Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a convié mercredi les Etats membres à participer à New York, en marge de l’Assemblée générale, à une réunion de haut niveau sur les migrations et les mouvements de réfugiés.

Objectif :  discuter des défis, des responsabilités et des opportunités liés aux migrations et aux grands mouvements de réfugiés, compte tenu de l’augmentation spectaculaire des déplacements forcés et des flux migratoires aujourd’hui.

La réunion s’est déroulée en présence du Premier ministre turc, du vice-Premier ministre de Jordanie et des Ministres des affaires étrangères de l’Allemagne, du Mexique et du Togo. Etaient également présents, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein et des responsables du PNUD, de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) seront également représentés.

Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a rappelé que sous l’effet de la mondialisation, de l’évolution démographique, des disparités économiques persistantes, des conflits et catastrophes naturelles, la migration humaine revenait régulièrement au premier plan des préoccupations des Etats.

Il a regretté l’absence d’un instrument intergouvernemental destiné à gérer de façon harmonisée les migrations.

M. Dussey a fait part de la position de son pays qui consiste à avoir une approche globale du problème. Le Togo propose ainsi l’adoption d’un code de conduite sur les migrations.

Il doit encourager les Etats à mettre en place une politique migratoire qui n’isole pas la migration régulière et la migration clandestine. Il doit prendre en considération les causes des migrations, leurs manifestations, leurs effets et tenir compte des liens existant entre la migration et d’autres domaines politiques pertinents.

La proposition togolaise prend en compte les paramètres liés au marché du travail, au regroupement familial, aux obligations humanitaires et aux impératifs de sécurité nationale.

Pour Robert Dussey, ce cadre légal doit se baser sur une législation complète régissant l’admission, la résidence, l’expulsion et la naturalisation des étrangers.

Ce code de conduite sous entend donc une gouvernance globale des migrations.