Mise en place du Bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE)

Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République, le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a procédé à l’ouverture des travaux du Forum « HCTE-Réussites Diaspora » prévu à Lomé, les 28 et 29 novembre 2019.
A l’issue de cette première journée, les Délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) ont désigné par consensus les membres du bureau de leur institution pour  un mandat de trois (03) ans.
Ce bureau se compose comme suit :
  • Président : ATITSO Kodzovi, Délégué Pays Côte d’Ivoire ;
  • Vice-président zone Afrique : DEVOTSU  Komi, Délégué Pays Kenya ;
  • Vice-président zone Amériques : AMAH KPATCHA Bawubadi, Délégué Pays Etats Unis ;
  • Vice-président zone Asie Océanie : MAGLO Komi, Délégué Pays Japon ;
  • Vice-président zone Europe : SANOUSSI A. R. Kag, Délégué Pays France.
Le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur félicite les membres du bureau du HCTE et remercie les Délégués pays pour leur sens civique et patriotique.
                                                                         Fait à Lomé, le 28 novembre 2019

La situation au Moyen-Orient et leçons pour l’Afrique

Quatre axes / blocs au Moyen-Orient actuel

Il existe actuellement quatre principaux acteurs politiques au Moyen-Orient (à l’exclusion d’Israël).

Le premier, et jusqu’à présent le plus puissant, est l’axe irano-chiite. Cet axe s’étend entre l’Iran (son centre) à l’est, à travers l’Irak, la Syrie, le Liban et une représentation dans la bande de Gaza (Jihad islamique palestinien). À part le dernier, l’Iran s’appuie fortement sur les communautés chiites locales dans toutes les autres régions.

Le second est le bloc sunnite modéré. Ce bloc comprend l’Égypte, l’Arabie saoudite (ces deux pays sont considérés comme les dirigeants de ce bloc), la Jordanie, l’Autorité palestinienne, les Émirats Arabes Unis et le reste des États du Golfe (à l’exception du Qatar).

Le troisième est le bloc radical sunnite. Ce bloc comprend la Turquie, le Qatar, le Soudan et le Hamas (dans la bande de Gaza). Ce bloc s’identifie aux Frères musulmans (un mouvement idéologique égyptien qui s’est établi au Caire en 1929 et qui est désormais interdit en Égypte).

Le quatrième est l’Acteur Non Etatique Radical Sunnite – Al-Qaeda et « l’État islamique en Syrie et au Levant » (ISIL). Ce groupe (pas un axe cependant) est presque vaincu au Moyen-Orient. Contre cette défaite, vous pouvez voir leurs tentatives d’infiltration en Afrique.

Conflits entre ces axes / blocs

Il existe actuellement deux conflits principaux entre ces groupes qui font planer un ombre sur le Moyen-Orient. Le premier oppose l’axe chiite au bloc sunnite modéré. Le second se situe entre le bloc modéré sunnite et le bloc radical sunnite.

Le conflit entre l’axe chiite et le bloc modéré sunnite se déroule à différents endroits du Moyen-Orient – en Syrie (où les sunnites ont été battus), au Liban, en Irak et sur le front le plus actif – le Yémen.

Le conflit entre le groupe sunnite modéré et le groupe sunnite radical se déroule dans le golfe Persique (arabe) entre l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis d’un côté et le Qatar de l’autre. Un autre front se trouve dans la Corne de l’Afrique, où l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Anis et l’Égypte rivalisent avec le Qatar, la Turquie et le Soudan pour tenter de renforcer leur influence.

Dénominateurs communs entre le Moyen-Orient et l’Afrique qui rendent tous d’eux “En proie au terrorisme”

La terreur s’appuie toujours sur un agenda idéologique (généralement l’islam radical). Cependant, certains “zones” sont encore plus “en proie” au terrorisme. Parmi les conditions qui contribuent à la propagation de la terreur, on peut citer la présence d’Etats défaillants, la faiblesse du gouvernement central, le manque de cohésion sociale entre le centre et la périphérie et, par-dessus tout, la frustration économique. Tous ces éléments se retrouvent au Moyen-Orient et en Afrique.

Alors, que peut-on faire ?

L’Afrique peut tirer certaines leçons de l’expérience israélienne en matière de lutte contre le terrorisme. Premièrement, une approche holistique associant « le bâton et carotte ». Deuxièmement, il y a la détermination (la guerre contre le terrorisme est toujours plus longue qu’une guerre conventionnelle). Troisièmement, la dissuasion (la dissuasion agit-elle réellement contre le terrorisme ?). La quatrième est une tentative de construire une unité nationale. La cinquième est une tentative de créer des partenariats dans la lutte contre le terrorisme (G 5 au Sahel ou AMISOM en Somalie).

Sommet CEDEAO/ CEEAC : “Tout Est Prêt”, Selon Le Ministre Robert Dussey

Lomé sera sous les feux de la rampe dans quelques jours. Et pour cause, la capitale togolaise abrite le sommet conjoint des Chefs d’Etat de la CEDEAO et ceux de la CEEAC et la rencontre des Chefs d’Etat de la CEDEAO respectivement les 30 et 31 juillet prochains. Dans une interview accordée à nos confrères de l’Agence Savoir News, le Chef de la diplomatie togolaise, Prof Robert Dussey est revenu essentiellement sur l’organisation du sommet CEDEAO/ CEEAC. Le ministre des Affaires étrangères de la coopération et de l’intégration africaine, martèle que tout est prêt pour cette rencontre de haut niveau.

Lire ci-dessous l’intégralité de l’interview.

Savoir News : Monsieur le Ministre, tout est fin prêt pour cette grande rencontre ? Sinon, quels sont les derniers réglages ?

Robert Dussey: Lomé, la capitale togolaise est historiquement connue de  tous, pour être le carrefour des grandes conférences internationales.  Cette année, nous avions abrité une dizaine de rencontres sous-régionales et internationales dont celles des ACP-UE, soit les 79
des ACP et les 28 de l’UE, et celles de deux importants organes de la CEDEAO, à savoir le Conseil de Médiation et de Sécurité, et le Conseil des Ministres des Affaires étrangères. Le Président de la République Faure Gnassingbé et son gouvernement travaillent pour assurer une parfaite organisation de toutes les grandes rencontres qu’accueille Lomé, et, à la grande satisfaction de tous les togolais. A l’heure où je vous parle, nous sommes totalement prêts, et, sur tous les plans.

Deux rencontres ont eu lieu ces derniers jours à Lomé en prélude à ce sommet ? Pouvez-vous revenir sur ces deux rencontres pour nos lecteurs ? Et de quoi les participants avaient discuté ?

Comme partout ailleurs, tous les sommets de Chefs d’État et de gouvernement sont précédés de plusieurs sessions préparatoires, notamment celles des experts et des ministres. Ce fut le cas il y a quelques jours, c’est-à-dire les 10, 11 juillet 2018 à Lomé, où les  experts de la CEDEAO et de la CEEAC ont discuté sur la paix, la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la thématique qui sera au cœur du sommet inédit des Chefs d’État et de gouvernement des deux espaces communautaires. Évidemment la  réflexion sur cette thématique a permis de passer au peigne fin la  situation sécuritaire dans les deux espaces communautaires, mais aussi  les stratégies nationales de lutte contre le terrorisme, ainsi que les  instruments juridiques en la matière et la déclaration finale.

Environ combien de chefs d’État et de gouvernement sont attendus à ce  sommet, car le Togo a une forte tradition en matière de mobilisation de  chefs d’État pour ces grandes rencontres.

Un petit calcul des pays membres de la CEDEAO et de la CEEAC, et vous le  saurez (rire) ! Nous attendons une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement.

Un sommet CEDEAO-CEEAC …. Quels seront les principaux sujets au menu des débats ?

Je vous le disais, les débats seront axés sur la paix, la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il s’agira pour la CEDEAO et la CEEAC d’avoir une forte implication dans la sécurisation des deux espaces, gage de toutes perspectives de croissance ou de développement de nos nations. FIN

Propos recueillis par Junior AUREL (Savoir News)

Discours d’ouverture de la 107e session du Conseil des ministres de l’ACP

Madame la Présidente, 

Monsieur le Secrétaire général, 

Mesdames et messieurs,


Aujourd’hui où le Groupe ACP soumet au questionnement sa propre présence au monde, s’interroge sur les raisons d’être de son existence, sur ses propres fins entendues ici comme telos ou buts et cherche à redessiner son partenariat avec l’Union européenne à l’expiration, en 2020, de l’Accord de Cotonou, il nous faut réaffirmer le sentiment commun d’appartenance à notre groupe et notre commune dépendance. Le sentiment d’appartenance commune et de commune dépendance, ce sentiment que valorisaient tant les stoïciens grecs de l’Antiquité et qu’ils rapportaient au cosmos, doit nous inspirer et raffermir en nous la solidarité organisationnelle où se joue la dialectique du multiple et de l’Un, des parties et du Tout. 

Nos populations nous attendent. Leur droit légitime au développement doit nous inciter à éviter lors de cette Session le « syndrome du bateau ivre », ce syndrome qui traduit une espèce de nausée, la situation hypothétique d’un navire en perte de repère. « Il n’est point de vent favorable pour celui qui ne sait où il va » disait SÉNÈQUE dans ses Lettres à Lucilius.

La logique d’unité doit guider nos pas. Nous devons aborder les futures négociations avec l’UE en tant que groupe uni, en tant que « pôle de responsabilité collective » soudé. S’il est vrai que l’unité du Groupe ACP en tant que pôle multilatéral de responsabilité collective ne peut signifier rien d’autre qu’une « unité plurielle », ou mieux, une « unité dans la diversité », pour reprendre Jürgen HABERMAS dans son livre Après l’Etat-nation, en raison des spécificités propres à chaque ensemble continental, les spécificités et divergences ne doivent pas cependant avoir raison de notre sens de l’unité. 

En restant uni, nous pouvons travailler ensemble et renforcer la souveraineté positive de nos Etats, autrement dit leur capacité d’action externe et interne. L’unité d’action au rang des ACP aidera sans doute nos Etats à faire décroître les inégalités et à faire reculer les frontières de la pauvreté, à faire sortir nos Etats et populations de la situation d’inconfort actuelle.

L’enjeu, c’est la guerre au manque de développement dans nos pays, à la « pauvreté absolue » et « objective ». L’état du monde actuel quasiment comparable à l’état de nature de Thomas Hobbes nuit au Groupe des ACP et à leurs populations. Changer cet état insoutenable, voilà ce qui doit être l’objectif de ce cadre de coopération Sud-Sud. N’oublions pas que l’un des objectifs des ACP est d’« œuvrer à la promotion d’un nouvel ordre mondial plus juste et plus équitable ». 

Ce défi qui reste actuel 43 ans après l’Accord originel de Georgetown donne à réfléchir et nous appelle à la logique d’unité. Ce n’est pas en étant ensemble que nous ne sommes pas fécond, c’est plutôt parce que jusque-là nous n’avons pas assez agi ensemble. La force réside dans l’unité.

L’heure est à l’urgence du rassemblement, ou pour parler comme Edgar Morin, à « l’urgence de l’essentiel ».


Madame la Présidente,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et messieurs,

 

Ces tendances centrifuges, auxquelles nous devons nous opposer de toutes nos forces, doivent tout de même nous amener à nous interroger sur les facteurs qui nourrissent ce courant. Nous sommes à la croisée des chemins où nous devons avoir le courage de voir en toute objectivité la réalité afin de dresser un diagnostic clair de nos difficultés et leur trouver des solutions qui s’imposent. Le célèbre poète allemand HÖLDERLIN disait bien dans un style hégélien que « là où croît le péril croît aussi ce qui sauve ». Il nous faut faire preuve d’imagination et d’innovations pour sortir de cette situation car comme le dit Albert EINSTEIN, dans les moments de crises ou de difficultés, « seule l’imagination importe ».

Le Gouvernement de la République Togolaise insiste donc sur la nécessité du renforcement de la coopération intra-ACP car pour nous développer, nous devons d’abord compter sur nous-mêmes, sur nos propres forces dans une perspective humaniste et de confiance en soi. La confiance en soi, au plan individuel que collectif, comme l’enseigne la génération actuelle de l’École de Francfort conduite par Axel HONNETH, est le support basique de tout effort de développement. Notre coopération interne nous ouvrira des perspectives stimulantes qui auront sans doute  des impacts sur nos partenariats avec les autres. 

À cet égard, je me réjouis que vous ayez inscrit à l’agenda de vos travaux la révision de l’Accord de Georgetown et je vous engage à l’examiner dans la droite ligne des orientations données pas nos Chefs d’État et de gouvernement lors des Sommets de Sipopo en 2012 et de Port Moresby en 2016 et de notre document de position Vers les ACP que nous voulons.

L’avenir du Groupe ACP dépend de notre capacité d’adaptation aux mutations profondes de l’environnement international. L’avenir n’est pas, pour reprendre les termes d’Henri BERGSON, « ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire». L’avenir se prépare, celui de notre Groupe doit se construire autour de perspectives réalistes et vitales qui engagent chacun de nos Etats et toute l’organisation. L’heure est à l’action multilatérale.

Madame la Présidente, 

Mesdames et messieurs les Ministres,

Monsieur le Secrétaire général, 

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Mission,

Les préparatifs en vue des négociations du Post Cotonou sont l’autre préoccupation qui sera au cœur de votre session. Sur ce sujet, il est à observer que le partenaire européen a déjà exprimé de façon claire sa vision du futur accord de partenariat.

A votre tour, vous examinerez et adopterez, je l’espère, le mandat de négociation du Groupe ACP. La réunion qui s’est tenue le 27 mai ici même doit avoir permis de faire des avancées sur l’examen des questions susceptibles de constituer des blocages sur notre vision commune.

Du côté du Groupe ACP, il y a lieu de souligner, pour s’en réjouir, la croissance économique enregistrée par un certain nombre de pays. La croissance économique a permis aux pays en question de se hisser au rang de pays à revenu intermédiaire. Toutefois, les économies de ces pays demeurent vulnérables aux chocs exogènes et il importe de ne pas les abandonner à eux-mêmes. En restant solidaires, nous pourrions mieux résister aux crises, accroître ce qu’Amartya SEN appelle les « capabilités » de nos pays et de nos citoyens. Nos populations méritent mieux que leurs niveaux et conditions de vie actuelles.

 

Madame la Présidente,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et messieurs,

Sur ces mots, je déclare ouverte la 107ème session du Conseil des ministres ACP et souhaite, au nom de notre histoire et du « principe espérance » cher à Ernst BLOCH, plein succès à nos travaux.

Vive la coopération Sud-Sud, 

Vive les ACP

Je vous remercie.

CEDEAO-CEEAC : Sommet sur la paix la radicalisation et l’extrémisme violent à Lomé en Juillet

Un sommet conjoint CEDEAO-CEEAC sur la paix, la radicalisation et l’extrémisme violent aura lieu en juillet prochain à Lomé. Les pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale veulent mutualiser leurs moyens et trouver de nouvelles synergies. C’est une alliance inédite, explique Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise.

Republicoftogo.com : Vous avez présidé en fin de semaine dernière à Lomé avec votre homologue gabonais la première réunion de concertation CEDEAO-CEEAC. Qu’entendez-vous entreprendre avec les pays de l’Afrique centrale ? 

Robert Dussey : La CEEAC et la CEDEAO sont deux organisations régionales sœurs qui œuvrent pour la paix et le développement dans leur région respective Depuis plusieurs années, elles sont confrontées aux mêmes défis, aux mêmes menaces, notamment en matière de paix et de sécurité.  Ces questions constituent une priorité pour l’ensemble des chefs d’Etat. C’est dans ce cadre que s’est déroulée la réunion de concertation à Lomé. Je tiens à rappeler que les présidents du Togo et du Gabon dirigent actuellement les deux entités régionales.

Republicoftogo.com : Une nouvelle alliance ponctuelle ou dans la durée ?

Robert Dussey : C’est une coopération pérenne. Une alliance qui va permettre l’organisation d’un sommet inédit à Lomé ; sommet conjoint CEDEAO-CEEAC sur la paix, la radicalisation et l’extrémisme violent. Il aura lieu courant juillet dans la capitale togolaise.

Republicoftogo.com : Les deux organisations ont-elle les moyens de lutter contre ces fléaux ?

Robert Dussey : Ces groupements comptent 26 pays. C’est près de la moitié de l’Afrique. En mutualisant leurs efforts, en développant des synergies, ils auront la capacité de relever les défis.

Lors de notre réunion à Lomé, nous n’étions pas seuls. Il y avait François Louncény Fall, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies  pour l’Afrique Centrale (UNOCA) et Mohamed Ibn Chambas qui a les mêmes fonctions pour l’Afrique de l’Ouest.

C’est dire que l’ONU apporte son soutien plein et entier à cette initiative.

[VIDEO] Communiqué final du sommet extraordinaire de la CEDEAO

 

A l’issue du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu à Lomé la capitale togolaise, nous vous invitons à réécouter en vidéo le communiqué final présenté par M. Robert Dussey, Ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine.

 

Le Conseil de sécurité soutient le projet de Charte de Lomé

Le Conseil de sécurité a organisé lundi 25 avril 2016 un débat de haut niveau consacré à la piraterie et vols à main armée en mer dans le Golfe de Guinée. Un débat auquel était convié Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, dont le pays organisera au mois d’octobre un sommet sur la sécurité maritime.

M. Dussey a souligné que l’initiative du Conseil témoignait tout l’intérêt qu’il porte à la promotion de la paix, de la sécurité et la stabilité, notamment en Afrique.

Le Conseil de sécurité a invité les Etats de la région du Golfe de Guinée à coopérer pour lutter contre les actes de piraterie et les vols à main armée en mer menaçant la navigation internationale, la sécurité et le développement économique de la région.

C’est la première fois en près de cinq ans que le Conseil consacre une réunion à cette question, a noté à cette occasion le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux affaires politiques, Taye-Brook Zerihoun.

M. Zerihoun a souligné qu’au cours des dernières années, il y a eu une baisse notable des actes de piraterie et de vols à main armée en mer dans le golfe de Guinée. « Toutefois, l’insécurité en mer reste une source de préoccupation dans la région », a-t-il ajouté. Au premier trimestre 2016, le Bureau international maritime a enregistré six attaques et six tentatives d’attaque dans le golfe de Guinée.

Selon M. Zerihoun, la lutte contre la piraterie exige souplesse et capacité d’adaptation dans la mesure où ceux qui commettent des actes illégaux en mer sont très bien informés et utilisent des méthodes de plus en plus sophistiquées. « Les initiatives visant à s’occuper du développement socio-économique et à affronter le manque d’emplois sont également nécessaires pour fournir des perspectives aux populations marginalisées qui peuvent être impliquées dans des activités de piraterie, notamment les jeunes », a-t-il ajouté.

Dans une déclaration publiée par la Présidence du Conseil, les membres du Conseil de sécurité déclarent être profondément préoccupés « par le nombre et la violence des actes de piraterie et vols à main armée qui auraient été perpétrés en mer dans le golfe de Guinée depuis 2014 » et condamnent énergiquement « les assassinats, enlèvements, prises d’otages et vols que commettent les pirates qui sévissent dans le golfe de Guinée ».

Ils demandent aux Etats de la région et à toutes les parties prenantes concernées « de redoubler d’efforts pour obtenir que tous les gens de mer otages dans le golfe de Guinée ou aux alentours soient libérés immédiatement sains et saufs ».

Le Conseil prie instamment les Etats membres des Nations Unies et les organisations internationales compétentes « d’aider les Etats de la région et les organisations régionales et sous-régionales à veiller à ce que les mesures nécessaires soient prises pour empêcher que les produits d’actes de piraterie et de vols à main armée commis en mer contribuent au financement du terrorisme ».

Selon le Conseil, il est « essentiel de coordonner l’action menée au niveau régional pour lutter contre la menace que représentent les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer ».

Il se félicite de l’initiative prise par l’Union africaine d’organiser un Sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, à Lomé, le 15 octobre 2016, en vue notamment d’adopter un texte sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement économique et social en Afrique. Il invite la communauté internationale et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à y participer activement et à l’appuyer.

Robert Dussey a indiqué que le sommet de Lomé devait déboucher sur l’adoption et la signature d’une Charte africaine relative à la sécurité et à la sûreté maritimes et au développement.

‘Appelé à contribuer à la mise en œuvre de la Stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans (Stratégie AIM 2050), ce projet de charte met en relief l’importance de la coopération régionale et internationale contre la piraterie maritime, les trafics illégaux de tout genre transitant par la mer, la pêche illicite non déclarée et non réglementée et la pollution de l’environnement marin. Son adoption permettrait aux Etats africains d’accroître l’efficacité de la surveillance de leurs espaces maritimes et côtiers grâce aux échanges et au partage d’informations  ainsi qu’au renforcement de leur coopération en matière d’entraide judiciaire dans le cadre des poursuites contre les auteurs présumés de ces actes’, a-t-il déclaré.

A l’initiative de cette réunion, on trouve la Chine qui préside actuellement le Conseil de sécurité et le Sénégal et l’Angola, membres non-permanents.

L’axe Santiago, Bichkek, Lomé

Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a procédé mercredi à New York à l’établissement de relations diplomatiques avec le Chili et le Kirghizistan.

La semaine dernière un protocole de même nature avait été signé avec Chypre.

Les documents ont été paraphés par le ministre chilien des Affaires étrangères, Heraldo Muñoz et par le chef de la diplomatie du Kirghizistan, Erlane Abdildaïev.

Ancienne république de l’URSS, ce pays a obtenu son indépendance lors de l’effondrement du bloc soviétique 1991.