Lancement officiel des activités de l’ANIAC par le Ministre Robert Dussey

Le Prof. Robert Dussey lance les activités de l’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques ce vendredi 29 septembre 2017. Une cérémonie couplée de la commémoration du 20e anniversaire de l’interdiction des armes chimiques au Togo.

Le ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, Robert Dussey a lancé vendredi à Lomé les activités de l’Autorité nationale pour l’Interdiction des armes chimiques (ANIAC-Togo). La cérémonie était couplée à la commémoration du 20e anniversaire de l’Organisme d’interdiction des armes chimiques (OIAC) et a enregistré la participation de Garba Lompo, le représentant de la CEDEAO au Togo.

Afin de marquer son ferme engagement pour la promotion de la paix et le désarmement, le gouvernement togolais a mis en place l’ANIAC-Togo en novembre 2015. Il s’agit d’une structure de gestion, de contrôle et d’interdiction de la circulation illicite des produits chimiques au Togo.

Pour le Président de l’ANIAC-Togo, le lancement officiel des activités de la structure marque un tournant décisif dans la mise en oeuvre des obligations de la Convention sur l’Interdiction des armes chimiques au Togo.

“Il renforce les capacités opérationnelles de l’Autorité nationale en charge des questions de la non-prolifération des produits chimiques… En tant que structure de coordination et d’application des dispositions de la Convention, l’ANIAC-Togo assistera le gouvernement dans la conception et la mise en oeuvre de la politique nationale sur l’Interdiction des armes chimiques et sur leur destruction, ainsi que des produits chimiques prohibés par la convention”, a indiqué Bruno Pakoupati Boyode.

Dans son intervention, le Chef de la diplomatie togolaise a affirmé que la structure ANIAC-Togo est d’une importance vitale pour le fait que la prolifération des armes de destruction massive, en particulier les armes chimiques, reste un danger pour la sécurité humaine.

“La création de l’ANIAC-Togo n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans l’engagement du Togo au service de la paix et de la sécurité dans la sous-région ouest-africaine, en Afrique et dans le monde. Le Togo a en effet souscrit aux différents instruments juridiques internationaux en charge des questions de désarmement, de maintien de la paix et de la sécurité internationale”, a déclaré Robert Dussey.

Le ministre précise que par la mise en oeuvre de la convention sur l’Interdiction des armes chimiques, le Togo contribue aux efforts de la Communauté des Etats dans le cadre de la lutte contre la prolifération des produits chimiques qui constitue la grande problématique de la santé publique.

Garba Lompo, le répresentant de la CEDEAO a salué la demarche du Togo. Il a promis l’appui de l’organisation communautaire à l’ANIAC-Togo.

L’ANIAC-Togo aura donc la charge de sensibiliser et informer à travers des campagnes de sensibilisation la population togolaise de la dangerosité des produits chimiques consommés ou utilisés au quotidien, renforcer le cadre législatif, créer un cadre de concertation avec les industriels, établir une liste des produits chimiques afin de faciliter le régime de vérification et des visites des inspecteurs, notamment.

Limiter l’endettement grâce aux PPP

La première session ordinaire du comité technique spécialisé sur les transports, le tourisme et l’énergie de l’Union africaine (UA) s’est ouverte lundi 13 mars 2017 à Lomé.

Pendant trois jours, les experts vont défricher le terrain pour proposer aux ministres le 17 mars des solutions concrètes.

Tout le monde est d’accord pour reconnaître que les politiques d’infrastructures sont de nature à assurer le développement. Mais il faut trouver des mécanismes de financement innovants car les pays ne peuvent s’endetter éternellement, même via des prêts concessionnels.

A l’ouverture des travaux, le ministre des Affaires étrangères togolais, Robert Dussey, a préconisé le recours aux partenariats public-privé (PPP).

‘La mauvaise la qualité des infrastructures en Afrique, notamment en matière d’alimentation électrique, en eau, en routes et en nouvelle technologie coute à chacun de nos pays deux points de croissance chaque année et réduit la productivité de 40%’, a-t-il rappelé.

La réunion de Lomé est organisée en coopération avec la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, en collaboration avec le gouvernement togolais.

Développer l’économie bleue pour l’émergence du Togo

En conférence de presse à  la veille de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement sur la sécurité maritime et le développement en Afrique, le Chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey a déclaré que l’avenir du continent africain passe par le développement de l’économie bleue. Mais pour y arriver, il y a des mesures sécuritaires à mettre en place contre les actes illicites et criminels en mer.

Dans ce sens, le professeur Dussey annonce que le Togo va organiser périodiquement une rencontre sur la thématique de la sécurité maritime et le développement pour garder son leadership en la matière. Ce rendez-vous qui s’annonce pour une périodicité annuelle ou biannuelle se tiendra sous le thème : Protégeons nos océans.

Selon les explications du ministre, il ne s’agira plus d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement mais d’un rendez-vous des experts pour définir la façon de continuer à travailler sur les questions liées à la sécurité et la sûreté maritimes et le développement.

« Les intérêts politiques vont ensemble avec les intérêts diplomatiques. L’essentiel pour nous aujourd’hui est que le Togo soit présent sur une thématique aussi pertinente qui est celle de la sécurité maritime. Le Togo doit continuer à travailler sur les aspects qui touchent à l’économie bleue… L’ambition est de mettre le cap sur l’émergence du Togo.», a indiqué Robert Dussey.

Le Professeur Dussey a également abordé les sujets liés à la pêche illégale et la pollution marine. Le Togo consent d’énormes efforts, selon lui.

Par ailleurs, le Chef de la diplomatie togolaise a précisé que toutes les préoccupations trouveront leurs réponses dans la Charte de Lomé sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. Cette charte sera adoptée et signée samedi  par les Chefs d’Etat et de gouvernement à l’issue de leur conférence.

Ce texte permettra de mettre en place une coopération entre les forces navales des différents pays africains.

Source : togobreakingnews.info

L’océan comme outil de développement

Dans un entretien accordé vendredi au Journal de la Marine Marchande, Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères souligne que c’est la première fois que l’Union africaine consacre un sommet à la promotion de la sécurité et de la sûreté maritimes et au développement en Afrique.

Il explique que la prochaine conférence de Lomé sera aussi l’occasion d’aborder l’ensemble des questions épineuses liées aux mers et océans comme la piraterie, la pêche illégale ou la pollution.

Au-delà du sommet du 15 octobre, le Togo compte renforcer la coopération régionale. Et c’est tout l’intérêt d’avoir une charte sur la sécurité maritime. Elle devrait être logiquement adoptée par les chefs d’Etat de l’UA.

Robert Dussey martèle ce qu’il a déjà dit dans de nombreux forums internationaux : ‘L’océan doit devenir un véritable outil de développement pour le continent africain’.

Journal de la Marine Marchande N°5049

 

Source: republicoftogo.com

Climat : la planète s’engage

Quatre mois après la Conférence de Paris sur le climat, l’officialisation des engagements des pays signataires de la COP21 a eu lieu ce vendredi au siège de l’ONU.

Une soixantaine de dirigeants ont fait le déplacement à New York. Le Togo est représenté par son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, qui a assisté à la cérémonie. Le pays devrait signer le document plus tard cette année.

Pour entrer en vigueur, le texte doit avoir été ratifié par 55 États représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre.

Sa mise en oeuvre implique donc que l’économie mondiale tourne le dos aux énergies fossiles.

La Présidence française de la COP et les Nations Unies souhaitent que cette cérémonie de signature soit une étape vers un nouvel élan de la mobilisation internationale en faveur des engagements pris à Paris contre le réchauffement climatique, tant au niveau des décideurs que de la société civile tout entière.

Les pays auront un an pour signer l’accord. La signature reflète l’intention d’un pays à être tenu par un accord et constitue une étape préalable à la ratification.

La plupart des pays ont besoin d’une autorisation parlementaire pour ratifier l’Accord de Paris.

Certains Etats peuvent se passer de l’étape parlementaire. C’est le cas des États-Unis où l’administration Obama propose de recourir à un acte administratif sans soumettre le texte au Sénat.

Chaque pays devra par la suite déposer formellement son instrument de ‘ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’accession’ auprès du Secrétaire général des Nations unies.

Dans le droit international, on parle d’’acceptation’ pour désigner le cas où le consentement de l’État est exprimé par sa seule signature.

La ratification et l’approbation sont, elles, des procédures équivalentes qui se déroulent en deux temps : d’abord une signature du texte, non engageante, qui exprime un engagement politique (comme ce sera le cas ce vendredi), puis une phase juridique.

L’Accord de Paris entrera en vigueur 30 jours après la ratification par au moins 55 pays représentant au total 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a salué les Etats membres pour leur participation record à cette cérémonie de signature et les a exhortés à agir rapidement pour ratifier l’Accord de Paris au niveau national.

‘En décembre dernier à Paris, la communauté internationale a adopté le premier accord universel sur le climat. Chaque pays s’est engagé à réduire ses émissions et à renforcer sa résilience face aux effets potentiellement dévastateurs des changements climatiques », a déclaré M. Ban dans son discours d’ouverture de la cérémonie de signature, dans l’enceinte de l’Assemblée générale des Nations Unies.

‘Aujourd’hui, au moins 171 pays se retrouvent ici à New York pour signer l’Accord de Paris. C’est un moment d’histoire. Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signé un accord international en une seule journée », a déclaré le chef de l’ONU.

« J’exhorte tous les pays à agir rapidement pour adhérer au texte au niveau national afin que l’Accord de Paris puisse entrer en vigueur dès que possible », a-t-il dit.

‘Les plus pauvres et les plus vulnérables ne doivent pas faire les frais d’un problème qu’ils n’ont pas créé’, a lancé M. Moon.

Dussey-Royal : même combat

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a participé jeudi à New York au siège des Nations Unies à un événement de haut niveau sur le thème de l’océan et du climat présidée par Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer (France) et présidente de la COP21.

Assis à la droite de Mme Royal, le chef de la diplomatie togolaise a évoqué les problèmes de l’érosion côtière et de la pollution des océans. Il a également précisé les enjeux du prochain sommet de l’Union africaine à Lomé dont la thématique porte sur la sécurité maritime, la protection des océans contre la pêche illégale et la pollution.

Quatre mois après la Conférence de Paris sur le climat, l’officialisation des engagements des pays signataires de la COP21 aura lieu vendredi avril au siège de l’ONU.

Une soixantaine de dirigeants feront le déplacement à New York. Pour entrer en vigueur, le texte doit avoir été ratifié par 55 États représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre.

Sa mise en oeuvre implique donc que l’économie mondiale tourne le dos aux énergies fossiles.

Cinq projets emblématiques du renouveau de la coopération germano-togolaise

Après quelque vingt années de brouille, la reprise des relations entre l’Allemagne et le Togo – son ancienne colonie – s’accélère. Pour preuve, la tenue du 4 au 6 avril à Lomé d’un forum dénommé « printemps de la coopération » entre les deux pays.

Hommes politiques, diplomates, banquiers et investisseurs allemands ont été au rendez-vous du Forum de la coopération germano-togolaise, du 4 au 6 avril à Lomé. Une première depuis le début des années 1990. De fait, les relations entre l’Allemagne et son ancienne colonie s’étaient refroidies en 1993 pour « déficit démocratique » suite à la violente répression de l’opposition lors de la présidentielle remportée par Gnassingbé Eyadema (96,42%). Depuis, l’Allemagne s’était limitée à apporter une aide directe aux populations dans les domaines de la santé publique, les services de santé de base, le développement rural et la promotion de l’artisanat.

À partir de 2012, les deux pays ont timidement repris leur coopération au niveau gouvernemental, avec un soutien financier et technique dans le cadre de la réalisation de projets de développement. Ce renouveau diplomatique s’est accéléré récemment avec les visites de responsables allemands de haut niveau (Gerd Müller, le ministre de la Coopération économique et du Développement, en janvier 2016 et Johannes Singhammer, le vice-président du Bundestag, invité d’honneur du dernier forum). L’occasion de revenir sur le réchauffement de l’axe Berlin-Lomé à travers cinq projets emblématiques.

Infrastructures : projet d’aménagement de la voie du Petit contournement de Lomé

L’Allemagne a financé, à hauteur de 16, 467 millions d’euros, le projet d’aménagement du Petit contournement de Lomé, dont le coût total est estimé à 18,467 millions d’euros. Les 2 millions d’euros restants proviennent de la partie togolaise. Long de 6,6 km, la nouvelle voie permet aux milliers de poids lourds qui quittent quotidiennement la zone portuaire de rejoindre les axes internationaux vers les pays voisins sans emprunter le centre ville de Lomé. C’est le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement, Gerd Müller, qui a procédé début janvier 2016 à l’inauguration de ce « périphérique » qui doit également permettre de faire baisser le taux des accidents provoqués en ville par les véhicules de convoi de marchandises.

Énergie : amélioration de la production et de la distribution d’électricité

Le Togo bénéficie d’une enveloppe de 32,5 millions d’euros au titre du programme « Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA – WAPP) », qui vient soutenir les interconnections électriques respectueuses de l’environnement en Afrique de l’Ouest. Dans une sous-région exposée à des problèmes récurrents d’énergie, l’appui de l’Allemagne doit permettre l’amélioration des flux transfrontaliers de l’électricité dans les États membres de la Cedeao.

Et pour augmenter les capacités de production d’électricité du Togo, Berlin a accordé depuis 2012 une aide de 11,5 millions d’euros destinée à la réhabilitation de la centrale hydro-électrique de Nangbeto. Il s’agit là de renforcer les capacités de la principale source d’alimentation électrique du Togo et du Bénin dont la production annuelle est de 172 GWh aujourd’hui. L’objectif est de parvenir très rapidement à une production d’énergie électrique pour une moyenne de 150 millions de kWh par an.

Environnement : réserve de biosphère et adaptation au changement climatique

Les défis liés au changement climatique sont au cœur de la nouvelle coopération entre Lomé et Berlin. Ainsi le « Projet d’adaptation au changement climatique au Togo », financé à hauteur de 1,8 million d’euros provenant du Fonds spécial pour l’énergie et le climat doit permettre à Lomé de construire des infrastructures afin de faire face aux dégâts provoqués notamment par les intempéries. Le projet vise également à réduire l’impact du changement climatique sur les producteurs agricoles ruraux et sur les ressources naturelles pour faire face à l’insécurité alimentaire.

Le projet « Réserve de biosphère transfrontalière du Delta du Mono », financé par le ministère fédéral allemand de l’Environnement, de la Protection de la nature, de la Construction et de la sûreté nucléaire (BMUB), dans le cadre de l’Initiative internationale pour la protection du climat, vise quant à lui à soutenir le Togo dans ses démarches pour faire reconnaître le Delta du Mono comme réserve de biosphère par l’Unesco. L’objectif est de protéger et d’utiliser durablement la diversité biologique et les bénéfices de l’écosystème pour la population locale. Un engagement à cet égard a été pris par le BMUB à hauteur de 7,5 millions d’euros.

Santé : lutte contre l’insécurité alimentaire et le manque de centres de soins de base

Même pendant les deux décennies de rupture de la coopération entre les deux pays, l’Allemagne n’a pas cessé de financer directement des projets mis en œuvre par des partenaires non-étatiques, notamment dans le domaine de la santé. Avec la reprise de la coopération bilatérale, l’Allemagne finance à hauteur de 5 millions d’euros le renforcement des systèmes de santé de base au Togo. Le projet qui vise à garantir l’accès des populations à un système sanitaire de qualité, surtout dans les zones rurales vise la construction ou la réhabilitation de centres de santé.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Robert Dussey et l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, Christoph Sander, ont signé le 16 février à Lomé un accord de coopération technique dans le cadre du projet « Un seul monde sans faim ». Pour un coût estimé à 9,40 millions d’euros, ce dernier vise à augmenter le revenu des petites exploitations agricoles, à créer des emplois dans la transformation des denrées alimentaires et à en améliorer l’approvisionnement au niveau local. Il doit également permettre d’améliorer l’alimentation et de diversifier la nourriture notamment des femmes en âge de procréer et des enfants en bas âge.

Social : « Plus de place au sport – 1 000 chances pour l’Afrique »

D’un coût total de 9 millions d’euros, le projet « Plus de place au sport – 1 000 chances pour l’Afrique », est destiné à plusieurs pays du continent dont le Togo. Début janvier, le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement a inauguré un stade à Kara (450 km au nord de Lomé) équipé d’une piste d’athlétisme. Le ministre fédéral a également offert du matériel composé de ballons et d’équipements divers. À noter que l’Allemagne offre également des stages de formation à des entraîneurs togolais de diverses disciplines sportives.

 

[Interview] “Les Togolais bénéficient de la coopération allemande”

Après la brouille diplomatique des années 90, c’est un nouveau départ pour les relations germano-togolaises. Une cinquantaine d’hommes politiques et d’affaires allemands séjournent en ce moment à Lomé dans le cadre d’un Forum dénommé “le printemps de la coopération germano-togolaise. Écoutez le ministre togolais des affaires étrangères, le prof. Robert Dussey au micro de Kossivi Tiassou.

Cliquez sur l’interview ci-dessous.

[Interview] Johannes Singhammer : “… le continent d’expansion naturelle est le continent voisin, c’est à dire l’Afrique”

Le vice-président du Bundestag (assemblée parlementaire de la République fédérale d’Allemagne), Johannes Singhammer, effectue une visite au Togo dans le cadre du Forum de coopération organisé entre le Togo et l’Allemagne.

Dans un entretien accordé à Republicoftogo.com, cet élu de la CDU/CSU souligne la volonté du Parlement allemand et du gouvernement fédéral de forger un avenir commun. Pour lui, l’aide publique au développement et la mobilisation du secteur privé sont de nature à assurer le développement du pays.

Republicoftogo.com : La présence d’une délégation allemande au Togo est symbolique après deux décennies de froid entre les deux pays

Johannes Singhammer : C’est effectivement un acte fort. Ce déplacement est d’autant plus symbolique que vous avez ici à Lomé une délégation politique et une autre composée d’hommes d’affaires. Il y a des députés, des entrepreneurs, des banquiers et des représentants d’importantes fondations.

Republicoftogo.com : Le fait que le Togo soit une ancienne colonie allemande est-il un atout pour renforcer la coopération politique, l’aide publique au développement et l’investissement privé ?

Johannes Singhammer : Certes, l’Allemagne et le Togo partagent une histoire commune, mais le plus important aujourd’hui est de regarder l’avenir. Cette histoire coloniale est heureusement révolue. Aujourd’hui, notre volonté est de forger un avenir commun. Il existe une communauté de destin.

Republicoftogo.com : Quelle importance le Bundestag accorde-t-il à la coopération avec l’Afrique et en particulier avec le Togo ?

Johannes Singhammer : Le Bundestag a un rôle décisif en matière d’aide, car c’est à lui que revient le soin de déterminer le budget. Ce sont les députés qui déterminent le volume et le pays auquel il est attribué. Et c’est le Parlement qui au final donne son feu vert.

Republicoftogo.com : Un Groupe d’amitié Allemagne-Togo a été créé l’année dernière au Bundestag. Peut-il être une courroie de transmission efficace dans la dynamisation des échanges à tous niveaux entre les deux pays ?

Johannes Singhammer : Certainement. A la fois sur le plan politique et parlementaire et sur le volet économie/investissements. D’ailleurs et vous l’avez constaté, les hommes d’affaires sont venus très nombreux à Lomé pour ce Forum.

L’approche du Bundestag, comme celle du gouvernement fédéral est d’aider le Togo dans les domaines de la formation professionnelle des jeunes, de l’agriculture, de la santé, etc…

Tous ces projets avec l’appui du Bundestag et les recommandations faites à notre gouvernement sont de nature à assurer le développement du Togo.

L’aide publique doit être basée sur le principe du gagnant-gagnant, c’est crucial pour le succès de notre entente.

Republicoftogo.com : Les investissements allemands sont encore modestes au Togo. Comment faire en sorte d’attirer ici plus d’entreprises ?

Johannes Singhammer : Je dois vous dire qu’il y a de plus en plus d’entreprises allemandes qui souhaitent investir au Togo. Il y a beaucoup d’entrepreneurs allemands qui sont plutôt orientés vers l’Asie du sud-est avec des investissements considérables. Je ne cesse de leur répéter que le continent d’expansion naturelle est le continent voisin, c’est à dire l’Afrique.

 

Source : Republicoftogo.com

Printemps de la coopération Allemagne – Togo, confiance retrouvée

‘L’Allemagne a choisi le Togo comme partenaire privilégié dans notre stratégie de développement avec l’Afrique’, a déclaré lundi à Lomé Johannes Selle, membre du Bundestag et du Comité de la coopération du Parlement allemand et président du groupe d’amitié parlementaire.

Il s’exprimait à l’ouverture du ‘Printemps de la coopération’, un Forum consacré à la coopération entre le Togo et l’Allemagne organisé par le ministère des Affaires étrangères.

Le député s’est félicité des progrès réalisés par le Togo tant sur le plan politique avec le renforcement du ciment démocratique que dans les domaines du social et de l’économie.

Le vice-président du KFW (Banque publique allemande), Nobert Kloppenburg et Ursula Männle, présidente de la fondation Hanns Seidel, ont tour à tour exposé les différents projets que l’Allemagne a financé dans les secteurs des infrastructures, de l’agriculture et en faveur de la société civile.

‘Il est temps d’oublier la période de tension des années 90 et de repartir sur de nouvelles bases. C’est ce que fait mon pays’, a déclaré Christoph Sander, l’ambassadeur d’Allemagne à Lomé. ‘Ce forum constitue une formidable opportunité pour le secteur privé allemand de découvrir les très nombreuses opportunités qui existent sur place’, a-t-il ajouté.

Pour Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, l’affluence autour de cet événement est le symbole de la confiance retrouvée entre les deux nations.

Le Printemps de la Coopération : Premier Forum économique entre le Togo et l’Allemagne


Le ‘Printemps de la coopération’ entre le Togo et l’Allemagne va permettre au secteur privé de mieux appréhender les opportunités qu’offre le pays dans divers domaines
Le Ministère des Affaires Etrangères s’apprête à accueillir le premier forum économique consacré à la coopération entre le Togo et l’Allemagne.

Hommes d’affaires allemands, membres du Bundestag, représentants de la KfW (banque publique allemande), notamment participeront aux nombreuses conférences étalées sur 3 jours.

Jadis très active, la coopération entre l’Allemagne et le Togo avait été interrompue dans les années 90 en raison de la crise socio-politique pour finalement reprendre en 2012.

Depuis cette date, Berlin a octroyé plus de 50 millions d’euros en aide publique via la GIZ (Agence de coopération) et la KfW.

De 1959 à 2016, l’aide allemande est estimée à près de 560 millions d’euros.
Du côté du secteur privé, le plus gros investissement a été celui réalisé par HeidelbergCement.

Premier groupe mondial dans le secteur des granulats ou agrégats, deuxième dans celui du ciment et troisième dans le secteur du béton, Heidelberg a investi plus de 300 millions de dollars dans une usine de clinker inaugurée en 2015.

Le “Printemps de la coopération” entre le Togo et l’Allemagne va permettre au secteur privé de mieux appréhender les opportunités qu’offre le pays dans les secteurs des services, de l’industrie, de l’énergie, de l’agriculture, des télécommunications ou de la logistique.

La position géographique du Togo, porte d’entrée naturelle vers les pays de la sous-région, est un atout que les autorités comptent mettre à profit auprès des milieux d’affaires allemands.

Robert Dussey au Chatam House de Londres

Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, était l’invité mardi à Londres du Chatam House (Royal Institute of International Affairs), un club de réflexion stratégique, sur le thème de la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée. La présence de M. Dussey n’est pas fortuite. Son pays organisera le 15 octobre prochain un sommet international sur la sécurité maritime en coopération avec l’Union africaine.

Le ministre a rappelé la part prépondérante de l’économie maritime dans l’économie générale des Etats côtiers et insulaires. Elle atteint au moins  70% du PIB et constitue ¾ des ressources fiscales. Les pays enclavés dépendent stratégiquement des flux commerciaux maritimes transitant par les Etats riverains des océans. 92%  des échanges à destination et en provenance de l’Afrique se font par la voie maritime.

C’est dire si la sécurité maritime est une préoccupation, non seulement pour le Togo, mais pour l’ensemble de la région ouest-africaine.

En organisant un sommet à Lomé, les autorités togolaises et l’Union africaine espèrent parvenir à l’adoption et la signature d’une charte africaine relative à la sécurité et à la sûreté maritimes et au développement. Le volet environnement n’est pas négligé, au contraire.

Le projet de charte entend contribuer à la mise en œuvre d’une politique commune de pêche et d’aquaculture permettant la conservation, la gestion et l’exploitation des stocks de poissons. Elle préconise aussi des mesures efficaces de lutte contre la pêche illégale qui entraîne des manques à gagner considérables aux pays concernés.

‘L’impact de la criminalité en mer et des trafics illicites de tout genre transitant par la mer, entre autres, qui ruinent ce pilier économique vital qu’est l’espace maritime, dépasse tout entendement et est devenu un sujet majeur de préoccupation pour tous les gouvernements, et ceux d’Afrique en particulier’, a déclaré Robert Dussey lors de son exposé.

L’Union Africaine et ses Etats membres, soutenus par la communauté internationale, entendent tenir l’effort dans la durée et faire de la lutte contre l’insécurité maritime l’une de leurs priorités de premier ordre, a ajouté l’officiel togolais.

Outre le risque pour les échanges économiques, l’insécurité en mer, sous toutes ses formes, constitue une menace réelle contre la paix, la sécurité et le développement du continent.

‘Les problèmes, auxquels l’Afrique est confrontée en ce qui concerne la protection de ses espaces maritimes qui exige une mobilisation collective, justifient nécessairement la tenue de la conférence de Lomé et l’impérieuse nécessité de disposer d’un instrument juridique qui facilite la réglementation et la coordination des interventions en mer tout en  favorisant également une gouvernance maritime harmonieuse et efficace au profit du progrès socioéconomique’, a déclaré M. Dussey.

Le Togo joue la carte de la diplomatie économique

Les autorités togolaises mettent en avant l’amélioration de son climat des affaires pour attirer plus d’investissements directs étrangers. Elles se fondent sur la performance de leur pays dans le dernier classement Doing Business.

Robert Dussey, Ministre des affaires étrangères, mène présentement une campagne. Il s‘accompagne, ces derniers temps, des opérateurs économiques, dans ses déplacements, avec l’ambition de vendre le potentiel économique du pays.

“Tout ce que nous voulons, c’est du gagnant-gagnant parce que nous croyons que l’investissement direct étranger est fondamental pour soutenir l’économie togolaise”, explique M. Dussey.

Il s’agit d’une opération de charme qui séduit apparemment.

A ce sujet, l’ambassadeur des états unis d’Amérique au Togo, David Gilmour estime que pour soutenir la croissance, le Togo qui a du potentiel pour se développer, devra créer des conditions favorables pour le secteur privé. Car, rappelle M. Gilmour, l’initiative privée est la seule qui peut créer des emplois.

Parmi les atouts que le Togo met en avant dans sa campagne en cours, compte un port en eau profonde, une nouvelle aérogare flambant neuf, des infrastructures routières aménagées assortie d’un assainissement de l’environnement des affaires.

Des opérateurs économiques allemands apparemment convaincus, accompagneront une délégation parlementaire annoncée pour le début du mois d’avril.

Christoph Sander, l’ambassadeur de l’Allemagne au Togo qui donne l’information, rappelle l’importance de la coopération entre les entreprises du secteur économique de deux pays.

Le Togo est éligible au programme seuil de Milleniun Challenge Corporation MCC du gouvernement américain, soutient le diplomate David Gilmour.

Du 20 février au 04 mars dernier une délégation du MCC, a séjourné au Togo.

D’après une première évaluation, il en ressort que le pays doit faire des efforts notamment au niveau de la politique fiscale, la liberté d’information, l’accès au crédit et à la terre, l’accompagnement des start-up et dans la lutte contre la corruption.

Source : VOA Afrique

Le Togo joue la carte de la diplomatie économique

Les autorités togolaises mettent en avant l’amélioration de son climat des affaires pour attirer plus d’investissements directs étrangers. Elles se fondent sur la performance de leur pays dans le dernier classement Doing Business.

Robert Dussey, Ministre des affaires étrangères, mène présentement une campagne. Il s‘accompagne, ces derniers temps, des opérateurs économiques, dans ses déplacements, avec l’ambition de vendre le potentiel économique du pays.

“Tout ce que nous voulons, c’est du gagnant-gagnant parce que nous croyons que l’investissement direct étranger est fondamental pour soutenir l’économie togolaise”, explique M. Dussey.

Il s’agit d’une opération de charme qui séduit apparemment.

A ce sujet, l’ambassadeur des états unis d’Amérique au Togo, David Gilmour estime que pour soutenir la croissance, le Togo qui a du potentiel pour se développer, devra créer des conditions favorables pour le secteur privé. Car, rappelle M. Gilmour, l’initiative privée est la seule qui peut créer des emplois.

Parmi les atouts que le Togo met en avant dans sa campagne en cours, compte un port en eau profonde, une nouvelle aérogare flambant neuf, des infrastructures routières aménagées assortie d’un assainissement de l’environnement des affaires.

Des opérateurs économiques allemands apparemment convaincus, accompagneront une délégation parlementaire annoncée pour le début du mois d’avril.

Christoph Sander, l’ambassadeur de l’Allemagne au Togo qui donne l’information, rappelle l’importance de la coopération entre les entreprises du secteur économique de deux pays.

Le Togo est éligible au programme seuil de Milleniun Challenge Corporation MCC du gouvernement américain, soutient le diplomate David Gilmour.

Du 20 février au 04 mars dernier une délégation du MCC, a séjourné au Togo.

D’après une première évaluation, il en ressort que le pays doit faire des efforts notamment au niveau de la politique fiscale, la liberté d’information, l’accès au crédit et à la terre, l’accompagnement des start-up et dans la lutte contre la corruption.

Source : VOA Afrique

Le développement durable, composante essentielle des droits de l’homme

La protection et le renforcement des droits de l’homme constituent un idéal à atteindre pour nos démocraties.

Ils sont au centre de nos projets de société, notamment en ce qui concerne le développement durable qui est une nouvelle orientation axée sur l’être humain et sa qualité de vie.

Le développement durable, c’est l’expression de l’intérêt humain bien compris avec une prise de conscience écologique contemporaine aux sources très anciennes (les penseurs environnementalistes grecs) et diverses (Afrique, Orient, etc.).

Il traduit une vision de la responsabilité humaine orientée vers l’avenir comme l’établissait bien Hans Jonas dans son ouvrage Le principe responsabilité, mais d’abord et avant tout ancrée dans le présent.

Le développement durable pose la problématique de la justice intergénérationnelle, mais aussi celle de la justice intragénérationnelle, conditions de la réalisation du droit humain fondamental qu’est le droit au développement.

Le droit de chaque être humain au développement est une composante essentielle des droits fondamentaux de la personne. Il est indispensable à l’éclosion des diverses dispositions naturelles en germe en tout être humain.

La fin du développement, c’est le bien-être de la personne humaine, bien-être individuel et collectif

La nature humaine est perfectible et chaque citoyen du monde ou groupe humain a droit au développement. La perfectibilité de la nature humaine dont parlaient les éminents penseurs du siècle des Lumières tels que Rousseau, Condorcet et Kant est le fondement le plus essentiel du droit humain au progrès.

Le droit humain au progrès, l’autre nom du droit au développement, est le soubassement et la fin de toute plateforme de développement viable. La fin du développement, c’est le bien-être de la personne humaine, bien-être individuel et collectif. L’être humain est la finalité ultime du développement.

Mais, qu’en est-il du droit humain au développement dans notre monde actuel ?

Il faut le dire, ce droit au développement est menacé dans son principe même.

La « grande pauvreté » aux terribles conséquences, les exclusions, les humiliations de toute sorte, les inégalités dans le domaine social ou celui de la santé sont trop criardes, les inégalités écologiques (répartition injuste des risques écologiques) et les inégalités de développement entre les pays du Nord et ceux du Sud sont incompatibles avec les droits de l’homme et le droit humain au développement.

Nous faisons face à une fracture sociale internationale qui menace dangereusement le droit des êtres humains et des peuples au développement qui est au socle même des objectifs du développement durable.

C’est dire que le droit humain des acteurs et des groupes sociaux au développement demande de nous plus de justice sociale, de justice environnementale et de responsabilité.

L’on ne peut poser le problème du développement durable sans tenir compte de l’épineuse question de la justice (re)distributive immanente aux relations entre les plus riches et les plus pauvres, les générations présentes et les générations futures, les pays du Nord et du Sud.

L’impératif de justice intergénérationnelle et intragénérationnelle exige de nous à l’échelle mondiale une responsabilité globale. Car, comme le dit Martin Luther King dans son Autobiographie, « l’injustice, où qu’elle soit, est une menace pour la justice, où qu’elle soit ».

Quant à la justice environnementale, elle présuppose l’idée que les inégalités écologiques sont des formes d’injustices à réparer au nom du droit humain au développement.

 

par Robert Dussey

Source : Jeuneafrique.com

Le développement est aussi un droit de l’Homme

A l’heure où la République du Togo rejoint pour la première fois le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, nous souhaitons faire entendre une voix alternative dans cette assemblée : il n’y a pas de droits de l’Homme qui résistent à la misère ! Le droit au développement est un droit de l’Homme à part entière.

Il est évident que la protection et le renforcement des droits de l’Homme constituent un idéal à atteindre pour l’ensemble des sociétés démocratiques.

Ces droits sont au centre de nos projets de société, et prennent un sens inédit avec les enjeux croissants de réchauffement climatique et de développement durable, à savoir une nouvelle orientation axée sur l’être humain et sa qualité de vie.

Le développement durable, c’est l’expression de l’intérêt humain bien compris avec une prise de conscience écologique contemporaine aux sources très anciennes (les penseurs environnementalistes grecs) et diverses (Afrique, Orient, etc.).

Il traduit une vision de la responsabilité humaine orientée vers l’avenir comme l’établissait bien Hans Jonas dans son ouvrage Le principe responsabilité, mais d’abord et avant tout ancrée dans le présent.

Le développement durable pose la problématique de la justice intergénérationnelle, mais aussi celle de la justice intragénérationnelle, conditions de la réalisation du droit humain fondamental qu’est le droit au développement.

Le droit de chaque être humain au développement est une composante essentielle des droits fondamentaux de la personne. Il est indispensable à l’éclosion des diverses dispositions naturelles en germe en tout être humain.

La nature humaine est perfectible et chaque citoyen du monde ou groupe humain a droit au développement. La perfectibilité de la nature humaine dont parlaient les éminents penseurs du siècle des Lumières tels que Rousseau, Condorcet et Kant est le fondement le plus essentiel du droit humain au progrès.

Le droit humain au progrès, l’autre nom du droit au développement, est le soubassement et la fin de toute plate-forme de développement viable. La fin du développement, c’est le bien-être de la personne humaine, bien-être individuel et collectif. L’être humain est la finalité ultime du développement.

Mais, qu’en est-il du droit humain au développement dans notre monde actuel ?
Il faut le dire, ce droit au développement est menacé dans son principe même.

La “grande pauvreté” aux terribles conséquences, les exclusions, les humiliations de toute sorte, les inégalités dans le domaine social ou celui de la santé sont trop criardes, les inégalités écologiques (répartition injuste des risques écologiques) et les inégalités de développement entre les pays du Nord et ceux du Sud sont incompatibles avec les droits de l’homme et le droit humain au développement.

Nous faisons face à une fracture sociale internationale qui menace dangereusement le droit des êtres humains et des peuples au développement qui est au socle même des objectifs du développement durable.

C’est dire que le droit humain des acteurs et des groupes sociaux au développement demande de nous plus de justice sociale, de justice environnementale et de responsabilité.

L’on ne peut poser le problème du développement durable sans tenir compte de l’épineuse question de la justice (re)distributive immanente aux relations entre les plus riches et les plus pauvres, les générations présentes et les générations futures, les pays du Nord et du Sud.

L’impératif de justice intergénérationnelle et intragénérationnelle exige de nous à l’échelle mondiale une responsabilité globale. Car, comme le dit Martin Luther King dans son Autobiographie, “l’injustice, où qu’elle soit, est une menace pour la justice, où qu’elle soit”.

Quant à la justice environnementale, elle présuppose l’idée que les inégalités écologiques sont des formes d’injustices à réparer au nom du droit humain au développement.

Par Robert Dussey,
Source : Huffingtonpost.fr