Discours de bienvenue du Prof. Robert DUSSEY lors de la réunion interministérielle du sommet conjoint CEEAC- CEDEAO

Lomé, 28 juillet 2018

Mesdames et messieurs les Ministres de la CEDEAO,
Mesdames et messieurs les Ministres de la CEEAC,
Monsieur le Président de la Commission de la CEDEAO,
Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC,
Mesdames et Messieurs,

Le Togo se sent honoré à chaque fois qu’il accueille un événement de ce niveau. Je voudrais, au nom du Président de la République Togolaise et Président en exercice de la CEDEAO, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, vous souhaiter la bienvenue dans notre ville cosmopolite où nul visiteur n’est étranger.

Vous êtes chez vous et je vous invite à vous sentir à l’aise. Le poète et dramaturge latin TERENCE auquel certains prêtent des origines africaines disait dans un accent très togolais : « Je suis homme, et je ne considère rien de ce qui est humain comme m’est étranger.» Quiconque visite le Togo constate et vit son régime humaniste de l’hospitalité. Pour le Togo, l’accueil de l’autre, qui qu’il soit, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, est plus qu’un devoir. L’être humain où qu’il arrive, disait le philosophe Kant dans son livre Projet de paix perpétuelle, a doit droit à l’hospitalité. D’ailleurs la valeur d’hospitalité est l’une des valeurs que nos sociétés africaines ont encore à enseigner au monde. Vous ne me démentirez pas !

Mesdames et Messieurs les Ministres, chers collègues,

Votre présence à Lomé répond à un impératif de l’heure : celui de la coopération interrégionale pour mieux faire face à certains défis cruciaux communs auxquels sont confrontés nos deux régions. Elle traduit l’option capacitante ou capabilisante de la CEEAC et de la CEDEAO pour le travail dans la coopération. Je salue cet esprit entre nos deux communautés régionales et reste convaincu que le projet d’intégration à l’échelle africaine passe par le renforcement de la coopération régionale et interrégionale. L’organisation conjointe de ce sommet est un exemple de coopération intra-africaine bien réussie.

Nous devons intensifier la coopération entre nos communautés. L’organisation conjointe de ce sommet CEEAC et CEDEAO sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme est la preuve que la coopération interrégionale est en marche en Afrique. La coopération, de par son étymologie latine, signifie travailler ensemble à une œuvre commune. La CEEAC et la CEDEAO ont bien compris que c’est ensemble que nous devons assumer la responsabilité de la sécurité de notre espace interrégional et le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du 30 juillet qui sera sanctionné par une déclaration commune est une très belle illustration.

L’extrémisme violent et le terrorisme où qu’ils soient menacent la paix et la stabilité où qu’elles soient. En se mettant ensemble pour faire face ensemble aux périls extrémiste et terroriste, nos deux communautés ont pris la mesure du danger et compris que l’agir synergique est gage d’efficacité. En prenant l’initiative de ce sommet, les deux Présidents en exercice de la CEEAC et de la CEDEAO ainsi que les deux Institutions communautaires ont compris que la forme qu’ont prise aujourd’hui les défis sécuritaires et les incertitudes qu’ils induisent en termes de développement et de sécurité humaine rend indispensable l’agir synergique. Le défi étant collectif, la riposte ou l’action doit l’être aussi.

La sécurité est un besoin humain vital, un bien public communautaire et interrégional que nous devons défendre à tout prix. « Il y a des guerres justes », dit André MALRAUX dans l’un de ses ouvrages dont le titre est L’espoir. La guerre contre le terrorisme et pour la sécurité et la stabilité régionale et interrégionale est une guerre juste. Pas de progrès et de développement humain sans la paix et la sécurité.

La riposte militaire s’impose contre le danger extrémisme et terroriste, mais elle n’est pas un remède suffisant. Nos deux régions sont appelées à gagner la guerre contre l’ignorance, la radicalisation, les fondamentalismes et les extrémismes. Il s’agit de sevrer le terrorisme de ses terreaux favorables par la prévention qui implique l’éducation à la lucidité. C’est par l’éducation à lucidité que nous aurons raison des endoctrinements, des radicalismes et des extrémismes dont se nourrit le terrorisme. Pour avoir raison du terrorisme, il faut gagner le combat de l’éducation, ici entendue au sens holistique du terme.

En vous réitérant ma fraternelle bienvenue dans notre capitale, dans votre capitale, je vous souhaite bon et agréable séjour à Lomé.

Je vous remercie.         

Togo : Semaine de l’Intégration Africaine 2018

La 3e édition de la semaine de l’intégration a été organisée vendredi par le ministère togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration. L’objectif principal de l’évènement  est de  renforcer l’harmonie,  la paix,  la solidarité,  la fraternité entre les peuples et servir de cadre pour la sensibilisation des communautés sœurs sur leurs droits et devoirs au Togo, pour une meilleure intégration des peuples africains. Dans cette interview ci-après, le Chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey explique que le gouvernement togolais a fait de l’intégration des peuples africains une priorité nationale.

Pr Robert Dussey, vous êtes ministre des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine. Pour la troisième fois, vous accueillez toutes les communautés africaines installées à Lomé pour célébrer ce que vous appelez la « semaine de l’intégration africaine ». C’est bien cela ?

Effectivement nous célébrons ce 25 mai 2018, la 3ème édition de la semaine de l’intégration africaine. Cette une initiative de l’Union africaine dans laquelle Togo s’inscrit totalement.  Le thème choisi cette année par l’UA est : « gagner la bataille contre la corruption, une voie durable vers la transformation de l’Afrique ». 

Une fois de plus, cette troisième édition réunit toutes les communautés africaines vivant au Togo à travers une variété d’activités culturelle et artistique.

On a le sentiment que les étrangers et particulièrement les communautés africaines installées se sentent mieux ici que chez eux. Quelle est la place de l’intégration africaine  dans la diplomatie togolaise ?
 
Relever le défi de l’intégration des peuples africains est une préoccupation pour l’UA. Le gouvernement togolais en a fait une priorité nationale, c’est  justement pourquoi célébrer cette journée est important pour nous togolais, mais pour toutes les communautés africaines vivant chez nous.
Comme les togolais vivant sur le continent, les communautés africaines résidant sur notre territoire participent à la création de la richesse et donc à l’émergence de l’Afrique. La diplomatie togolaise met tout en œuvre pour une parfaite intégration de nos peuples (…) ; Le Togo est une petite Afrique (rire)

 Pour revenir à cet événement majeur de la diplomatie togolaise, la « semaine de l’intégration africaine», que vise le Togo ?

 
Pour la diplomatie togolaise, cet événement permet de promouvoir la paix, la solidarité, l’unité, la cohésion entre toutes les communautés africaines ici mais aussi, le développement économique et social.
 
Quelles sont les innovations de cette 3e édition de la «semaine de l’intégration africaine » ?
 
Le Brésil, un pays ami et frère du Togo et de tout le continent par des liens historiques, culturelles indéniables, est à cette 3ème édition le pays d’honneur de la semaine de l’intégration africaine.
Cette journée sera marquée par des échanges et expositions culturelles, artistiques et gastronomiques souhaités par les communautés elles-mêmes.

Chants, danses et expositions au Ministères des Affaires Etrangères ce 24 mai

Ouverte lundi, la Semaine de l’intégration africaine se poursuit à Lomé. Mercredi, les participants togolais et étrangers ont pu assister à plusieurs spectacles culturels donnés par des communautés africaines installées au Togo, notamment de RDC, de Centrafrique, de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Niger, de Guinée et d’Egypte.

Parmi les invités, on reconnaissait le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey, à l’initiative de cette rencontre, Nicolas Berlanga-Martinez, l’ambassadeur européen au Togo et Khardiata Lo N’Diaye, la représentante du PNUD.

Cette Semaine de l’intégration se veut un cadre d’échanges et de rencontres dans un pays qui a une longue tradition d’accueil.

Ouverture de la deuxième édition de la Semaine de l’Intégration Africaine

La Semaine de l’intégration africaine s’est ouverte lundi à Lomé. Cinq jours de débats et séminaires sur le thème de la jeunesse et de l’intégration.

De nombreuses communautés étrangères vivent au Togo, parfois depuis des décennies, c’est le cas des Ghanéens, des Sénégalais, des Ivoiriens, des Guinées, des Béninois ou des Burkinabés.

Cette rencontre initiée par le ministère des Affaires étrangères est un lieu d’échange et de rencontre.

Plusieurs ambassadeurs africains ont participé à la première journée qui a été inaugurée par la représentante du Niger au Togo et présidente des ambassadeurs africains.

La deuxième édition de la Semaine de l’Intégration Africaine

Le ministère togolais des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine organise le 22  et le 24 mai prochains, la deuxième édition de la Semaine de l’intégration africaine. Selon le Chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, cette édition sera marquée par une série d’évènements culturels.

L’intégration africaine, c’est la libre circulation des biens et de mouvements sur tout le continent africain. Elle suppose avant tout une volonté politique, une harmonisation des politiques, la mise en place d’institutions continentales et une unité d’actions.
Pour le Professeur Robert Dussey, l’intégration africaine passe nécessairement par la promotion de la paix, de l’unité, de la solidarité, de la cohésion et de la coopération entre les Etats africains et leurs peuples.
C’est pour joindre l’acte à la parole que le département chargé de l’intégration africaine organise depuis l’année dernière, la semaine éponyme. La tenue de cet évènement, qui se veut perpétuel, répond à l’engagement du gouvernement togolais à accorder aux étrangers vivant au Togo, la pleine jouissance de leurs droits en matière d’intégration sous régionale et continentale.
Pour cette 2e édition, le thème retenu est : la jeunesse et de l’intégration. Il est prévu des séminaires, des débats et une série d’évènements culturels. Il y aura également à des danses folkloriques des troupes des différentes communautés, et la dégustation des mets africains.

Les communautés de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Ghana, du Bénin, du Gabon, du Nigeria, du Niger, du Burkina-Faso, de la Guinée, entre autres qui vivent au Togo sont attendues à cette semaine. Selon le programme, les activités se dérouleront à la médiathèque Agora Senghor de Lomé et dans l’enceinte du ministère des affaires étrangères.

 

Source: TogoBreakingNews.info

Visite officielle du Ministre Robert Dussey en Zambie : Communiqué de Presse

Lusaka, le 11 mars 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE

A l’invitation de son homologue zambien, l’Honorable Harry KALABA, Ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Prof Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine de la République du Togo, a effectué du 09 au 11 mars 2017, une visite officielle dans la capitale Zambienne, Lusaka. Lors de cette visite, le Ministre a été reçu en audience par le Président de la République de Zambie, S.E.M Edgar Chagwa LUNGU.

A l’issue de cette audience, le Ministre Robert DUSSEY a transmis, au nom du Président de la République Togolaise S.E.M Faure Essozimna GNASSINGBE, un message à son hôte de la présidence portant sur les nombreuses crises qui menacent la paix, la sécurité, la stabilité et le développement de l’Afrique et du monde. Aussi, le chef de la diplomatie togolaise a t-il accepté au nom du Président de la République l’invitation du Président Zambien adressée à son homologue togolais de se rendre à Lusaka pour une visite officielle.

Au cours de leur séance de travail, sur le plan de la coopération bilatérale, le chef de la diplomatie togolaise et son homologue zambien se sont félicités de la qualité des relations entre la Zambie et le Togo. Ils ont aussi décidé de procéder dans un futur proche à l’annulation des visas entre le Togo et la Zambie. Les deux ministres ont, à cet égard, réaffirmé leur ferme détermination à lutter contre le terrorisme et l’extrémisme sous toutes leurs formes et ont convenu de mutualiser leurs efforts avec les autres pays et des partenaires, tels que  l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’Union africaine (UA).

A propos de l’Union Africaine, le Chef de la diplomatie Zambienne a félicité le Togo pour l’organisation parfaite du Sommet de l’Union Africaine sur la sécurité, la sureté maritimes et le développement en Afrique, et a confirmé la signature prochaine de la Charte de Lomé par son pays.

A la suite du président de la République de Zambie, le Ministre zambien, l’Honorable Harry KALABA a félicité le Président togolais, S.E.M Faure Essozimna GNASSINGBE, pour son leadership et ses nombreuses initiatives diplomatiques au service de l’Afrique. Il a indiqué par ailleurs que la République de Zambie apporte son soutien officiel à la tenue du Sommet Afrique – Israël auquel elle prendra part en octobre 2017 à Lomé.

Contact : maeirtgce@yahoo.fr / secretariat.ministre@diplomatie.gouv

Division de l’Information, de la Communication et de la Documentation

27e Sommet de l’UA : Lancement du Passeport Africain

Le passeport africain a finalement été lancé dimanche lors du 27e sommet de l’Union africaine à Kigali.

La présidente de la Commission de l’Union africaine, le Dr Dlamini-Zuma a imprimé les deux premiers exemplaires pour le président de l’Union africaine, Idris Deby Itno et le président du Rwanda Paul Kagame.

Les présidents Kagame et Déby présentant lle passeport Africain au #27AUSummit

Selon le Dr Dlamini-Zuma, même si le plan initial était de délivrer les passeports aux chefs d’Etats, aux ministres des Affaires étrangères et à certains diplomates de haut rang, l’UA a reçu plusieurs requêtes d’autres personnes qui voudraient aussi bénéficier de ce « privilège », que de détenir un passeport africain.

Le passeport africain garantirait de hautes caractéristiques de sécurité. Le document comporte cinq langues dans lesquelles sont imprimées les inscriptions sur le passeport : l’anglais, le français, l’arabe, le portugais et le swahili.

Photo : Jacob Enoh Eben @enoheben
Couverture du passeport africain Jacob Enoh Eben @enoheben

Le Dr Dlamini-Zuma a donc demandé aux pays d’accepter le défi de délivrer des passeports africains à leurs ressortissants selon leurs propres processus.

Lors de son dernier discours en tant que présidente de la Commission africaine de l’UA, Dlamini-Zuma a mis en exergue les réussites de son mandant, entre autres, les droits de la femme, le lancement du passeport africain, et le rôle des jeunes dans l’avenir du continent.

Elle a par ailleurs encouragé la prochaine Commission à se focaliser sur la réussite de l’Agenda 2063, qui a été fixé comme objectif principal. L’UA devrait choisir un nouveau président pour diriger les affaires de la Commission pour les quatre prochaines années.

La présidente de la commission a rassuré que ses équipes travaillent durant ces deux jours pour récupérer les informations des autres chefs d’État et de gouvernement Excellences, de sorte que ceux(ci reçoivent leurs passeports africains.

Source : Africanews.com

Préparation du 27e sommet de l’Union Africaine : Robert Dussey à Kigali

Les Chefs d’Etat et de gouvernements africains se réuniront à Kigali le 17 et 18 juillet dans le cadre du 27e sommet de l’Union africaine (UA). En prélude à ce Sommet, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, est arrivé mardi à Kigali pour prendre part à la réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) préparatoire au 27e Sommet de l’organisation continentale du 15 au 17 juillet.

Le Sommet de l’UA se tiendra cette année  sur le thème “2016: Année de protection des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes”.

Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé est attendu vendredi au Rwanda.

Première édition de la Semaine de l’intégration Africaine : Les photos

Le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration a abrité les 24 et 25 mai 2016 les activités culturelles de la première édition de la “Semaine de l’Intégration Africaine”.  Des délégations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de l’Egypte, du Mali, de la Mauritanie, Nigéria, de la République Démocratique du Congo, de la Libye, Tchad, du Sénégal, ont saisi l’occasion de faire découvrir leur savoir-faire culturel.

Ce fut une occasion pour les communautés étrangères africaines vivant au Togo d’échanger dans la fraternité, la paix et l’harmonie.

Après le mot de bienvenue de S.E.M. le Ministre des Affaires Etrangères de la Coopération et de l’Intégration Africaine, des Ambassadeurs accrédités au Togo, plusieurs personnalités, des invités et la population ont eu le plaisir de visiter des stands prévus à cet effet.

Des délégations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de l’Egypte, du Mali, de la Mauritanie, Nigéria, de la République Démocratique du Congo, de la Libye, Tchad, du Sénégal, ont saisi l’occasion de faire découvrir leur savoir-faire culturel et artisanal ainsi que leurs danses traditionnelles.

Découvrez-ici les photos de l’événement.

 

Message du Prof. Robert Dussey à l’occasion du 53ème anniversaire de l’Union Africaine

Le 25 mai 1963, les chefs d’Etat africains décidaient de créer une organisation continentale capable de les représenter au plan mondial, de les unifier et de faire entendre la voie de l’Afrique.

L’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue Union africaine, joue un rôle politique de premier plan, mais est aussi le moteur de l’intégration économique d’un continent en croissance.

A l’occasion de cet anniversaire et de la tenue à Lomé de la Semaine de l’intégration, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a adressé un message aux communautés africaines résidant au Togo.

Le 25 mai 1963, les pères des indépendances africaines créèrent l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Même si à sa création, les avis divergeaient, sur sa nature, entre les partisans du fédéralisme et ceux d’une « Afrique des États », l’organisation continentale n’a pas manqué de nourrir de grandes ambitions en matière d’intégration.*

En effet, en 1991, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) ont signé le Traité d’Abuja instituant la Communauté économique africaine. Ce Traité pose les principes directeurs visant à renforcer le programme d’intégration. En succédant à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’Union africaine (UA) se donnait pour ambition de consolider le projet d’intégration politique, économique, sociale et environnementale de l’Afrique. Cette ambition a été confirmée par l’Acte constitutif de l’Union africaine, entré en vigueur en mai 2000, de même que les divers traités et protocoles relatifs aux Communautés Economiques Régionales (CER).

L’idée est d’édifier la Communauté économique africaine en tant que partie intégrante de l’UA. Elle doit être mise place à travers six (06) phases sur une durée de 34 ans :

  • Première phase (05 ans) : renforcer les CER existantes et créer de nouvelles dans les régions où elles n’en existent pas.
  • Deuxième phase (08 ans) : assurer la consolidation au sein de chaque CER, l’accent étant mis sur la libéralisation des droits de douane, l’élimination des barrières non tarifaires, l’harmonisation des taxes et le renforcement de l’intégration sectorielle à l’échelle régionale et continentale dans les domaines du commerce, de l’agriculture, de la monnaie et des finances, des transports et des communications, du développement industriel et de l’énergie.
  • Troisième phase (10 ans) : mettre en place dans chaque CER une Zone de libre échange (ZLE) et une union douanière (reposant sur un tarif extérieur commun et un territoire douanier unique).
  • Quatrième phase (02 ans) : coordonner et harmoniser les systèmes tarifaires et non tarifaires entre les CER en vue de mettre en place un marché commun africain.
  • Cinquième phase (04 ans) : mettre en place un marché commun africain.
  • Sixième phase (05 ans) : mettre en place la communauté économique africaine, y compris une union monétaire africaine et le Parlement panafricain.

L’idée sous-jacente aux six étapes est qu’il faut d’abord consolider l’intégration économique au plan régional, par la création de CER qui fusionnerait en définitive pour aboutir à la Communauté économique africaine. Les CER devant servir d’éléments constitutifs de ladite communauté.

Aujourd’hui, notre communauté sous-régionale, la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a marqué des points encourageant vers une intégration des peuples.

Le Président de la République, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, dont le gouvernement a toujours pleinement joué sa partition, réaffirme son engagement à accorder aux étrangers vivant au Togo, la pleine jouissance de leurs droits en matière d’intégration sous-régionale et continentale.

Par ailleurs, dans la dynamique de l’intégration économique du continent, une ZLE tripartite a été lancée entre le Marché Commun de l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). Elle couvre 26 pays (près de la moitié des membres de l’UA), compte une population de 530 millions d’habitants (soit 57% de la population du continent) pour un produit intérieur brut (PIB) de 630 milliard de dollars. Les résultats de cette initiative ont amené les ministres en charge du commerce de l’UA à recommander, lors de leur sixième session ordinaire tenue à Kigali en novembre 2010, que la création d’une ZLE continentale soit accélérée en vue de contribuer à régler les questions de développement non résolues. Le Sommet de l’UA de janvier 2012 a fait sienne cette recommandation, en arrêtant l’année 2017 comme date indicative.

Aussi, « l’Agenda 2063 » de l’UA dénommé « l’Afrique que nous voulons » aspire t-il à une Afrique intégrée, politiquement uni, porté par les idéaux du panafricanisme et la vision d la renaissance africaine. La diplomatie togolaise qui est résolument engagée dans la vision de l’intégration africaine jouera sa part de volonté en contribuant efficacement à tous les projets intégrateurs projets intégrateurs sur le continent. Le Togo contribuera à renforcer l’harmonie, la paix, de la solidarité et la fraternité entre les peuples africains et pour une intégration africaine réussie.

Prof. Robert DUSSEY
Ministre des Affaires étrangères,
de la Coopération et de
l’Intégration africaine

Le Togo organise sa première Semaine de l’intégration africaine

Le Togo a saisi cette année l’occasion de la célébration de l’anniversaire de l’Union Africaine (UA) pour organiser les 24 et 25 mai, sa première édition de la Semaine de l’intégration africaine qui est organisée par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine. La semaine de l’intégration africaine poursuit plusieurs objectifs, notamment répondre aux aspirations des populations vers la réalisation d’une fraternité et d’une solidarité intégrée au sein d’une unité plus vaste qui transcend les divergences ethniques et nationales.

A travers la semaine, les autorités togolaises veulent faire connaître l’UA, son rôle et ses actions dans le développement du continent; engager des réflexions sur le développement de l’Afrique confrontée à la question de l’insécurité maritime et créer un cadre temporel dans lequel les communautés étrangères installées au Togo, se retrouvent, se découvrent et fraternisent.
La Semaine de l’intégration africaine entend également permettre aux communautés étrangères de mieux connaître les lois et les populations togolaises et d’être sensibilisées sur les avantages d’une intégration réussie et des opportunités d’affaires.
Pour le ministère des Affaires étrangères, il est nécessaire de faire de la première édition de la semaine de l’intégration, une occasion d’échanges culturels entre les acteurs concernés au regard de la place de choix qu’occupe la culture en matière de brassage des peuples.
La première journée de la semaine de l’intégration africaine a connu deux conférences sur la “sécurité maritime et croissance économique de l’Afrique” et sur “l’intégration africaine : des communautés sous-régionales aux citoyens”.
S’agissant du premier thème, “sécurité maritime et croissance économique de l’Afrique”, il s’est révélé que plus de 80% des échanges internationaux se font par la mer. Cette voie commerciale de premier plan est confrontée à la recrudescence des activités criminelles de tout genre (piraterie, trafic de drogue, pêches illégales) qui nuisent dangereusement aux économies des pays, portant atteinte aux vies humaines et déstabilisent les Etats.
“Face à cette situation et dans la perspective de la conférence sur la sécurité et la sûreté maritime et le développement en Afrique prévue en octobre prochain à Lomé, la sensibilisation sur cette question reste au cœur des priorités du gouvernement togolais”, a confié le premier conférencier.
Le deuxième thème révèle que “le traité d’Abuja signé en 1991 par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine aujourd’hui Union africaine (UA) pose les principes directeurs, les buts ainsi que le cadre à l’échelle de la région visant à renforcer le programme d’intégration. Cette ambition a été renforcée par l’Acte constitutif de l’UA, adopté en 2000 à Lomé, de même que les divers traités et protocoles relatifs aux Communautés économiques régionales dotée de lois nationales et de directives. A cet égard, il est important que les ressortissants nationaux ainsi qu’étrangers africains s’approprient lesdites lois et directives”, conclut le deuxième conférencier.

Source: Agence de presse Xinhua

Lancement de la “Semaine de l’Intégration Africaine” au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine

Ce mardi 24 mai 2016 a été lancé au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, la première édition de “La semaine de l’intégration Africaine”.  Cet événement, premier du genre, s’adresse aux communautés africaines installées au Togo. Elles sont nombreuses : Bénin, Ghana, Mali, Nigeria, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina, notamment. 

Au total, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui pour certaines vivent dans le pays depuis des décennies. Organisé sur deux jours, ce rendez-vous comprend des débats thématiques et des manifestations culturelles. Les participants ont discuté aujourd’hui de la sécurité maritime et de la croissance économique en Afrique et de l’intégration sous-régionale.

Au cours de la cérémonie de lancement, le ministre des affaires étrangères, le Prof. Robert Dussey a prononcé le discours ci-après :

Si nous arrivons à relever efficacement le défi de l’intégration, nous aurons certainement gagné le paris du développement et de l’épanouissement du continent.

Mesdames et messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les ambassadeurs et représentants des Organisations internationales accréditées au Togo,
Mesdames et messieurs les représentants des communautés africaines présentes au Togo,
Distingués invités,
Mesdames et messieurs,
 
C’est pour moi un insigne honneur de vous souhaiter la cordiale et la chaleureuse bienvenue à la première édition de la « Semaine de l’intégration africaine », organisée par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine.
 
Je voudrais saisir cette occasion pour vous témoigner, en vos rangs et grades respectifs, toute ma gratitude et toute ma reconnaissance pour votre présence en ces lieux aujourd’hui, signe de votre attachement aux vertus de l’intégration et de la communion des peuples.
 
Mesdames et messieurs,
Distingués invités,
 
La semaine de l’intégration constitue le rendez- vous communautaire à travers lequel le Togo voudrait faire la promotion de la dynamique intégrative et vanter ses mérites en tant que socle véritable du développement harmonieux et partagé des nations africaines.
 
Il s’agit pour nous, d’un rendez-vous de partage d’expériences, de sensibilisation et d’harmonisation de nos différentes politiques et visions en faveur de l’intégration régionale qui s’inscrit intégralement dans la mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Union africaine.
 
Son ambition est de rassembler toutes les communautés africaines présentent au Togo autour de l’idéal d’intégration régionale et sous régionale afin de l’intégrer un peu plus encore dans nos pensées, nos habitudes et dans nos diverses politique de développement.
 
Pour ce faire, elle laisse libre court à la réflexion, à l’analyse, au bilan, à la ferme résolution et à la décision ; elle laisse également la voie libre à l’expression et au brassage culturels et prône l’amitié et la fraternité entre les peuples, tout en faisant abstraction des pesanteurs sociologiques et politiques qui « semblent nous séparer ».
 
  
Mesdames et messieurs,
Distingués invités,
 
Je voudrais, à travers cette cérémonie officielle de lancement, nous inviter à prendre toute la mesure de l’enjeu de l’intégration en Afrique. Une Afrique intégrée  avec une réelle communauté économique, juridique et sociétale est synonyme d’une Afrique plus responsable,  qui prend en mains les rênes de sa destinée et de son développement.
 
Il s’agit, à n’en point douter, (permettez-moi de me citer) « d’un des plus grands atouts de développement que nous puissions laisser aux générations à venir ».
 
« Si nous arrivons à relever efficacement le défi de l’intégration, nous aurons certainement gagné le paris du développement et de l’épanouissement du continent ».
 
Je voudrais, de ce fait, nous convier tous à saisir l’occasion de cette première édition de « la semaine de l’intégration » au Togo pour nous interroger sur l’état d’avancement général du processus d’intégration en Afrique, nous poser les bonnes questions et d’en tirer les conclusions appropriées pour une dynamique d’intégration plus déterminée et plus outillée.
 
Une fois encore, merci pour votre conviction et votre foi en l’intégration !
 
Vive l’intégration africaine !
 
Vive le brassage entre les peuples !
  
Je vous remercie !

Première édition de la Semaine de l’Intégration Africaine [Communiqué du MAECIA]

Célébration de la « première édition de la semaine de l’intégration africaine », du 21 au 25 mai 2016, au Ministère des Affaires Etrangères, de la coopération et de l’Intégration Africaine.

Le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine informe la Communauté africaine résidant à Lomé de la célébration de la « première édition de la semaine de l’intégration africaine ».

Trois (03) jours d’activités sont prévus à cet effet suivant le calendrier ci-dessous:

  • 21 mai 2016 : marche de l’intégration africaine dédiée à la femme africaine
  • 24 mai 2016 : conférences-débats à l’Agora Senghor de Lomé
  • 25 mai 2016 : journée culturelle et artistique au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine

Le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine invite toute la population à y participer.Tél : 90 30 84 10/ 22 21 36 01/ 22 20 06 98

Prof.  Robert DUSSEY

Paix en Afrique : la contribution togolaise

Le Togo a été élu la semaine dernière au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine. Il y siègera pour 2 ans. Cet organe a été créé pour prendre en charge directement la résolution des conflits sur le continent. L’équivalent du Conseil de sécurité pour les Nations Unies.

En cette période troublée en Afrique avec les crises à répétition et la contagion extrémiste, le Togo fera entendre sa voix au CPS et tentera d’apporter des solutions, explique Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise.

Republicoftogo.com : Le présence de votre pays au CPS est-elle de nature à contribuer à atténuer les maux qui frappent l’Afrique ?

Robert Dussey : Je dois d’abord rappeler que le Togo a déjà siégé au CPS, en 2004. Mon pays s’engage à remplir ses obligations en contribuant à la promotion et au maintien de la paix et de la sécurité en Afrique, à participer aux efforts de règlement des conflits et à soutenir les initiatives régionales pour le règlement des conflits.

Le Togo s’est  toujours montré prêt à contribuer, sous l’égide  de l’UA et de l’ONU, à participer aux opérations de maintien de la paix. Il a été le premier pays à envoyer des troupes au Mali, sa présence au sein de l’ONUCI en Côte d’Ivoire date du début de la crise. Nous avons également un contingent au Darfour.

C’est dire qu’en matière de protection de la paix, le Togo est loin d’être inactif.

Republicoftogo.com : L’Union africaine n’enverra pas de troupes pour le moment au Burundi. Est-ce un échec ?

Robert Dussey : Je ne le crois pas car le dialogue se poursuit avec les autorités de Bujumbura. L’UA a choisi de privilégier la discussion avec le Burundi et de surseoir à l’envoi d’une ‘mission de stabilisation’.

Les chefs d’Etat, soucieux pour certains de ne pas créer un précédent, à savoir l’envoi d’une force militaire dans un pays sans son aval, sont donc convenus de dépêcher une délégation de très haut niveau pour en discuter avec le gouvernement burundais. L’essentiel est de trouver une issue à la crise quelque soit la méthode utilisée.

Republicoftogo.com : Outre les guerres civiles et les conflits tribaux, l’Afrique doit fait face à la menace terroriste. Comment le Togo compte-t-il mettre à profit sa présence au CPS pour contribuer à la lutte contre la gangrène extrémiste ?

Robert Dussey : Le chef de l’Etat a maintes fois rappelé son engagement à combattre le terrorisme par tous les moyens. Il préconise une coopération plus active avec les pays africains et la communauté internationale. Parallèlement, il faut s’interroger sur les raisons de cette montée extrémiste souvent liée à la pauvreté et au sentiment de certains jeunes qui ne voient pas d’avenir. Au sein du CPS, notre mission consistera d’abord à tenter de prendre les bonnes mesures pour anéantir les réseaux terroristes, mais aussi à faire en sorte que la lutte contre la pauvreté soit une priorité de l’organisation car tout est lié.

Republicoftogo.com : Le thème de la sécurité sera évoqué le 15 octobre prochain à Lomé lors de la conférence de l’UA sur la sécurité maritime

Robert Dussey : Effectivement. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont convenu de se retrouver le 15 octobre à Lomé pour parler sécurité maritime et développement en Afrique. Ils ont aussi souhaité que le sommet parvienne à l’adoption d’une charte africaine relative à la sécurité et à la sûreté maritime. C’est très important pour aboutir à des solutions concrètes.

Union Africaine : Burundi et terrorisme au menu du sommet

Le sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert samedi à Addis Abeba en présence du président Faure Gnassingbé.

Les participants doivent se prononcer sur l’éventuel envoi au Burundi d’une force africaine de maintien de la paix afin d’enrayer le cycle de violences. Aucune décision concrète n’est sortie de la réunion du Conseil de paix et de sécurité qui s’est tenue dans la nuit de vendredi à samedi.

Outre la situation au Burundi, il sera également question de la lutte contre le terrorisme, un fléau qui touche de nombreux pays africains comme le Mali, le Burkina Faso, le Nigeria, le Kenya et la Somalie, notamment.

Au niveau continental, les officiels togolais soulignent la nécessité pour l’Union africaine de mettre en œuvre des décisions et instruments juridiques afférents à la lutte contre le terrorisme, notamment à travers l’élaboration d’une liste des groupes, entités et personnes s’adonnant à des activités terroristes ou les soutenant ainsi qu’en renforçant la coopération judiciaire entre pays africains avec la mise en œuvre d’un mandat d’arrêt africain.

L’organisation panafricaine évoquera aussi la question de la migration avec les milliers d’Africains qui tentent de rejoindre au péril de leur vie les côtes européennes.

Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères togolais, qui accompagne le chef de l’Etat, rencontrera les membres de la Commission de l’UA afin de fixer une date pour l’organisation du sommet sur la sécurité maritime prévu à Lomé cette année.

Jeudi, le Togo a été élu pour 2 ans au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

[Urgent] Robert Dussey condamne les attaques terroristes de Ouagadougou

Dans un tweet publié à 09h04 du matin le 16 janvier 2016, Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, a condamné samedi sur son compte Twitter les attaques qui ont eu lieu vendredi à Ouagadougou (Burkina-Faso) contre des établissements fréquentés par des étrangers qui sont le Splendid Hôtel et le restaurant Le Capuccino.

Le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque contre un hôtel et un restaurant.

L’attaque aurait fait au moins 22 morts.

Le ministre dans un autre tweet a adressé les condoléances aux familles des disparus et un prompt rétablissement aux blessés.

Elle survient un peu moins de deux mois après celle de l’hôtel Radisson Blu à Bamako au Mali voisin, qui avait été revendiquée par Al-Mourabitoune et par un autre groupe, le Front de libération du Macina (FLM, mouvement jihadiste malien).