Le Diplomag n°18 est disponible en téléchargement!

DiploMag, le magazine publié par le Ministère togolais des Affaires étrangères, dans sa dix-huitième parution du ce premier trimestre 2019, fait le bilan de l’action diplomatique togolaise en 2018 et revient sur les contours du futur accord ACP-UE Post-Cotonou 2020.

Découvrir ci-après l’éditorial signé par le Ministre Robert Dussey :

L’année 2018 appartient au passé, la nouvelle ne vient que de commencer, celle à venir nous talonne déjà. Vladimir Jankélévitch se demandait un jour : ‘‘ comment des années si courtes se fabriquent-elles avec des journées si longues ?’’ Le temps est fuite et lieu de déploiement de l’existence humaine. L’être humain naît dans le temps, vit dans le temps, agit dans le temps et meurt dans le temps. La dimension de la temporalité liée à l’action est très essentielle dans ce que la philosophe Hannah Arendt appelle le « domaine des affaires humaines ». Par nos actions, où qu’on soit, qui qu’on soit, quoi qu’on veut, nous impactons le monde et de diverses manières.

L’histoire du monde dans une proportion non négligeable est celle de l’homme et de son action. Celle du Togo est celle de ses fils, leurs actions et interactions, engagements et espérances. Sur le plan diplomatique, l’année 2018 est marquée au Togo par un ensemble d’actions réalisées sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, dont la vision et l’esprit d’anticipation ont permis d’améliorer le rayonnement international du pays.

Le Togo a non seulement mis son leadership au service de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au cours de l’année écoulée, mais également organisé et abrité de grandes rencontres internationales, et préside actuellement le Groupe Central de Négociation des Etats ACP pour le post- Cotonou, l’accord de Cotonou arrivant à terme en février 2020. Le présent numéro de DIPLOMAG revient sur quelques séquences fortes de la diplomatie togolaise durant l’année 2018. Il s’agit pour la diplomatie togolaise d’une occasion d’écriture de soi dans une perspective rétrospective. Cet éditorial met en exergue dans une démarche synthétique deux moments clés de l’action diplomatique du Togo en 2018 et les perspectives pour cette nouvelle année…. ”

La suite à lire dans le magazine disponible en téléchargement : Cliquez-ici

En Chine, Faure Gnassingbé passe à l’offensive avec son Plan national de développement

Arrivé en Chine,  samedi, Faure Gnassingbé va faire d’une pierre deux coups, voire trois. Prendre part aux travaux du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) à Beijing, parrainer le business forum du Togo à Xiejang et surtout, faire la promotion du Plan national de développement, la nouvelle feuille de route quinquennale de son gouvernement.

Le Togo est fortement représenté en ce début de mois en Chine dans le cadre de ce forum qui se tient une fois tous les trois ans entre l’Empire du Milieu et les pays du continent africain. A la tête de la délégation, le président Faure Gnassingbé qui a fait le déplacement le week-end, accompagné de ses ministres de l’économie et des finances, Sani Yaya, et des affaires étrangères, Robert Dussey.

« Le Togo, en tant que pays frère de la Chine, a participé depuis le début aux travaux d’élaboration de ce nouveau mécanisme de construction qu’était la Focac. Il en est membre fondateur. C’est dans ce contexte que le Togo aura une participation active à un très haut niveau aux différents travaux prévus », selon la présidence togolaise. Et de rappeler que presque tous les grands projets de coopération bilatérale entre les deux pays ont été réalisés dans le cadre de ce forum, dont la nouvelle aérogare ayant nécessité un investissement de 150 millions de dollars de la China Exim Bank.

Après l’étape du Focac, Faure Gnassingbé est annoncé dans la Province du Zhiejang où le Togo organise un Business Forum destiné à mobiliser le financement les hommes d’affaires chinois pour le Plan national de développement. Avant d’effectuer une visite sur les installations du géant du commerce en ligne, Alibaba, du Hangzou Economic & Technological DevelopmentArea ainsi que d’autres entreprises.

Enfin, le chef de l’Etat togolais devra mettre le cap sur la province du Guangdong, 8ème province économique du pays en vue de nouer des partenariats dans le secteur textile.

« Nous savons qu’il existe des dizaines de millions d’emplois en Chine qui sont prêts à être délocalisés. Donc toutes les entreprises qui peuvent délocaliser leurs emplois au Togo sont toujours les bienvenues », a indiqué Faure Gnassingbé dans une entrevue accordée à la télévision chinoise.

4622,2 milliards de F CFA sur 5 ans

Au-delà du cadre politique, ces déplacements du président togolais visent donc à mobiliser des ressources pour le financement du Plan national de développement (2018-2023) adopté début août. Soutenue par la Banque mondiale dans son nouveau cadre de partenariat, le FMI, le PNUD, l’IFC, l’Alliance solaire internationale (ASI), la BAD et la BOADcette nouvelle stratégie du Togo ambitionne, selon ses concepteurs, un taux de croissance économique moyen devant se situer à 6,6%, et atteindre 7,6% en 2022.

L’agenda de Faure Gnassingbé en Chine prévoit aussi des rencontres avec des institutions financières et étatiques chinoises au rang desquelles se trouvent le conglomérat China Merchant Group, l’Eximbank de Chine, la China Development Bank et la Banque des BRICS. Objectifs, trouver de nouveaux financements pour le plan quinquennal d’un coût de 4622,2 milliards FCFA.

Mais déjà, Faure Gnassingbé a entamé sa stratégie d’identification d’investisseurs dans le cadre de la réalisation du PND. A cet effet, il a rencontré, dimanche, Zhang Mingfendl PDG de Zhongmei, et Shao Gang, CEO de China Tiesju Civil Engineering Group.

Faire de Lomé une plateforme financière et d’affaires de premier rang en Afrique

Par cet instrument des « 500 000 emplois directs décents », Lomé nourrit sa vieille ambition de devenir un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. « Cette stratégie se concentrera sur l’amélioration des infrastructures et des procédures au Port de Lomé, pour l’instant, le seul en eaux profondes de la sous-région, le renforcement des infrastructures routières et le hub aérien, déjà très animé par la compagnie panafricaine Asky, partenaire d’Ethiopian Airlines et d’autres acteurs majeurs africains », selon un document officiel dont Financial Afrik a obtenu copie.

Par ailleurs, plusieurs projets sont attendus dans le numérique. « Des infrastructures clés devraient être renforcées pour augmenter la qualité des services fournis aux usagers dans ce secteur », précise-t-on.

LPND ambitionne aussi de révéler le Togo comme un centre de tourisme d’affaires et d’ériger Lomé comme plateforme financière et d’affaires de premier rang en Afrique. Il devra également s’atteler à développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives, et permettre la consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion.

Signature d’un accord d’association entre la CEDEAO et la Mauritanie

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, président en exercice du conseil des ministres de la Cédéao, a présidé le 27 octobre à Nouakchott la première session du conseil d’association entre la Mauritanie et l’organisation ouest-africaine.

La Mauritanie et la Cédéao ont signé en août dernier à Lomé un accord d’association. L’organisation aurait préféré que Nouakchott présente un dossier de réadmission, mais finalement la solution de statut d’Etat associé a été validée.

Le pays avait quitté l’ensemble ouest-africain il y a 17 ans.

L’accord est devenu effectif ; reste à en fixer les modalités et la mise en œuvre avant une ratification formelle.

Le Conseil a souligné l’importance de cette association qui contribuera à accroitre les échanges commerciaux entre les Etats, stimuler l’investissement et le développement en Mauritanie, souligne un communiqué publié dimanche.

La Mauritanie devrait rapidement adhérer au Tarif Extérieur Commun (TEC) et au schéma de libéralisation des échanges (SLE).

Côté mauritanien, plusieurs personnalités ont participé au conseil d’association parmi lesquelles Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, le ministre du Commerce et de l’Industrie, et Isselkou Ahmed Izud Bih, le chef de la diplomatie.

Lors de son séjour à Nouakchott, Robert Dussey a été reçu par le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Robert Dussey représente le chef de l’Etat à Téhéran

Le président iranien Hassan Rohani, réélu avec 57 % des voix (plus de 23 millions de votes en sa faveur) à l’élection présidentielle du 19 mai dernier, a reçu jeudi la bénédiction de l’ayatollah Khamenei le ‘guide suprême’.

La cérémonie d’investiture a eu lieu dans la Husseiniyeh de l’imam Khomeini à Téhéran.

M. Rohani a prêté serment samedi en fin de journée devant le Parlement lors d’une cérémonie à laquelle l’Iran a invité des dirigeants étrangers.

Le Togo était représenté par le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey.

Ce dernier a été reçu ce matin par son homologue Mohammad Javad Zarif. Il était porteur d’un message de félicitations du président Faure Gnassingbé à Hassan Rohani pour sa réélection.

Le courrier souligne également la qualité des relations entre Lomé et Téhéran.

La cérémonie d’investiture s’est déroulée à l’Assemblée consultative islamique.

La septième président iranien devrait présenter prochainement son gouvernement dont les ministres doivent obtenir la confiance du Parlement.

Le chef de l’Etat reçoit la délégation parlementaire allemande

Le président Faure Gnassingbé a reçu mardi Johannes Selle, le président du Groupe d’amitié Allemagne-Togo au Bundestag et ses autres collègues du Parlement venus à Lomé participer au ‘Printemps de la coopération’, une conférence économique consacrée au développement des échanges économiques entre le Togo et l’Allemagne.

Un Forum ouvert cette année aux pays de l’hinterland.

La délégation allemande comprenait également Peter Stein, vice-président du groupe d’amitié au Bundestag, Stephan Meyer, Rapporteur (CDU/CSU) au Comité de la politique intérieure, Margaret Horb, membre du Comité des finances, Tilo Braune, ancien secrétaire d’Etat aux Transports ou encore  Christine Deibert, la directrice générale de TurnKey Management qui vient de signer un accord pour construire des logements sociaux et un réseau d’assainissement.

 

Togo : Début du Printemps de la Coopération Allemagne – Togo

Le rendez-vous annuel de la coopération entre le Togo et l’Allemagne s’est ouvert lundi dans un grand hôtel de Lomé.

Ce ‘Printemps de la coopération’ rassemble des entreprises allemandes et togolaises, des membres du Bundestag et les représentants des chambres de commerce et des organisations professionnelles des deux pays.

Pour la première fois, les pays de l’hinterland (Burkina-Faso, Mali et Niger) ont été invités.

Ce Forum, organisé par le ministère des Affaires étrangères, illustre l’orientation que le président Faure Gnassingbé a voulu donner à sa politique étrangère. La diplomatie économique doit être le pivot de nouvelles alliances afin de permettre à son pays de renouer avec la croissance et d’assurer le développement.

A l’ouverture de la conférence, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est félicité ‘de la consolidation de l’engagement réciproque et renouvelé de l’Allemagne et du Togo à travers la présence d’une forte délégation allemande particulièrement marquée par son ouverture aux pays de l’hinterland ainsi qu’à nos organisations sous régionales.

Cette mobilisation, selon lui, est l’expression de la volonté manifeste du  Togo de stimuler la création de partenariats novateurs et concrets entre notre espace communautaire et la République fédérale d’Allemagne.

M. Dussey a rappelé les nombreux atouts du Togo, pays de services, hub vers les Etats de la sous-région, climat favorable aux investissements privés, mesures fiscales incitatives, etc…

Lors de son intervention, le chef de la diplomatie togolaise a annoncé la création d’une Chambre de commerce Germano-Pays d’Afrique francophone afin d’imprimer une touche régionale à la coopération.

Robert Dussey avait à ses côtés ses collègues du Burkina, du Mali et du Niger.

AIPAC 2017 : Le Togo dessine les contours d’un nouvel axe de coopération

La conférence annuelle de l’AIPAC, (The American Israel Public Committee) s’est ouverte dimanche à Washington en présence de 16.000 participants venus de tout le pays.

Le vice-président américain Mike Pence prendra la parole dans la soirée. Lundi, ce sera au tour du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies, de Paul Ryan, président de la Chambre des Représentants ou encore de Nancy Pelosi, le leader des Démocrates au Sénat.

Tout le gratin de la politique américaine assiste à cette convention et pas seulement. Les anciens Premiers ministres de Grande Bretagne, Tony Blair, et du Canada Stephen Harper ont fait de le voyage de Washington.

Dimanche après-midi, le ministre togolais des Affaires étrangères s’est exprimé devant une assistance de plus de 6.000 personnes enthousiastes.

Interrogé par le journaliste Frank Sesno (CNN, PBS), il a rappelé l’engagement de son pays aux côtés d’Israël. Un soutien qui se manifeste, notamment, par des initiatives courageuses lors de votes hostiles au sein des organisations internationales comme les Nations Unies.

M. Dussey a saisi de l’occasion de sa venue à l’AIPAC pour préciser les objectifs du prochain Sommet Afrique-Israël qui aura lieu à Lomé du 23 au 27 octobre 2017.

‘Le président togolais a l’habitude de dire que l’Afrique à des problèmes et qu’Israël a la solution. La finalité de ce Sommet est de resserrer les liens entre l’Afrique et Israël à la fois sur le plan politique, diplomatique et économique. Le continent africain est en plein développement et Israël a les solutions pour l’accompagner dans le secteur des nouvelles technologies, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, pour ne citer que ces domaines’, a-t-il expliqué.

Questionné par Franck Sesno sur le rôle que pourraient jouer les Etats-Unis, Robert Dussey a indiqué que l’ambition était de mettre en place un axe de coopération inédit entre l’Afrique, Israël et les Etats-Unis.

Le président du Rwanda Paul Kagame qui intervenait dimanche matin à la tribune de l’AIPAC a indiqué de son côté que le Sommet Afrique-Israël constituait pour le continent une occasion d’élargir le cercle des partenaires dans une vision de prospérité partagée.

La convention de l’AIPAC s’achèvera mardi.

Antonio Guterres reçoit Robert Dussey

Le chef de la diplomatie togolaise Robert Dussey a été reçu mercredi à New York par le nouveau secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

M. Dussey a félicité le patron de l’ONU pour sa récente élection et a transmis les félicitations du président Faure Gnassingbé.

L’entretien a porté sur la situation en Afrique et sur la coopération entre le SNU (Système des Nations Unies) et le Togo. Les agences onusiennes sont très actives avec le PNUD qui pilote le Programme de développement communautaire et l’OMS, notamment.

M. Gutterres a rendu hommage aux militaire togolais dont l’action a été déterminante au sein de plusieurs missions de paix (Soudan, Mali et Côte d’Ivoire dont le dernier contingent vient de regagner Lomé).

Robert Dussey était accompagne par Franck Kpayedo, le représentant togolais aux Nations Unies.

Conseil de l’Entente : Programme et Budget 2017 approuvés

Les ministres des affaires étrangères des États membres du Conseil de l’Entente (CE) ont approuvé lundi à Lomé, le projet programme/2017 du secrétariat exécutif de ladite organisation sous-régionale, après deux jours de conclave des experts la semaine dernière, a constaté une journaliste de Savoir News.

Le projet de budget/2017 du secrétariat exécutif a été également adopté et s’équilibre en recette et en dépenses à 3,369 milliards de F.CFA.

Les ministres réunis à Lomé ont également approuvé une étude relative à la mise en place d’un mécanisme de gestion et de médiation des conflits. Quant à la reforme du Centre Régional de Formation pour Entretien Routier (CERFER) il fera l’objet d’une mission de mobilisation de ressources auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) et des autres partenaires du Conseil de l’Entente.

“Les résultats auxquels nous sommes parvenus témoignent non seulement du sérieux du travail accompli, mais aussi et surtout de l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui unissent nos cinq États”, s’est félicité le ministre togolais des affaires étrangères Robert Dussey.

“Je suis persuadé que notre volonté d’aller de l’avant étant manifeste, l’amitié, la confiance et la compréhension mutuelle qui nous animent sont un gage pour la promotion de la coopération au sein de notre espace”, a-t-il ajouté.

D’un commun accord, les ministres ont félicité les missions d’observations dépêchées par le Conseil de l’Entente lors des scrutins dans certains États membres en 2016. Ils ont convenu du renforcement de la coopération entre les différents états membres surtout en matière de sécurité.

Précisons que le chef de l’État togolais Faure Gnassingbé a pris la tête du Conseil de l’Entente pour un mandat de 2 ans, à l’issue de sa session ordinaire tenue en juillet dernier à Niamey (Niger). Le président togolais succède à son homologue nigérien Issoufou Mahamadou.

En rappel, le Conseil de l’Entente a été créé depuis 1959 pour la promotion de la paix et du développement dans les 5 Etats membres. Le comité des experts a été mis en place depuis 2012 pour redynamiser l’organisme sous-régional. FIN

Chrystelle MENSAH
Source : Savoir News

Robert Dussey : “une approche globale pour dépasser la piraterie”

C’est la première fois que les chefs d’État et de gouvernement des 54 pays de l’Union africaine se réunissent sur une thématique majeure : celle de la sécurité et de la sûreté maritimes, et le développement en Afrique (le 15 octobre 2016). Dans le golfe de Guinée, la recrudescence de la piraterie a atteint une dimension inquiétante. Ces attaques résultent, pour l’essentiel, des troubles liés à l’industrie pétrolière dans la région, notamment au Nigeria où vit la moitié de la population ouest-africaine.

Avec l’explosion du marché noir du pétrole en Afrique de l’Ouest, les attaques récemment perpétrées dans la région ciblaient pour l’essentiel des navires transportant des produits pétroliers. Mais la piraterie n’est qu’une partie visible de la sécurité maritime.

Le phénomène entraîne avec lui une hausse des phénomènes corollaires de trafic de drogue, siphonnage de pétrole et trafic d’êtres humains. Résultat : économiquement, les pays concernés perdent jusqu’à 2 milliards de dollars par an, alors que les recettes maritimes représentent jusqu’à 20 % des budgets nationaux. Il y a donc urgence. Les États riverains ont décidé en juin 2013 à Yaoundé de créer un centre de coordination interrégional contre la piraterie et des centres régionaux le long de la côte. Problème, ces centres créés depuis manquent encore d’ordinateurs, d’imagerie, les marines nationales de patrouilleurs et vedettes rapides, sans oublier que le dialogue interrégional n’est pas toujours au rendez-vous. Quel est donc aujourd’hui le véritable enjeu de ce sommet ?

Robert Dussey, l’influent ministre des Affaires étrangères et chef d’orchestre du sommet de Lomé, détaille pour Le Point Afrique les raisons d’en passer par une Charte africaine de Lomé, un texte juridique plus contraignant. Mais aussi une première pour tout un continent.

Le Point Afrique : Que prévoit la Charte de Lomé ?

Robert Dussey : Globalement, la Charte de Lomé prévoit des objectifs qui vont de la lutte contre la piraterie et les trafics illicites sur les mers et océans à l’intensification de la mise en œuvre de la Stratégie AIM 2050, en passant par la promotion de l’économie bleue. Ces objectifs induisent un ensemble d’actions concrètes dans plusieurs compartiments de la maîtrise des espaces maritimes en Afrique.

Ainsi, la Charte de Lomé, perçue à ce titre comme le cadre d’harmonisation d’un ensemble d’actions cohérentes, a pour mérite essentiel de fédérer des mécanismes existants et régissant la matière.

Aussi, voudrais-je vous rappeler que c’est la toute première fois que les 54 États de l’UA se réunissent sur une thématique si importante pour l’avenir de tout notre continent.

Quelles sont les contraintes de ce texte juridique pour les États africains ?

Au regard des enjeux de ce sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes, et le développement en Afrique, il fallait une charte contraignante allant dans le sens de la prévention et de la répression de la criminalité maritime, de façon progressive, au niveau national et international.

Pourquoi opter pour un texte à valeur juridique ?

Conscients de la gravité des fléaux qui menacent le facteur important de développement économique que représentent les mers et océans, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont opté pour un texte à valeur juridique qui viendrait justement combler un vide juridique en la matière, et à l’échelle du continent. Évidemment, cela va de la responsabilité de tous les États membres de l’UA.

Les dangers ne sont pas les mêmes entre le golfe de Guinée et par exemple les côtes somaliennes, pourquoi faire une charte commune aux 54 États ?

C’est vrai que d’une région à une autre les dangers ne sont pas les mêmes. En revanche, tous nos océans et mers, voies par excellence de plus de 90 % des importations et exportations en Afrique, subissent les mêmes dégâts. Par ailleurs, tous nos États en sont victimes. Nous sommes tous persuadés qu’aucun État ne peut à lui seul venir à bout de ce danger.

C’est pourquoi protéger nos mers et nos océans à travers la Charte de Lomé est une impérieuse nécessité qui engage le présent et surtout l’avenir des 54 États.

N’avez-vous pas peur que certains États refusent de la signer ou d’appliquer les directives, car ils n’ont finalement pas les mêmes besoins ou ressources ?

La Commission de l’UA comme les 54 États membres sont conscients de l’impérieuse nécessité d’aller à l’adoption et à la signature de cette Charte.

Depuis 2013, aucun acte de piraterie n’a été commis au Togo, pensez-vous que la sécurité maritime soit l’urgence du moment pour le Togo et la région ?

Hier, c’était les côtes somaliennes, aujourd’hui, c’est le golfe de Guinée, où se trouve géographiquement le Togo. La vision du président de la République, S.E.M Faure Essozimna Gnassingbé, est de prévenir ces dangers. C’est d’ailleurs pour cette raison que la marine togolaise a bénéficié d’énormes moyens (matériels, équipement et formation…) ces dernières années. Pour le Togo, qui est une porte d’entrée de la région au travers de son port, la sécurité maritime est une réelle urgence.

 

Togo : Une diplomatie à la conquête des pays modèles

La nouvelle orientation de la politique étrangère du Togo privilégie une action en dehors de sa fonction traditionnelle à travers sa capacité à attirer les investissements directs étrangers, à rechercher des financements innovants et des partenariats porteurs.

Cette vision est détaillée et argumentée dans le dernier numéro de DiploMag, le magazine publié par le ministère des Affaires étrangères.

Faire de la diplomatie un levier du développement est un choix assumé par le président Faure Gnassingbé. Sa soft diplomacy est l’un de ses atouts.

En moins de 3 mois, il s’et rendu en Chine, en Allemagne et en Israël. Pas pour serrer des mains et écouter des discours lénifiants, mais pour nouer de nouveaux accord et développer la coopération économique.


Télécharger le Diplomag N°11

Source : Republicoftogo.com

Le Sommet de Lomé en Bonne voie, le soutien des pays amis du Togo est total

Robert Dussey peut se frotter les mains. Le sommet de Lomé sur la sécurité, la piraterie Maritime et le développement en Afrique s’annonce bien et les partenaires et pays amis du Togo s’affichent emballés.

Pour preuves, les déclarations entendues des partenaires et pays amis du Togo, à la session annuelle du Haut conseil pour la mer tenue Jeudi à la présidence de la République togolaise sous la conduite du Chef de l’état Faure Gnassingbé.

Reconnaissant qu’au cours de la dernière décennie le Togo a été un grand partenaire du gouvernement Américain en matière de Sécurité maritime, David Gilmour l’ambassadeur des états Unis au Togo indiqué clairement que » le Togo peut compter sur un soutien indéfectible des Etats Unis d’Amériques pour le Sommet de Lomé et ses efforts en matière de Sécurité maritime de Lomé »

« Nous avons vu comment le Togo est attaché à l’amélioration de la coordination pour protéger les mers et océans. Je félicite le Togo pour sa vision de l’avenir et pour l’initiative de ce sommet » a indiqué M. Gilmour

La France aussi a confiance dans le modèle et la vision du Togo en matière de sécurité maritime. A la 2e réunion du Haut Conseil pour la Mer, le représentant de l’ambassadeur de France au Togo a réaffirmé son soutien au Togo déclarant que »le modèle de sécurité maritime au Togo est proche de celui développé en France ».

Depuis le début de ce processus, Nicolas Berlanga Martinez, l’ambassadeur du l’Union Européenne au Togo a toujours fait montre de sa détermination à faire de l’UE un partenaire clé de cette réunion de Lomé. Jeudi à la réunion du Haut Conseil pour la Mer, il l’a encore confirmé.

« Nous serons à 100% disponible pour contribuer à réussite, à l’efficacité et à l’éclat de ce sommet de Lomé » a indiqué Nicolas Berlanga Martinez.

Lors des consultations Chines Afriques Nations Unies tenues récemment ici à Lomé, le représentant du secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest Dr Ibn Chambas a affirmé aussi l’engagement des Nations unies à accompagner le Togo dans la réussite de ce sommet qui passe par la signature de la charte de Lomé qui est le »clou’ de la réussite.

La Chine aussi est là. Et de diverses manières.

La seule Prière du gouvernement togolais maintenant à 45 jours de ce sommet, est d’arriver à faire signer cette charte qui d’ailleurs selon le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine »est en de bonne voie ».

Le sommet sur la sécurité, la piraterie Maritime et le développement en Afrique est prévue pour le 15 Octobre prochain.

Ken LOGO

—–
Source : africafullsuccess.com

[Interview] L’axe Lomé-Jérusalem : un espoir pour le continent

La visite du président togolais en Israël la semaine dernière a été particulièrement fructueuse. Elle a permis de resserrer les liens politiques et économiques et d’identifier de nouvelles pistes de coopération dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et de la sécurité.

Lomé devrait abriter l’année prochaine le premier sommet Afrique-Israël et prendre la tête d’un groupe des amis de l’Etat hébreu en Afrique de l’Ouest.

Ce que confirme dans l’entretien qui suit Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères.

Republicoftogo.com : Quel bilan faites-vous de la récente visite du président Faure Gnassingbé en Israël ?

Robert Dussey : Je dois d’abord rappeler que c’est sa 2e visite en 4 ans. L’objectif est de consolider la relation bilatérale et de la faire évoluer tant sur le plan politique qu’économique et qu’en terme de coopération technique.

Israël peut apporter – et apporte déjà beaucoup – dans le domaine de l’expertise agricole. Plusieurs centaines de Togolais ont été formés ces dernières années par Mashav, l’Agence israélienne de coopération internationale. D’autres pistes ont été ouvertes lors du voyage afin de permettre un rapprochement en terme de santé, d’éducation et de formation.

Cette visite est symbolique d’une nouvelle ère de relations entre Lomé et Jérusalem.

Republicoftogo.com : Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a salué en des termes très chaleureux la position du Togo à l’égard d’Israël

Robert Dussey : Le chef de l’Etat a hautement apprécié les propos de M. Netanyahou. Le Togo a opté pour une politique équilibré au Moyen-Orient, une politique qui favorise des perspectives de paix. C’est dans cet esprit que mon pays vote contre ou s’abstient lors de résolutions introduites par des organisations internationales et que nous jugeons excessives ou contre-productives. Notre diplomatie se veut pragmatique.

Republicoftogo.com : En se rendant sur le Golan, le président Faure Gnassingbé a pu constater combien la situation sécuritaire d’Israël est précaire 

Robert Dussey : C’est vrai. Nous avons vu s’affronter à quelques centaines de mètres de la frontière israélienne rebelles syriens et forces gouvernementales. C’est un défi quotidien pour Tsahal, non seulement à cette frontière, mais aussi avec le Liban. Il est nécessaire de trouver rapidement une solution à la guerre qui dévaste la Syrie depuis 5 ans.

En même temps, il y a des signes d’espoir. Des milliers de blessés syriens – rebelles et civils – sont soignés par l’armée israélienne ou acheminés vers des hôpitaux de la région.

Le président Faure Gnassingbé s’est rendu dans l’un de ces établissements, à Safed. Là des médecins juifs, musulmans, chrétiens et druzes soignent gratuitement des combattants islamistes ou des enfants sans leur demander qui ils sont, comment ils s’appellent ou pour qui ils combattent.

C’est très symbolique. C’est une action humanitaire et humaniste qui montre que dans cette région troublée, tout est possible. Et l’Etat hébreu montre la voie.

Republicoftogo.com : le communiqué togolais publié à l’issue de la rencontre entre Faure Gnassingbé, le président israélien Reuven Rivlin et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, fait était de la tenue à Lomé d’un sommet Afrique-Israël.

Robert Dussey : Effectivement, le président togolais a fait cette proposition à M. Netanyahou qui l’a accepté. Nous souhaitons organiser dans la capitale togolaise l’année prochaine le premier sommet qui rassemblera les leaders des pays africains, ceux de la Cédéao, mais aussi au-delà, et les officiels israéliens afin de créer une plateforme de dialogue et de coopération pérenne . Rencontre politique, diplomatique, ce sommet se veut aussi un carrefoir incontournable pour le business entre le Continent et Israël.

Ce sera une première qui illustre une nouvelle fois le dynamisme de la diplomatie togolaise.

Republicoftogo.com : ‘Le Togo veut devenir un Hub pour le développement de l’amitié entre l’Afrique et Israël ‘, écrit le Jerusalelm Post. Etes-vous d’accord avec ce postulat ?

Robert Dussey : Oui c’est assez juste. D’abord, le Togo a une amitié très ancienne avec Israël et un accord de vue sur de nombreux sujets. Ensuite, mon pays, grâce aux initiatives du chef de l’Etat, a une forte légitimité dans la région et au sein des instances régionales. Et plus généralement sur le continent africain.

Ce sommet sera donc l’occasion d’un rapprochement historique et d’une impulsion donnée au développement de nos pays grâce au savoir-faire et à la technologie israélienne.

Faure Gnassingbé en Israël pour une visite officielle

Faure Gnassingbé, le président togolais est arrivé dimanche en fin d’après-midi à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Il entame à partir de lundi une visite officielle de 4 jours en Israël, la seconde en 4 ans.

Le chef de l’Etat a pris directement la route pour Tibériade, capitale de la Gallilée, dans le nord du pays. La ville offre un patrimoine historique important. Selon la tradition chrétienne, Jésus vécut avec ses disciples à Tibériade et accomplit ses miracles en marchant sur les eaux du lac. De nombreuses églises et monastères ont donc été érigés à Tibériade et ses environs au cours des siècles.

La première étape du voyage dans le nord d’Israël va porter sur les thématiques de la sécurité, de l’agriculture et des énergies renouvelables avec des visites de terrain et la rencontre avec les responsables d’entreprises spécialisées.

Le volet politique sera pour mercredi avec une rencontre avec le président de l’Etat, Reuven Rivlin, et le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Une importante délégation ministérielle conduite par le chef de la diplomatie, Robert Dussey, accompagne le président en Israël.

Cette visite intervient alors que l’Etat hébreu s’est lancé dans une offensive diplomatique en direction de l’Afrique. Le Premier ministre vient de boucler une tournée en Afrique Centrale et de l’Est et a reçu il y a quelques jours le président de la Commission de la Cédéao.

Jérusalem entend donner au Togo un rôle pivot dans le nouveau dialogue entre Israël et les pays d’Afrique de l’Ouest.

“Le Président Faure Gnassingbé a rassuré tous ses homologues à Kigali”

Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine,  s’est prononcé, à la fin du 27e sommet de l’Union Africaine qui s’est déroulé à Kigali, sur le passeport africain qui devrait faciliter l’intégration africaine et le questions sécuritaires abordées par les Chefs d’Etats et de Gouvernements dont l’organisation du Sommet sur la Sécurité Maritime et le Développement prévu à Lomé le 15 octobre prochain.

Le passeport Africain
Les présidents Kagame et Déby présentant le passeport Africain au #27AUSummit

Robert Dussey, le Chef de la diplomatie togolais a salué la confection du premier passeport africain. Un document qui devrait contribuer à l’intégration entre les peuples africains. Le passeport dont les premiers exemplaires ont été délivrés pour le président tchadien, Idriss Deby et son homologue rwandais, Paul Kagamé sera prochainement délivré à tous les citoyens africains.

«Dans quelques mois, tous le citoyens africains l’auront, du moins, les officiels d’abord, suivi de toute la population. Nous pensons que c’est une avancée réelle dans la construction de l’Union Africaine », a laissé entendre Robert Dussey à la fin du sommet.

Le sommet de Kigali n’a pas passé sous silence les questions sécuritaires. Plusieurs sujets ont été abordés dans ce sens dont la question de la sécurité maritime. Un sommet est prévu à Lomé le 15 octobre 2016 pour en parler.

Les participants au sommet de Kigali ont apporté leur soutien au Togo dans l’organisation du sommet qui devrait permettre de trouver des solutions durables.

« Le Président Faure Gnassingbé a rassuré tous ses homologues à Kigali sur la préparation du sommet de Lomé. Donc, le sommet aura bel et bien lieu le 15 octobre prochain », a indiqué le Professeur Robert Dussey qui précise qu’une Charte de l’Union Africaine sur la sécurité maritime sera adoptée et signée à l’issue de la Conférence qui est activement préparée par le gouvernement togolais.

En marge du 27e Sommet de l’UA : Faure Gnassingbé rencontre Abdel Fattah Al-Sisi

Le président Faure Gnassingbé s’est entretenu dimanche à Kigali avec son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sisi. Les deux chefs d’Etat se trouvent dans la capitale du Rwanda à l’occasion du 27e sommet de l’Union africaine.

Les discussions ont tout d’abord porté sur la situation en Turquie après le putsch déjoué dans la nuit de vendredi à samedi. Le Caire suit avec attention le développement de la situation sur place.

Autres dossiers abordés, la situation au Burundi et au Soudan du Sud.

Sur le plan de la coopération bilatérale, MM. Gnassingbé et Al-Sisi se sont félicités du dynamisme des échanges politiques et économiques.

En avril dernier, le président togolais avait effectué une visite officielle en Egypte.

Abdel Fattah Al-Sisi avait à ses côtés Ibrahim Malhab, conseiller en développement stratégique à la présidence.

Faure Gnassingbé était entouré par Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères et Gilbert Bawara, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative.