans l’innovation’, a souligné le ministre qui en a profité pour rappeler que le gouvernement est  favorable à toute initiative susceptible de booster les talents et de favoriser l’épanouissement de tous.

Jadis organisée dans les jardins de la résidence de l’ambassadeur, c’est la première fois que le cocktail se déroule dans un grand hôtel de la capitale.

 

Photos du Prof. Robert Dussey avec l’ambassadeur des USA

Participer à la consolidation et de la bonne gouvernance en Afrique

Après le vote des députés, le gouvernement a désormais les mains libres pour ratifier l’acte constitutif de l’Union africaine (UA) relatif au Parlement panafricain.

Cette Assemblée consultative est composée de 265 députés (dès que tous les pays auront ratifié l’acte constitutif du Parlement). Chacun des 53 pays membres de l’Union envoie cinq députés élus ou nommés par les parlements nationaux. Les principaux partis ou mouvements politiques nationaux doivent être représentés dans cette délégation, ainsi qu’au moins une femme.

‘La ratification va permettre au Togo de jouer pleinement son rôle en faveur de la promotion des principes démocratiques et de la participation populaire. Cet instrument participe de la consolidation et de la bonne gouvernance en Afrique’, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey.

La création du Parlement panafricain est fondée sur l’idée de donner une plateforme commune aux peuples africains afin qu’ils soient plus impliqués dans les débat et prises de décision concernant les problèmes et défis auxquels le continent est confronté.

Ratification des Traités CEN-SAD et Parlement Africain : le Ministre Robert Dussey face aux députés

Dans le cadre de la ratification du Traité révisé de la Communauté des Etats SAHELO-SAHARIENS (CEN-SAD) et la ratification du Protocole à l’Acte constitutif de l’UA relatif au Parlement Panafricain, le chef de la diplomatie togolaise, le Prof. Robert DUSSEY était à l’Assemblée Nationale où il a répondu aux nombreuses questions des honorables députés.

Ces des deux projets de loi ont été votés à l’unanimité par les députés.

Le chef de la diplomatie togolaise a félicité tous les députés notamment ceux de la Commission des relations extérieures et de la coopération pour la qualité du travail accomplit.

L’Union européenne se retrouve à Lomé

Le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey, et l’ambassadeur européen au Togo, Nicolas Berlanga-Martinez, étaient jeudi devant les journalistes pour pour détailler la stratégie de coopération entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne.

Une conférence de presse qui est à situer dans le cadre de la conférence annuelle des ambassadeurs de l’UE en Afrique de l’Ouest qui se déroulra du 20 au 24 juin à Lomé.

Le programme indicatif régional de l’EU prend en compte la paix, la sécurité et la stabilité régionale, l’intégration économique régionale, l’aide au commerce, la résilience, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les ressources naturelles.

 

Nous signerons un document de coordination de l’aide au développement fourni au Togo par l’Union européenne, la France et l’Allemagne’, a précisé le diplomate européen.

Robert Dussey a salué le fait que tous les ambassadeurs européens en Afrique de l’Ouest aient décidé de se réunir pour la première fois au Togo. ‘Un signe fort du retour de notre pays sur la scène internationale’, a-t-il dit.

Le Premier ministre de Bavière s’entretient avec Faure Gnassingbé

Horst Seehofer, Premier ministre bavarois et président de l’Union chrétienne-sociale (CSU) en Bavière, s’est entretenu lundi à Munich avec le président Faure Gnassingbé.

Les échanges ont porté sur la coopération bilatérale avec la volonté affichée d’inciter les grandes entreprises locales à investir au Togo.

La crise des migrants a aussi été abordée. Une question sensible ici car la Bavière accueille une grande partie des réfugiés arrivés récemment en Allemagne.

Le chef de l’Etat participe ce soir à un banquet d’honeur au château de l’ancien roi de Bavière.

Robert Dussey : “L’ambition du gouvernement est le développement d’une économie compétitive…”

Lors du Forum économique Allemagne-Togo organisé lundi à Munich dans le cadre de la visite du président Faure Gnassingbé en Bavière, les intervenants ont rappelé que le marché togolais offrait désormais d’excellentes opportunités aux investisseurs.

‘Comme peuvent vous le confirmer vos confrères qui opèrent depuis quelques années chez nous, le Togo est un pays où l’on fait de bonnes affaires’, a déclaré Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères.

Un contexte qui est le fruit de profondes réformes dans les domaines politique, économique, juridique et social, a-t-il ajouté.

Dans ce climat de confiance retrouvé, les autorités togolaises souhaitent établir un partenariat gagnant-gagnant.

‘L’ambition du gouvernement est le développement d’une économie compétitive, seule capable d’assurer l’éclosion d’entreprises viables, créatrices de richesse et d’emplois durables’, a indiqué M. Dussey.

DUS-2Il a mentionné le développement du secteur des mines, de l’énergie, de l’industrie, mais également l’agriculture, les infrastructures dont le rés
eau ferré, les télécommunications et le tourisme.

Le secteur privé allemand peut aussi tirer profit du développement urbain et du marché bancaire et financier en forte croissance

Pour Robert Dussey, le Togo constitue aujourd’hui une véritable terre d’opportunités pour l’investissement privé.

Il a souhaité l’établissement d’une véritable synergie entre hommes d’affaires allemands et togolais et a conclu son propos en citant un proverbe togolais qui dit que ‘lorsque les hommes travaillent ensemble, les montagnes se changent en or’.

Forum économique Bavière – Togo : Concentré d’opportunités

Le président Faure Gnassingbé a participé lundi à Munich à un Forum économique entre le Togo et la Bavière dans le cadre de sa visite officielle en Allemagne.

Cette conférence à laquelle assiste Ilse Aigner, vice-président du Land et ministre de l’Economie, a vu l’intervention de Robert Dussey, le chef de la diplomatie, de Bernadette Legzim Balouki, ministre du Commerce et de l’Industrie, et de Ably Bidamon, le ministre des Mines et de l’Energie.

Plusieurs thématiques étaient programme : les relations politiques et économiques entre le Togo et l’Allemagne, le Togo comme marché d’entrée dans l’espace Cédéao et la stratégie en matière énergétique.

Des hommes d’affaires allemands actifs au Togo ont également pris la parole.

La Bavière est un partenaire traditionnel et historique du Togo. En se souvient de la proximité entre l’ancien président Gnassingbé Eyadema et Franz Joseph Strauss, président du Land de 1978 à 1988. Le ‘taureau de Bavière’ avait effectué de nombreux séjours à Lomé.

La Bavière est enviée, admirée, affectionnée.

Constituant aux côtés des quinze autres Länder la République fédérale, c’est elle qui affirme parmi ceux-ci avec le plus d’aplomb sa spécificité politique et son identité propre au sein d’un système fédéral qui se révèle la pièce maîtresse de la démocratie allemande.

La Bavière assied en partie son assurance politique sur sa puissance économique. Elle est le berceau de nombreux géants de l’industrie et des services.

Voisine de la Suisse, de l’Autriche et de la République tchèque, jouxtant le Bade-Wurttemberg, la Hesse, la Thuringe et la Saxe, elle produit à elle seule 4 % du PIB européen, soit plus que la Belgique. Son PIB moyen et par tête se situe 40 % au-dessus de la moyenne de l’UE.

Le gouvernement bavarois nourrit en outre son exigence de peser sur la politique allemande et européenne du fait d’une population forte de plus de 12,5 millions d’habitants qui place la Bavière en deuxième position au sein de l’Allemagne.

Faure Gnassingbé et la délégation togolaise à la KFW de Berlin

Les dirigeants de la KfW (Banque publique allemande) ont accueilli jeudi le président Faure Gnassingbé et la délégation qui l’accompagne dans les bureaux berlinois de l’institution.

Norbert Kloppenburg, le vice-président, qui s’était rendu à Lomé en avril dernier à l’occasion du Forum économique Togo-Allemagne, a rappelé la relation historique – 57 ans – entre la Banque et le Togo et l’efficacité désormais prouvée des projets financés.

Fondée en 1948, la banque de promotion de l’Allemagne appartient à l’Etat pour 80% et aux Länders (régions) pour 20%.

Norbert Kloppenburg et Faure Gnassingbé
Norbert Kloppenburg et Faure Gnassingbé

Elle emploie plus de 5.000 collaborateurs en Allemagne et dans le monde.

La banque publique finance des projets dans les pays en développement pour améliorer durablement les conditions de vie des populations.

La KfW est active au Togo depuis de nombreuses années avec un engagement de 499 millions d’euros sur la période 1959-2014.

La Banque et le gouvernement togolais ont fixé des objectifs qui portent sur 3 pôles prioritaires, la formation technique et professionnelle et l’emploi des jeunes, le développement rural, y compris l’agriculture, l’appui à la décentralisation.

La KfW a accordé récemment plusieurs financements dans l’énergie et pour la construction du petit contournement de Lomé.

La Banque est partie prenante dans la nouvelle aide annoncée jeudi : 60 millions d’euros pour la période 2016-2017.

Reportage DW : A qui profite le retour de l’Allemagne au Togo?

La coopération germano-togolaise a repris après les brouilles diplomatiques des années 1990. Ces derniers mois, les gestes se sont multipliés entre Lomé et Berlin. Le président togolais sera une nouvelle fois à Berlin.

Le président togolais, Faure Gnassingbé sera à Berlin le 8 juin prochain. Début avril, une forte délégation de 40 personnes composée d’hommes d’affaires et d’hommes politiques était reçue en grande pompe à Lomé, en marge d’un Forum germano-togolais. En tête de la délégation, le vice-président du Bundestag, et le vice-président de la banque allemande de développement, la KFW. C’est la cerise sur le gâteau dira le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, l’acteur principal de ce forum, dénommé: “le Printemps de la coopération germano-togolaise”. Mais que dire de ce nouveau rapprochement?

Ecoutez le reportage :

Togo-Portugal : intérêts communs

Le ministre togolais des Affaires étrangères s’est entretenu mardi à Lisbonne avec son homologue portugais, Augusto Santos Silva.

Le réunion de plus d’une heure a porté sur la coopération bilatérale, la situation en Afrique, la crise des migrants et le prochain sommet de Lomé sur la sécurité maritime.

M. Silva a indiqué que les relations entre le Portugal et le Togo étaient bonnes tout en soulignant la nécessité de développer les échanges économiques. Il a rappelé que les entreprises portugaises disposaient d’un excellent savoir faire dans le domaine des travaux publics, de l’énergie et des nouvelles technologies.

Robert Dussey a proposé d’organiser prochainement à Lomé une Journée économique dédiée.

SALON

Les deux hommes ont parlé de la délicate situation en Guinée Bissau caractérisée par une forte instabilité.

Il a aussi été question du sommet de l’Union africaine qui sera organisé le 15 octobre prochain dans la capitale togolaise.

Augusto Santos Silva s’est engagé à y prendre part si son agenda le lui permet.

“La moitié du pétrole importé par le Portugal vient des pays du Golfe de Guinée. La sécurité maritime est donc très importante pour nous”, a-t-il indiqué.

Le ministre portugais a enfin invité à cultiver la proximité et l’amitié entre le Portugal, l’Afrique et le Togo, des voisins et des alliés naturels.

M. Dussey avait coprésidé lundi l’ouverture de la réunion du groupe du G7 des amis du Golfe de Guinée (G7++FoGG).

Renforcement de la coopération entre le Togo et la Géorgie

Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, s’est entretenu vendredi à New York avec Mikheil Janelidze, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Géorgie.

Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre les deux pays. Il a également été question du prochain sommet de Lomé sur la sécurité maritime organisé par l’Union africaine et le Togo.

M. Janelidze a invité Robert Dussey à effectuer prochainement une visite officielle à Tbilissi.

Robert Dussey participe à la cérémonie de signature des accords de Paris sur le climat qui se déroule au siège des Nations Unies.

 

Source : TogoDiplomatie.info

Mieux lutter contre le péril djihadiste

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a pressé jeudi les dizaines de dirigeants musulmans réunis à Istanbul de surmonter les différences confessionnelles pour mieux lutter contre le péril djihadiste et apaiser une région minée par les guerres.

Le chef de l’Etat turc, qui s’exprimait à l’ouverture de la 13e conférence annuelle de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a annoncé la création prochaine d’un « Interpol islamique » basé à Istanbul pour coordonner la lutte antiterroriste.

« Nous ne devons pas nous diviser, mais nous rassembler (…) pourquoi attendons-nous une aide extérieure pour affronter nos différends et faire face aux actes terroristes ? Nous devons nous en occuper nous-mêmes », a déclaré M. Erdogan devant ses hôtes, dont le roi Salmane d’Arabie saoudite et le président iranien Hassan Rouhani.

« Le principal défi que nous devons surmonter, c’est le confessionnalisme. Ma religion n’est pas le sunnisme ou le chiisme. C’est l’islam », a-t-il ajouté.

Les représentants de 56 pays, dont une trentaine de chefs d’Etat, participent au sommet dans un contexte de crises régionales et mondiales, marquées par la poursuite des conflits en Syrie et au Yémen et une série d’attentats qui ont ensanglanté plusieurs Etats, dont la Turquie hôte.

Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, représente le chef de l’Etat à ce sommet.

Tirant à boulets rouges sur le groupe Etat islamique (EI) et « toutes les organisations terroristes qui servent la même cause maléfique », le président Erdogan a annoncé que sa proposition de créer un « centre de coopération et de coordination » des polices des pays de l’OCI avait été acceptée.

Celui-ci sera basé à Istanbul, a affirmé M. Erdogan, sans autre détail.

Le sommet de l’OCI se déroule sous haute sécurité dans le centre d’Istanbul, quadrillé par plus de 5.000 policiers spécialement mobilisés, selon l’agence de presse progouvernementale Anatolie, et survolé par des hélicoptères.

La Turquie vit depuis plusieurs mois en état d’alerte renforcée en raison d’une série d’attentats attribués à l’EI ou liés à la reprise du conflit kurde.

Avant le coup d’envoi du sommet, M. Erdogan a offert mercredi soir à ses invités un tour sur le Bosphore à bord d’un yacht de luxe et a multiplié les entretiens bilatéraux. Il a reçu dès mardi en grande pompe le roi saoudien et il doit rencontrer son homologue iranien après le sommet.

Ce rassemblement dans l’ancienne capitale de l’Empire ottoman, qui rayonnait autrefois sur trois continents, revêt une dimension diplomatique importante pour la Turquie, pour qui la période des « printemps arabes » s’est soldée par un fort isolement.

Le pays est brouillé avec l’Egypte depuis le renversement en 2013 du président issu des Frères musulmans Mohamed Morsi, coupé de la Syrie de Bachar al-Assad et les relations avec l’Iran chiite sont économiquement en pleine croissance mais diplomatiquement volatiles.

Egalement en froid avec Moscou après avoir abattu un avion russe accusé d’avoir violé leur espace aérien à la frontière syrienne, les Turcs ont multiplié les efforts pour réactiver dans la région d’anciennes amitiés, comme celle avec Israël, ou chercher des alliances nouvelles, notamment avec l’Arabie saoudite.

Lors du sommet, M. Erdogan a également abordé la question palestinienne, un sujet central lors de la conférence annuelle de l’OCI.

« La seule voie pour une paix durable en Palestine et dans la région passe d’abord par la fin de l’occupation (israélienne) et la création d’une Palestine indépendante avec pour capitale Jérusalem-Est », a dit M. Erdogan.

La rencontre a aussi lieu dans le contexte d’une défiance croissante à l’égard de l’islam dans de nombreux pays occidentaux après une vague d’attentats revendiqués par l’EI (Etat Islamique), notamment en France et en Belgique.

M. Erdogan a déploré l’ « augmentation dangereuse de l’islamophobie et du racisme dans les pays occidentaux », égratignés pour leur « ambivalence » face aux attentats. « Ils parlent des attentats de Bruxelles, ils parlent des attentats de Paris », a dit M. Erdogan. « Mais pourquoi ne parlent-ils pas des attentats d’Ankara ou de Lahore (Pakistan)? »

Cinq projets emblématiques du renouveau de la coopération germano-togolaise

Après quelque vingt années de brouille, la reprise des relations entre l’Allemagne et le Togo – son ancienne colonie – s’accélère. Pour preuve, la tenue du 4 au 6 avril à Lomé d’un forum dénommé « printemps de la coopération » entre les deux pays.

Hommes politiques, diplomates, banquiers et investisseurs allemands ont été au rendez-vous du Forum de la coopération germano-togolaise, du 4 au 6 avril à Lomé. Une première depuis le début des années 1990. De fait, les relations entre l’Allemagne et son ancienne colonie s’étaient refroidies en 1993 pour « déficit démocratique » suite à la violente répression de l’opposition lors de la présidentielle remportée par Gnassingbé Eyadema (96,42%). Depuis, l’Allemagne s’était limitée à apporter une aide directe aux populations dans les domaines de la santé publique, les services de santé de base, le développement rural et la promotion de l’artisanat.

À partir de 2012, les deux pays ont timidement repris leur coopération au niveau gouvernemental, avec un soutien financier et technique dans le cadre de la réalisation de projets de développement. Ce renouveau diplomatique s’est accéléré récemment avec les visites de responsables allemands de haut niveau (Gerd Müller, le ministre de la Coopération économique et du Développement, en janvier 2016 et Johannes Singhammer, le vice-président du Bundestag, invité d’honneur du dernier forum). L’occasion de revenir sur le réchauffement de l’axe Berlin-Lomé à travers cinq projets emblématiques.

Infrastructures : projet d’aménagement de la voie du Petit contournement de Lomé

L’Allemagne a financé, à hauteur de 16, 467 millions d’euros, le projet d’aménagement du Petit contournement de Lomé, dont le coût total est estimé à 18,467 millions d’euros. Les 2 millions d’euros restants proviennent de la partie togolaise. Long de 6,6 km, la nouvelle voie permet aux milliers de poids lourds qui quittent quotidiennement la zone portuaire de rejoindre les axes internationaux vers les pays voisins sans emprunter le centre ville de Lomé. C’est le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement, Gerd Müller, qui a procédé début janvier 2016 à l’inauguration de ce « périphérique » qui doit également permettre de faire baisser le taux des accidents provoqués en ville par les véhicules de convoi de marchandises.

Énergie : amélioration de la production et de la distribution d’électricité

Le Togo bénéficie d’une enveloppe de 32,5 millions d’euros au titre du programme « Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA – WAPP) », qui vient soutenir les interconnections électriques respectueuses de l’environnement en Afrique de l’Ouest. Dans une sous-région exposée à des problèmes récurrents d’énergie, l’appui de l’Allemagne doit permettre l’amélioration des flux transfrontaliers de l’électricité dans les États membres de la Cedeao.

Et pour augmenter les capacités de production d’électricité du Togo, Berlin a accordé depuis 2012 une aide de 11,5 millions d’euros destinée à la réhabilitation de la centrale hydro-électrique de Nangbeto. Il s’agit là de renforcer les capacités de la principale source d’alimentation électrique du Togo et du Bénin dont la production annuelle est de 172 GWh aujourd’hui. L’objectif est de parvenir très rapidement à une production d’énergie électrique pour une moyenne de 150 millions de kWh par an.

Environnement : réserve de biosphère et adaptation au changement climatique

Les défis liés au changement climatique sont au cœur de la nouvelle coopération entre Lomé et Berlin. Ainsi le « Projet d’adaptation au changement climatique au Togo », financé à hauteur de 1,8 million d’euros provenant du Fonds spécial pour l’énergie et le climat doit permettre à Lomé de construire des infrastructures afin de faire face aux dégâts provoqués notamment par les intempéries. Le projet vise également à réduire l’impact du changement climatique sur les producteurs agricoles ruraux et sur les ressources naturelles pour faire face à l’insécurité alimentaire.

Le projet « Réserve de biosphère transfrontalière du Delta du Mono », financé par le ministère fédéral allemand de l’Environnement, de la Protection de la nature, de la Construction et de la sûreté nucléaire (BMUB), dans le cadre de l’Initiative internationale pour la protection du climat, vise quant à lui à soutenir le Togo dans ses démarches pour faire reconnaître le Delta du Mono comme réserve de biosphère par l’Unesco. L’objectif est de protéger et d’utiliser durablement la diversité biologique et les bénéfices de l’écosystème pour la population locale. Un engagement à cet égard a été pris par le BMUB à hauteur de 7,5 millions d’euros.

Santé : lutte contre l’insécurité alimentaire et le manque de centres de soins de base

Même pendant les deux décennies de rupture de la coopération entre les deux pays, l’Allemagne n’a pas cessé de financer directement des projets mis en œuvre par des partenaires non-étatiques, notamment dans le domaine de la santé. Avec la reprise de la coopération bilatérale, l’Allemagne finance à hauteur de 5 millions d’euros le renforcement des systèmes de santé de base au Togo. Le projet qui vise à garantir l’accès des populations à un système sanitaire de qualité, surtout dans les zones rurales vise la construction ou la réhabilitation de centres de santé.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Robert Dussey et l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, Christoph Sander, ont signé le 16 février à Lomé un accord de coopération technique dans le cadre du projet « Un seul monde sans faim ». Pour un coût estimé à 9,40 millions d’euros, ce dernier vise à augmenter le revenu des petites exploitations agricoles, à créer des emplois dans la transformation des denrées alimentaires et à en améliorer l’approvisionnement au niveau local. Il doit également permettre d’améliorer l’alimentation et de diversifier la nourriture notamment des femmes en âge de procréer et des enfants en bas âge.

Social : « Plus de place au sport – 1 000 chances pour l’Afrique »

D’un coût total de 9 millions d’euros, le projet « Plus de place au sport – 1 000 chances pour l’Afrique », est destiné à plusieurs pays du continent dont le Togo. Début janvier, le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement a inauguré un stade à Kara (450 km au nord de Lomé) équipé d’une piste d’athlétisme. Le ministre fédéral a également offert du matériel composé de ballons et d’équipements divers. À noter que l’Allemagne offre également des stages de formation à des entraîneurs togolais de diverses disciplines sportives.