Robert Dussey : « Le partenariat avec l’Europe doit permettre de lever les obstacles au développement industriel de l’Afrique »

PROPOS RECUEILLIS PAR MICHEL LOBÉ EWANÉ

52 | FORBES AFRIQUE NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2018

La 108e session du Conseil des ministres ACP devait se tenir les 12 et 14 décembre 2018 à Bruxelles pour préparer le renouvellement de l’accord qui lie les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Union européenne. L’Europe est-elle toujours disposée à aider l’Afrique, alors que la géographie économique et la géopolitique du monde sont en pleine mutation et que de nouveaux acteurs, comme la Chine, l’Inde ou la Russie, foncent sur le continent et bousculent les certitudes et les positions historiques de la « vieille Europe » ?

Forbes Afrique : Ce mois de décembre se tenait une session du Conseil des ministres des pays ACP à Bruxelles. À quel stade se trouve le processus de renouvellement de l’accord liant l’Union européenne au groupe de pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ?

ROBERT DUSSEY : Les négociations en vue de la conclusion d’un nouvel accord qui devra encadrer le partenariat ACP-UE après février 2020 ont effectivement démarré le 18 octobre dernier à Bruxelles, après un lancement formel le 28 septembre à New York. Les travaux ont assez bien évolué. Le groupe central de négociation ACP au niveau des ambassadeurs et les hauts fonctionnaires de l’Union européenne ont tenu plusieurs sessions au titre de ce premier cycle de négociations qui a permis de se mettre d’accord sur les modalités pratiques de ces négociations.

Les deux parties sont également parvenues à un consensus sur la structure du prochain accord et travaillent actuellement à définir, chapitre par chapitre, les articles à y inclure. Elles ont aussi chargé l’équipe conjointe de rédaction d’élaborer un projet de texte qui sera soumis à l’examen des équipes techniques de négociation des deux parties. L’Union africaine est en train de mettre à la disposition des équipes de négociation des experts pour travailler ensemble afin de défendre les intérêts du continent dans le pilier africain. Car désormais, et contrairement aux précédents accords, il y aura trois piliers géographiques régionaux : l’Afrique, les Caraïbes et le Pacifique.

Pourquoi faut-il un groupe aussi large, englobant trois continents ayant des économies structurées de manières très différentes, pour aller négocier avec l’Union européenne! ? Pourquoi ne pas envisager des accords UE-UA ?

R. D. : Il faut remonter dans le temps, plus précisément à 1957 au moment de la conclusion du traité de Rome puis aux conventions de Yaoundé et de Lomé, pour comprendre les fondements historiques des relations entre l’Union européenne et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Pourquoi un groupe aussi large? C’est là justement la singularité et aussi la force, quoiqu’insuffisamment exploitée jusque-là, à notre sens, du groupe ACP. Son partenariat avec l’Europe est le plus complet, car couvrant des champs aussi variés que la coopération au développement, la coopération économique  et commerciale et le dialogue politique.

Les économies des trois composantes du groupe ACP sont orientées de manière différente, mais il y a une caractéristique qui leur est commune : ce sont toutes des économies en développement qui sont généralement confrontées aux mêmes difficultés structurelles. D’où l’intérêt de se regrouper pour tenter d’infléchir, en leur faveur, certaines règles ou décisions relatives par exemple au commerce ou à la coopération internationale.

L’existence d’un accord de partenariat ACP-UE n’empêche nullement l’Afrique d’avoir un cadre de coopération spécifique avec l’Europe. D’ailleurs, les paradigmes sont en train de changer. Depuis le sommet UE-UA de novembre 2017 à Abidjan, la volonté des deux continents de travailler directement ensemble a été affirmée. Il y a déjà et il y aura encore des discussions de continent à continent. C’est une dynamique irréversible. que nous encourageons. Mais il faut du temps pour tout changer. Le cadre ACP-UE est déjà une réalité avec des instruments juridiques existants.

Alors que l’Accord de Cotonou expirera en 2020, quel bilan peut-on faire de quatre décennies de partenariat ACP-UE ?

R. D. : L’objectif de l’Accord de Cotonou était «!la réduction, et à terme, l’éradication de la pauvreté, en cohérence avec les objectifs de développement durable et l’intégration progressive des États ACP dans l’économie mondiale!». Si l’on considère que les ACP regroupent aujourd’hui le plus grand nombre de pays les moins avancés, sans oublier leur part marginale dans le commerce et l’économie mondiale ainsi que la faible influence qu’ils ont sur la gouvernance de la planète, on peut conclure que cet objectif n’est pas atteint, et donc que le bilan n’est pas positif.

Cependant, la situation est beaucoup plus mitigée qu’elle n’y paraît. En réalité,  la taille de l’économie africaine a triplé depuis 2010 et beaucoup de pays africains ont atteint le statut de pays à revenu intermédiaire. De plus, 11 des 20 économies à plus forte croissance dans le monde en 2017 se trouvent en Afrique, ce qui fait dire aux observateurs avisés qu’elle est le continent de l’avenir. Dans les Caraïbes, à l’exception de Haïti, tous les pays ont enregistré des performances louables et sont aujourd’hui des pays à revenu intermédiaire, avec un développement important du secteur des services. Quant aux pays du Pacifique, qui sont presque tous des États insulaires, ils ont aussi fait des progrès notables. Le partenariat ACPUE, à travers la facilitation du commerce, la coopération au développement mise en oeuvre à travers les programmes indicatifs nationaux et régionaux ainsi que le mécanisme de l’enveloppe intra-ACP, y a contribué substantiellement.

On a beaucoup décrié le déséquilibre dans la coopération entre les pays d’Afrique et l’Union européenne. L’Afrique fournit l’Europe en matières premières non transformées tandis que l’Europe lui revend une partie de sa manufacture issue de ces mêmes matières premières. La négociation tient-elle compte de cette réalité? L’industrialisation du continent sera-t-elle prise en compte dans la négociation du nouvel accord?

R. D. : Vous soulevez ici une question importante, celle de la création de la valeur ajoutée et, par ricochet, de l’industrialisation de l’Afrique. Elle fait partie des priorités stratégiques du groupe ACP pour le prochain accord. Pour les ACP, le partenariat doit permettre de lever les obstacles en matière d’infrastructures, de main-d’oeuvre qualifiée, de politiques et de réglementations qui entravent le développement industriel. Le partenariat devra également permettre, entre autres, une mise à niveau industrielle dans les pays ACP à travers l’amélioration de la productivité, l’entrepreneuriat, la recherche, l’innovation, le transfert et la diffusion de technologies. Il doit par ailleurs favoriser la coopération dans la création de zones industrielles et l’accroissement de la valeur ajoutée dans les pays possédant des richesses agricoles et minérales comme ceux d’Afrique, appuyer les politiques visant à développer l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes et promouvoir l’utilisation efficace de l’économie numérique et les investissements directs étrangers. Mais qu’on ne se voile pas la face. Le partenariat ACP-EU, comme aucun autre d’ailleurs, ne permettra pas à lui seul à l’Afrique de s’industrialiser, tout comme on ne peut pas non plus empêcher l’Europe de chercher en Afrique des débouchés pour ses marchandises. C’est à l’Afrique de s’industrialiser. Il faut pour ce faire une réelle volonté d’en faire une priorité et effectivement prendre des mesures rigoureuses et courageuses en ce sens.

Quelles sont les autres priorités stratégiques du groupe ACP que vous souhaitez faire adopter aux Européens ?

R. D. : Les ACP mettront également un accent particulier sur la paix et la sécurité,  le commerce et l’investissement étant un autre axe prioritaire qui doit permettre aux ACP d’accéder au développement durable et de s’intégrer dans l’économie mondiale. Les questions de la mobilité et de la migration, du changement climatique et du dividende démographique sont une autre source de préoccupation des ACP, sans oublier la gouvernance des océans et l’économie bleue, pour n’en citer que quelques-unes.

Pourquoi les pays africains souhaitent-ils la suppression de l’article 8 de l’Accord de Cotonou, qui donne la possibilité à l’Union européenne de prendre des sanctions en cas de problème de gouvernance ?

R. D. : Si on se réfère à ses objectifs, le dialogue politique n’a pas été une mauvaise chose. Il a été d’ailleurs suffisamment large et inclusif dans sa mise en oeuvre, la plupart du temps. Ce qu’on lui reproche, c’est qu’il a été dominé par l’Union européenne, qui n’a pas toujours respecté toutes les procédures prescrites par l’Accord de Cotonou avant de prendre, très souvent de façon unilatérale, des sanctions contre des États africains, ce qui a donné l’impression qu’il a plus été un instrument de déséquilibre et de domination qu’un cadre de concertation de partenaires égaux. Contrairement à ce que vous soutenez, les ACP ne cherchent pas la suppression de l’article 8, mais préconisent qu’il soit renégocié dans l’optique d’avoir un dialogue politique amélioré et équilibré, basé sur le respect mutuel et celui de la souveraineté des États.

L’Afrique veut mettre en place une zone de libre-échange continentale. Comment prendre en compte cette évolution dans le futur Accord de Cotonou ?

R. D. : L’adoption en mars 2018 de l’accord sur la zone de libre-échange continentale est une étape importante dans la marche vers la liberté de circulation des personnes et des biens en Afrique. Le mandat de négociation ACP n’a pas spécifiquement abordé la question de la prise en compte de cette évolution dans le prochain accord ACP. Il a toutefois  encouragé la promotion d’un régime commercial préférentiel, en tenant compte de ceux existant entre les pays ACP, tels qu’envisagés par le marché unique de la Caricom (CSME) ou la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) africaine. Depuis le 11e  sommet extraordinaire de l’Union africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba les 17 et 18 septembre, la décision importante a été prise d’encourager l’Union africaine à discuter directement  des questions prioritaires du continent telles que la zone de libre-échange économique, la migration ou encore les questions de paix et de sécurité.

 L’Europe a fait des questions migratoires l’un des enjeux de sa politique extérieure. Que lui proposerez-vous pour résoudre ce problème crucial! ?

R. D. : Les questions migratoires ne sont pas la préoccupation de l’Europe seule. Elles concernent également les pays africains dont les ressortissants sont nombreux à perdre la vie dans des conditions déplorables. Elles sont donc un enjeu aussi bien pour l’Europe que pour l’Afrique. Aucune des parties n’y parviendra seule. Quand bien même les approches de solutions peuvent être différentes d’un bord à l’autre de la Méditerranée, c’est à travers le dialogue et la concertation qu’on pourra trouver des solutions durables. La négociation du futur partenariat nous en donne l’occasion, fort heureusement. 

Le nouvel Accord de Cotonou se fera-t-il au détriment de la Chine?

R. D. : La Chine et l’Union européenne sont toutes les deux des partenaires stratégiques importants pour les ACP. Chacune a sa façon singulière de concevoir et de mettre en oeuvre sa relation avec les États ACP. Ces derniers et l’Afrique dans son ensemble ambitionnent de se développer et apprécient les soutiens des partenaires extérieurs qui sont en cohérence avec leurs priorités. Il revient aux Africains de tirer le meilleur profit de ces deux offres de partenariat, celui avec la Chine et celui avec l’Europe. Les deux ne sont pas exclusifs l’un et l’autre. 

Sommet CEDEAO/ CEEAC : “Tout Est Prêt”, Selon Le Ministre Robert Dussey

Lomé sera sous les feux de la rampe dans quelques jours. Et pour cause, la capitale togolaise abrite le sommet conjoint des Chefs d’Etat de la CEDEAO et ceux de la CEEAC et la rencontre des Chefs d’Etat de la CEDEAO respectivement les 30 et 31 juillet prochains. Dans une interview accordée à nos confrères de l’Agence Savoir News, le Chef de la diplomatie togolaise, Prof Robert Dussey est revenu essentiellement sur l’organisation du sommet CEDEAO/ CEEAC. Le ministre des Affaires étrangères de la coopération et de l’intégration africaine, martèle que tout est prêt pour cette rencontre de haut niveau.

Lire ci-dessous l’intégralité de l’interview.

Savoir News : Monsieur le Ministre, tout est fin prêt pour cette grande rencontre ? Sinon, quels sont les derniers réglages ?

Robert Dussey: Lomé, la capitale togolaise est historiquement connue de  tous, pour être le carrefour des grandes conférences internationales.  Cette année, nous avions abrité une dizaine de rencontres sous-régionales et internationales dont celles des ACP-UE, soit les 79
des ACP et les 28 de l’UE, et celles de deux importants organes de la CEDEAO, à savoir le Conseil de Médiation et de Sécurité, et le Conseil des Ministres des Affaires étrangères. Le Président de la République Faure Gnassingbé et son gouvernement travaillent pour assurer une parfaite organisation de toutes les grandes rencontres qu’accueille Lomé, et, à la grande satisfaction de tous les togolais. A l’heure où je vous parle, nous sommes totalement prêts, et, sur tous les plans.

Deux rencontres ont eu lieu ces derniers jours à Lomé en prélude à ce sommet ? Pouvez-vous revenir sur ces deux rencontres pour nos lecteurs ? Et de quoi les participants avaient discuté ?

Comme partout ailleurs, tous les sommets de Chefs d’État et de gouvernement sont précédés de plusieurs sessions préparatoires, notamment celles des experts et des ministres. Ce fut le cas il y a quelques jours, c’est-à-dire les 10, 11 juillet 2018 à Lomé, où les  experts de la CEDEAO et de la CEEAC ont discuté sur la paix, la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la thématique qui sera au cœur du sommet inédit des Chefs d’État et de gouvernement des deux espaces communautaires. Évidemment la  réflexion sur cette thématique a permis de passer au peigne fin la  situation sécuritaire dans les deux espaces communautaires, mais aussi  les stratégies nationales de lutte contre le terrorisme, ainsi que les  instruments juridiques en la matière et la déclaration finale.

Environ combien de chefs d’État et de gouvernement sont attendus à ce  sommet, car le Togo a une forte tradition en matière de mobilisation de  chefs d’État pour ces grandes rencontres.

Un petit calcul des pays membres de la CEDEAO et de la CEEAC, et vous le  saurez (rire) ! Nous attendons une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement.

Un sommet CEDEAO-CEEAC …. Quels seront les principaux sujets au menu des débats ?

Je vous le disais, les débats seront axés sur la paix, la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il s’agira pour la CEDEAO et la CEEAC d’avoir une forte implication dans la sécurisation des deux espaces, gage de toutes perspectives de croissance ou de développement de nos nations. FIN

Propos recueillis par Junior AUREL (Savoir News)

[Interview] Robert Dussey: “Le Togo et Israël ont une très bonne coopération bilatérale”

La plupart des Israéliens auraient du mal à trouver le Togo sur une carte ou à en citer un fait significatif. C’est un petit pays qui figure rarement dans les titres israéliens. Et pourtant, c’est l’un des endroits les plus pro-Israël sur le continent africain. Il n’est donc pas étonnant que le ministre des affaires étrangères togolais, le professeur Robert Dussey, commence son interview avec la déclaration selon laquelle “je suis venu ici pour rassurer [le Premier ministre Benjamin] Netanyahu que le Togo soutiendra Israël. Notre soutien à Israël est constant. “

Officiellement le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Dussey est l’une des figures politiques les plus fortes de son pays (et de l’ensemble du continent). Il pense à Israël comme à sa deuxième maison, à la fois spirituellement et politiquement. Tellement en fait, qu’il ne peut même pas se rappeler combien de fois il a visité Israël.

La raison de ce lien profond avec le peuple de Sion peut résider dans le fait qu’avant d’être nommé ministre, pendant 10 ans, Dussey a occupé différents postes dans la Communauté des Béatitudes. Pour ce groupe catholique, le bien-être d’Israël et du peuple juif est une priorité absolue. Depuis qu’il était moine catholique et jusqu’à ce jour, Dussey récite des prières quotidiennes en hébreu, maintenant un lien spirituel fort avec Israël.

Dussey a 46 ans. Il a commencé sa carrière dans le monde académique (il travaille toujours comme professeur de philosophie politique). Au cours de notre interview, il commence spontanément à chanter la prière du Shema Yisrael dans l’air spécial de sa communauté. À un autre moment de l’entrevue, il a mentionné les Psaumes 137: 5: «Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma main droite oublie son habileté.

“J’ai un lien personnel avec Israël”, dit-il. “J’étais moine et j’étais membre de la Communauté des Béatitudes qui prie chaque jour pour le peuple juif. Chaque jour, nous prions pour la paix pour Israël et en particulier pour la paix à Jérusalem. Le week-end, nous célébrons Shabbat ensemble, et après la prière, nous partageons le pain du Shabbat et chantons des chansons de Shabbat en hébreu. Si vous avez ce lien spirituel avec le peuple juif et avec Israël, vous devez protéger le peuple israélien. “

“Pour moi, le peuple israélien et le peuple juif sont, avant tout, le peuple de Dieu. C’est une décision personnelle, c’est ma propre conviction et je ferai tout pour cette conviction. J’ai passé plus de 10 ans de ma vie à prier pour la paix à Jérusalem, en priant pour le peuple juif et pour Israël. Pour moi, Israël est très important et je dois défendre Israël et le peuple d’Israël. “

Le timing de l’interview d’Israël Hayom avec Dussey était particulièrement pertinent pour souligner le soutien intransigeant du Togo à Israël – il a eu lieu un jour avant que l’Assemblée générale des Nations Unies vote une résolution condamnant Israël, mais pas le Hamas, pour les affrontements frontaliers de Gaza . Dussey a précisé que le représentant togolais à l’ONU irait contre le grain et, encore une fois, être parmi les seuls émissaires à voter contre la résolution avec les Etats-Unis et Israël.

“Je sais qu’au Togo nous sommes courageux”, dit-il. “Tout le monde sait que le Togo soutient Israël à chaque fois. Ce n’est pas la première fois que nous votons pour Israël dans des forums internationaux. À Genève par exemple, au Conseil des droits de l’homme, le Togo vote pour Israël, il défend la position d’Israël. C’est notre position, nous la défendons. “

Q: D’où vient cette connexion profonde avec Israël?

“Le Togo et Israël ont une très bonne coopération bilatérale et bien sûr, elle se renforce de plus en plus. L’année dernière, nous étions censés accueillir un sommet, le premier sommet israélo-africain. Malheureusement, le sommet a été reporté. Le Togo a été soumis à de nombreuses pressions de la part de nombreux pays arabes et de certains pays africains. Mais j’espère que nous le ferons dans le futur. “

Le Togo a été le seul pays africain à voter avec Israël et les Etats-Unis pour bloquer une résolution de l’ONU condamnant la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre. De manière générale, malgré le fait que le Togo n’a pas d’ambassade à Jérusalem, la position pro-israélienne du pays s’est considérablement intensifiée ces dernières années.

Mais en même temps, le Togo veut conserver son statut en Afrique (le Togo est à la tête de l’important organisme régional CEDEAO, qui comprend 15 pays africains, par exemple), s’assurant ainsi de maintenir de bonnes relations avec ses voisins.

Q: Y a-t-il eu une forte réaction en Afrique quand le Togo a voté avec Israël sur Jérusalem à l’ONU?

“Bien sûr, vous savez que nous avons reçu beaucoup d’appels de différentes capitales dans le monde. Ils ont condamné notre décision, mais nous avons pris cette décision. “

Q: Pensez-vous que le Togo a le pouvoir d’influencer d’autres pays à soutenir Israël de la même manière?

“Je pense que c’est possible, mais notre vision est le dialogue avec tous les pays africains, pour savoir exactement ce qui se passe dans cette région. Ce dont nous avons besoin c’est la paix au Moyen-Orient et en Israël et partout dans le monde.

“Certains pays africains ne savent pas ce qui se passe vraiment dans cette région, mais nous discutons avec eux, nous essayons d’expliquer à nos interlocuteurs et de les laisser prendre leurs propres décisions. Nous croyons que nous trouverons la paix quand Dieu décidera. “

Q: D’autres pays veulent souvent utiliser l’expertise israélienne en matière de défense, dans la guerre contre le terrorisme et dans l’agriculture. Le Togo partage-t-il ce désir?

“Bien sûr, nous partageons beaucoup de choses avec Israël. Nous avons une bonne coopération dans notre secteur de la santé et dans notre secteur agricole. Par exemple, juste pour notre secteur de la santé, nous avons inauguré il y a trois semaines le premier centre de traumatologie au Togo, l’un des meilleurs de la région ouest-africaine. … Notre coopération bilatérale est très bonne.

“En Afrique, et au Togo, nous avons d’énormes ressources, mais malheureusement nous n’avons pas l’expertise pour exploiter nos ressources. Israël a de l’expertise, nous avons beaucoup d’ingénieurs et nous avons besoin de votre expertise pour venir en Afrique pour nous aider avec nos ressources. “

Q: Le président du Togo a dit que vous voulez qu’Israël retourne en Afrique et que l’Africain retourne en Israël. Que veut-il dire par là?

“Je soutiens mon président. Si je suis ici, c’est parce qu’il est l’un des meilleurs amis d’Israël. Sa vision de la coopération entre Israël et l’Afrique est très bonne. Pour lui, c’est très simple, nous avons besoin que le peuple israélien revienne en Afrique. Avant 1980, Israël était en Afrique, Israël avait beaucoup d’ambassades en Afrique, au Togo … mais nous avons besoin qu’Israël revienne en Afrique, l’homme d’affaires israélien doit revenir en Afrique, les hommes d’affaires israéliens doivent investir là-bas.

Q: Alors, comment se fait-il que malgré les relations bilatérales étroites, la plupart des Israéliens ne connaissent pas vraiment bien le Togo?

“Le Togo est un pays d’Afrique de l’Ouest; c’est juste un pays parmi 54 pays africains. Nous voulons présenter le Togo à tous dans le monde, particulièrement en Israël. Peut-être que vous pouvez venir, si vous voulez connaître l’Afrique, c’est une porte vers l’Afrique de l’Ouest. “

Q: Vous êtes probablement le seul professeur qui est également ministre au gouvernement. Est-ce que cela vous met dans une meilleure position pour résoudre les problèmes, étant donné que vous êtes un théoricien politique? Avez-vous déjà essayé de mettre en œuvre des théories académiques en politique?

“J’essaye de faire de mon mieux. Quand vous êtes en politique, vous devez passer de la théorie à la pratique. Ce n’est pas facile quand vous devez travailler ou prendre position pour défendre Israël. Mais c’est notre décision. “

Q: Avez-vous un exemple d’une théorie que vous avez essayé de mettre en œuvre?

“Vous savez, mon philosophe préféré est Emmanuel Kant – j’ai fait mon doctorat. sur lui, je lui apprends. L’un des meilleurs livres qu’il a écrit était «la paix perpétuelle».

Q: Est-ce applicable ici dans cette région?

“Je pense que c’est possible si tu as la volonté de faire quelque chose …”

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Source : http://www.israelhayom.com/2018/06/24/i-will-do-everything-for-israel-togolese-foreign-minister-says/

Interview : “Ce Sommet inaugurera une nouvelle ère de partenariat multilatéral entre l’Afrique et Israël”

Le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, revient d’Israël où il a, longuement, rencontré le premier ministre chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. Leurs discussions, du reste, très fructueuses, ont donné lieu à la tenue, du 16 au 20 octobre 2017, du tout premier Sommet Afrique-Israël, à Lomé, au Togo. On se souvient qu’en août dernier, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, avait, lui-même, séjourné au Togo, pendant quatre jours. Une visite officielle au cours de laquelle plusieurs conventions furent signées. L’organisation prochaine de ce Sommet en terre africaine (togolaise) est la matérialisation de la volonté d’ancrage de l’Etat hébreu sur le continent noir.

AFRIQUEDUCATION : Vous venez d’effectuer une visite en Israël, à la demande du président de la République, Faure Gnassingbé, qui vous a permis de rencontrer le premier ministre chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. Un Sommet Israël-Afrique se tiendra à Lomé du 16 au 20 octobre. Pouvez-vous nous en parler?

Professeur Robert Dussey : J’ai effectué une visite officielle en Israël, les 23 et 24 janvier 2017, au cours de laquelle j’ai rencontré le premier ministre, Benyamin Netanyahou. De nos discussions, il est ressorti la tenue, à Lomé, du premier Sommet Afrique-Israël sur le thème, « La Haute Technologie et la Sécurité ». Ce Sommet réunira les chefs d’Etat et de gouvernement africains et les dirigeants israéliens, pour discuter des questions liées à la haute technologie, la sécurité et le développement. Comme vous le savez, aujourd’hui, l’Etat d’Israël constitue une référence dans les domaines susmentionnés et le continent africain, qui dispose d’énormes potentialités, a besoin de cette expertise de l’Etat hébreux, pour poursuivre sa voie vers l’émergence. Cette rencontre sera, aussi l’occasion pour les hommes d’affaires africains et israéliens de partager leurs expériences et de nouer de nouveaux partenariats. Aussi, puis-je ajouter que dans le cadre de la mondialisation, l’Afrique a besoin de diversifier ses partenaires à l’instar de ce qu’elle fait, déjà, avec les autres. Ce Sommet s’inscrit, enfin, dans le cadre du réchauffement des relations entre Israël et l’Afrique.

Le premier ministre israélien sera présent, à Lomé, tout comme, plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains, vous venez de le confirmer. Ce Sommet sera-t-il organisé, aussi, sous l’égide de l’Union africaine ou s’agit-il d’une initiative bilatérale de la diplomatie togolaise à laquelle sont conviés les pays africains ?

Il s’agit d’une démarche individuelle de la diplomatie togolaise et celle-ci découle d’un constat. En réalité, Israël entretient des relations de coopération politique, économique et socio-culturelle, au plan bilatéral, avec de nombreux pays africains. L’initiative togolaise est de réunir les pays africains et l’Etat d’Israël pour définir un cadre global à ses relations en vue de mutualiser les efforts et les moyens afin de réaliser des progrès significatifs sur le plan politique et en matière de développement économique et social. C’est donc le gouvernement togolais en collaboration avec Israël qui mobilise les autres pays africains dans le contexte de ce premier Sommet Afrique-Israël.

Quels sont les résultats attendus lors de ce Sommet ?

Ce Sommet inaugurera une nouvelle ère de partenariat multilatéral entre l’Afrique et Israël et permettra de définir des stratégies communes afin de faire face aux défis sécuritaires et de développement de l’heure. Il est, également, espéré le lancement d’un hub sur les innovations technologiques dont les activités auront pour effet de booster différents secteurs de l’économie, notamment, agricole, médicale, scientifique, etc. Ce grand rendez-vous permettra aux secteurs privés africain et israélien de mieux se connaître dans la perspective d’augmenter les échanges entre l’Afrique et l’Etat hébreux. Ce Sommet sera sanctionné par une Déclaration qui va sceller l’engagement des deux Parties à consolider leurs relations.

Quelle est l’ambition du président Faure Gnassingbé en accueillant ce Sommet qui peut lui attirer quelques ennuis du côté des pays arabes ?

D’abord, il faut relever qu’à travers cette initiative, le président de la République, Faure Gnassingbé, veut jouer un rôle de leadership dans le cadre des relations israé- lo-africaines. Aujourd’hui, le dynamisme de la diplomatie togolaise commande que le Togo puisse se mettre dans la stratégie, en prenant des initiatives tendant à faire de la diplomatie un véritable outil de développement. En accueillant ce Sommet, c’est le rayonnement international de notre pays qui sera affirmé comme, récemment, à l’occasion du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité, la sûreté maritimes et le développement en Afrique. Ennuis ? Je ne vois pas parce que nous avons de très bonnes relations diplomatiques et une solide coopération avec nos partenaires arabes. Je pense même que la mise en place d’un cadre de coopération entre l’Afrique et Israël favorisera, j’ose croire, la création de canaux de discussions politiques permettant d’avoir des positions acceptables, par tous, sur certaines questions. La diplomatie togolaise, sous la vision éclairée du président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, est en pleine expansion. L’organisation de ce premier Sommet Afrique-Israël constitue un nouveau coup d’éclat pour celle-ci et consolide le rayonnement de la République togolaise dans le monde. A travers ce rayonnement, la diplomatie togolaise attire, à coup sûr, des investissements vers notre pays en vue d’assurer le bien-être économique et social des populations.

Source: Afrique Education N°449/février 2017
Propos recueillis par Aristide Koné

Interview : “Ce Sommet inaugurera une nouvelle ère de partenariat multilatéral entre l’Afrique et Israël”

Le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, revient d’Israël où il a, longuement, rencontré le premier ministre chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. Leurs discussions, du reste, très fructueuses, ont donné lieu à la tenue, du 16 au 20 octobre 2017, du tout premier Sommet Afrique-Israël, à Lomé, au Togo. On se souvient qu’en août dernier, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, avait, lui-même, séjourné au Togo, pendant quatre jours. Une visite officielle au cours de laquelle plusieurs conventions furent signées. L’organisation prochaine de ce Sommet en terre africaine (togolaise) est la matérialisation de la volonté d’ancrage de l’Etat hébreu sur le continent noir.

AFRIQUEDUCATION : Vous venez d’effectuer une visite en Israël, à la demande du président de la République, Faure Gnassingbé, qui vous a permis de rencontrer le premier ministre chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. Un Sommet Israël-Afrique se tiendra à Lomé du 16 au 20 octobre. Pouvez-vous nous en parler?

Professeur Robert Dussey : J’ai effectué une visite officielle en Israël, les 23 et 24 janvier 2017, au cours de laquelle j’ai rencontré le premier ministre, Benyamin Netanyahou. De nos discussions, il est ressorti la tenue, à Lomé, du premier Sommet Afrique-Israël sur le thème, « La Haute Technologie et la Sécurité ». Ce Sommet réunira les chefs d’Etat et de gouvernement africains et les dirigeants israéliens, pour discuter des questions liées à la haute technologie, la sécurité et le développement. Comme vous le savez, aujourd’hui, l’Etat d’Israël constitue une référence dans les domaines susmentionnés et le continent africain, qui dispose d’énormes potentialités, a besoin de cette expertise de l’Etat hébreux, pour poursuivre sa voie vers l’émergence. Cette rencontre sera, aussi l’occasion pour les hommes d’affaires africains et israéliens de partager leurs expériences et de nouer de nouveaux partenariats. Aussi, puis-je ajouter que dans le cadre de la mondialisation, l’Afrique a besoin de diversifier ses partenaires à l’instar de ce qu’elle fait, déjà, avec les autres. Ce Sommet s’inscrit, enfin, dans le cadre du réchauffement des relations entre Israël et l’Afrique.

Le premier ministre israélien sera présent, à Lomé, tout comme, plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains, vous venez de le confirmer. Ce Sommet sera-t-il organisé, aussi, sous l’égide de l’Union africaine ou s’agit-il d’une initiative bilatérale de la diplomatie togolaise à laquelle sont conviés les pays africains ?

Il s’agit d’une démarche individuelle de la diplomatie togolaise et celle-ci découle d’un constat. En réalité, Israël entretient des relations de coopération politique, économique et socio-culturelle, au plan bilatéral, avec de nombreux pays africains. L’initiative togolaise est de réunir les pays africains et l’Etat d’Israël pour définir un cadre global à ses relations en vue de mutualiser les efforts et les moyens afin de réaliser des progrès significatifs sur le plan politique et en matière de développement économique et social. C’est donc le gouvernement togolais en collaboration avec Israël qui mobilise les autres pays africains dans le contexte de ce premier Sommet Afrique-Israël.

Quels sont les résultats attendus lors de ce Sommet ?

Ce Sommet inaugurera une nouvelle ère de partenariat multilatéral entre l’Afrique et Israël et permettra de définir des stratégies communes afin de faire face aux défis sécuritaires et de développement de l’heure. Il est, également, espéré le lancement d’un hub sur les innovations technologiques dont les activités auront pour effet de booster différents secteurs de l’économie, notamment, agricole, médicale, scientifique, etc. Ce grand rendez-vous permettra aux secteurs privés africain et israélien de mieux se connaître dans la perspective d’augmenter les échanges entre l’Afrique et l’Etat hébreux. Ce Sommet sera sanctionné par une Déclaration qui va sceller l’engagement des deux Parties à consolider leurs relations.

Quelle est l’ambition du président Faure Gnassingbé en accueillant ce Sommet qui peut lui attirer quelques ennuis du côté des pays arabes ?

D’abord, il faut relever qu’à travers cette initiative, le président de la République, Faure Gnassingbé, veut jouer un rôle de leadership dans le cadre des relations israé- lo-africaines. Aujourd’hui, le dynamisme de la diplomatie togolaise commande que le Togo puisse se mettre dans la stratégie, en prenant des initiatives tendant à faire de la diplomatie un véritable outil de développement. En accueillant ce Sommet, c’est le rayonnement international de notre pays qui sera affirmé comme, récemment, à l’occasion du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité, la sûreté maritimes et le développement en Afrique. Ennuis ? Je ne vois pas parce que nous avons de très bonnes relations diplomatiques et une solide coopération avec nos partenaires arabes. Je pense même que la mise en place d’un cadre de coopération entre l’Afrique et Israël favorisera, j’ose croire, la création de canaux de discussions politiques permettant d’avoir des positions acceptables, par tous, sur certaines questions. La diplomatie togolaise, sous la vision éclairée du président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, est en pleine expansion. L’organisation de ce premier Sommet Afrique-Israël constitue un nouveau coup d’éclat pour celle-ci et consolide le rayonnement de la République togolaise dans le monde. A travers ce rayonnement, la diplomatie togolaise attire, à coup sûr, des investissements vers notre pays en vue d’assurer le bien-être économique et social des populations.

Source: Afrique Education N°449/février 2017
Propos recueillis par Aristide Koné

[Interview] Robert Dussey : “La diplomatie togolaise se porte bien”.

“La diplomatie togolaise se porte bien”, a affirmé Robert Dussey, ministre des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, dans une interview exclusive à l’Agence Savoir News. M. Dussey dresse un petit bilan des activités diplomatiques en 2016.

Savoir News : Comment se porte aujourd’hui la diplomatie togolaise ?

Robert Dussey : La diplomatie togolaise se porte bien. Vous, journalistes, vous êtes d’ailleurs les témoins du “grand retour du Togo sur la scène internationale”. L’agenda de cette année 2016 finissant, l’illustre si bien comme vous l’aurez constaté vous-même…

Savoir News : Après une année d’intenses activités, place au bilan. Quelques sont les grandes actions menées par votre département en 2016 ?

Pour nous, chaque jour, chaque semaine et chaque mois compte pour relever les défis de la diplomatie togolaise. La vision du président de la République, est de repositionner la Togo dans le concert des nations, ce qui explique les nombreuses actions de la diplomatie togolaise, qui vont de la visite ici à Lomé ( 3, 4, 5 janvier 2016) de Gerd MÜLLER, ministre allemand de la coopération et du développement, à l’initiative réussite diaspora (15 janvier 2016), une première en Afrique subsaharienne,
en passant par le printemps de la coopération germano-togolaise (3, 4, 5 avril 2016), un événement unanimement apprécié par Berlin et Lomé, sans oublier la semaine de l’intégration africaine, célébrée avec faste (23 au 28 mai 2016), la 3ème édition du Comité d’Orientation Stratégique Afrique de l’Ouest-Union européenne (22 au 24 juin 2016), les Consultations Afrique-Chine-USA pour la paix (27 au 28 juillet 2016).

A cela, s’ajoutent les visites d’Etat du président Faure Essozimna GNASSINGBE en Chine (29 au 2 juin 2016), en Allemagne (8 au 3 juin 2016), et en Israël (7 au 11 août 2016), au Kenya (11 au 13 décembre 2016), mais aussi, celle de Manuel VALLS, l’ancien premier ministre français, à Lomé.

L’almanach 2016 de la diplomatie togolaise, retiendra également, le sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, tenu du 10 au 15 octobre dernier à Lomé. Évidemment, parler de ce sommet, c’est évoquer la Charte de Lomé, une première en Afrique !

Savoir News : Quelle activité, vous a le plus marqué ?

En tant que journaliste, et vu de l’extérieur, vous le savez mieux que nous ! Toutes ces nombreuses activités sont différentes les unes des autres, et donc pas comparables.

Mais, elles éclairent le Togo sur la scène internationale et concourent à son repositionnement dans le concert des nations. Donc, c’est le Togo qui en sort de nouveau grandi (…). 
Savoir News : Le 7 décembre, vous avez encore primé les meilleurs agents de votre ministère. C’est la troisième fois que vous posez un tel acte. Sur quels critères ces agents retenus ?

Autant nous faisons de la diplomatie économique, un outil au service du développement du Togo, autant nous croyons que les ressources humaines doivent être de qualité, autant nous croyons qu’il fallait motiver l’ensemble du personnel pour réussir ce challenge, d’où “Le prix de l’excellence”.  Ces agents ont été jugés sur plusieurs critères notamment : la dimension sociale, la dimension professionnelle et la dimension intellectuelle.

Évidemment, ces différentes dimensions ou critères ont été notés par un jury indépendant, appuyé par les experts de l’Agence National Pour l’Emploi (ANPE). A cette édition 2016, nous avons donc primé 4 personnes (1 Employer, 1 secrétaire, 1 cadre et 1 haut fonctionnaire).

Savoir News : La deuxième édition du printemps de la coopération germano-togolaise se tiendra début avril 2017, sujet que vous avez d’ailleurs abordé à Berlin, lors de votre récente visite. Quelles seront les innovations?

Cette initiative “printemps de la coopération germano-togolaise” est l’expression de la vitalité des relations diplomatiques et économiques entre Berlin et Lomé. La première édition (les 3, 4, 5 avril 2016) fut une réussite pour tous les acteurs allemands et togolais.

La deuxième édition qui se tiendra les 3, 4, 5 avril 2017, verra la participation des pays de l’hinterland (Mali, Niger et Burkina Faso) que le Togo dessert à partir de son port en eau profonde (le seul dans la sous région ouest africaine).

Le Togo qui a une longue histoire avec l’Allemagne, mais aussi avec ses partenaires de la sous-région, donnera à l’occasion de cette deuxième édition du printemps de la coopération germano-togolaise, un cachet fortement culturel, particulièrement en faveur des peuples Allemands et Togolais. Aussi, les partenaires du secteur privé (dans toute sa diversité) seront mobilisés pour cette deuxième édition…

Savoir News : Un dernier mot ?

Je vous remercie de l’intérêt que vous portez au Togo à travers sa diplomatie. Aussi voudrais-je saluer et remercier l’ensemble des médias et nos partenaires qui nous accompagnent dans nos activités. Pour finir, je voudrais vous souhaiter à vous-même, à tous les hommes et femmes de médias, à nos partenaires et à tout le monde, une heureuse année de santé et de succès en 2017.

FIN

Interview accordé à Junior AUREL
Source : SavoirNews

[Audio] Interview : Robert Dussey donne des éclairages sur le Sommet de Lomé

Les dirigeants de l’Union africaine sont réunis ce samedi 15 octobre à Lomé pour parler de sécurité en mer. Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent signer une charte contraignante pour lutter notamment contre la piraterie dans le golfe de Guinée. Pour en parler, RFI a reçu le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.

Ecouter l’interview

 

Source : RFI.FR

[Interview] Robert Dussey : “Nous n’avons pas de courant extrêmiste au Togo”

A l’occasion de son passage à Paris et à un mois d’un sommet extraordinnaire de l’Union africaine sur la sécurité martime organisé à Lomé, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey revient sur les défis du Togo et des autres pays du continent face à la menace terroriste, qu’elle soit terrestre ou maritime.

« Nous pensons que la menace terroriste touche tous les pays, mais l’essentiel pour nous est de continuer à rassurer la population. Nos forces de sécurité travaillent et veillent sur la paix et la sécurité de toutes les Togolaises et tous les Togolais. »

Ecouter l’interview sur RFI.FR

Source : RFI.FR

 

[Interview] L’axe Lomé-Jérusalem : un espoir pour le continent

La visite du président togolais en Israël la semaine dernière a été particulièrement fructueuse. Elle a permis de resserrer les liens politiques et économiques et d’identifier de nouvelles pistes de coopération dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et de la sécurité.

Lomé devrait abriter l’année prochaine le premier sommet Afrique-Israël et prendre la tête d’un groupe des amis de l’Etat hébreu en Afrique de l’Ouest.

Ce que confirme dans l’entretien qui suit Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères.

Republicoftogo.com : Quel bilan faites-vous de la récente visite du président Faure Gnassingbé en Israël ?

Robert Dussey : Je dois d’abord rappeler que c’est sa 2e visite en 4 ans. L’objectif est de consolider la relation bilatérale et de la faire évoluer tant sur le plan politique qu’économique et qu’en terme de coopération technique.

Israël peut apporter – et apporte déjà beaucoup – dans le domaine de l’expertise agricole. Plusieurs centaines de Togolais ont été formés ces dernières années par Mashav, l’Agence israélienne de coopération internationale. D’autres pistes ont été ouvertes lors du voyage afin de permettre un rapprochement en terme de santé, d’éducation et de formation.

Cette visite est symbolique d’une nouvelle ère de relations entre Lomé et Jérusalem.

Republicoftogo.com : Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a salué en des termes très chaleureux la position du Togo à l’égard d’Israël

Robert Dussey : Le chef de l’Etat a hautement apprécié les propos de M. Netanyahou. Le Togo a opté pour une politique équilibré au Moyen-Orient, une politique qui favorise des perspectives de paix. C’est dans cet esprit que mon pays vote contre ou s’abstient lors de résolutions introduites par des organisations internationales et que nous jugeons excessives ou contre-productives. Notre diplomatie se veut pragmatique.

Republicoftogo.com : En se rendant sur le Golan, le président Faure Gnassingbé a pu constater combien la situation sécuritaire d’Israël est précaire 

Robert Dussey : C’est vrai. Nous avons vu s’affronter à quelques centaines de mètres de la frontière israélienne rebelles syriens et forces gouvernementales. C’est un défi quotidien pour Tsahal, non seulement à cette frontière, mais aussi avec le Liban. Il est nécessaire de trouver rapidement une solution à la guerre qui dévaste la Syrie depuis 5 ans.

En même temps, il y a des signes d’espoir. Des milliers de blessés syriens – rebelles et civils – sont soignés par l’armée israélienne ou acheminés vers des hôpitaux de la région.

Le président Faure Gnassingbé s’est rendu dans l’un de ces établissements, à Safed. Là des médecins juifs, musulmans, chrétiens et druzes soignent gratuitement des combattants islamistes ou des enfants sans leur demander qui ils sont, comment ils s’appellent ou pour qui ils combattent.

C’est très symbolique. C’est une action humanitaire et humaniste qui montre que dans cette région troublée, tout est possible. Et l’Etat hébreu montre la voie.

Republicoftogo.com : le communiqué togolais publié à l’issue de la rencontre entre Faure Gnassingbé, le président israélien Reuven Rivlin et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, fait était de la tenue à Lomé d’un sommet Afrique-Israël.

Robert Dussey : Effectivement, le président togolais a fait cette proposition à M. Netanyahou qui l’a accepté. Nous souhaitons organiser dans la capitale togolaise l’année prochaine le premier sommet qui rassemblera les leaders des pays africains, ceux de la Cédéao, mais aussi au-delà, et les officiels israéliens afin de créer une plateforme de dialogue et de coopération pérenne . Rencontre politique, diplomatique, ce sommet se veut aussi un carrefoir incontournable pour le business entre le Continent et Israël.

Ce sera une première qui illustre une nouvelle fois le dynamisme de la diplomatie togolaise.

Republicoftogo.com : ‘Le Togo veut devenir un Hub pour le développement de l’amitié entre l’Afrique et Israël ‘, écrit le Jerusalelm Post. Etes-vous d’accord avec ce postulat ?

Robert Dussey : Oui c’est assez juste. D’abord, le Togo a une amitié très ancienne avec Israël et un accord de vue sur de nombreux sujets. Ensuite, mon pays, grâce aux initiatives du chef de l’Etat, a une forte légitimité dans la région et au sein des instances régionales. Et plus généralement sur le continent africain.

Ce sommet sera donc l’occasion d’un rapprochement historique et d’une impulsion donnée au développement de nos pays grâce au savoir-faire et à la technologie israélienne.

Un outil central au service du développement

Dans un entretien accordé à New African (juillet-août 2016), le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, précise les priorités diplomatiques de son pays.

‘Le président Faure Gnassingbé nous a donné une feuille de route claire
(…) avec des obligations de résultat. Il s’agit donc pour nous d’œuvrer au retour du pays sur la scène internationale (…) la diplomatie togolaise est axée sur le développement économique et social (…) elle se veut un outil central au service du développement du Togo’, explique M. Dussey. 

Dans cette logique, le Togo entend diversifier les partenariats, notamment avec les pays émergents tout en conservant des liens étroits des pays comme l’Allemagne, la France, les Etats-Unis et l’Union européenne.

M. Dussey évoque enfin la tenue prochaine à Lomé du sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime. L’objectif, déclare-t-il, est de parvenir à l’adoption d’une charte contraignante.

La finalité de cette stratégie est de faire de l’espace maritime le levier du développement économique et social de l’Afrique, souligne le chef de la diplomatie togolaise.

New Africain – version française (juillet-août 2016), vente en kiosque 

[Interview] Le Togo relèvera tous les défis, notamment sécuritaires, pour devenir un Etat émergent à l’horizon 2030

Le Togo peut se réjouir du chemin parcouru depuis son indépendance, il y a 56 ans, et doit désormais relever de nouveaux défis notamment sécuritaires, pour devenir un état émergent à l’horizon 2030, estime le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Robert Dussey, rencontré par Anadolu.

Le Ministre s’est aussi réjoui des excellentes relations et de la coopération qui se renforce entre le Togo et la Turquie, marquant l’ouverture vers un nouvel horizon, notamment dans le domaine économique.

A l’occasion du cinquante-sixième anniversaire de l’indépendance togolaise, Dussey dresse un bilan positif, du chemin parcouru par le pays, «marqué de succès, de tâtonnements, de bien d’erreurs mais aussi de défis qu’il fallait relever, dans un environnement international qui lui était défavorable.»

«Les moments de soubresauts des années 90 n’ont pas altéré la volonté des gouvernants togolais de bâtir une société prospère tournée davantage vers la satisfaction des besoins des populations et le développement, et aujourd’hui, le climat de stabilité politique et sécuritaire dont on peut se réjouir, offre l’opportunité au pays de poursuivre son processus de consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit, en vue de faire du Togo un pays émergent à l’horizon 2030 », a souligné Dussey, dans une interview accordée à Anadolu.

L’intégration régionale et sous-régionale économique, le développement durable, les menaces transversales, sont autant de défis qui se présentent au Togo et à l’ensemble de l’Afrique, rappelle le ministre togolais qui insiste sur le fait que, d’un point de vue sécuritaire, le Togo s’est toujours engagé en faveur de la paix.

«Comme vous le savez, le Togo a toujours participé aux opérations de maintien de la paix. Il est l’un des grands contributeurs de troupes sur les terrains d’opération de maintien de la paix. A ce titre, le pays s’associe à la dynamique actuelle de lutte contre la criminalité de tout genre et de maintien de la stabilité sur le continent », souligne-t-il.

«Fidèle à son engagement en faveur de la paix et la sécurité internationales, et lorsqu’on sait les liens intrinsèques qui existent entre le développement et la sécurité, le Togo se réjouit d’abriter, le 15 octobre prochain à Lomé, le Sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique. Ce sera une occasion importante pour les dirigeants africains de réfléchir, avec l’appui de leurs partenaires, à la problématique de la criminalité en mer, notamment la piraterie », justifie-t-il.

Alors que le terrorisme qui se traduit par la prolifération des organisations terroristes et des actes criminels, apparaît comme la principale menace à la paix et à la sécurité, le Togo, qui siège au conseil de sécurité de l’ONU, a fait de cette question une priorité.

«Des régions qui, jadis, n’avaient pas pleinement pris conscience de la gravité de la menace, ou qui s’estimaient être à l’abri du phénomène, sont devenues les cibles privilégiées des terroristes. Ainsi, même si le niveau de la menace varie d’un continent à un autre, d’un pays à un autre, aucun endroit n’en est épargné, à l’instar de la sous-région ouest-africaine où la réalité du phénomène est encore plus prégnante, avec les récentes attaques au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire ».

«Le spectre des facteurs qui alimentent ou ravivent ce phénomène est varié, et tient notamment à la pauvreté, la mauvaise gouvernance, les conflits, l’instabilité politique, la corruption, la faiblesse des institutions gouvernementales et l’accès facile aux armes », détaille-t-il.

«Dans le souci de renforcer la conscience et la mobilisation internationales face à cette menace et en m’inspirant de la situation qui prévaut dans la sous-région ouest-africaine, je voudrais insister sur la nécessité de renforcer la coopération régionale et internationale, dans une approche intégrée, collective inclusive» dit Dussey.

«Nous estimons que la solution militaire seule ne suffit pas et, à cet égard, la communauté internationale devrait aider le continent à perpétuer la dynamique positive de croissance économique qui bénéficiera, à coup sûr, aux populations vulnérables qui constituent le terreau de recrutement des terroristes », préconise-t-il.

D’autre part, interrogé sur les relations entre la Turquie et le Togo, le ministre des affaires étrangères, les a qualifié d'”excellentes” aussi bien sur le plan politique que diplomatique.

“Dans le domaine de la coopération bilatérale, il y’a tout d’abord lieu de relever que la politique étrangère de la Turquie vers l’Afrique intègre, en plus des objectifs économiques et commerciaux mutuellement avantageux, une approche globale qui inclut le développement de l’Afrique par une assistance technique sur la base de projets dans les domaines comme la lutte contre les maladies, le développement agricole, l’irrigation, l’énergie, l’éducation et le social”, a-t-il énuméré.

“Aujourd’hui, les investissements privés turcs se multiplient et la coopération publique se renforce sur le continent et y compris au Togo qui, fort du principe de la diplomatie économique et avec l’amélioration du climat des affaires, sous l’impulsion du Chef de l’Etat (Faure Gnassingbé), connait l’affluence des investisseurs turcs”, rappelle-t-il.

“A cet égard, je voudrais saluer les nouvelles perspectives de coopération et de partenariat qui existent, fort heureusement, entre les deux pays, marquées aujourd’hui par des contacts réguliers entre les hommes d’affaires à travers les chambres de commerce des deux pays. Ceci participe évidemment à stimuler les échanges commerciaux qui sont restés pendant longtemps en deçà des potentialités que chacun des deux pays dispose en la matière”, conclut-il.

Source : AA/Lomé

Robert Dussey : “J’entends continuer, autant que faire se peut, à promouvoir l’excellence au sein de ce département”

Les meilleurs agents du ministère des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine ont été primés vendredi dernier à Lomé, événement qui s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition du +prix d’excellence+ initié par le responsable en charge dudit ministère M.Robert Dussey.

Destiné à récompenser les efforts quotidiens du personnel, le prix d’excellence est aussi une motivation à l’engagement des agents à chercher les voies et moyens pour s’inscrire dans la nouvelle dynamique d’une diplomatie économique plus innovante. Pour mieux cerner les contours de ce prix, l’Agence Savoir News a approché M.Dussey. Lisez.

Savoir News : Monsieur le ministre, qu’est-ce qui vous a motivé à inventer ce prix ?

Robert Dussey : D’entrée, permettez-moi de rappeler que tout processus de progrès est soutenu par le travail, par la production, donc par l’effort à la fois physique et intellectuel que tout individu est appelé à fournir. Pour un pays comme le notre, qui aspire à un développement durable soutenu, il importe d’encourager et de susciter de bonnes volontés au travail, condition sine qua non de l’essor de notre pays.

En instaurant ce prix, j’ai à cœur d’inciter les agents du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine à plus d’engagement, d’efforts, de dévouement et à une prise de conscience plus accrue de leur devoir et de leur responsabilité en tant qu’agents au service de la diplomatie togolaise.

Quel petit bilan dressez-vous, à l’issue de cette deuxième édition ?

Faudrait-il, en cette circonstance, parler de bilan ? De toute façon, nous nous sommes efforcés, avec la précieuse contribution des partenaires, d’organiser cette cérémonie avec la préoccupation de la réussir en créant les meilleures conditions de convivialité et de fraternité propres en de pareilles occasions. Tous les agents en sont, je l’espère satisfaits.

Le « prix d’excellence du ministre » a été décroché par M. Yasmin Tchalare. Outre une mission à New York (Assemblée générale de l’ONU) ce dernier a empoché un billet d’avion Lomé-Paris-Lomé. Quelle mission M.Tchalare fera à New York ?

Oui, l’heureux élu de cette année, Monsieur Tchalaré, a effectivement gagné, dans le cadre du prix qui lui est offert une mission pour la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Il y prendra part aux travaux de l’Assemblée générale. Il a, en outre, gagné un billet d’avion Lomé-Paris-Lomé à utiliser aux fins qui lui conviendraient.

Quel appel avez-vous à l’endroit du personnel de votre ministère, par rapport au « prix d’excellence »?

J’entends continuer, autant que faire se peut, à promouvoir l’excellence au sein de ce département. Pour ce faire, l’attention et l’effort seront accrus afin que la recherche constante de la qualité dans le travail accompli soit une préoccupation de tous les jours pour chaque agent, étant convaincu que notre pays ne comptera dans le monde que par le travail et le travail bien fait de tous ses enfants.

Par ailleurs, votre département a également lancé récemment, l’initiative “Réussites Diaspora”. Tout est clôturé depuis le 1er décembre. Pouvez-vous nous faire un petit compte-rendu de l’événement ? (Y a-t-il vraiment un engouement des togolais de la diaspora ? Nombre de candidatures ? etc…).

L’initiative “Réussites Diaspora” vise à encourager nos compatriotes de l’extérieur, engagés dans de nombreuses activités et dont les performances fort appréciées contribuent au rayonnement du Togo.

A la date de ce jour, je puis vous annoncer que cette initiative connaît un engouement considérable. Nous avons enregistré plus de cents postulants. Le dépouillement et la présélection sont achevés. Cette phase sera suivie de la notation. L’ensemble du processus sera achevé par une interview vidéo-conférence en vue du choix final des gagnants.

FIN
Source : Savoir News | Propos recueillis par Junior AUREL

[Interview] Robert Dussey : «Réussites Diaspora tire sa principale source de l’engagement du gouvernement de donner de signaux forts de la valorisation de la Diaspora et de la reconnaissance des apports considérables des Togolais de l’Extérieur»

Le ministère des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine a lancé depuis le début de ce mois, “Réussites Diaspora”, une initiative novatrice en vue d’honorer les talents togolais vivant à travers le monde.

Jeudi 15 octobre dernier, le chef de la diplomatie togolaise Robert Dussey, entouré du chef de la Délégation de l’Union européenne au Togo Nicolas Berlanga Martinez et de Serge Marie N’Guessan, représentant résident de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Togo étaient face aux professionnels des médias, rencontre au cours de laquelle “Réussites Diaspora” a été largement exposé.

Pour permettre à nos lecteurs de cerner tous les contours dudit événement, l’Agence Savoir News a approché M.Robert Dussey.

Qu’est-ce qui a motivé votre département à prendre cette initiative novatrice ?

Nous tenons à vous remercier pour votre intérêt marqué pour notre événement inédit, à l’instar de beaucoup de médias nationaux et internationaux qui voit dans « Réussites Diaspora », une grande innovation notre vision des relations avec notre diaspora.

« Réussites Diaspora » tire sa principale source de l’engagement du gouvernement de donner de signaux forts de la valorisation de la Diaspora et de la reconnaissance des apports considérables des Togolais de l’Extérieur.

« Réussites Diaspora » est donc motivé par la détermination de notre département à mettre l’accent sur les contributions des membres de la diaspora togolaise au rayonnement et au développement de notre pays.

La volonté d’innover que vous avez soulignée tient aussi à cette volonté de démontrer aux Togolais de l’Extérieur que le Togo est fier des membres de la diaspora togolaise qui réussissent et qui portent haut l’image et les couleurs de notre pays.

Que visez-vous concrètement, en lançant de cet événement ?

En lançant la Semaine des Réussites de la Diaspora, le Ministère vise plusieurs objectifs notamment :

  • Remettre des distinctions honorifiques aux membres les plus méritants de la Diaspora Togolaise lors d’une soirée de prestige organisée par le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine.
  • Inscrire l’événement dans un cycle d’activités appelé « La Semaine des Réussites Diaspora » visant, entre autres, à souligner le caractère non isolé et inclusive de l’événement.
  • Faire de l’événement, un espace inédit d’échanges et de présentation des orientations politiques en matière de mobilisation de la Diaspora, de migration, de co développement durable, l’objectif étant de faire des Togolais de l’Extérieur, un des partenaires stratégiques des programmes visant à concrétiser les Objectifs de Développement Durable au Togo. Un des enjeux est donc de préparer l’après événement à travers le document de politique confirmant les nouvelles ambitions du Togo pour sa Diaspora.

En termes de finalité, plusieurs ambitions fortes sont prévues :

  • Faire de la Diaspora, un solide soutien pour le développement durable, pour le codéveleoppement et pour servir d’éclaireur pour une vision mieux structurée de la migration.
  • Renforcer les relations avec la Diaspora Togolaise pour que notre pays puisse en faire des acteurs des programmes visant à concrétiser les Objectifs de Développement Durable.
  • A terme, donner un véritable statut aux membres de la diaspora togolaise qui s’engage au service du développement économique et social de notre pays.

Jeudi dernier, vous aviez associé Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Nicolas Berlanga Martinez (chef de la Délégation de l’Union européenne au Togo) et Monsieur Serge Marie N’guessan (représentant résident de la Banque Africaine de Développement /BAD au Togo) à une conférence de presse, rencontre au cours de laquelle ce projet a été largement exposé aux professionnels des médias. Pourquoi aviez-vous fait appel à ces deux personnalités ?

« Réussites Diaspora » étant avant tout une initiative de mise en valeur des togolais résidant dans le monde entier, il est très important d’associer à l’événement, les représentants de Togo de pays de résidence. Les Togolais étant nombreux à vivre en Europe, nous avons tenu naturellement à impliquer le Chef de la Délégation Européenne au Togo, SEM Nicolas Berlanga Martinez, un des chantres du dialogue entre les togolais de l’intérieur et de l’extérieur.

Quant au Représentant de la BAD, M. Serge Marie N’guessan, il soutient les projets du gouvernement depuis des années. Il s’agit donc d’un allié naturel de toute initiative visant à promouvoir le renforcement des relations avec la Diaspora. Sachant que près des 2/3 des membres de la diaspora vivent en Afrique, l’importance accordée par la BAD aux questions de diaspora est ancien et constitue une des grandes constantes des orientations stratégiques de la BAD au Togo depuis plusieurs années.

Il s’agit donc des alliés solides et de prestige qui sont très sensibles aux questions de migrations et de diaspora.

Sont-ils les seuls partenaires ?

Non, ils ne sont pas les seuls partenaires. Notre initiative, « Réussites Diaspora » est aussi soutenu par d’autres partenaires, à savoir des institutionnels comme le PNUD et des acteurs privés.

Comment se déroule “Réussites Diaspora” ? En d’autres termes, qui sont ceux qui doivent postuler ? Et comment doivent-ils procéder ?

Tout togolais de l’extérieur répondant aux exigences exposées dans le communiqué du 05 novembre peut postuler librement pour être nominés puis devenir lauréat des « Prix Réussites Diaspora ».
Pour se faire, les procédures prévues se présentent succinctement comme suit :

  • Pour participer, à ‘Réussites Diaspora’, les Togolais de l’Extérieur sont invité à envoyer aux mails : reussites.diasporatogo@yahoo.fr et aux contacts mails ci-dessous, un court résumé de vos activités et de votre parcours au plus tard le 25 novembre 2015. Des associations et autres structures comme des personnes tierces peuvent proposer la candidature de togolais de l’extérieur qu’ils trouvent méritants.
  • L’événement « Réussites diaspora » vise à reconnaître les talents et réussites de nos concitoyens togolais vivant à l’étranger, et qui ont à leur actif un parcours professionnel exceptionnel dans les domaines de la science et de la recherche, le droits, l’agriculture, l’éducation, la santé, l’économie, entrepreneuriat, le business, les médias, les nouvelles technologies, l’environnement etc.
  • Un Jury indépendant procédera à la sélection avant une remise des distinctions organisée lors d’une cérémonie entre Décembre 2015 et janvier 2016 à Lomé.

Comme vous le voyez, le modus operandi est très simple et permet l’ouverture à un large public et au plus grand nombre de candidat même si une attention particulière sera accordée au parcours et aux réalisations concrètes s’y afférant.

Quelles sont les catégories prévues ? Et comment les lauréats seront désignés ?

Nous retenons pour cette première édition 6 grandes catégories définies de la manière suivante :

A- Education ;

B- Santé et Social ;

C- Economie, Business et Entrepreneuriat ;

D- Nouvelles Technologies, Sciences et Recherches ;

E- Humanitaire, Environnement et Développement Durable ;

F- Arts, Culture et Sports

Pour chacune des 6 catégories, il est prévu des retenir 2 ou 3 nominés sur la base de leur dossier et des entretiens de validation et de collecte d’informations spécifiques pour mieux définir le parcours et les réalisations.

Cette “Short-List” de 2 ou 3 personnes par catégorie est soumise au Jury indépendant qui propose au Ministre les Lauréats devant recevoir le « Prix des Réussites Diaspora ».

Une fois ce prix reçu, les lauréats deviennent membres du Club des Réussites de la Diaspora, un cercle de compétences, d’expertises et des réseaux devant accompagner les programmes du gouvernement afin de réaliser les Objectifs de Développement Durable au Togo.

Quel appel avez-vous à l’endroit de nos compatriotes vivant à travers le monde ?

Un communiqué a été publié depuis le 05 octobre dans plusieurs médias sur l’initiative « Réussites Diaspora. La conférence de presse tenue le 15 octobre 2015, avec l’UE et la BAD a permis à notre ministère de donner un plus large écho à l’événement repris dans plusieurs supports nationaux et internationaux.

Notre message à l’endroit de nos compatriotes vivant à travers le monde est simple : chaque togolais qui excelle à l’étranger est une source de fierté pour notre pays dont l’image est ainsi redoré, un modèle pour les jeunes et un exemple de migration raisonnée qui honore notre pays.

Au-delà de ce message et comme le prophétise le Président J. F. Kennedy, « … ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi mais demandes toi ce tu peux faire pour ton pays… », le Togo a besoin de ce que sa diaspora peut faire pour son développement ! Tel est notre leitmotiv. FIN

Propos recueillis par Junior AUREL pour www.savoirnews.net,

TOGO : Piraterie, migrants… au Sommet de Lomé [Interview]

Le ministre togolais des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, fait le point des préparatifs de la dite conférence, en marge de la 70e Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York.

Monsieur le Ministre, Cher Professeur, Afrique Education voudrait faire le point avec vous sur les différents contacts que vous avez noués avec des partenaires en vue de l’organisation de la grande conférence africaine sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. Au lendemain de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, que pouvez-vous en dire ?

Professeur Robert Dussey :

L’Assemblée Générale des Nations-Unies est la plus importante des organes de l’ONU, et la session annuelle est une messe qui rassemble tous les Etats du monde et bien d’Institutions et Organismes internationaux affiliés, publics ou privés. A cet effet, nous avons profité de cette 70e session ordinaire de l’AG des Nations-Unies pour réactiver ou redynamiser les accords, déjà, établis et rassurer toutes les parties prenantes. Elle nous a, également, permis de mesurer le niveau d’enthousiasme des partenaires impliqués ou sollicités pour le succès de la Conférence extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûrete maritimes et le développement en Afrique. Plusieurs contacts ont été, effectivement, noués avec tous les partenaires et nous nous réjouissons des retours positifs et confirmations, qui en ont découlé. Je nous félicite, par ailleurs, de la réussite du « side event » co-animé avec mon collègue, Bert Koenders, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, sur le thème : “Securite et sûreté maritimes dans la mise en oeuvre du programme de développement 2015”.

Vous avez beaucoup voyagé pour la réussite de cette Conférence. Qu’est-ce qui motivait vos voyages ? Etaient-ce des voyages par thèmes ou par centres d’intérêt ? Pouvez-vous nous faire part de votre méthodologie de travail ?

Vous exagerez (rires). Je n’ai pas trop voyagé. En réalité, j ai fait, exactement, comme le font tous les responsables, quand il faut mobiliser pour le succès d’une Conférence d’une telle envergure. Pour montrer l’intérêt et convaincre, je dois effectuer des déplacements à l interieur du continent. Il ne faut pas oubier que nous n’organisons pas une conférence, et puis, plus rien. Le chef d’Etat, Faure Gnassingbé, ambitionne de mobiliser les Etats membres autour d’un projet de Charte devant régir la sécurite et la sûreté maritimes. Il s’agit d’une innovation de taille dont nous ne mesurons pas la portée, mais, il est importantissime que nous y parvenions. Le développement de nos pays (pas seulement) ceux qui ont un versant maritime, en dépend. Je dois ajouter que certains de mes déplacements sont assurés par centre d’intérêts tandis que d’autres le sont par thèmes. Vous faites bien de me poser la question. En fait, les deux combines ont mobilisé toute l’équipe de la Commission préparatoire du Sommet à être presente dans plusieurs rencontres internationales. Il faut souligner que la sécurité maritime et le développement sont au cœur des gouvernements préoccupés par les fléaux de l’insécurité maritime, notamment, la piraterie, le trafic de stupéfiants, le trafic des migrants, la pêche illicite, la pollution marine, ainsi que, tous les autres actes criminels commis en mer qui constituent de graves entraves au développement des Etats riverains ainsi que ceux du littoral. Aussi, voudrais-je insister sur le fait que le thème de cette conférence englobe des thématiques pluridisciplinaires et multidimensionnelles que sont la sécurité, la sûreté et le développement économique. Ce qui nous conduit d’emblée à une confrontation des théories et des méthodologies contradictoires, déjà, internes à chaque champ d’analyse, puis, d’un champ à un autre. L’obligation est ainsi faite pour nous, de mener cette investigation dans les règles de l’art aussi bien diplomatiques qu’intellectuelles sinon universitaires ou scientifiques, d’où l’usage de la méthodologie ou de la démarche consensuelle.

Vous avez beaucoup travaillé avec le ministre des Affaires étrangères, Bert Koenders, dont le pays est un géant sur les questions touchant à la mer et aux océans. Quel a été son apport pour ne parler que des Pays-Bas ? Pouvez-vous parler d’autres expériences marquantes ?

Des expériences marquantes ! Je ne saurais les citer toutes, mais, je puis vous confirmer que tous les apports ont été très enrichissants. Qu’il s’agisse des apports des pays ou des personnalités dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale, ou encore, avec les Organismes internationaux ou Institutions internationales, le constat est le même : une note de satisfaction, déjà, pour les préliminaires de cette conférence si vous voulez bien. A propos de mon collègue, Bert Koenders, Je le disais plus haut, ensemble, nous avons animé sous le patronage et la présence effective du président de la République, Faure Gnassingbé, le “side event” sur le thème de « La sécurité et la sûreté maritimes dans la mise en œuvre du programme de développement post-2015 », en marge de l’AG de l’ONU, à New York, le 26 septembre 2015. Ceci vient confirmer le degré d’importance et d’implication des Pays-Bas parmi les partenaires du Togo. Je profite de votre tribune pour lui renouveler ma sincère gratitude et, par la même occasion, à toutes les bonnes volontés qui ont bien voulu accompagner, à des degrés divers, cette conférence.

L’Afrique est très culturellement diverse. Elle compte des anglophones, des francophones, des lusophones, des arabophones et un hispanique. Harmoniser les positions devient œuvre de titan quand le sujet comme le vôtre est sensible. Comment y êtes-vous parvenu ?

Cette diversité linguistique et culturelle de l’Afrique est une richesse, il n’y a pas lieu de s’alarmer. L’Union Africaine n’est pas à sa première conférence sur des questions aussi sensibles. Les acteurs sont conscients des défis de cette rencontre dont le thème est au centre des préoccupations de tous les gouvernants. Il faut souligner notre satisfaction de la mobilisation et de l’implication de la société civile et du secteur privé de nos Etats dans l’organisation de cette conférence. Des contributions et des propositions fusent de tous les Etats sans justement tenir compte des barrières linguistiques. Il y a lieu de saluer, ici, la prise de conscience des acteurs de l’intérêt général de l’Afrique. Toutefois, des dispositions sont prises par les organisateurs en termes de traduction pour qu’aucun pays ne soit lésé, avant, pendant et après la conférence. Le site du Sommet (www.african-togo2015.com) est, justement, conçu en tenant compte de toutes les diversités linguistiques et traduit en anglais et en français.

Quelles vont être les grandes lignes de cette conférence et quels en seront les grands animateurs (conférenciers) ?

Cette conférence se penchera comme son nom l’indique sur deux grandes thématiques à savoir : La coopération régionale et internationale pour la sécurité maritime dont les sous-thèmes sont la piraterie maritime ; la pêche illicite ; les trafics illicites de tout genre transitant par la mer ; la migration. La sécurité maritime et le développement dont les sous-thèmes sont la préservation de l’environnement marin et la mer comme facteur de développement. Les conférenciers ne sont autres que des experts avérés dans les différentes thématiques et d’envergure internationale telle que se veut la conférence en elle-même.

Comment les travaux seront-ils organisés ?

En plénière pour les experts représentants permanents des Etats auprès de l’UA dont les conclusions seront entérinées par le Conseil exécutif des ministres suivi du Sommet des chefs d’Etat.

Vous ambitionnez de faire adopter une « Charte sur la sécurité maritime » à l’instar des Accords de Lomé 1 et 2 qui régirent, dans le passé, les relations entre les pays ACP et l’Union européenne. Avez-vous des raisons d’être optimiste ? Si oui, pourquoi ?

Le projet de “Charte sur la sécurité et la sûreté maritimes” constitue le fondement de cette Conférence de l’Union Africaine qui se tient à Lomé. Il y a eu des rencontres précurseurs sur le même thème et nous estimons qu’il faudrait passer au concret, en adoptant une Charte à Lomé. Si vous voulez, j’estime que mettre notre capitale à l’actif de cette Charte relève de la normalité des choses eu égard à la nouvelle donne de notre diplomatie. Après plus d’une décennie d’hibernation, il faut que Lomé retrouve son titre de ville d’accueil des grandes rencontres internationales. Pour le cas précis de cette conférence sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement économique en Afrique, le choix de Lomé n’est que logique.

C’est la première grande conférence internationale qui sera organisée à Lomé, depuis l’arrivée du président, Faure Gnassingbé, au pouvoir. Au niveau de l’accueil et de l’organisation, tout sera-t-il fin prêt ?

Tout sera prêt pour la tenue et la réussite de cette grande Conférence.

La Conférence se tient en partenariat avec l’Union Africaine. Sur quel plan vous vient-elle en soutien ?

La conférence sur la sécurité maritime et le développement en Afrique est organisée par l’Union Africaine et Lomé est choisie pour l’abriter.

Il y a l’avant-conférence. Il y aura la tenue de la conférence et l’après-conférence. Qu’est-ce qui va se passer après la tenue de cette conférence ? Que ferez-vous ?

Que les idées ne restent pas idées et que la Charte ne dorme pas dans les tiroirs. Pour cela, il faudrait veiller à la ratification et à la mise en application effective de la Charte sur la sécurité et la sûreté maritimes. Du moins, faire le suivi des recommandations de la Conférence.

Votre dernier mot ?

Confiance et sérénité. Le report n’est pas l’annulation. C’est juste une question de timing. Ce petit décalage nous permet, d’ailleurs, de peaufiner les choses. Merci et si vous n’avez pas, encore, votre invitation, vous êtes, déjà, les bienvenus pour relayer les grandes décisions, qui seront issues de cette Conférence.

Propos recueillis par Aristide Koné, Max Bekombo et Jean Paul Tédga


Source : Afrique Education

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