[Urgent] Robert Dussey condamne les attaques terroristes de Ouagadougou

Dans un tweet publié à 09h04 du matin le 16 janvier 2016, Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, a condamné samedi sur son compte Twitter les attaques qui ont eu lieu vendredi à Ouagadougou (Burkina-Faso) contre des établissements fréquentés par des étrangers qui sont le Splendid Hôtel et le restaurant Le Capuccino.

Le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque contre un hôtel et un restaurant.

L’attaque aurait fait au moins 22 morts.

Le ministre dans un autre tweet a adressé les condoléances aux familles des disparus et un prompt rétablissement aux blessés.

Elle survient un peu moins de deux mois après celle de l’hôtel Radisson Blu à Bamako au Mali voisin, qui avait été revendiquée par Al-Mourabitoune et par un autre groupe, le Front de libération du Macina (FLM, mouvement jihadiste malien).

La carte diplomatique togolaise plus vive de couleurs et plus rêveuse avec Robert Dussey

Du bilan fait par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine en la personne du Prof. Robert Dussey, on retient que le Togo est « absolument » plus présent sur la scène internationale avec une diplomatie « plus motivée », « plus vivante » et « plus rêveuse ».   Pour faire valoir la voix du Togo et soutenir dignement ses opinions partout où les grandes thématiques qui lient le sort de l’humanité entière sont discutées, le Prof. Dussey insuffle une énergie nouvelle à la politique diplomatique togolaise.

« La carte diplomatique togolaise s’est agrandie d’une part avec l’établissement des relations diplomatiques avec le Kirghizstan, le Sri Lanka, les Iles Seychelles et le Chili, l’ouverture de deux nouvelles représentations diplomatiques, en l’occurrence en Afrique du Sud, au Maroc et au Brésil, d’autre part dans une dynamique de consolidation de notre présence au Maghreb et en Afrique australe », a indiqué M. Dussey.

Des actions ont été également menées en vue d’offrir au Togo une puissance  économique d’agir.   « Dans l’optique d’une offensive économique, nous avons mené de concert avec la Chambre de commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) des missions économiques dans divers pays, notamment au Maroc, en Thaïlande, en Australie, au Brésil. Ces missions ont permis de présenter aux investisseurs étrangers des opportunités d’affaires au Togo »,  a déclaré M. Dussey dans une interview dont copie est parvenue à l’agence de presse Afreepress.

Outre la diplomatie proprement dit et l’économie, la sûreté et la sécurité maritime, la piraterie, l’éducation et l’immigration ont été au cœur des activités de la Diplomatie Togolaise tout au long de l’année 2015.   « Ce fut une année d’intenses actions fructueuses », a conclu le “roi de la diplomatie togolaise” satisfait de son bilan annuel.

Avec la balance positive, l’an 2016 s’annonce tout aussi plein de défis que le Prof. Dussey compte bien relever pour que l’éclat de la lanterne diplomatique ne se ternisse.   « En 2016, nous nous attellerons à amplifier l’ouverture du Togo sur l’extérieur de façon à intensifier la coopération et les échanges dans une dynamique de consolidation de notre présence au Maghreb et en Afrique australe »,  a  t-il fait savoir.

Il relève également que l’autre priorité est l’organisation du Sommet sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique. « C’est un enjeu de première importance pour notre pays », a-t-il réitéré.   Pour rappel, les reines de la diplomatie togolaise ont été confiées au professeur Robert Dussey depuis 2013 par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé lors de son second mandat présidentiel.

Denise A., AfreePress
Source : AfreePress.info 

Robert Dussey : “Le plus important pour nous, c’est le bien-être socio-économique des togolais et le développement de notre pays” [Interview]

La diplomatie togolaise a marqué le pas ces dernières années, à travers diverses actions menées par le Patron dudit département le Prof. Robert DUSSEY. Dans une interview, le Prof. Robert DUSSEY dresse le bilan des activités menées en 2015 et annonce pour 2016, les perspectives du Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine. Lisez.

Bonjour Professeur Robert DUSSEY. L’année qui s’achève est l’occasion pour nous de dresser avec vous le bilan des nombreuses actions menées au Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine. Alors, 2015 fut une année ordinaire ou difficile pour la diplomatie togolaise ?

Merci pour le regain d’intérêt que vous portez à la diplomatie togolaise.

Chaque année est un défi pour nous, particulièrement en ce qui concerne la stabilité et le développement socio-économique de notre pays. Au Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine, nous sommes persuadés que la passion du travail, la culture de l’excellence et la quête de l’efficience sont des valeurs cardinales. Nous nous efforçons de les incarner dans nos activités quotidiennes.

Pour récapituler, l’année 2015 a été marquée dans notre pays, par l’organisation de l’élection présidentielle. Une parfaite organisation qui a débouché sur un scrutin paisible et démocratique avec un bon encadrement des observateurs internationaux.

Ensuite, nous avons continué sur la lancée d’une diplomatie axée sur le développement économique à travers le renforcement de la coopération avec nos partenaires traditionnels et surtout la conquête de nouveaux partenaires.

Dans cette optique, nous avons menées de concert avec la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) des missions économiques dans divers pays, notamment au Maroc, en Thaïlande, en Australie, au Brésil. Ces missions ont permis de présenter aux investisseurs étrangers des opportunités d’affaires au Togo.

En dehors de cette offensive économique, notre carte diplomatique s’est agrandie, d’une part, avec l’établissement des relations diplomatiques avec le Kirghizstan, le Sri Lanka, les Iles Seychelles et le Chili, l’ouverture de deux nouvelles représentations diplomatiques, en l’occurrence en Afrique du Sud, au Maroc et au Brésil, d’autre part. Ces ouvertures s’inscrivent dans une dynamique de consolidation de notre présence au Maghreb et en Afrique australe. Parallèlement à l’ouverture de ces nouvelles Ambassades, nous avons procédé au renforcement des Missions existantes en personnel pour mieux répondre aux besoins en ressources humaines qualifiées que requiert la mise en œuvre de la diplomatie économique.

L’année 2015 a été également marquée au sein de mon Département par les préparatifs du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le Développement en Afrique. Nous avons, en ce sens, organisé à New York, en marge des travaux de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, un événement parallèle qui a mobilisé beaucoup de pays et partenaires. Présidé par le Chef de l’Etat, cet événement parallèle a suscité l’adhésion de la communauté internationale pour l’organisation du Sommet et a permis de réaffirmer son engagement à lutter contre la piraterie et à œuvrer pour une meilleure gestion du phénomène de l’immigration clandestine.

Ce fut une intense année d’actions fructueuses !

Vous êtes si entreprenant que vous avez l’appui des partenaires. Quel est l’état actuel de la coopération bilatérale et multilatérale ? En êtes-vous satisfait ?

Ecoutez, nos partenaires sont sensibles aux progrès accomplis par le Togo. Sur le plan de la coopération bilatérale, tout va bien. La Chine, l’Allemagne, la France, les USA, le Japon, l’Inde, l’Egypte, la Corée du sud, entre autres, appuient le Togo dans divers domaines tels que le commerce, l’éducation, la santé, la décentralisation, les transports, le secteur privé, la société civile.

Avec le Royaume de Thaïlande et la République d’Arménie, nous avons signé des accords qui nous permettront d’étendre nos domaines de coopération dans l’intérêt de nos populations.

De multiples projets ont fait l’objet de signature d’accords, à l’instar du « African Training and Management Services » pour le développement du secteur privé et celui de la construction de deux ponts en l’occurrence à Kara et à Koumongou.

L’Union européenne, l’Union africaine, l’ONU, la BAD, le FMI, la Banque Mondiale apportent également leur appui. La tenue régulière de différentes missions d’évaluation du Togo avec ces partenaires témoigne du dynamisme de la coopération multilatérale dans l’ensemble.

La 16ème session du Dialogue Togo-UE de novembre dernier illustre tout aussi bien la qualité de cette coopération que nous souhaitons encore plus bénéfique pour nos populations. Soyez rassuré nous y travaillons davantage!

A cela, s’ajoutent les conférences Inde-Afrique et Chine-Afrique qui illustrent la vitalité de la coopération Sud-Sud.

Je voudrais profiter de l’occasion pour remercier à nouveau tous nos partenaires pour leur soutien indéfectible.

Vous venez d’évoquer, parmi les activités menées, les missions économiques effectuées avec la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). Quel est l’intérêt d’associer la CCIT à ces missions et quelles en sont les retombées?

Dans le cadre de la diplomatie économique que nous menons, il nous paraît crucial d’accompagner les entreprises togolaises dans la prospection des marchés, de les inciter à saisir de nouvelles opportunités qui leur procureront divers avantages et leur permettront d’atteindre un positionnement compétitif sur le plan régional et mondial.

Concrètement, les missions économiques que nous avons initiées ont surtout favorisé la prospection de nouveaux marchés et l’établissement de contacts fructueux. Ainsi, de nombreux accords de partenariats ont été signés à ces occasions. En retour, nous avons enregistré l’arrivée, dans notre pays, de nombreuses délégations d’hommes d’affaires et d’investisseurs étrangers venus découvrir et prospecter le marché togolais et établir des liens avec des hommes d’affaires locaux dans la suite logique des missions économiques que nous avons effectuées.

Vous avez également mentionné l’établissement des relations diplomatiques avec le Kirghizstan, le Sri Lanka, les Iles Seychelles ou encore le Chili. Qu’est-ce qui a motivé l’établissement des relations diplomatiques avec ces pays ?

Notre ambition, en établissant les relations diplomatiques avec ces pays, est d’amplifier l’ouverture du Togo sur l’extérieur. Comme vous pouvez le constater, l’ouverture sur l’extérieur constitue un pilier fondamental de notre politique étrangère.

Nous tenons compte des changements qui se produisent dans l’ensemble des pays et qui se traduisent notamment par l’émergence de certains pôles de développement économique. Or, si nous voulons poursuivre notre croissance et réaliser nos objectifs de développement, nous devons composer avec ces pôles émergents. Ainsi, tout en préservant nos relations traditionnelles et privilégiées avec nos anciens partenaires, nous réorientons notre politique extérieure en vue d’investir de nouvelles zones d’opportunités.

Toutes vos actions sont visiblement pérennes (…) du Club Diplomatique de Lomé aux Prix de l’Excellence en passant par d’importantes rencontres internationales et bientôt « Réussites Diaspora » nous observons une diplomatie togolaise plus présente et rayonnante. On a envie de dire quelle énergie ! Finalement laquelle des ces actions aviez vous préféré ?

Nous n’avons aucune préférence car ici tout est prioritaire !

Le plus important pour nous, c’est le bien-être socio-économique des togolais et le développement de notre pays. Nous travaillons avec le même engagement, la même détermination sur toutes nos initiatives.

Nous sommes heureux des deux années d’existence du Club Diplomatique de Lomé et des Prix de l’Excellence qui s’inscrivent dans la dynamique d’une quête et d’une actualisation permanentes de nos connaissances, de la formation du personnel pour une meilleure conduite de la diplomatie économique au service de la République.

Cette année 2015 a été marquée aussi par la première célébration de la Journée africaine des Mers et des Océans dans notre pays. Aného, ville historique et symptomatique du phénomène de l’érosion côtière a été choisie pour abriter ladite célébration.

Il y a en outre, le lancement de l’initiative « Réussites Diaspora » qui vise à récompenser les talents et les réussites des togolais de la diaspora qui se sont distingués dans les domaines de la science, de la recherche, de l’éducation, de la santé, de l’humanitaire, des médias, de l’économie, des affaires ou encore des nouvelles technologies.

Autant vous dire que le gouvernement togolais accorde une attention particulière à la diaspora. Pour nous, la diaspora est un levier important de développement, une mine d’expériences diverses et variées qu’on peut valoriser (…)

Nous voulons par « Réussites Diaspora » honorer les membres les plus compétents et les plus talentueux de notre diaspora et les accompagner dans leurs futurs projets au Togo.

Ce sera un événement national qui se tiendra du 11 au 16 janvier 2016. Je vous invite, vous journalistes, à nous appuyer (sourire).

Quelle a été, selon vous, le succès majeur de la diplomatie togolaise au cours de l’année 2015 ?

Je ne voudrais pas parler de succès majeur, mais plutôt des motifs de satisfactions.

Dans cette optique, je voudrais d’abord relever que les missions que nous avons effectuées avec le Chef de l’Etat à l’étranger nous ont permis d’obtenir de nouveaux engagements financiers de la part de nos partenaires aux plans bilatéral et multilatéral.

Un autre motif de satisfaction réside en l’élection du Togo au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2016-2018. A ce propos, il convient de rappeler que notre pays a obtenu au cours du scrutin organisé le 28 octobre 2015 à l’Assemblée générale des Nations Unies, un suffrage de 189 voix sur 192. Pour nous, l’élection du Togo, avec un tel suffrage, est la reconnaissance des progrès que notre pays a réalisés en matière des droits de l’Homme et dénote surtout de la confiance que nos partenaires placent en nos institutions.

Je voudrais également rappeler, dans le même ordre d’idées, l’engagement fort remarquable du Président de la République dans la gestion de l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Son excellente gestion du mécanisme de coordination de la CEDEAO sur cette épidémie a été reconnue et félicitée par ses pairs lors du Sommet de l’organisation qui a eu lieu à Abuja le 17 décembre 2015.

En outre, au cours de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à laquelle le Chef de l’Etat a pris une part très active, le Togo a été associé par l’ONU au processus de préparation de l’Agenda de développement post-2015 et notre pays a été choisi comme pays pilote, en dehors de Belize, pour l’expérimentation de la nouvelle approche en matière de planification du développement.

Enfin, je voudrais relever que notre pays a franchi, en 2015, une étape décisive dans le processus devant conduire à son éligibilité au Millennium Challenge Account. Comme vous le savez, il s’agit d’un dispositif conçu par le Congrès américain pour réduire la pauvreté à travers la croissance économique durable dans les pays en voie de développement. Ainsi, notre pays va bénéficier en 2016 du programme particulier afin de lui permettre de valider le reste du processus. C’est une avancée notable.

La diplomatie togolaise s’évertue donc à jouer pleinement sa partition, à conduire avec efficience sa mission transversale de prospection et de relais à l’extérieur des besoins et des opportunités du pays dans tous les domaines.

Vous avez évoqué à juste titre l’élection du Togo au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2016-2018 ; pouvez-vous nous présenter les priorités du Togo pendant son mandat?

Pendant notre mandat, nous allons jouer pleinement notre rôle, nous affirmer avec force et avec indépendance pour la promotion des valeurs universelles des droits de l’Homme, pour la paix et pour la justice dans le monde. Nous mesurons très bien qu’il s’agit d’assumer des responsabilités particulières au Conseil des droits de l’Homme et nous y prendront naturellement toute notre part.

Peut-on affirmer que la présence du Togo sur la scène internationale est plus perceptible qu’auparavant ?

Absolument. Les faits que j’ai évoqués précédemment en sont la preuve. Dans un monde aux enjeux aussi divers que complexes, notre diplomatie reste mobilisée. Elle s’attèle à faire entendre la voix du Togo et à faire valoir ses vues partout où les grandes thématiques qui lient le sort de l’humanité sont discutées. Sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, notre politique étrangère s’investit résolument dans la promotion du rayonnement et de la défense des intérêts de notre pays.

Nous nous y attelons avec des objectifs diplomatiques exigeants au service d’un système international qui a besoin de repères politiques et éthiques, eu égard aux enjeux aussi importants et complexes que sont, entre autres, les crises humanitaires, les conflits régionaux, les problématiques migratoires, l’aide au développement, les changements climatiques.

Lors de la célébration du 70ème anniversaire de l’ONU à Lomé, vous avez plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité. Est-ce une profession de foi ou un projet réaliste ? Croyez-vous que cette réforme est possible et que l’Afrique y trouvera sa part ?

La réforme que nous prônons n’est pas seulement possible, elle est surtout nécessaire. Le fait que l’Afrique ne dispose pas d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU est tout simplement une injustice. Notre position est qu’il faut une révision de la Charte permettant à plus d’un milliard de personnes de notre continent de se faire représenter par au moins deux pays africains au sein du Conseil de sécurité avec droit de véto et deux autres Etats africains comme membres non permanents. Je suis convaincu que cette réforme favorisera une meilleure représentativité de l’ONU et contribuera davantage à renforcer le rôle et l’image de l’ONU dans le monde.

Quelles sont les perspectives de la diplomatie togolaise pour 2016 ?

En 2016, nous nous attèlerons à amplifier l’ouverture du Togo sur l’extérieur, de façon à intensifier la coopération et les échanges internationaux, notamment dans les domaines économique, scientifique, social, culturel, technologique.

Dans cette optique nous allons continuer les réformes que nous avons entreprises et qui s’articulent autour du crédo : rigueur, compétence et culture de l’excellence.

En définitive, notre ambition est de doter nos missions diplomatiques et postes consulaires d’outils innovants pour plus d’efficacité et d’efficience.

Ainsi, en 2016, cela se traduira, entre autres, par le lancement d’un Manuel de procédure. En effet, nous sommes convaincus que, pour que la métamorphose de la diplomatie togolaise prenne véritablement corps et qu’elle s’inscrive définitivement dans l’efficience, il importe que ceux et celles qui l’animent soient bien outillés et qu’ils fassent preuve d’exemplarité. L’exemplarité du comportement, tant personnel que professionnel, la culture de l’excellence et le souci d’apporter une plus-value dans l’exercice de son métier doivent guider le personnel diplomatique tout au long de son séjour hors du territoire national et même à l’intérieur car il s’agit de valeurs fondamentales.

En outre, nous poursuivrons l’extension de notre réseau diplomatique par l’ouverture de nouvelles Ambassade en Europe (entre autres, en Italie) et en Afrique (Sénégal et/ou Côte d’Ivoire, entre autres).

L’autre priorité pour nous en 2016 est l’organisation du Sommet sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique. C’est un enjeu de première importance pour notre pays. Nous devrons élaborer une position africaine commune sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement, y compris notamment l’économie bleue qui sera entérinée par la « Déclaration de Lomé ». Celle-ci devra recommander l’adoption par la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union, d’une Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le Développement en Afrique, dans le cadre de la Stratégie AIM 2050 et de la mise en œuvre de l’Agenda 2063. Cet instrument devra avoir un caractère contraignant.

Du reste, nous nous évertuerons à faire connaître davantage le Togo, ses réalités, son patrimoine, ses potentialités ainsi que son dynamisme économique et sa mobilité sociale. Nous allons également œuvrer au renforcement de la coopération sous-régionale, régionale et internationale surtout dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Les chances de succès de la lutte contre ce fléau seraient en effet réduites tant qu’il n’y aurait pas de coopération internationale dynamique et cohérente.

Que ce soit au plans politique, économique et financier ou encore au plan sécuritaire, il est clair que la voix du Togo portera d’autant plus dans le monde que nous assumerons nos responsabilités et respecterons nos engagements avec pragmatisme et sans complexes.

L’année 2016 s’annonce donc riche en défis notamment avec le prochain Sommet de l’Union Africaine à Lomé. Professeur DUSSEY, est ce que les choses se précisent cette fois-ci ?

Evidemment, les préparatifs se déroulent sans souci majeur. Une équipe d’évaluation de l’Union Africaine a récemment séjourné à Lomé et tous les aspects de l’organisation du Sommet ont été passés en revue. Les préparatifs évoluent très bien sous la houlette du Président de la République.

Quelle est la nouvelle date retenue pour ce Sommet?

Le Sommet est prévue pour mars 2016, et donc dans trois mois. Comme je vous l’ai dit, les préparatifs se déroulent normalement et dès que tout sera finalisé et que le Gouvernement, de concert avec l’Union africaine, aura déterminé une date exacte, vous en serez logiquement informés.

Source : savoirnews.net

La reconnaissance d’une diplomatie innovante

Depuis son arrivée aux Affaires en 2005 et encore davantage après 2010 le président Faure Gnassingbé s’est lancé dans une politique de reconquête diplomatique; les premières années de son quinquennat avaient été davantage consacrées aux questions de politique intérieure.

Déplacements à l’étranger, ouvertures d’ambassades, établissements de relations diplomatiques, initiatives au sein des grandes organisations internationales et régionales (ONU, Union africaine, Cédéao, Francophonie, …), la diplomatie togolaise se caractérise par un dynamisme retrouvé.

Le chef de l’Etat a également décidé de mettre le focus sur les questions économiques. La politique étrangère n’est plus seulement une affaire de poignées de mains et de petits fours, mais également de conquête de nouveaux marchés et de la recherche d’investisseurs pour permettre au Togo d’assurer sa croissance, de lutter contre le chômage et la pauvreté.

Une méthode qui commence à porter ses fruits.

Faure Gnassingbé a décidé de porter à la tête du ministre des Affaires étrangères son conseiller diplomatique Robert Dussey. Depuis 2013, il est chargé de chargé de la feuille de route élaboré par la présidence. Avec un certain succès, il faut l’avouer.

Un succès salué par le magazine New African (version française) dans son édition de janvier 2016 qui l’a élu parmi les 100 Africains les plus influents.

‘Cet ancien franciscain et ancien moine est aussi discret que rigoureux. Ce professeur en philosophie politique s’est engagé à mettre en valeur la diplomatie économique et à gérer la Diaspora forte de 2 millions de membres’, écrit New African.

CEDEAO : Le sommet du 40e anniversaire de l’organisation

Le sommet de la Cédéao auquel participe le Président Faure Gnassingbé s’est ouvert le mercredi 16 décembre 2015 à Abuja (Nigeria). Il sera largement consacré à la lutte anti-terroriste.

Trois points essentiels ont été évoqués dans les discours d’ouverture et notamment le succès des élections au Nigeria, au Togo, en Côte d’ivoire en Guinée et au Burkina Faso. La Cédéao devient un espace au sein duquel l’ancrage démocratique se confirme.

Les différents intervenants – chefs d’Etat, président de la commission de la Cédéao, présidente de la Commission de l’UA et représentant du secrétaire général de l’ONU – ont lancé un appel pour que les processus électoraux à venir en 2016 (Ghana, Niger, Bénin, Cap Vert et Gambie) soient de la même tenue.

Second point abordé, la lutte contre Ebola. Les responsables de l’organisation ont adressés leurs félicitations au président togolais pour la bonne conduite du mécanisme de coordination de la Cédéao pour la lutte contre la fièvre hémorragique.

Kadre Désiré Ouedraogo, le président de la commission de la Cédéao, a relayé l’appel de Faure Gnassingbé pour la création d’un centre régional de contrôle et de prévention des maladies épidémiologiques.

Les pays membres ont également parlé du processus d’intégration avec l’entrée en vigueur du tarif extérieur commun et la libre circulation des personnes et des biens.

Malgré les progrès observés, des efforts restent à faire pour mettre fin aux tracasseries aux frontières.

La journée de jeudi sera dominée par les festivités marquant le 40e anniversaire de la Communauté.

La Cédéao a été créée en 1975 dans un but purement économique. Elle devait, selon les termes officiels de l’organisation, ‘favoriser la croissance économique et le développement en Afrique de l’Ouest’, c’est-à-dire dans les 15 Etats membres qui la composent.

Le président Gnassingbé Eyadema (décédé en 2005) en est l’un des pères fondateurs avec Félix Houphouët-Boigny.

Dès 1978, l’organisation se dote de prérogatives diplomatiques et adopte un pacte de non-agression pour aider au maintien de la paix dans la zone.

En 1990, elle met en place un groupe pour contrôler l’application de cessez-le-feu, l’Ecomog (Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group). Ce groupe de supervision devient rapidement le bras armé de la communauté.

Depuis, la Cédéao a mené de nombreuses opérations de maintien de la paix (Liberia, Guinée Bissau, Sierra Leone, Côte d’Ivoire).

Mais l’objectif principal de la Cédéao est de promouvoir la coopération économique et l’intégration régionale dans la perspective d’une union économique de l’Afrique de l’Ouest.

L’organisation dispose d’institutions de développement comme la BIDC ( Banque d’investissement et de développement de la Cédéao)

Le Président du Sénégal, Macky Sall, préside actuellement la communauté.

Robert Dussey à Abuja pour la réunion ministérielle des pays membres de la CEDEAO

Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, participe depuis lundi à Abuja (Nigeria) à la réunion ministérielle des pays membres de la CEDEAO en prélude au sommet qui se déroulera les 16 et 17 décembre prochains.

Quatre thèmes sont à l’ordre du jour, la situation politique et sécuritaire dans la région, un aperçu sur les élections présidentielles qui se sont déroulées cette année (Togo, Côte d’Ivoire, Burkina, …) et sur celles à venir (Ghana, Niger, Bénin, Cap Vert et Gambie). Les ministres se sont félicités de la tenue des différents scrutins, notamment au Togo.

Les participants évoqueront également la mise en œuvre du mécanisme d’alerte précoce et discuteront du rôle de la Cédéao dans les opérations de maintien de la paix.

Boîtes à outils sur la sécurité maritime

Le Togo organisera en 2016, en partenariat avec l’Union africaine, un sommet sur la sécurité maritime et le développement en Afrique.

A cette occasion, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a lancé lundi un outil didactique consacré aux grands enjeux de la conférence et à ses thématiques : piraterie maritime, trafics d’armes et de drogue, pêche illégale et pollution des océans.

Le volet migration, ajouté récemment par les organisateurs, prend en compte les développements de ces derniers mois.

Un support destiné avant tout à une communauté de professionnels : diplomates, experts, fonctionnaires internationaux, chercheurs, ….

Il fonctionne comme boîte à outils de la sécurité maritime.

Le Golfe de Guinée, nouveau centre de gravité de la piraterie en Afrique, peine à se mettre en ordre de bataille face à ce fléau. L’ambition du sommet de Lomé est de parvenir à un projet de charte et à une mobilisation internationale.

Pour le président togolais Faure Gnassingbé, il importe que l’Afrique se donne les moyens nécessaires pour enrayer les actes criminels en mer et s’investisse dans la réalisation de la vision 2063 de l’Union Africaine pour l’Afrique.

Accéder au site du sommet de Lomé

Boîtes à outils sur la sécurité maritime

Le Togo organisera en 2016, en partenariat avec l’Union africaine, un sommet sur la sécurité maritime et le développement en Afrique.

A cette occasion, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a lancé lundi un outil didactique consacré aux grands enjeux de la conférence et à ses thématiques : piraterie maritime, trafics d’armes et de drogue, pêche illégale et pollution des océans.

Le volet migration, ajouté récemment par les organisateurs, prend en compte les développements de ces derniers mois.

Un support destiné avant tout à une communauté de professionnels : diplomates, experts, fonctionnaires internationaux, chercheurs, ….

Il fonctionne comme boîte à outils de la sécurité maritime.

Le Golfe de Guinée, nouveau centre de gravité de la piraterie en Afrique, peine à se mettre en ordre de bataille face à ce fléau. L’ambition du sommet de Lomé est de parvenir à un projet de charte et à une mobilisation internationale.

Pour le président togolais Faure Gnassingbé, il importe que l’Afrique se donne les moyens nécessaires pour enrayer les actes criminels en mer et s’investisse dans la réalisation de la vision 2063 de l’Union Africaine pour l’Afrique.

Accéder au site du sommet de Lomé

Robert Dussey : ‘Il faut positiver la migration et aider les jeunes africains qui vont en aventure’

Robert Dussey, le ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine est revenu sur le sujet de la migration, objet du sommet Europe-Afrique de La Valette tenu les 11 et 12 novembre dernier.

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Robert Dussey a expliqué que le sommet a été l’occasion pour les africains de faire une autocritique sur la situation de l’immigration et de se rendre compte certains partent à cause des problèmes qui surgissent sur le continent. Il était également d’explorer les voies et moyens pour aider les africains qui sont en Europe.

« …On pense que la migration est négative alors qu’elle n’est pas négative. Il faudra la situer dans un contexte positif. Aujourd’hui tous les peuples de l’Afrique jusqu’aux Etats-Unis en passant par l’Europe ont subi des périodes de migration. Ces périodes de migration contribuent au développement de chacun de ces pays. Donc nous en Afrique, nous pensons qu’il faut positiver la question de la migration et aider les jeunes africains qui vont en aventure en leur trouvant des solutions possibles sur le continent africain », a déclaré M. Dussey.

Le Plan d’action adopté au sommet de La Valette prévoit une aide financière de 1,8 milliard d’euros pour l’Afrique. Le Chef de la diplomatie togolaise, a salué la volonté de l’Europe d’aider l’Afrique à résoudre l’équation.

Certains pays du continent sont sélectionnés dans le processus de Rabat et de Khartoum pour bénéficier de ce fonds afin de résoudre certains de leurs problèmes.
« Nous ne voulons pas dire que c’est mauvais que ce fonds soit mis à la disposition du continent africain. C’est une bonne chose mais c’est dans la pratique et dans la distribution de ces fonds et la résolution des problèmes, les causes… que nous pensons que ces fonds peuvent vraiment nous aider », a-t-il dit.

Pour Robert Dussey, l’Afrique prend vraiment au sérieux la question de la migration. Il fait observer que la forte migration africaine est d’abord sur le continent lui-même.

« Nous n’avons pas de problème de migration en Afrique parce que nous acceptons, nous comprenons que, sur tout le continent africain, bien qu’il y ait certains problèmes liés au visas…, que les africains peuvent circuler sur le continent. Le problème de la migration est d’abord européen parce que le sommet de Malte a été souhaité par la partie européenne et les africains ont répondu.», soutient M. Dussey.

Revenant sur la question de la sécurité maritime, le Chef de la diplomatie togolaise estime qu’il s’agit d’un problème d’actualité. En effet, plus de 1583 africains qui sont morts depuis janvier 2015 dans la méditerranée et le professeur Dussey souhaite que la question soit prise au sérieux.

Le sommet extraordinaire de Lomé, prévu en 2016 traitera de 5 sous-thèmes à savoir la piraterie maritime, la pêche illégale (pêche INN), la pollution marine, la traite des hommes dont la question de la migration, et enfin la contribution de la mer au développement de l’Afrique.

« Le sommet de Lomé est très important et est toujours d’actualité. Nous pensons qu’après la rencontre de la Valette et les conclusions et les plans d’action … vont nourrir les discussions au niveau africain lors du sommet de Lomé sur la problématique des traites humains et de la migration », indique le Professeur Dussey.

[VIDEO] Robert Dussey : “Les migrations africaines se font d’abord sur le continent africain”


Robert Dussey : “Les migrations africaines se… par Jeuneafriquetv

Alors que Lomé se prépare à accueillir un sommet de l’Union africaine sur la sécurité et la sûreté maritime au premier semestre 2016, où seront notamment discutées les problématiques des migrations, Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères était l’invité de Jeune Afrique. Il livre ses impressions sur le sommet Europe-Afrique de La Valette, à Malte, sur l’immigration et sur les solutions que peuvent apporter les États africains.

[VIDEO] Atelier CEDEAO: Message du ministre des affaires étrangères M. Robert DUSSEY

Discours du ministre des affaires étrangères de la coopération et de l’intégration M. Robert DUSSEY , lors de l’ouverture de la cérémonie de l’atelier de sensibilisation et de formation sur l’appropriation des programmes de la CEDEAO et la ratification des textes communautaires à l’endroit des parlementaires et des représentants des ministères, de la société civile et de la presse à la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).

Source vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=4G8-nxit7Kg