Le Togo sera le premier pays à ratifier la charte de Lomé

Les députés ont en effet adopté vendredi le texte autorisant cette ratification.

‘En accomplissant cette formalité, notre pays réaffirme ainsi son engagement et sa détermination à combattre aux côtés de l’Union africaine l’insécurité maritime aux fins d’assurer non seulement son développement mais également celui des autres pays africains en œuvrant surtout pour la promotion de l’économie bleue’, a déclaré Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, à l’issue du vote.

La Charte de Lomé, un outil qui se veut contraignant, porte sur la prévention et la répression de la criminalité transnationale en mer, notamment le terrorisme, la piraterie, les vols à main armée à l’encontre des navires, le trafic de drogue, de migrants, la traite des personnes, la pêche illicite non déclarée et la prévention de la pollution en mer.

Le document promeut le développement d’une économie bleue, durable et respectueuse de l’environnement.  

A ce titre notamment la Charte prévoit la mise en œuvre d’une politique commune de pêche et d’aquaculture favorisant la conservation, la gestion et l’exploitation des stocks de poissons et édicte des mesures efficaces contre la pêche illicite.

L’ambition du Togo est d’amener cette Charte aux Nations Unies. Il faudra pour cela qu’elle soit ratifiée par une majorité de pays africains.

Sommet de Lomé : Les photos

Lomé, la capitale togolaise accueille du 10 au 15 octobre le Sommet de l’Union Africaine sur la Sécurité maritime et le Développement.  Découvrez les photos de l’événement.

[Audio] Interview : Robert Dussey donne des éclairages sur le Sommet de Lomé

Les dirigeants de l’Union africaine sont réunis ce samedi 15 octobre à Lomé pour parler de sécurité en mer. Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent signer une charte contraignante pour lutter notamment contre la piraterie dans le golfe de Guinée. Pour en parler, RFI a reçu le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.

Ecouter l’interview

 

Source : RFI.FR

Sommet de Lomé : Forte mobilisation de l’Afrique

Quinze chefs d’Etat africains sont arrivés vendredi à Lomé pour prendre part au sommet sur la sécurité maritime qui se déroule demain. Deux autres sont attendus dans la matinée, celui du Bénin et du Ghana.

Si les présidents des pays d’Afrique de l’Ouest sont tous là, d’autres viennent d’Afrique centrale et de l’Est. Cette forte présence montre l’intérêt que le continent porte à la thématique.

Par ailleurs, quatre chefs de gouvernement ont fait le déplacement dont le Premier ministre algérien et son homologue de Somalie.

Les chefs d’Etat arrivés vendredi à Lomé

Président du Kenya : Uhuru Kenyatta

Président du Tchad : Idriss Déby Itno

Président du Mali : Ibrahim Boubacar Keïta

Président  d’arabe sahraouie: Brahim Ghali

Président de la côte d’ivoire : Alassane Ouattara

Président du Sénégal : Maky Sall

Président de congo : Denis Sassou-Nguesso

Président Guinée équatoriale : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo

Président du Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh

Président de la Guinée Bissau  :José Mário Vaz

Président de Sao Tome : Manuel Pinto da Costa

Président de la  Guinée Conakry : Alpha Condé

Président Malgache : Hery Rajaonarimampianina

Présidente du Libéria : Ellen Johnson Sirleaf

Président de Sierra Léone : Ernest Bai Koroma

Les chefs de gouvernement arrivés vendredi à Lomé

PM Gabon :   Emmanuel Issoze Ngondet

PM Algérien : Abdelmalek Sellal

PM Centrafricain : Simplice Sarandji

PM Somalien : Omar Abdirashid Ali Shermarke

Développer l’économie bleue pour l’émergence du Togo

En conférence de presse à  la veille de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement sur la sécurité maritime et le développement en Afrique, le Chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey a déclaré que l’avenir du continent africain passe par le développement de l’économie bleue. Mais pour y arriver, il y a des mesures sécuritaires à mettre en place contre les actes illicites et criminels en mer.

Dans ce sens, le professeur Dussey annonce que le Togo va organiser périodiquement une rencontre sur la thématique de la sécurité maritime et le développement pour garder son leadership en la matière. Ce rendez-vous qui s’annonce pour une périodicité annuelle ou biannuelle se tiendra sous le thème : Protégeons nos océans.

Selon les explications du ministre, il ne s’agira plus d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement mais d’un rendez-vous des experts pour définir la façon de continuer à travailler sur les questions liées à la sécurité et la sûreté maritimes et le développement.

« Les intérêts politiques vont ensemble avec les intérêts diplomatiques. L’essentiel pour nous aujourd’hui est que le Togo soit présent sur une thématique aussi pertinente qui est celle de la sécurité maritime. Le Togo doit continuer à travailler sur les aspects qui touchent à l’économie bleue… L’ambition est de mettre le cap sur l’émergence du Togo.», a indiqué Robert Dussey.

Le Professeur Dussey a également abordé les sujets liés à la pêche illégale et la pollution marine. Le Togo consent d’énormes efforts, selon lui.

Par ailleurs, le Chef de la diplomatie togolaise a précisé que toutes les préoccupations trouveront leurs réponses dans la Charte de Lomé sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. Cette charte sera adoptée et signée samedi  par les Chefs d’Etat et de gouvernement à l’issue de leur conférence.

Ce texte permettra de mettre en place une coopération entre les forces navales des différents pays africains.

Source : togobreakingnews.info

Dlamini Zuma a visité le village des partenaires

La présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma a parcouru jeudi les stands du village des partenaires sur l’esplanade du Palais des congrès de Lomé.

Son guide était Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise.
Elle a rencontré les exposants dont les métiers tournent autour des questions de sécurité maritime.

‘C’est très impressionnant ce que nous avons vu ici. Il y a des technologies nouvelles qui peuvent être utilisées pour assurer la sécurité en mer et celle des côtes’, a-t-elle déclaré.

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Elle a pu découvrir des drones, des ballons d’observation, des systèmes de surveillance satellitaire.

Ce village des partenaires est l’un des éléments des side events qui comprennent aussi des thématiques très pointues sur la piraterie maritime, la pêche illégale, la pollution et l’économie bleue.

Robert Dussey : “Afrique continent des défis”

C’est sous les acclamations que le projet de Charte sur la sécurité et la sûreté maritimes, et le développement en Afrique (dite Charte de Lomé), a été adopté, par consensus, ce jeudi, 13 octobre, par les ministres et chefs de délégation de l’Union africaine (UA). Président du Conseil exécutif de l’UA (qui regroupe les ministres des Affaires étrangères), le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, avait, pour la circonstance, à ses côtés, la présidente de la Commission de l’UA, Dr Xhosazana Dlamini-Zuma et le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey.

« Afrique continent des défis : défis du développement durable, impératifs de paix et de sécurité, défis du développement tout court. Les défis sont nombreux et multiformes », a d’emblée déclaré le professeur, Robert Dussey, avant de relever que cette « Afrique des paradoxes » offre de très grandes perspectives pour son développement. Il en est, par exemple, « des mers et des océans qui constituent un atout de taille pour promouvoir le développement du continent ».

Pour Dr Xhosazana Dlamini-Zuma qui relève que le Togo est la destination idoine pour parler de la piraterie et de l’économie bleue au regard des efforts, déjà, effectués par le gouvernement pour faire de la plateforme portuaire de Lomé, la plus performante de la côte ouest-africaine, mais aussi, des moyens engagés pour mener la bataille aux pirates récalcitrants, elle a invité les 38 pays disposant d’une frontière maritime, sans oublier ceux qui n’en ont pas, à retrousser les manches, car « l’heure n’est plus aux déclarations et aux seules incantations » comme l’avait si bien indiqué, auparavant, le ministre togolais des Affaires étrangères. La présidente de la Commission a invité les partenaires non-africains à accompagner les pays africains dans cette vulgarisation de l’économie, créatrice d’emplois et d’opportunités : « Les Norvégiens ont l’une des plus grandes flottes maritimes mondiales. Pour faire face à leurs besoins, ils ont formé les Philippins, les Thaïlandais et beaucoup d’autres nationalités. Ils peuvent faire la même chose avec les Africains. D’autres que les Norvégiens en sont aussi capables », a soutenu la présidente de la Commission de l’UA, qui milite, par ailleurs, pour la promotion de la femme dans les métiers de la mer.

Pour Moussa Faki Mahamat, l’Afrique, face à ce fléau, « se doit d’envisager une réponse globale et collective. Cette réponse, c’est la Charte ». Et d’ajouter que « L’adoption de cette Charte permettra la mise en place des moyens de surveillance et la promotion du commerce, la création des richesses dans plusieurs secteurs, et le développement d’une économie bleue ». Après avoir relevé les avantages pour l’Afrique de développer cette économie et de mettre fin à l’insécurité sur nos mers et océans, il a, fortement, invité les chefs de délégation à adopter le projet de Charte qui va être soumis aux chefs d’Etat et de gouvernement, le 15 octobre. Ce fut une formalité, cette Charte se voulant un instrument juridique dynamique. Autrement dit, tous les aspects non approfondis ou non évoqués par cette Charte à commencer par son volet « développement » qui a été souhaité par la présidente de la Commission, vont être remis à niveau. Un délais limite a été fixé à cet effet : « juillet 2017 ». Un objectif fixé par la présidente de la Commission, elle-même, et qui va lui permettre d’organiser le travail en conséquence afin que cette date limite soit respectée.

Sur ce, c’est sous les acclamations que ce projet de report a été validé par les ministres des Affaires étrangères, en attendant son adoption et sa signature, samedi, 15 octobre, par les chefs d’Etat et de gouvernement, qui feront le déplacement de Lomé à cet effet.

 

Source : Afriqueeducation.com

Sommet de Lomé : adoption du projet de charte

Le Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) s’est prononcé jeudi à Lomé en faveur du projet de charte sur la sécurité maritime.

Le président du Conseil, Moussa Faki Mahamat a indiqué qu’il était temps que les Etats africains se dotent  d’un instrument adéquat.

‘C’est un document important pour la sécurité, la sureté et le développement. 90% échanges en Afrique s’effectuent par la mer, en import comme export. C’est donc un un défi important’, a-t-il souligné.

Le texte, dont la paternité revient au président Faure Gnassingbé, doit être adopté samedi par les chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet

Devoir de responsabilité

Le Conseil exécutif de l’Union africaine a débuté jeudi ses travaux à Lomé. A la mi-journée, le projet de charte sur la sécurité maritime a été adopté.

En ouvrant la session, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait invité les pays membres à un devoir de responsabilité : ‘Renoncer au potentiel qu’offre la mer, l’abandonner aux mains des pirates et des narcotrafiquants, se désengager des responsabilités qui sont les nôtres en termes de protection des espèces maritimes et des ressources naturelles dont il regorge, reviendrait à freiner notre élan vers un progrès qui assure le bien-être de tous et de chacun’, a-t-il déclaré.

Pour le chef de la diplomatie togolaise, la charte peut constituer un pas décisif pour l’avenir du continent.

‘L’adoption de cette charte lors du sommet mettra à notre disposition un instrument devant faciliter la mise en commun de nos moyens, la mise en place des mécanismes de coordination et de surveillance. Elle permettra l’établissement d’un cadre unifié de lutte contre les menaces pesant sur l’espace maritime, la promotion du commerce, l’exploitation des immenses potentialités du domaine maritime, la création de richesse et d’emplois dans plusieurs secteurs, bref le développement  d’une économie bleue de toutes ses dimensions’, a indiqué pour sa part Moussa Faki Mahamat, le président du Conseil exécutif de l’UA.

La présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a salué l’engagement des autorités togolaises qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour permettre une adoption de cette charte.

Le Conseil exécutif planche sur la charte de Lomé

Le Conseil exécutif de l’Union africaine s’est ouvert jeudi à Lomé. Les ministres des Affaires étrangères des pays membre de l’organisation doivent examiner le projet de charte qui sera soumis samedi aux chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet.

Ce document qui se veut contraignant en matière de lutte et de répression contre l’insécurité maritime doit obtenir l’adhésion des Etats membres.

A priori, c’est bien parti, mais il faudra attendre la fin de la conférence pour en avoir la certitude.

La séance a été ouverte ce matin par Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères et Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la Commission de l’Union africaine.

Robert Dussey : “une approche globale pour dépasser la piraterie”

C’est la première fois que les chefs d’État et de gouvernement des 54 pays de l’Union africaine se réunissent sur une thématique majeure : celle de la sécurité et de la sûreté maritimes, et le développement en Afrique (le 15 octobre 2016). Dans le golfe de Guinée, la recrudescence de la piraterie a atteint une dimension inquiétante. Ces attaques résultent, pour l’essentiel, des troubles liés à l’industrie pétrolière dans la région, notamment au Nigeria où vit la moitié de la population ouest-africaine.

Avec l’explosion du marché noir du pétrole en Afrique de l’Ouest, les attaques récemment perpétrées dans la région ciblaient pour l’essentiel des navires transportant des produits pétroliers. Mais la piraterie n’est qu’une partie visible de la sécurité maritime.

Le phénomène entraîne avec lui une hausse des phénomènes corollaires de trafic de drogue, siphonnage de pétrole et trafic d’êtres humains. Résultat : économiquement, les pays concernés perdent jusqu’à 2 milliards de dollars par an, alors que les recettes maritimes représentent jusqu’à 20 % des budgets nationaux. Il y a donc urgence. Les États riverains ont décidé en juin 2013 à Yaoundé de créer un centre de coordination interrégional contre la piraterie et des centres régionaux le long de la côte. Problème, ces centres créés depuis manquent encore d’ordinateurs, d’imagerie, les marines nationales de patrouilleurs et vedettes rapides, sans oublier que le dialogue interrégional n’est pas toujours au rendez-vous. Quel est donc aujourd’hui le véritable enjeu de ce sommet ?

Robert Dussey, l’influent ministre des Affaires étrangères et chef d’orchestre du sommet de Lomé, détaille pour Le Point Afrique les raisons d’en passer par une Charte africaine de Lomé, un texte juridique plus contraignant. Mais aussi une première pour tout un continent.

Le Point Afrique : Que prévoit la Charte de Lomé ?

Robert Dussey : Globalement, la Charte de Lomé prévoit des objectifs qui vont de la lutte contre la piraterie et les trafics illicites sur les mers et océans à l’intensification de la mise en œuvre de la Stratégie AIM 2050, en passant par la promotion de l’économie bleue. Ces objectifs induisent un ensemble d’actions concrètes dans plusieurs compartiments de la maîtrise des espaces maritimes en Afrique.

Ainsi, la Charte de Lomé, perçue à ce titre comme le cadre d’harmonisation d’un ensemble d’actions cohérentes, a pour mérite essentiel de fédérer des mécanismes existants et régissant la matière.

Aussi, voudrais-je vous rappeler que c’est la toute première fois que les 54 États de l’UA se réunissent sur une thématique si importante pour l’avenir de tout notre continent.

Quelles sont les contraintes de ce texte juridique pour les États africains ?

Au regard des enjeux de ce sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes, et le développement en Afrique, il fallait une charte contraignante allant dans le sens de la prévention et de la répression de la criminalité maritime, de façon progressive, au niveau national et international.

Pourquoi opter pour un texte à valeur juridique ?

Conscients de la gravité des fléaux qui menacent le facteur important de développement économique que représentent les mers et océans, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont opté pour un texte à valeur juridique qui viendrait justement combler un vide juridique en la matière, et à l’échelle du continent. Évidemment, cela va de la responsabilité de tous les États membres de l’UA.

Les dangers ne sont pas les mêmes entre le golfe de Guinée et par exemple les côtes somaliennes, pourquoi faire une charte commune aux 54 États ?

C’est vrai que d’une région à une autre les dangers ne sont pas les mêmes. En revanche, tous nos océans et mers, voies par excellence de plus de 90 % des importations et exportations en Afrique, subissent les mêmes dégâts. Par ailleurs, tous nos États en sont victimes. Nous sommes tous persuadés qu’aucun État ne peut à lui seul venir à bout de ce danger.

C’est pourquoi protéger nos mers et nos océans à travers la Charte de Lomé est une impérieuse nécessité qui engage le présent et surtout l’avenir des 54 États.

N’avez-vous pas peur que certains États refusent de la signer ou d’appliquer les directives, car ils n’ont finalement pas les mêmes besoins ou ressources ?

La Commission de l’UA comme les 54 États membres sont conscients de l’impérieuse nécessité d’aller à l’adoption et à la signature de cette Charte.

Depuis 2013, aucun acte de piraterie n’a été commis au Togo, pensez-vous que la sécurité maritime soit l’urgence du moment pour le Togo et la région ?

Hier, c’était les côtes somaliennes, aujourd’hui, c’est le golfe de Guinée, où se trouve géographiquement le Togo. La vision du président de la République, S.E.M Faure Essozimna Gnassingbé, est de prévenir ces dangers. C’est d’ailleurs pour cette raison que la marine togolaise a bénéficié d’énormes moyens (matériels, équipement et formation…) ces dernières années. Pour le Togo, qui est une porte d’entrée de la région au travers de son port, la sécurité maritime est une réelle urgence.

 

Sommet de Lomé : Tout faire pour l’adoption de la charte

Le comité des représentants permanents de l’Union africaine (COREP) a débuté ses travaux mardi à Lomé dans la perspective de la tenue de sommet sur la sécurité maritime.

Ses membres doivent plancher sur le projet de charte que le Togo souhaite voir adopter par l’organisation panafricaine.

‘Nos espaces maritimes et nos côtes sont devenus le théâtre d’une recrudescence d’activités illicites qui constituent une menace dangereuse, tant à la sécurité de nos populations qu’au développement harmonieux de nos Etats’, a déclaré Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise à l’ouverture des travaux ;

Afin d’être certain que les pays membres comprennent bien les enjeux du sommet, il a rappelé la nécessaire mobilisation de l’Afrique pour sécuriser les océans et assurer aux populations riveraines un avenir meilleur.

Pour Chérif Mahamat Zène , le président du COREP, la charte marque une nouvelle étape décisive pour doter le continent d’un cadre juridique et technique de prévention et de lutte contre les menaces sur les espaces maritimes africains.

Le projet de charte sera soumis jeudi aux ministres des Affaires étrangères de l’Union africaine avant d’être adopté on l’espère par les chefs d’Etat et de gouvernement le 15 octobre prochain dans la capitale togolaise.

Le Togo n’a ménagé aucun effort pour parvenir à sa validation.

Le diagnostic de la problématique de l’insécurité dans le golfe de guinée

Les activités au programme du sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la Sûreté, la sécurité maritime et le développement en Afrique ont été officiellement lancées hier par le premier ministre togolais Komi Klassou Sélom et le secrétaire général adjoint de l’ONU, secrétaire exécutif de la commission économique pour l’Afrique M. Carlos Lopez.

Pendant que les ministres, chefs de gouvernements et chefs d’états seront en train de prendre des décisions politiques au sujet de l’insécurité dans le golfe de guinée, c’est dans ces side events que les experts divers cogiteront pour un diagnostic claire du phénomène.

Les side events, en marge du sommet de Lomé sur la sûreté maritime, la sécurité et le développement en Afrique, c’est du 10 au 14 Octobre sous des tantes bien disposées sur l’esplanade du palais des congrès de Lomé.

Lancement à Lomé aujourd’hui lundi 10 octobre 2016 les Side Events du Sommet de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, placé sous le haut parrainage de son SEM Faure Essozimna Gnassingbe, Président de la république du Togo, qui a été représenté par son Premier ministre Komi Sélom Klassou a présidé la cérémonie d’ouverture et d’inauguration du village de partenaire. C’était en présence du Président de l’Assemblée nationale Dama Dramani, du ministre des Affaires étrangères, Pr. Robert Dussey et du secrétaire général adjoint des Nations Unies, M. Carlos Lopès, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.

« La sûreté et la sécurité maritime se heurtent à la vulnérabilité des cadres juridiques existants, au manque ou à l’insuffisance d’aides à la navigation, ainsi qu’à la l’absence d’études hydrographiques modernes, de cartes nautiques à jour et d’informations sur la sécurité maritime dans plusieurs états africains » a affirmé à ce propos M. Carlos Lopez, Général adjoint de l’ONU, et secrétaire exécutif de la commission économique pour l’Afrique.

Il a appelé à ne pas sous estimer l’importance stratégique de la sécurité des zones maritimes africaines.

« pour réaliser le plein potentiel de l’économie bleue et faire face aux menaces et aux vulnérabilités d’aujourd’hui, il nous faut une approche globale et intégrée basée sur les indicateurs combinés de mesures de croissance et du progrès qui soient conçus de façon à établir un lien entre les succès économiques d’une part et d’autre part la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, la responsabilités sociale, la bonne gouvernance et les plus hautes exigences de transparence » a dit M. Lopez confirmant l’idée de la charte.

Sur les 54 pays africains, 38 sont côtiers et subissent des menaces diverses qualifiées de géopolitique par Carlos Lopez. Ces menaces sont entre autres ‘le trafic d’armes et de drogues, la piraterie et les vols à main armée en mer, le mazoutage illégal, le vol de pétrole brut le long des côtes africaines, le terrorisme maritime, la traite d’être humains et le transport illégal par voix maritime de demandeurs d’asile, la pêche et la surpêche illicite non réglementée et non déclarée, le trafic des conteneurs etc…’ a rappelé Robert DUssey pour insister sur la necessité de saisir l’opportunité de ce sommet pour créer le cadre idéal et attirer ‘ce trésor caché dans les océans’ au bénéfice des populations africaines.

Les Side Events qui se dérouleront tout au long de la semaine rassembleront une centaine d’experts internationaux de haut niveau qui interviendront au cours de 14 conférences, à partir du mardi 11 octobre au village des partenaires du sommet de Lomé.

Organisé par le Togo, l’UA et  avec le soutien de CEIS, ces événements ont pour objet d’enrichir la réflexion et le débat sur les grands enjeux du sommet. C’est donc 238 experts et participants qui vont dialoguer et profiter de cet espace d’échange durant 4 jours.

Le village des partenaires accueille une quarantaine d’exposants spécialisés dans le domaine de la sécurité et de la sûreté maritime et propose des démonstrations sur les équipements les plus adaptés pour la mise en œuvre des stratégies des Etats.

Ces présentations permettent de connaître les technologies les plus en pointe aujourd’hui disponibles.

 

Source : AfricaFullSuccess / Par Ken LOGO

Sommet de Lomé : Des dizaines d’experts parlent sécurité maritime

En prélude au sommet de Lomé prévu le 15 octobre, l’événement parallèle sur le thème de la sécurité maritime s’est ouvert lundi sur l’esplanade du Palais des congrès.

Le Premier ministre, Komi Selom Klassou, qui représentait le chef de l’Etat, a inauguré ces side events et le village des partenaires.

Il avait à ses côtés le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, le président de l’Assemblée nationale, les membres du gouvernement ainsi que le secrétaire général adjoint des Nations Unies, Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.

Lors de son intervention, le chef du gouvernement a déclaré qu’il fallait en finir avec les zones de non-droit et réfléchir et proposer sur les questions relatives à la piraterie maritime, la pêche illégale, la migration non-contrôlée et les trafics.

‘Ces side events se veulent un lieu d’échanges et de débats sur 10 thématiques liées à la problématique de la sécurité maritime’, a indiqué le chef de la diplomatie togolaise qui souhaite que les participants trouvent des réponses aux défis que sont les menaces qui pèsent sur les océans. Des obstacles à l’essor d’une économie bleue.

De son côté, Carlos Lopes a souligné qu’il était grand temps que l’Afrique se prenne en main sur les questions de sécurité des côtes et du développement de l’économie liée à la mer. ‘Les pays africains ne doivent plus être tributaires des bonnes intentions des autres’, a-t-il martelé.

Pendant 4 jours, 238 experts et participants vont dialoguer et profiter d’un espace de près de 3.000 m2 entièrement dédié comprenant des salles de conférences et un village des partenaires. 49 exposants togolais et étrangers exposent leur savoir-faire en matière de sécurité maritime.

C’est la première fois qu’une telle manifestation est organisée au Togo. Elle permet d’étoffer et de densifier le débat avant que les ministres, puis les chefs d’Etat et de gouvernement prennent le relais.

Robert Dussey : “C’est tout le continent qui se réunit…”

Lomé accueille le premier sommet de l’Union Africaine sur la sécurité maritime le 15 octobre. Les travaux préparatoires commencent lundi.

Un enjeu très important pour le continent, confie Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères togolais, dans un entretien à l’AFP.

Pourquoi ce sommet de Lomé sur la sécurité et la sûreté maritimes ?

Robert Dussey : C’est un enjeu très important pour l’Afrique. Au moins 92% des marchandises arrivent sur le continent africain par les mers et une façade maritime.

Lors de ce sommet plusieurs questions seront traitées et d’abord celle de la piraterie. Il y a quelques années, c’était surtout le golfe d’Aden, vers la Somalie, qui était victime des pirates. Aujourd’hui c’est le golfe de Guinée.

De 2005 à nos jours, nous avons subi plus de 205 attaques. Les pirates s’attaquent en priorité aux tankers pétroliers mais aussi aux bateaux de marchandises.

Mais le sommet de Lomé ne parlera pas seulement de sécurité maritime. Nous aborderons aussi la question de la pêche illégale, de la pollution (…) la question des trafics en tous genres, trafic de drogue, trafic d’êtres humains.
La plupart des pays africains qui ont une façade maritime sont victimes d’un de ces problèmes, d’où l’importance pour les dirigeants africains de s’asseoir et de discuter pour essayer de trouver des solutions.

Vous avez aussi prévu un volet sur le développement et l’économie bleue. Que recouvre ce terme ?

Robert Dussey : L’économie bleue c’est tout ce qui est lié à la mer, les ressources halieutiques, les ressources (minières et d’hydrocarbures) maritimes, la biodiversité qu’il faut préserver, l’activité des ports. Nous avons sur le continent africain des jeunes pêcheurs qui, il y a quelques années allaient pêcher en haute mer et maintenant ne peuvent plus s’y rendre pour plusieurs raisons: la piraterie, le manque de ressources lié à la pêche illégale…

Il est important pour nous que l’économie bleue continue à soutenir le niveau de vie des populations africaines.
Le port de Lomé est le seul port en eaux profondes du golfe de Guinée et son activité est cruciale pour l’économie togolaise. C’est une ville dans la ville.

Le précédent sommet, à Yaoundé en 2013, a-t-il permis des avancées ? Qu’attendez-vous de celui de Lomé ?

Robert Dussey : Le sommet de Yaoundé était un sommet régional sur une seule thématique, la piraterie. Il a posé les premiers jalons, qui ont permis une coordination – même si elle n’est pas parfaite – et un partage d’informations entre les pays du Golfe de Guinée.

Le sommet de Lomé est un sommet de l’Union africaine, c’est tout le continent qui se réunit. Le but c’est l’adoption d’une charte de l’Union africaine sur la sureté, la sécurité maritime et le développement.

C’est un texte contraignant. La charte oblige les Etats à travailler de manière collégiale, régionale, pour assurer la sûreté et la sécurité maritime. Et elle prévoit un accompagnement financier ce qu’il n’y avait pas dans le code de conduite de Yaoundé. Les pays signataires vont contribuer eux-mêmes à assurer leur propre sécurité maritime. Il faut doter les pays de moyens sophistiqués, sur un plan régional.

Il y a forcément – parce que c’est un texte contraignant – des réticences de certains pays, mais on essaye d’avoir le consensus et j’espère que cette charte sera adoptée le soir du 15 octobre.


© AFP

Une nouvelle dynamique pour le Togo

Le Ministre togolais des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine revient sur les différents enjeux du sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité maritime et le développement de l’Afrique.

Ce sommet se déroulera du 10 au 15 octobre 2016 à Lomé et rassemblera plus de 3000 participants dont plusieurs Chefs d’Etats et de Gouvernements.

Dans cette interview, le Ministre Robert Dussey met l’accent sur l’importance du sommet de Lomé et les différentes retombées pour le Togo.