CEDEAO : Réunion du Conseil de médiation à Lomé

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a présidé samedi à Lomé la 40e session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Il avait à ses cotés Jean-Claude Brou, le président de la Commission.

Les participants ont pris lecture du mémorandum sur la situation politique et sécuritaire dans la sous-région, notamment en Guinée Bissau.

Dans ce pays en proie à une forte instabilité, ‘la situation a évolué très favorablement grâce à la médiation menée par le président Faure Gnassingbé. A ce jour toutes les recommandations sont bien respectées par tous les acteurs’, a indiqué Kadangha Limbiyè Bariki, le chef du Comité d’administration et des finances de la Cedeao.

La question togolaise a également été abordée. M. Bariki a indiqué que les deux facilitateurs mandatés par l’organisation travaillaient sur le dossier. ‘

‘Les deux présidents (de Guinée et du Ghana, ndlr) sont en train de réfléchir et dans les jours nous aurons aurez une solution positive pour tout le monde’, a-t-il précisé.

Le Conseil a enfin abord débattu sur l’opérationnalisation des centres maritimes multinationaux de coordination et sur la transhumance.

Le Conseil de médiation et de sécurité regroupe les ministres en charge de la Défense, de la Sécurité et des Affaires étrangères des Etats membres.

Cet organe est chargé de prendre, au nom de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, les décisions liées à la paix et la sécurité et de mettre en œuvre les politiques de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité dans la sous-région.

CEDEAO-CEEAC : Sommet sur la paix la radicalisation et l’extrémisme violent à Lomé en Juillet

Un sommet conjoint CEDEAO-CEEAC sur la paix, la radicalisation et l’extrémisme violent aura lieu en juillet prochain à Lomé. Les pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale veulent mutualiser leurs moyens et trouver de nouvelles synergies. C’est une alliance inédite, explique Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise.

Republicoftogo.com : Vous avez présidé en fin de semaine dernière à Lomé avec votre homologue gabonais la première réunion de concertation CEDEAO-CEEAC. Qu’entendez-vous entreprendre avec les pays de l’Afrique centrale ? 

Robert Dussey : La CEEAC et la CEDEAO sont deux organisations régionales sœurs qui œuvrent pour la paix et le développement dans leur région respective Depuis plusieurs années, elles sont confrontées aux mêmes défis, aux mêmes menaces, notamment en matière de paix et de sécurité.  Ces questions constituent une priorité pour l’ensemble des chefs d’Etat. C’est dans ce cadre que s’est déroulée la réunion de concertation à Lomé. Je tiens à rappeler que les présidents du Togo et du Gabon dirigent actuellement les deux entités régionales.

Republicoftogo.com : Une nouvelle alliance ponctuelle ou dans la durée ?

Robert Dussey : C’est une coopération pérenne. Une alliance qui va permettre l’organisation d’un sommet inédit à Lomé ; sommet conjoint CEDEAO-CEEAC sur la paix, la radicalisation et l’extrémisme violent. Il aura lieu courant juillet dans la capitale togolaise.

Republicoftogo.com : Les deux organisations ont-elle les moyens de lutter contre ces fléaux ?

Robert Dussey : Ces groupements comptent 26 pays. C’est près de la moitié de l’Afrique. En mutualisant leurs efforts, en développant des synergies, ils auront la capacité de relever les défis.

Lors de notre réunion à Lomé, nous n’étions pas seuls. Il y avait François Louncény Fall, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies  pour l’Afrique Centrale (UNOCA) et Mohamed Ibn Chambas qui a les mêmes fonctions pour l’Afrique de l’Ouest.

C’est dire que l’ONU apporte son soutien plein et entier à cette initiative.

Alliance contre l’extrémisme

Un sommet conjoint Cédéao-CEEAC sur la paix, la radicalisation et l’extrémisme violent aura lieu prochainement à Lomé.

L’annonce officielle a été faite vendredi par les ministres des affaires étrangères du Gabon et du Togo, respectivement Noël Nelson Messone et Robert Dussey.

Pour le chef de la diplomatie gabonaise,  ‘la paix et la sécurité sont les préalables du développement économique et social du monde en développement (…) Une première rencontre a déjà eu lieu au Cameroun et ce sommet, permettra de prendre de nouveaux engagements, a-t-il déclaré.

Les détails pratiques de la rencontre devraient être communiqués dans les jours à venir.

Le sommet pourrait rassembler une vingtaine de chefs d’Etat dans la capitale togolaise.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale comprend 11 pays parmi lesquels l’Angola, le Gabon, la RDC, le Rwanda, le Burundi ou encore le Cameroun.

Signature d’un accord d’association entre la CEDEAO et la Mauritanie

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, président en exercice du conseil des ministres de la Cédéao, a présidé le 27 octobre à Nouakchott la première session du conseil d’association entre la Mauritanie et l’organisation ouest-africaine.

La Mauritanie et la Cédéao ont signé en août dernier à Lomé un accord d’association. L’organisation aurait préféré que Nouakchott présente un dossier de réadmission, mais finalement la solution de statut d’Etat associé a été validée.

Le pays avait quitté l’ensemble ouest-africain il y a 17 ans.

L’accord est devenu effectif ; reste à en fixer les modalités et la mise en œuvre avant une ratification formelle.

Le Conseil a souligné l’importance de cette association qui contribuera à accroitre les échanges commerciaux entre les Etats, stimuler l’investissement et le développement en Mauritanie, souligne un communiqué publié dimanche.

La Mauritanie devrait rapidement adhérer au Tarif Extérieur Commun (TEC) et au schéma de libéralisation des échanges (SLE).

Côté mauritanien, plusieurs personnalités ont participé au conseil d’association parmi lesquelles Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, le ministre du Commerce et de l’Industrie, et Isselkou Ahmed Izud Bih, le chef de la diplomatie.

Lors de son séjour à Nouakchott, Robert Dussey a été reçu par le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Lancement officiel des activités de l’ANIAC par le Ministre Robert Dussey

Le Prof. Robert Dussey lance les activités de l’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques ce vendredi 29 septembre 2017. Une cérémonie couplée de la commémoration du 20e anniversaire de l’interdiction des armes chimiques au Togo.

Le ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, Robert Dussey a lancé vendredi à Lomé les activités de l’Autorité nationale pour l’Interdiction des armes chimiques (ANIAC-Togo). La cérémonie était couplée à la commémoration du 20e anniversaire de l’Organisme d’interdiction des armes chimiques (OIAC) et a enregistré la participation de Garba Lompo, le représentant de la CEDEAO au Togo.

Afin de marquer son ferme engagement pour la promotion de la paix et le désarmement, le gouvernement togolais a mis en place l’ANIAC-Togo en novembre 2015. Il s’agit d’une structure de gestion, de contrôle et d’interdiction de la circulation illicite des produits chimiques au Togo.

Pour le Président de l’ANIAC-Togo, le lancement officiel des activités de la structure marque un tournant décisif dans la mise en oeuvre des obligations de la Convention sur l’Interdiction des armes chimiques au Togo.

“Il renforce les capacités opérationnelles de l’Autorité nationale en charge des questions de la non-prolifération des produits chimiques… En tant que structure de coordination et d’application des dispositions de la Convention, l’ANIAC-Togo assistera le gouvernement dans la conception et la mise en oeuvre de la politique nationale sur l’Interdiction des armes chimiques et sur leur destruction, ainsi que des produits chimiques prohibés par la convention”, a indiqué Bruno Pakoupati Boyode.

Dans son intervention, le Chef de la diplomatie togolaise a affirmé que la structure ANIAC-Togo est d’une importance vitale pour le fait que la prolifération des armes de destruction massive, en particulier les armes chimiques, reste un danger pour la sécurité humaine.

“La création de l’ANIAC-Togo n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans l’engagement du Togo au service de la paix et de la sécurité dans la sous-région ouest-africaine, en Afrique et dans le monde. Le Togo a en effet souscrit aux différents instruments juridiques internationaux en charge des questions de désarmement, de maintien de la paix et de la sécurité internationale”, a déclaré Robert Dussey.

Le ministre précise que par la mise en oeuvre de la convention sur l’Interdiction des armes chimiques, le Togo contribue aux efforts de la Communauté des Etats dans le cadre de la lutte contre la prolifération des produits chimiques qui constitue la grande problématique de la santé publique.

Garba Lompo, le répresentant de la CEDEAO a salué la demarche du Togo. Il a promis l’appui de l’organisation communautaire à l’ANIAC-Togo.

L’ANIAC-Togo aura donc la charge de sensibiliser et informer à travers des campagnes de sensibilisation la population togolaise de la dangerosité des produits chimiques consommés ou utilisés au quotidien, renforcer le cadre législatif, créer un cadre de concertation avec les industriels, établir une liste des produits chimiques afin de faciliter le régime de vérification et des visites des inspecteurs, notamment.

Visite de Travail de Robert Dussey au Portugal : Communiqué de Presse

VISITE DE TRAVAIL DU PROF. ROBERT DUSSEY

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE DE LA REPUBLIQUE TOGOLAISE A LISBONNE DU 20 AU 22 JUILLET 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine de la République Togolaise, Son Excellence Prof. Robert Dussey, a effectué, du 20 au 22 juillet 2017, une visite de travail à Lisbonne au Portugal.

Au cours de sa visite, le Professeur Dussey a été reçu en audience par son homologue du Portugal Son Excellence Monsieur Augusto Santos Silva  pour discuter des questions d’intérêt commun aux deux pays.

Les délégations des deux pays, conduites par leurs Excellences Santos Silva et Dussey ont ensuite tenu une séance de travail pour discuter, d’une part, des questions liées aux relations bilatérales entre le  Portugal et le Togo, et d’autre part de l’agenda international du Togo qui assure la présidence en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis le 04 juin dernier pour un mandat de douze mois.

Au plan bilatéral, les deux parties ont fait le point de la coopération politique et économique entre le Togo et le Portugal. Ils se sont felicites, sue le plan commercial, de l’ouverture d’une ligne aerienne entre le Portugal et le Togo. Ainsi, depuis le debut de cette semaine, TAP Portugal dessert la ville de Lome. En ce qui concerne la coopération politique entre les deux pays, les deux diplomates se sont réjouis des échanges réguliers qu’ils entretiennent et de leur convergence de vue sur les questions internationales. Sur le plan économique, Messieurs Santos Silva et Dussey ont convenu d’œuvrer à l’intensification des échanges commerciaux et de la promotion des investissements entre les deux pays.

Abordant l’agenda international du Togo, le Chef de la diplomatie togolaise a évoqué, tour à tour, les priorités du mandat du Togo à la présidence de la CEDEAO, la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée et les attentes du Togo pour le 5ème Sommet UE-Afrique qui se tiendra en novembre prochain à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Aussi, le Professeur Dussey a-t-il tenu à insister sur la volonté exprimée par le Président de la République Togolaise, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbe de faire de son mandat à la tête de la CEDEAO, un mandat de l’action. A cet effet, quatre principales priorités ont été définies, à savoir :

  • œuvrer à l’effectivité de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace sous-régional ;
  • organiser une conférence internationale sur la paix et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique ;
  • organiser un forum économique entre la CEDEAO et les partenaires ;
  • appeler à la mise en place d’un système de santé efficace en Afrique de l’Ouest.

Enfin, le Professeur Dussey a réaffirmé à son homologue, la tenue, à Lomé, du Sommet Afrique-Israël du 22 au 26 octobre 2017 et de la 33ème Conférence ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie du 24 au 26 novembre 2017.

Son Excellence Monsieur Santos Silva a, pour sa part, félicité son hôte pour  l’engagement du Togo au service du développement de l’Afrique en général et de la CEDEAO en particulier à travers les  initiatives concrètes et courageuses prises par ses plus hautes autorités. Il l’a assuré du soutien du Portugal pour la réussite des tous ces engagements. Il a, en outre, réitéré sa volonté de mettre en œuvre les efforts nécessaires pour renforcer davantage la coopération entre le Togo et le Portugal.

 

Fait à Lisbonne, le 21 juillet 2017

 

Visite des Institutions de la CEDEAO au Togo

Dans le cadre de la Présidence de la CEDEAO, le Président du Conseil des Ministres de la CEDEAO, Ministre des Affaires Etrangères du Togo, le Prof. Robert Dussey et le Président de la Commission de la CEDEAO M. Marcel Alain de Souza ont eu une séance de travail ce jour dans les locaux de la CEDEAO à Lomé.

Cette rencontre a permit aux deux personnalités de faire la visite de toutes les Institutions de la CEDEAO représentées auprès de la République Togolaise.

Plusieurs séances de travail ont lieu avec entre autres:

  • l’ambassadeur représentant permanent de la CEDEAO au Togo
  • le Président de la BIDC (Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO)
  • Le Directeur du CIC (Centre d’Information Communautaire)
  • Le Directeur de l’ARAA (Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation)
  • Le Directeur du PPDU (Unité de Préparation et de Développement de Projets de la CEDEAO)
  • et le Directeur de la Carte Assurance Brune

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Première journée des consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique

« Quelle se pose sur terre ou sur mer, la question de la paix et de la sécurité en Afrique est un défi frontal que nous ne pouvons plus esquiver, ni négliger encore moins ignorer ». C’est en ces termes que le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey a ouvert mercredi les Consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique qui se déroulent à Lomé.

La rencontre qui se situe dans le cadre des préparatifs du sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime qui aura lieu le 15 octobre prochain à Lomé permettra aux participants d’aborder deux sujets : la sécurité maritime et l’économie bleue dans le Golfe de Guinée ; la promotion de la paix au Sahel.

Les assises de Lomé organisées par le gouvernement togolais et le Centre Carter ces consultations rassemblent un groupe restreint de diplomates et d’experts africains, chinois et américains pour des discussions à huis clos visant à examiner la collaboration entre les acteurs régionaux, la Chine, les États-Unis et d’autres sur les questions de paix et de sécurité.

Elles visent à mener des réflexions sur des problèmes communs et surtout identifier les domaines concrets de collaboration que sont la promotion de la paix, la sécurité maritime et l’économie bleue dans le Golfe de Guinée.

« Pour le Togo, les Consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique constituent un forum de collaboration multilatérale, tout à fait originale, à même d’apporter une plus-value à l’action globale pour la paix sur le continent », a déclaré Robert Dussey qui salue la vision du Président Jimmy Carter et félicite les plus hauts responsables du Centre Carter pour leur détermination et leur engagement pour la paix dans le monde.

La cellule est animée par Jianhua Zhong, envoyé spécial chinois pour les Affaires africaines, l’ambassadeur Princeton Lyman, conseiller spécial au United States Institute for Peace et Mohamed Ibn Chambas, représentant du SG des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

Les Consultations enregistrent la participation des représentants de la CEDEAO, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), de la Commission du Golfe de Guinée, de la Commission du Bassin du Lac Tchad, le G-5 du Sahel, des experts américains, Chinois et régionaux.

Source : TogoBreakingNews.info

Message du Prof. Robert Dussey à l’occasion du 53ème anniversaire de l’Union Africaine

Le 25 mai 1963, les chefs d’Etat africains décidaient de créer une organisation continentale capable de les représenter au plan mondial, de les unifier et de faire entendre la voie de l’Afrique.

L’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue Union africaine, joue un rôle politique de premier plan, mais est aussi le moteur de l’intégration économique d’un continent en croissance.

A l’occasion de cet anniversaire et de la tenue à Lomé de la Semaine de l’intégration, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a adressé un message aux communautés africaines résidant au Togo.

Le 25 mai 1963, les pères des indépendances africaines créèrent l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Même si à sa création, les avis divergeaient, sur sa nature, entre les partisans du fédéralisme et ceux d’une « Afrique des États », l’organisation continentale n’a pas manqué de nourrir de grandes ambitions en matière d’intégration.*

En effet, en 1991, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) ont signé le Traité d’Abuja instituant la Communauté économique africaine. Ce Traité pose les principes directeurs visant à renforcer le programme d’intégration. En succédant à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’Union africaine (UA) se donnait pour ambition de consolider le projet d’intégration politique, économique, sociale et environnementale de l’Afrique. Cette ambition a été confirmée par l’Acte constitutif de l’Union africaine, entré en vigueur en mai 2000, de même que les divers traités et protocoles relatifs aux Communautés Economiques Régionales (CER).

L’idée est d’édifier la Communauté économique africaine en tant que partie intégrante de l’UA. Elle doit être mise place à travers six (06) phases sur une durée de 34 ans :

  • Première phase (05 ans) : renforcer les CER existantes et créer de nouvelles dans les régions où elles n’en existent pas.
  • Deuxième phase (08 ans) : assurer la consolidation au sein de chaque CER, l’accent étant mis sur la libéralisation des droits de douane, l’élimination des barrières non tarifaires, l’harmonisation des taxes et le renforcement de l’intégration sectorielle à l’échelle régionale et continentale dans les domaines du commerce, de l’agriculture, de la monnaie et des finances, des transports et des communications, du développement industriel et de l’énergie.
  • Troisième phase (10 ans) : mettre en place dans chaque CER une Zone de libre échange (ZLE) et une union douanière (reposant sur un tarif extérieur commun et un territoire douanier unique).
  • Quatrième phase (02 ans) : coordonner et harmoniser les systèmes tarifaires et non tarifaires entre les CER en vue de mettre en place un marché commun africain.
  • Cinquième phase (04 ans) : mettre en place un marché commun africain.
  • Sixième phase (05 ans) : mettre en place la communauté économique africaine, y compris une union monétaire africaine et le Parlement panafricain.

L’idée sous-jacente aux six étapes est qu’il faut d’abord consolider l’intégration économique au plan régional, par la création de CER qui fusionnerait en définitive pour aboutir à la Communauté économique africaine. Les CER devant servir d’éléments constitutifs de ladite communauté.

Aujourd’hui, notre communauté sous-régionale, la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a marqué des points encourageant vers une intégration des peuples.

Le Président de la République, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, dont le gouvernement a toujours pleinement joué sa partition, réaffirme son engagement à accorder aux étrangers vivant au Togo, la pleine jouissance de leurs droits en matière d’intégration sous-régionale et continentale.

Par ailleurs, dans la dynamique de l’intégration économique du continent, une ZLE tripartite a été lancée entre le Marché Commun de l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). Elle couvre 26 pays (près de la moitié des membres de l’UA), compte une population de 530 millions d’habitants (soit 57% de la population du continent) pour un produit intérieur brut (PIB) de 630 milliard de dollars. Les résultats de cette initiative ont amené les ministres en charge du commerce de l’UA à recommander, lors de leur sixième session ordinaire tenue à Kigali en novembre 2010, que la création d’une ZLE continentale soit accélérée en vue de contribuer à régler les questions de développement non résolues. Le Sommet de l’UA de janvier 2012 a fait sienne cette recommandation, en arrêtant l’année 2017 comme date indicative.

Aussi, « l’Agenda 2063 » de l’UA dénommé « l’Afrique que nous voulons » aspire t-il à une Afrique intégrée, politiquement uni, porté par les idéaux du panafricanisme et la vision d la renaissance africaine. La diplomatie togolaise qui est résolument engagée dans la vision de l’intégration africaine jouera sa part de volonté en contribuant efficacement à tous les projets intégrateurs projets intégrateurs sur le continent. Le Togo contribuera à renforcer l’harmonie, la paix, de la solidarité et la fraternité entre les peuples africains et pour une intégration africaine réussie.

Prof. Robert DUSSEY
Ministre des Affaires étrangères,
de la Coopération et de
l’Intégration africaine

CEDEAO : Le sommet du 40e anniversaire de l’organisation

Le sommet de la Cédéao auquel participe le Président Faure Gnassingbé s’est ouvert le mercredi 16 décembre 2015 à Abuja (Nigeria). Il sera largement consacré à la lutte anti-terroriste.

Trois points essentiels ont été évoqués dans les discours d’ouverture et notamment le succès des élections au Nigeria, au Togo, en Côte d’ivoire en Guinée et au Burkina Faso. La Cédéao devient un espace au sein duquel l’ancrage démocratique se confirme.

Les différents intervenants – chefs d’Etat, président de la commission de la Cédéao, présidente de la Commission de l’UA et représentant du secrétaire général de l’ONU – ont lancé un appel pour que les processus électoraux à venir en 2016 (Ghana, Niger, Bénin, Cap Vert et Gambie) soient de la même tenue.

Second point abordé, la lutte contre Ebola. Les responsables de l’organisation ont adressés leurs félicitations au président togolais pour la bonne conduite du mécanisme de coordination de la Cédéao pour la lutte contre la fièvre hémorragique.

Kadre Désiré Ouedraogo, le président de la commission de la Cédéao, a relayé l’appel de Faure Gnassingbé pour la création d’un centre régional de contrôle et de prévention des maladies épidémiologiques.

Les pays membres ont également parlé du processus d’intégration avec l’entrée en vigueur du tarif extérieur commun et la libre circulation des personnes et des biens.

Malgré les progrès observés, des efforts restent à faire pour mettre fin aux tracasseries aux frontières.

La journée de jeudi sera dominée par les festivités marquant le 40e anniversaire de la Communauté.

La Cédéao a été créée en 1975 dans un but purement économique. Elle devait, selon les termes officiels de l’organisation, ‘favoriser la croissance économique et le développement en Afrique de l’Ouest’, c’est-à-dire dans les 15 Etats membres qui la composent.

Le président Gnassingbé Eyadema (décédé en 2005) en est l’un des pères fondateurs avec Félix Houphouët-Boigny.

Dès 1978, l’organisation se dote de prérogatives diplomatiques et adopte un pacte de non-agression pour aider au maintien de la paix dans la zone.

En 1990, elle met en place un groupe pour contrôler l’application de cessez-le-feu, l’Ecomog (Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group). Ce groupe de supervision devient rapidement le bras armé de la communauté.

Depuis, la Cédéao a mené de nombreuses opérations de maintien de la paix (Liberia, Guinée Bissau, Sierra Leone, Côte d’Ivoire).

Mais l’objectif principal de la Cédéao est de promouvoir la coopération économique et l’intégration régionale dans la perspective d’une union économique de l’Afrique de l’Ouest.

L’organisation dispose d’institutions de développement comme la BIDC ( Banque d’investissement et de développement de la Cédéao)

Le Président du Sénégal, Macky Sall, préside actuellement la communauté.

Robert Dussey à Abuja pour la réunion ministérielle des pays membres de la CEDEAO

Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, participe depuis lundi à Abuja (Nigeria) à la réunion ministérielle des pays membres de la CEDEAO en prélude au sommet qui se déroulera les 16 et 17 décembre prochains.

Quatre thèmes sont à l’ordre du jour, la situation politique et sécuritaire dans la région, un aperçu sur les élections présidentielles qui se sont déroulées cette année (Togo, Côte d’Ivoire, Burkina, …) et sur celles à venir (Ghana, Niger, Bénin, Cap Vert et Gambie). Les ministres se sont félicités de la tenue des différents scrutins, notamment au Togo.

Les participants évoqueront également la mise en œuvre du mécanisme d’alerte précoce et discuteront du rôle de la Cédéao dans les opérations de maintien de la paix.

[VIDEO] Atelier CEDEAO: Message du ministre des affaires étrangères M. Robert DUSSEY

Discours du ministre des affaires étrangères de la coopération et de l’intégration M. Robert DUSSEY , lors de l’ouverture de la cérémonie de l’atelier de sensibilisation et de formation sur l’appropriation des programmes de la CEDEAO et la ratification des textes communautaires à l’endroit des parlementaires et des représentants des ministères, de la société civile et de la presse à la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).

Source vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=4G8-nxit7Kg