Visite officielle au Brésil : Communiqué de Presse

1- A l’invitation du Ministre des Relations Extérieures de la République fédérative du Brésil, S.E.M. Ernesto ARAUJO, S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, a effectué, les 17 et 18 juin 2019, une visite officielle à Brasilia.

2- Au cours de cette visite, les deux Ministres ont procédé à des échanges de vues sur des questions d’intérêt commun d’ordre bilatéral, régional et multilatéral.

3- Abordant les questions d’ordre bilatéral, les Ministres ARAUJO et DUSSEY se sont réjouis de l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays depuis 1972 et ont réaffirmé leur disponibilité à collaborer étroitement pour l’approfondissement et le développement de ces relations.

4- Evoquant l’accord portant création de la Commission mixte de coopération entre le Gouvernement de la République Togolaise et le Gouvernement de la République Fédérative du Brésil, signé le 18 août 1988 à Brasilia, les deux Ministres se sont engagés à organiser dans un avenir proche, la première session de celle-ci, en vue de renforcer leur collaboration dans les domaines politique, économique, sécuritaire, scientifique, culturel et technique.

5- Ils ont également convenu de la signature prochaine de plusieurs accords dont un mémorandum d’entente entre l’Institut Rio Branco du Ministère des Relations Extérieures de la République Fédérative du Brésil et le Ministère des Affaires Etrangères de la République Togolaise sur la coopération dans le domaine de la formation des diplomates, un accord dans le domaine du service aérien et un accord cadre de coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense.

6- Examinant les questions de développement, le Ministre DUSSEY a fait connaître que le Togo a récemment adopté un Plan National de Développement articulé autour de trois axes qui concernent la mise en place d’un hub logistique d’excellence et d’un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ouest africaine, le développement de pôles de transformation agricole, manufacturier et d’industries extractives et la consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion.

7- A cet égard, il a invité la partie brésilienne à appuyer le Togo dans la mise en œuvre de ce plan, à travers la mobilisation des investissements.

8- Aussi, les deux Ministres ont-ils convenu de l’organisation prochaine au Brésil, d’un Forum économique Togo-Brésil auquel prendra part le Chef de l’Etat S.E. Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République togolaise.

9- Se félicitant de l’initiative coton4+qui a permis le renforcement des capacités techniques des cotonculteurs togolais par des experts brésiliens, le Ministre DUSSEY a exprimé le souhait de la partie togolaise de voir cette expérience s’étendre à d’autres filières, notamment le café, le manioc, l’anacarde et l’élevage bovin.

10- Par ailleurs, le Ministre togolais a pris note de l’offre brésilienne visant à accompagner les pays africains en matière de contrôle terrestre de leurs frontières, de la formation des pilotes et des marins et a exprimé la disponibilité de la partie togolaise à bénéficier de cette offre.

11- Relevant la nécessité de renforcer la coopération entre les secteurs privés des deux pays, les deux Ministres se sont engagés à œuvrer de concert pour l’organisation de visites d’échange et de prospection des opérateurs économiques du Togo et du Brésil et leur participation aux grandes rencontres organisées dans l’une ou l’autre partie dans les domaines économiques et connexes.

12- A cet égard, les Ministres togolais et brésilien ont invité les chambres de commerce, et autres associations professionnelles des hommes d’affaires des deux pays à signer des accords de partenariat.

13- Parlant des questions d’ordre régional, les deux Ministres ont évoqué la recrudescence des actes de terrorisme, de radicalisation, d’extrémisme violent et de piraterie maritime sur le continent et particulièrement en Afrique de l’Ouest.

14- A cet égard, le Ministre togolais a félicité son homologue pour l’initiative brésilienne de développer une stratégie commune avec l’Afrique de l’Ouest sur la sécurité en Atlantique Sud et a convenu avec lui de l’organisation prochaine à Lomé d’une réunion de haut niveau sur les questions sécuritaires entre l’Afrique de l’Ouest et le Brésil.

15- Concernant les questions d’ordre multilatéral, les deux Ministres ont souligné l’importance du renforcement de leur collaboration dans le cadre des Organisations Internationales, en particulier, en s’accordant leurs soutiens réciproques en cas de candidature à un poste au sein d’une organisation donnée.

16- A cet égard, le Ministre togolais a informé son homologue du soutien du Togo à la candidature de la République fédérative du Brésil au poste de membre non permanent du conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2022-2023.

17- En marge de cet entretien, le Prof. Robert DUSSEY a animé une conférence sur le thème «Extrémisme violent et défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest : quel rôle pour la diplomatie préventive ? » à l’Institut Rio Branco du Brésil.

18- Dans son exposé, le Ministre DUSSEY, après avoir rappelé que les groupes extrémistes veulent faire de l’Afrique de l’Ouest une société à risques multiformes, a démontré les limites de la sécurité et de la réponse militaire face à la menace et énuméré quelques solutions fondées sur la diplomatie préventive pour endiguer le mal.

19- A cet égard, il a rappelé que la diplomatie préventive oblige les gouvernements à assumer leurs rôles et à prendre la responsabilité de protéger leurs citoyens, de faire des efforts pour se rapprocher des citoyens et des communautés, d’anticiper les crises sociopolitiques, de savoir rester à égale distance des communautés et des confessions religieuses en respectant le principe de laïcité tout en jouant leur rôle de régulateur souverain.

20- Par ailleurs, le Ministre DUSSEY a été reçu en audience, par Monsieur Wilson WITZEL, Gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro. Les questions de coopération ont été au centre de leurs discussions.

21- Dans le cadre de l’exécution de l’axe 1 du PND, le Ministre DUSSEY et le gouverneur WITZEL ont convenu de la signature des accords de coopération entre le gouvernement togolais et l’Etat de Rio de Janeiro dans les domaines du commerce, du tourisme et des activités financières. Un accord entre Lomé et Rio de Janeiro ainsi qu’un autre entre les chambres de commerce du Togo et de l’Etat de Rio de Janeiro sont également prévus.

22- Il a enfin échangé avec les leaders des communautés afro-brésiliennes et de la diaspora togolaise au Brésil qu’il a invités à prendre part au Forum économique de la diaspora africaine prévu à Lomé les 28 et 29 novembre 2019.

23- Au terme de cette visite, le DUSSEY a exprimé au Ministre ARAUJO, au Gouvernement et au peuple brésilien ses vifs remerciements pour la qualité de l’accueil et de l’hospitalité qui lui ont été réservés ainsi qu’à sa délégation durant leur séjour au Brésil et a invité son homologue à effectuer une visite en République Togolaise.

24- S.E.M. Ernesto ARAUJO a accepté cette invitation dont les modalités seront arrêtées par voie diplomatique.

Fait à Brasilia, le 18 juin 2019

Robert Dussey au forum Horasis Global Meeting 2018

Le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, participe du 5 au 8 mai à Cascais (Portugal) au Global Meeting d’Horasis.

Cette réunion annuelle est l’un des principaux rendez-vous internationaux des dirigeants d’entreprises qui interagissent avec des hauts fonctionnaires et des leaders d’opinion.

Robert Dussey

La communauté Horasis est composée de plus de 400 leaders sélectionnés dans 70 pays.

L’objectif est de rechercher des solutions aux défis les plus critiques auxquels les entreprises, les sociétés et les pays sont aujourd’hui confrontés.

Robert Dussey à Horasis

Pendant 4 jours, les participants partagent des idées sur la façon d’inspirer conjointement l’avenir.

Robert Dussey a pris part samedi à la plénière dont le thème était : ‘Tirer parti du développement durable’.

Les débats ont porté sur les Objectifs de développement durable (ODD).

Premier Panel

L’agenda est ambitieux, mais deux ans après le lancement par les Nations Unies, les choses ont-elles vraiment évolué, se sont interrogés les participants.

Robert Dussey représente le chef de l’Etat à Téhéran

Le président iranien Hassan Rohani, réélu avec 57 % des voix (plus de 23 millions de votes en sa faveur) à l’élection présidentielle du 19 mai dernier, a reçu jeudi la bénédiction de l’ayatollah Khamenei le ‘guide suprême’.

La cérémonie d’investiture a eu lieu dans la Husseiniyeh de l’imam Khomeini à Téhéran.

M. Rohani a prêté serment samedi en fin de journée devant le Parlement lors d’une cérémonie à laquelle l’Iran a invité des dirigeants étrangers.

Le Togo était représenté par le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey.

Ce dernier a été reçu ce matin par son homologue Mohammad Javad Zarif. Il était porteur d’un message de félicitations du président Faure Gnassingbé à Hassan Rohani pour sa réélection.

Le courrier souligne également la qualité des relations entre Lomé et Téhéran.

La cérémonie d’investiture s’est déroulée à l’Assemblée consultative islamique.

La septième président iranien devrait présenter prochainement son gouvernement dont les ministres doivent obtenir la confiance du Parlement.

Visite de Travail de Robert Dussey au Portugal : Communiqué de Presse

VISITE DE TRAVAIL DU PROF. ROBERT DUSSEY

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE DE LA REPUBLIQUE TOGOLAISE A LISBONNE DU 20 AU 22 JUILLET 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine de la République Togolaise, Son Excellence Prof. Robert Dussey, a effectué, du 20 au 22 juillet 2017, une visite de travail à Lisbonne au Portugal.

Au cours de sa visite, le Professeur Dussey a été reçu en audience par son homologue du Portugal Son Excellence Monsieur Augusto Santos Silva  pour discuter des questions d’intérêt commun aux deux pays.

Les délégations des deux pays, conduites par leurs Excellences Santos Silva et Dussey ont ensuite tenu une séance de travail pour discuter, d’une part, des questions liées aux relations bilatérales entre le  Portugal et le Togo, et d’autre part de l’agenda international du Togo qui assure la présidence en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis le 04 juin dernier pour un mandat de douze mois.

Au plan bilatéral, les deux parties ont fait le point de la coopération politique et économique entre le Togo et le Portugal. Ils se sont felicites, sue le plan commercial, de l’ouverture d’une ligne aerienne entre le Portugal et le Togo. Ainsi, depuis le debut de cette semaine, TAP Portugal dessert la ville de Lome. En ce qui concerne la coopération politique entre les deux pays, les deux diplomates se sont réjouis des échanges réguliers qu’ils entretiennent et de leur convergence de vue sur les questions internationales. Sur le plan économique, Messieurs Santos Silva et Dussey ont convenu d’œuvrer à l’intensification des échanges commerciaux et de la promotion des investissements entre les deux pays.

Abordant l’agenda international du Togo, le Chef de la diplomatie togolaise a évoqué, tour à tour, les priorités du mandat du Togo à la présidence de la CEDEAO, la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée et les attentes du Togo pour le 5ème Sommet UE-Afrique qui se tiendra en novembre prochain à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Aussi, le Professeur Dussey a-t-il tenu à insister sur la volonté exprimée par le Président de la République Togolaise, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbe de faire de son mandat à la tête de la CEDEAO, un mandat de l’action. A cet effet, quatre principales priorités ont été définies, à savoir :

  • œuvrer à l’effectivité de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace sous-régional ;
  • organiser une conférence internationale sur la paix et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique ;
  • organiser un forum économique entre la CEDEAO et les partenaires ;
  • appeler à la mise en place d’un système de santé efficace en Afrique de l’Ouest.

Enfin, le Professeur Dussey a réaffirmé à son homologue, la tenue, à Lomé, du Sommet Afrique-Israël du 22 au 26 octobre 2017 et de la 33ème Conférence ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie du 24 au 26 novembre 2017.

Son Excellence Monsieur Santos Silva a, pour sa part, félicité son hôte pour  l’engagement du Togo au service du développement de l’Afrique en général et de la CEDEAO en particulier à travers les  initiatives concrètes et courageuses prises par ses plus hautes autorités. Il l’a assuré du soutien du Portugal pour la réussite des tous ces engagements. Il a, en outre, réitéré sa volonté de mettre en œuvre les efforts nécessaires pour renforcer davantage la coopération entre le Togo et le Portugal.

 

Fait à Lisbonne, le 21 juillet 2017

 

AIPAC 2017 : Le Togo dessine les contours d’un nouvel axe de coopération

La conférence annuelle de l’AIPAC, (The American Israel Public Committee) s’est ouverte dimanche à Washington en présence de 16.000 participants venus de tout le pays.

Le vice-président américain Mike Pence prendra la parole dans la soirée. Lundi, ce sera au tour du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies, de Paul Ryan, président de la Chambre des Représentants ou encore de Nancy Pelosi, le leader des Démocrates au Sénat.

Tout le gratin de la politique américaine assiste à cette convention et pas seulement. Les anciens Premiers ministres de Grande Bretagne, Tony Blair, et du Canada Stephen Harper ont fait de le voyage de Washington.

Dimanche après-midi, le ministre togolais des Affaires étrangères s’est exprimé devant une assistance de plus de 6.000 personnes enthousiastes.

Interrogé par le journaliste Frank Sesno (CNN, PBS), il a rappelé l’engagement de son pays aux côtés d’Israël. Un soutien qui se manifeste, notamment, par des initiatives courageuses lors de votes hostiles au sein des organisations internationales comme les Nations Unies.

M. Dussey a saisi de l’occasion de sa venue à l’AIPAC pour préciser les objectifs du prochain Sommet Afrique-Israël qui aura lieu à Lomé du 23 au 27 octobre 2017.

‘Le président togolais a l’habitude de dire que l’Afrique à des problèmes et qu’Israël a la solution. La finalité de ce Sommet est de resserrer les liens entre l’Afrique et Israël à la fois sur le plan politique, diplomatique et économique. Le continent africain est en plein développement et Israël a les solutions pour l’accompagner dans le secteur des nouvelles technologies, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, pour ne citer que ces domaines’, a-t-il expliqué.

Questionné par Franck Sesno sur le rôle que pourraient jouer les Etats-Unis, Robert Dussey a indiqué que l’ambition était de mettre en place un axe de coopération inédit entre l’Afrique, Israël et les Etats-Unis.

Le président du Rwanda Paul Kagame qui intervenait dimanche matin à la tribune de l’AIPAC a indiqué de son côté que le Sommet Afrique-Israël constituait pour le continent une occasion d’élargir le cercle des partenaires dans une vision de prospérité partagée.

La convention de l’AIPAC s’achèvera mardi.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Entretien entre le SG de l’ONU et le Ministre des Affaires Etrangères du Togo

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Son Excellence Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, a été reçu en audience à New York, ce 1er mars 2017, par Son Excellence Monsieur Antonio GUTERRES, Secrétaire général des Nations Unies.

Avant toute chose, le Ministre DUSSEY, saisissant l’occasion de leur première rencontre officielle, a tenu à présenter, au nom du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, ses félicitations à Monsieur GUTERRES pour sa brillante élection au poste de Secrétaire général des Nations Unies et à saluer par ailleurs l’engagement et le leadership dont il fait déjà preuve pour insuffler une nouvelle dynamique au Système des Nations Unies face aux multiples défis mondiaux, en particulier ceux auxquels l’Afrique reste confrontée.

En effet, au cours leur entretien, les deux Personnalités ont abordé diverses questions d’intérêt international liées notamment à la paix et à la sécurité internationales, à la sécurité et la sûreté maritimes et à la mise en œuvre des Objectifs de développement durables à l’horizon 2030, y compris d’autres questions d’actualités.

Abordant la question de la paix et de la sécurité internationales, le Secrétaire général, qui s’est dit déterminé à relever les défis sécuritaires liés aux conflits armés et aux actes terroristes, s’est félicité de la participation active du Togo aux différentes initiatives internationales, en tant que l’un des principaux contributeurs de troupes aux opérations de maintien de la paix.  A cet égard, le Ministre a annoncé la décision du Gouvernement d’augmenter le nombre des soldats togolais dans les opérations de maintien de la paix et réitéré l’engagement résolu du Togo à soutenir toute action visant à garantir un monde plus sûr et épris de paix. Monsieur GUTERRES et le Ministre DUSSEY ont conclu leurs échanges sur cette question en se déclarant profondément préoccupés par la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut notamment au Soudan du Sud, en Libye, en République Centrafricaine, en RDC, au nord du Mali, au Burkina Faso, en Syrie, au Yémen et dans d’autres régions.

Sur la question de la sécurité et de la sûreté maritimes, le Secrétaire général s’est réjoui de la tenue à Lomé, en octobre 2016, du Sommet de l’Union Africaine qui a abouti à l’adoption de la Charte sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique. A ce titre, le Ministre DUSSEY a salué l’appui apporté par les Nations Unies à cette initiative et a sollicité le concours du Secrétaire général en vue d’accélérer le processus d’appropriation de cette Charte par l’ONU comme un instrument juridique international qui contribue à faire de l’océan un facteur de développement économique. Il a également salué l’initiative des Nations Unies d’organiser à New York, en juin prochain, une Conférence de haut niveau sur les océans et a assuré de l’intérêt que le Gouvernement togolais attache à cette rencontre.

S’agissant de la mise en œuvre des ODD, ils n’ont pas manqué de saluer l’adoption, en septembre 2015, de l’Agenda de développement durable à l’horizon 2030 qui se veut un programme complet, ambitieux et multidimensionnel. Le Prof. DUSSEY a saisi cette occasion pour exprimer la satisfaction du Gouvernement togolais sur l’excellence des relations de coopération et de partenariat qui existent si heureusement entre le Togo et le Système des Nations Unies dans le processus de réalisation de ce programme, tout en se réjouissant du choix du Togo comme l’un des deux pays pilotes dans le processus de mise en œuvre des ODD à travers, entre autres, le Plan national de développement durable (PNDD) et le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) .

A cet égard, le Secrétaire général a félicité le Togo pour avoir été l’un des 22 pays volontaires à présenter, en 2016, leur rapport national sur la mise en œuvre des ODD au cours du Forum politique inaugural de haut niveau pour le développement durable ainsi que pour son engagement à se prêter au même exercice au cours du Forum de cette année afin partager ses expériences avec les autres Etats.  

Enfin, les deux haut Responsables se sont engagés à poursuivre les consultations afin d’assurer le soutien continu des Nations Unies aux différents projets initiés par le Gouvernement togolais en vue d’éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et d’accélérer la croissance économique et le développement inclusif afin de ne laisser personne pour compte.
A l’issue de l’entretien, le Prof. DUSSEY a invité Monsieur GUTERRES à effectuer une visite officielle au Togo dès que son agenda le lui permet.

Robert Dussey parmi les 100 Africains de l’année 2016

Trois personnalités togolaises font partie du palmarès des 100 Africains de l’année publié par New African.

En premier lieu, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dusey. ‘Il entend donner un nouveau souffle e à la diplomatie togolaise par une participation plus active de son pays à la vie des organisations sous-régionales et continentales en Afrique.

Ensuite, Awa Nana Daboya, le présidente du Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale.

Magistrat au talent avéré, formée à la fois au Cameroun, en France et aux États-Unis, elle n’est connue du grand public que par le souvenir de ses fonctions de présidente de la Commission électorale, durant la présidentielle de 1998, écrit le journal.

Dernier Togolais distingué, Paul Apévon, le leader des Forces démocratiques pour la République (FDR).

Chrétien pratiquant, prompt à opérer des concessions politiques pragmatiques, ce député élu dans le Sud-Togo veut incarner, via les FDR, la mue de la classe politique à laquelle appellent les populations togolaises, souligne New African.

Cette galerie de portraits dessine une réalité plurielle d’un Togo en mouvement.

New African (version française) mars 2017

Robert Dussey parmi les 100 Africains de l’année 2016

Trois personnalités togolaises font partie du palmarès des 100 Africains de l’année publié par New African.

En premier lieu, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dusey. ‘Il entend donner un nouveau souffle e à la diplomatie togolaise par une participation plus active de son pays à la vie des organisations sous-régionales et continentales en Afrique.

Ensuite, Awa Nana Daboya, le présidente du Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale.

Magistrat au talent avéré, formée à la fois au Cameroun, en France et aux États-Unis, elle n’est connue du grand public que par le souvenir de ses fonctions de présidente de la Commission électorale, durant la présidentielle de 1998, écrit le journal.

Dernier Togolais distingué, Paul Apévon, le leader des Forces démocratiques pour la République (FDR).

Chrétien pratiquant, prompt à opérer des concessions politiques pragmatiques, ce député élu dans le Sud-Togo veut incarner, via les FDR, la mue de la classe politique à laquelle appellent les populations togolaises, souligne New African.

Cette galerie de portraits dessine une réalité plurielle d’un Togo en mouvement.

New African (version française) mars 2017

L’amitié des membres du Bundestag

En visite de travail à Berlin, le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, était l’invité mardi soir du groupe d’amitié parlementaire Allemagne-Togo, très actif dans la promotion des relations politiques entre les deux nations.

Un dîner a eu lieu au Bundestag en présence du vice-président du Parlement, Johannes Singhammer.

Le déplacement de M. Dussey en Allemagne s’inscrit dans le cadre de la préparation de la 2e édition du ‘Printemps de la coopération’, un rendez-vous destinée à développer les échanges politiques et économiques entre les deux pays.

Hier, M. Dussey avait rencontré Gerd Müller, le ministre de la Coopération.

Les dirigeants africains appelés à revisiter les plans et stratégies de lutte pour la paix sur le continent

Le ministre togolais des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Robert Dussey, a appelé mercredi à Lomé les dirigeants politiques africains, à revisiter les plans et stratégies de lutte pour la paix sur le continent.

“Il nous faut revoir nos copies et prendre le temps minimum nécessaire pour réfléchir et mieux planifier nos actions de lutte pour la paix sur le continent”, a-t-il déclaré.

S’exprimant à l’ouverture des travaux des Consultations Afrique-Chine-USA, pour la paix en Afrique, le chef de la diplomatie togolaise a estimé que l’action pour briser le cycle infernal de violence et d’intolérance sur le continent africain doit être suffisamment bien préparée.

L’action pour briser le cycle infernal de violence et d’intolérance sur le continent doit être “une vision commune, avec des cibles et des objectifs communs, atteignables par des moyens et des procédés collectifs et planifiés”, a-t-il indiqué.

En effet, a-t-il souligné, la question de la paix et de la sécurité en Afrique est un défi frontal que les dirigeants politiques du continent ne doivent plus esquiver, ni négliger, encore moins ignorer.

“Cette question se dresse devant nous comme un frein visible à nos jeunes et prometteuses économies en pleine croissance ; elle s’affiche comme un obstacle évident à notre tranquillité, à notre humanité et à notre volonté de vivre ensemble”, a-t-il indiqué.

Il a également précisé que cette situation est d’autant plus grave que les différentes mesures et stratégies prises, aussi bien au niveau des Etats africains qu’au niveau des organisations sous-régionales, ne produisent pas encore les effets escomptés.

Source : Abidjan.net

 

Berlin accorde une aide de 60 millions d’euros au Togo

Un protocole d’accord relatif aux négociations intergouvernementales a été signé jeudi entre le Togo et l’Allemagne. Par cet accord, l’Allemagne accorde au Togo une aide de 60 millions d’euros au Togo pour la période 2016-2017.

Le document a été paraphé, côté togolais par le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey et pour le compte de l’Allemagne par Gerd Müller en charge  de la Coopération économique et du Développement. C’était en présence du président Faure Gnassingbé en visite officielle dans le pays.

Les 40 milliards de Fcfa couvrent les interventions dans différents secteurs dont la santé, l’énergie, la formation professionnelle, la promotion de l’emploi, la décentralisation, le développement rural etc.

Le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement estime que cet accord est l’expression de la reconnaissance par son pays des efforts et des réformes réalisés par les autorités togolaises en matière de bonne gouvernance.

«  Je demande à nos partenaires de l’Union européenne, principalement la France et le Royaume-Uni de considérer le Togo comme un Etat sérieux, aux institutions stables, qui mérite d’être prioritaire dans leurs programmes d’aide publique au développement. », a déclaré M. Müller.

Faure Gnassingbé sera reçu cet après-midi par le président de la République fédérale, Joachim Gauck puis la Chancelière, Angela Merkel.

 

Photos de la signature de l’accord

Situation en mer de Chine méridionale : le Togo appelle au dialogue et aux négociations

Le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey a appelé mardi à un règlement pacifique des différends en mer de Chine méridionale par le dialogue et la négociation.

“Les derniers développements de la situation en mer de Chine méridionale préoccupent le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine et les plus Hautes Autorités de la République Togolaise”, a affirmé le chef de la diplomatie togolaise Robert Dussey dans un communiqué.

“Afin de préserver la paix et la stabilité dans la région, le Togo appelle toutes les parties concernées par cette crise à œuvrer au règlement pacifique de leurs différends par le dialogue et la négociation”, a-t-il précisé dans le communiqué.

Selon le ministre Dussey, cela devra se faire dans “le respect des droits internationaux relatifs à la mer et plus spécifiquement dans le respect de l’article 298 de la Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer”.

“Le Togo réitère, en outre, son soutien à tous les pays qui choisissent la voie de la négociation en vue de consolider la confiance mutuelle et renforcer la coopération entre les pays de la région”, a souligné le chef de la diplomatie togolaise.

Monsieur Dussey a expliqué que le Togo est convaincu que “seuls le dialogue et les négociations directes entre les parties prenantes permettront de trouver des solutions justes et équitables à cette crise”.

A cet effet, a-t-il conclu, le Togo “exhorte toutes les parties à déployer des efforts communs pour préserver la paix et la sécurité dans cette zone sensible”.

Source: Agence de presse Xinhua

Déclaration Présidentielle de la 7675e Réunion du Conseil de Sécurité

Le Conseil de sécurité réaffirme qu’il tient de la Charte des Nations Unies la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales et estime que la responsabilité première de l’éradication de la piraterie et des vols à main armée commis en mer incombe aux États.

Le Conseil réaffirme à cet égard que c’est aux États de la région qu’il incombe au premier chef de lutter contre la menace que constituent les actes de piraterie et vols à main armée commis dans le golfe de Guinée et de s’attaquer à leurs causes sous-jacentes, en étroite coopération avec les organisations de la région, ainsi que leurs partenaires.

Le Conseil réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale des États concernés.

Le Conseil demeure profondément préoccupé par la menace que les actes de piraterie et les vols à main armée commis dans le golfe de Guinée font peser sur la navigation internationale, la sécurité et le développement économique des États de la région, la sécurité et le bien-être des gens de mer et d’autres personnes, ainsi que la sécurité des routes maritimes commerciales.

Le Conseil se déclare profondément préoccupé par le nombre et la violence des actes de piraterie et vols à main armée qui auraient été perpétrés en mer dans le golfe de Guinée depuis 2014, et condamne énergiquement les assassinats, enlèvements, prises d’otages et vols que commettent les pirates qui sévissent dans le golfe de Guinée. Il demande aux États de la région de coopérer, selon qu’il convient, en vue d’engager des poursuites à l’encontre des pirates auteurs présumés de prises d’otages et demande à tous les États de la région et à toutes les parties prenantes concernées de redoubler d’efforts pour obtenir que tous les gens de mer otages dans le golfe de Guinée ou aux alentours soient libérés immédiatement sains et saufs.

Le Conseil prend note du lien qui existe entre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer et la criminalité transnationale organisée dans le golfe de Guinée et se déclare préoccupé par le fait que les pirates en tirent profit.

Le Conseil souligne qu’il importe d’établir s’il existe des liens entre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer et les groupes terroristes d’Afrique de l’Ouest et de la région du Sahel, et prie instamment les États Membres et les organisations internationales compétentes d’aider les États de la région et les organisations régionales et sous-régionales à veiller à ce que les mesures nécessaires soient prises pour empêcher que les produits d’actes de piraterie et de vols à main armée commis en mer contribuent au financement du terrorisme.

Le Conseil prend note avec préoccupation du préjudice que subit actuellement le développement économique et de la destruction d’infrastructures essentielles, et souhaite vivement qu’un soutien soit apporté aux mesures multilatérales visant à mettre sur pied un cadre multilatéral aux fins du règlement des problèmes que sont les vols de pétrole brut et les actes de piraterie et vols à main armée commis en mer.

Le Conseil insiste sur le fait qu’il importe d’appliquer une approche globale dirigée par les États de la région pour lutter contre la menace que représentent les actes de piraterie et vols à main armée commis dans le golfe de Guinée, ainsi que les activités criminelles connexes, s’attaquer à leurs causes profondes et renforcer tant les systèmes de justice que la coopération judiciaire dans la région. Il salue les efforts déployés par les pays de la région pour adopter, dans le respect du cadre établi par le droit international, des mesures destinées à lutter contre la piraterie et les vols à main armée commis en mer et à combattre la criminalité transnationale organisée, notamment le trafic de stupéfiants, ainsi que d’autres mesures propres à améliorer la sûreté et la sécurité maritimes.

Le Conseil souligne que la paix et la stabilité régionales, le renforcement des institutions de l’État, le développement économique et social et le respect des droits de l’homme et de l’état de droit sont nécessaires pour créer les conditions qui permettront de faire cesser durablement les actes de piraterie et vols à main armée dans le golfe de Guinée.

Le Conseil souligne qu’il est essentiel de coordonner l’action menée au niveau régional pour lutter contre la menace que représentent les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer, et constate qu’il faut mobiliser l’aide internationale à l’appui des efforts déployés à l’échelle nationale et régionale pour aider les États Membres à prendre des mesures pour faire face à cette menace. Il engage les organisations régionales, y compris la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Commission du golfe de Guinée et l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, à renforcer la coopération sous-régionale, régionale et internationale en ce qui concerne la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée.

Le Conseil se félicite de la tenue du Sommet des chefs d’État et de gouvernement des États de l’Afrique de l’Ouest et du Centre sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée, qui a eu lieu à Yaoundé (Cameroun) les 24 et 25 juin 2013, ainsi que des suites données à cette manifestations et de l’adoption, à cette occasion, du Code de conduite relatif à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l’encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l’Ouest et du Centre, et du Mémorandum d’entente entre la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et la Commission du golfe de Guinée sur la sûreté et la sécurité dans l’espace maritime de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest, qui favorise la mise en œuvre du Code de conduite dans la perspective de faciliter l’adoption d’un accord multilatéral visant à mettre un terme aux activités illégales menées au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale.

Le Conseil se félicite également de la création, au Cameroun en 2014, du Centre interrégional de coordination, qui concrétise la stratégie régionale de sûreté et de sécurité et établit un cadre de collaboration entre les institutions régionales et les mécanismes de coopération, à savoir la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Commission du golfe de Guinée et l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et accueille avec satisfaction la création du Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique centrale, à Pointe-Noire (République du Congo), et du Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique de l’Ouest, à Abidjan (Côte d’Ivoire), qui coordonneront les activités menées par les centres multinationaux de coordination en vue d’exécuter la mission du Centre interrégional de coordination dans différentes zones, l’objectif étant de mettre en place un mécanisme régional de coordination de la lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée dans tout le golfe de Guinée. Il engage les États de la région à préciser le mandat de ces entités et les relations qu’elles entretiennent les unes avec les autres afin de renforcer la coordination et la coopération.

Le Conseil engage, à cet égard, les États de la région, les organisations régionales et les partenaires internationaux à faire fonctionner à plein tous les mécanismes régionaux de lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer, à savoir le Centre interrégional de coordination, le Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique centrale, le Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et les Centres multinationaux de coordination dès que possible, et demande instamment aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de continuer d’aider les États du golfe de Guinée pour ce qui est des fonds, des compétences, de la formation et de l’équipement.

Le Conseil se félicite également de la tenue de la réunion extraordinaire de haut niveau consacrée au Centre interrégional de coordination, organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et la Commission du golfe de Guinée, du 8 au 12 février à Yaoundé (Cameroun), à l’issue de laquelle les textes relatifs au Centre ont été adoptés en vue, espère-t-on, de sa mise en service complète d’ici à juillet 2016. Le Conseil note que des ressources logistiques et financières sont nécessaires pour mettre en œuvre les projets et programmes du Centre interrégional de coordination et, à cet égard, il se félicite de l’intention exprimée lors de la réunion d’organiser une conférence des donateurs à Yaoundé. Le Conseil encourage les organisations régionales et la communauté internationale à soutenir le Centre.

Le Conseil engage les États du golfe de Guinée à élaborer un cadre régional de prévention et de répression des actes de piraterie et des vols à main armée commis en mer; demande à nouveau à tous les États de la région d’ériger les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer en infractions pénales dans leur droit interne, et de poursuivre les auteurs de telles infractions en respectant le droit international applicable, en particulier le droit international des droits de l’homme. Le Conseil réaffirme qu’il est urgent d’ouvrir des enquêtes et d’engager des poursuites, dans le respect du droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, contre quiconque encourage ou facilite intentionnellement ces infractions, y compris les responsables de réseaux criminels engagés dans des actes de piraterie et des vols à main armée en mer qui planifient, organisent, facilitent ou financent de tels actes ou en tirent profit.

Le Conseil exhorte les États et les organisations internationales, ainsi que le secteur privé, à échanger selon qu’il convient des informations liées à la lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis dans le golfe de Guinée et à renforcer la coordination des échanges de renseignements régionaux.

Le Conseil encourage les partenaires bilatéraux et multilatéraux qui sont en mesure de le faire à fournir aux États et organisations régionales du golfe de Guinée qui en font la demande un appui en matière de personnel, de fonds, de technologie, de formation et de matériel afin de les aider à renforcer leurs moyens de combattre ensemble les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer dans la région, à savoir des patrouilles régionales communes, des activités répressives menées conjointement en mer, des exercices communs de lutte contre la piraterie, des opérations de surveillance aérienne et d’autres opérations conformes au droit international. À cet égard, le Conseil engage les États de la région et les organisations régionales à renforcer le dialogue et la coopération avec les partenaires internationaux, si on le leur demande et qu’ils sont en mesure de le faire, et à élaborer et mettre en œuvre leurs plans d’action sur la lutte contre la piraterie et les vols à main armée commis en mer.

Le Conseil engage les États du golfe de Guinée à continuer de renforcer leurs capacités pour protéger les eaux de la région contre les actes de piraterie et les vols à main armée et demande instamment aux États Membres, si les États de la région le leur demandent et qu’ils sont à même de le faire, d’aider ces derniers à améliorer la construction et la gestion des infrastructures maritimes, telles que les ports du littoral, les installations d’approvisionnement et de réparation, et les dépôts de carburant, ainsi que les compétences du personnel, afin de renforcer leur capacité de mener des opérations maritimes conjointes contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer.

Le Conseil de sécurité exprime sa gratitude au Secrétaire général pour le solide appui qu’il a offert aux activités menées par les États de la région pour lutter contre la piraterie et les vols à main armée commis en mer par l’intermédiaire du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale et du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel; engage à cet égard les deux bureaux à continuer d’aider les États et les organisations sous-régionales, conformément à leurs mandats respectifs.

Le Conseil remercie le Fonds d’affectation spéciale pour la sûreté maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre, créé par l’Organisation maritime internationale, de ses efforts à l’appui du renforcement des capacités en matière de sécurité maritime en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale et, à cet égard, invite les États Membres à verser des contributions financières au Fonds et à aider les États de la région, aux côtés de l’Organisation maritime internationale et à sa demande, à développer leurs capacités nationales et régionales de manière à améliorer la gouvernance maritime dans les eaux relevant de leur juridiction et à prévenir, dans le respect du droit international, les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer.

Le Conseil se félicite de l’initiative prise par l’Union africaine d’organiser un Sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, à Lomé, au Togo, le 15 octobre 2016, en vue notamment d’adopter un texte sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement économique et social en Afrique, et invite la communauté internationale et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à y participer activement et à l’appuyer.

Le Conseil prie le Secrétaire général de soutenir les efforts de mobilisation de ressources à l’appui du renforcement des capacités nationales et régionales en étroite concertation avec les États et les organisations régionales et sous-régionales, et de continuer de le tenir régulièrement informé, par l’intermédiaire du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, de la situation dans le golfe de Guinée en ce qui concerne les actes de piraterie et les vols à main armée, notamment de l’application des mesures mentionnées dans la présente déclaration de son président, en particulier les progrès accomplis dans la mise en service des mécanismes régionaux, la sécurité maritime à long terme, la gouvernance maritime, la coordination en matière de droit maritime, ainsi que la coopération régionale et internationale aux fins de la lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.

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Climat : la planète s’engage

Quatre mois après la Conférence de Paris sur le climat, l’officialisation des engagements des pays signataires de la COP21 a eu lieu ce vendredi au siège de l’ONU.

Une soixantaine de dirigeants ont fait le déplacement à New York. Le Togo est représenté par son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, qui a assisté à la cérémonie. Le pays devrait signer le document plus tard cette année.

Pour entrer en vigueur, le texte doit avoir été ratifié par 55 États représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre.

Sa mise en oeuvre implique donc que l’économie mondiale tourne le dos aux énergies fossiles.

La Présidence française de la COP et les Nations Unies souhaitent que cette cérémonie de signature soit une étape vers un nouvel élan de la mobilisation internationale en faveur des engagements pris à Paris contre le réchauffement climatique, tant au niveau des décideurs que de la société civile tout entière.

Les pays auront un an pour signer l’accord. La signature reflète l’intention d’un pays à être tenu par un accord et constitue une étape préalable à la ratification.

La plupart des pays ont besoin d’une autorisation parlementaire pour ratifier l’Accord de Paris.

Certains Etats peuvent se passer de l’étape parlementaire. C’est le cas des États-Unis où l’administration Obama propose de recourir à un acte administratif sans soumettre le texte au Sénat.

Chaque pays devra par la suite déposer formellement son instrument de ‘ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’accession’ auprès du Secrétaire général des Nations unies.

Dans le droit international, on parle d’’acceptation’ pour désigner le cas où le consentement de l’État est exprimé par sa seule signature.

La ratification et l’approbation sont, elles, des procédures équivalentes qui se déroulent en deux temps : d’abord une signature du texte, non engageante, qui exprime un engagement politique (comme ce sera le cas ce vendredi), puis une phase juridique.

L’Accord de Paris entrera en vigueur 30 jours après la ratification par au moins 55 pays représentant au total 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a salué les Etats membres pour leur participation record à cette cérémonie de signature et les a exhortés à agir rapidement pour ratifier l’Accord de Paris au niveau national.

‘En décembre dernier à Paris, la communauté internationale a adopté le premier accord universel sur le climat. Chaque pays s’est engagé à réduire ses émissions et à renforcer sa résilience face aux effets potentiellement dévastateurs des changements climatiques », a déclaré M. Ban dans son discours d’ouverture de la cérémonie de signature, dans l’enceinte de l’Assemblée générale des Nations Unies.

‘Aujourd’hui, au moins 171 pays se retrouvent ici à New York pour signer l’Accord de Paris. C’est un moment d’histoire. Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signé un accord international en une seule journée », a déclaré le chef de l’ONU.

« J’exhorte tous les pays à agir rapidement pour adhérer au texte au niveau national afin que l’Accord de Paris puisse entrer en vigueur dès que possible », a-t-il dit.

‘Les plus pauvres et les plus vulnérables ne doivent pas faire les frais d’un problème qu’ils n’ont pas créé’, a lancé M. Moon.

La carte diplomatique togolaise plus vive de couleurs et plus rêveuse avec Robert Dussey

Du bilan fait par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine en la personne du Prof. Robert Dussey, on retient que le Togo est « absolument » plus présent sur la scène internationale avec une diplomatie « plus motivée », « plus vivante » et « plus rêveuse ».   Pour faire valoir la voix du Togo et soutenir dignement ses opinions partout où les grandes thématiques qui lient le sort de l’humanité entière sont discutées, le Prof. Dussey insuffle une énergie nouvelle à la politique diplomatique togolaise.

« La carte diplomatique togolaise s’est agrandie d’une part avec l’établissement des relations diplomatiques avec le Kirghizstan, le Sri Lanka, les Iles Seychelles et le Chili, l’ouverture de deux nouvelles représentations diplomatiques, en l’occurrence en Afrique du Sud, au Maroc et au Brésil, d’autre part dans une dynamique de consolidation de notre présence au Maghreb et en Afrique australe », a indiqué M. Dussey.

Des actions ont été également menées en vue d’offrir au Togo une puissance  économique d’agir.   « Dans l’optique d’une offensive économique, nous avons mené de concert avec la Chambre de commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) des missions économiques dans divers pays, notamment au Maroc, en Thaïlande, en Australie, au Brésil. Ces missions ont permis de présenter aux investisseurs étrangers des opportunités d’affaires au Togo »,  a déclaré M. Dussey dans une interview dont copie est parvenue à l’agence de presse Afreepress.

Outre la diplomatie proprement dit et l’économie, la sûreté et la sécurité maritime, la piraterie, l’éducation et l’immigration ont été au cœur des activités de la Diplomatie Togolaise tout au long de l’année 2015.   « Ce fut une année d’intenses actions fructueuses », a conclu le “roi de la diplomatie togolaise” satisfait de son bilan annuel.

Avec la balance positive, l’an 2016 s’annonce tout aussi plein de défis que le Prof. Dussey compte bien relever pour que l’éclat de la lanterne diplomatique ne se ternisse.   « En 2016, nous nous attellerons à amplifier l’ouverture du Togo sur l’extérieur de façon à intensifier la coopération et les échanges dans une dynamique de consolidation de notre présence au Maghreb et en Afrique australe »,  a  t-il fait savoir.

Il relève également que l’autre priorité est l’organisation du Sommet sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique. « C’est un enjeu de première importance pour notre pays », a-t-il réitéré.   Pour rappel, les reines de la diplomatie togolaise ont été confiées au professeur Robert Dussey depuis 2013 par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé lors de son second mandat présidentiel.

Denise A., AfreePress
Source : AfreePress.info 

Robert Dussey : “Le plus important pour nous, c’est le bien-être socio-économique des togolais et le développement de notre pays” [Interview]

La diplomatie togolaise a marqué le pas ces dernières années, à travers diverses actions menées par le Patron dudit département le Prof. Robert DUSSEY. Dans une interview, le Prof. Robert DUSSEY dresse le bilan des activités menées en 2015 et annonce pour 2016, les perspectives du Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine. Lisez.

Bonjour Professeur Robert DUSSEY. L’année qui s’achève est l’occasion pour nous de dresser avec vous le bilan des nombreuses actions menées au Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine. Alors, 2015 fut une année ordinaire ou difficile pour la diplomatie togolaise ?

Merci pour le regain d’intérêt que vous portez à la diplomatie togolaise.

Chaque année est un défi pour nous, particulièrement en ce qui concerne la stabilité et le développement socio-économique de notre pays. Au Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine, nous sommes persuadés que la passion du travail, la culture de l’excellence et la quête de l’efficience sont des valeurs cardinales. Nous nous efforçons de les incarner dans nos activités quotidiennes.

Pour récapituler, l’année 2015 a été marquée dans notre pays, par l’organisation de l’élection présidentielle. Une parfaite organisation qui a débouché sur un scrutin paisible et démocratique avec un bon encadrement des observateurs internationaux.

Ensuite, nous avons continué sur la lancée d’une diplomatie axée sur le développement économique à travers le renforcement de la coopération avec nos partenaires traditionnels et surtout la conquête de nouveaux partenaires.

Dans cette optique, nous avons menées de concert avec la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) des missions économiques dans divers pays, notamment au Maroc, en Thaïlande, en Australie, au Brésil. Ces missions ont permis de présenter aux investisseurs étrangers des opportunités d’affaires au Togo.

En dehors de cette offensive économique, notre carte diplomatique s’est agrandie, d’une part, avec l’établissement des relations diplomatiques avec le Kirghizstan, le Sri Lanka, les Iles Seychelles et le Chili, l’ouverture de deux nouvelles représentations diplomatiques, en l’occurrence en Afrique du Sud, au Maroc et au Brésil, d’autre part. Ces ouvertures s’inscrivent dans une dynamique de consolidation de notre présence au Maghreb et en Afrique australe. Parallèlement à l’ouverture de ces nouvelles Ambassades, nous avons procédé au renforcement des Missions existantes en personnel pour mieux répondre aux besoins en ressources humaines qualifiées que requiert la mise en œuvre de la diplomatie économique.

L’année 2015 a été également marquée au sein de mon Département par les préparatifs du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le Développement en Afrique. Nous avons, en ce sens, organisé à New York, en marge des travaux de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, un événement parallèle qui a mobilisé beaucoup de pays et partenaires. Présidé par le Chef de l’Etat, cet événement parallèle a suscité l’adhésion de la communauté internationale pour l’organisation du Sommet et a permis de réaffirmer son engagement à lutter contre la piraterie et à œuvrer pour une meilleure gestion du phénomène de l’immigration clandestine.

Ce fut une intense année d’actions fructueuses !

Vous êtes si entreprenant que vous avez l’appui des partenaires. Quel est l’état actuel de la coopération bilatérale et multilatérale ? En êtes-vous satisfait ?

Ecoutez, nos partenaires sont sensibles aux progrès accomplis par le Togo. Sur le plan de la coopération bilatérale, tout va bien. La Chine, l’Allemagne, la France, les USA, le Japon, l’Inde, l’Egypte, la Corée du sud, entre autres, appuient le Togo dans divers domaines tels que le commerce, l’éducation, la santé, la décentralisation, les transports, le secteur privé, la société civile.

Avec le Royaume de Thaïlande et la République d’Arménie, nous avons signé des accords qui nous permettront d’étendre nos domaines de coopération dans l’intérêt de nos populations.

De multiples projets ont fait l’objet de signature d’accords, à l’instar du « African Training and Management Services » pour le développement du secteur privé et celui de la construction de deux ponts en l’occurrence à Kara et à Koumongou.

L’Union européenne, l’Union africaine, l’ONU, la BAD, le FMI, la Banque Mondiale apportent également leur appui. La tenue régulière de différentes missions d’évaluation du Togo avec ces partenaires témoigne du dynamisme de la coopération multilatérale dans l’ensemble.

La 16ème session du Dialogue Togo-UE de novembre dernier illustre tout aussi bien la qualité de cette coopération que nous souhaitons encore plus bénéfique pour nos populations. Soyez rassuré nous y travaillons davantage!

A cela, s’ajoutent les conférences Inde-Afrique et Chine-Afrique qui illustrent la vitalité de la coopération Sud-Sud.

Je voudrais profiter de l’occasion pour remercier à nouveau tous nos partenaires pour leur soutien indéfectible.

Vous venez d’évoquer, parmi les activités menées, les missions économiques effectuées avec la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). Quel est l’intérêt d’associer la CCIT à ces missions et quelles en sont les retombées?

Dans le cadre de la diplomatie économique que nous menons, il nous paraît crucial d’accompagner les entreprises togolaises dans la prospection des marchés, de les inciter à saisir de nouvelles opportunités qui leur procureront divers avantages et leur permettront d’atteindre un positionnement compétitif sur le plan régional et mondial.

Concrètement, les missions économiques que nous avons initiées ont surtout favorisé la prospection de nouveaux marchés et l’établissement de contacts fructueux. Ainsi, de nombreux accords de partenariats ont été signés à ces occasions. En retour, nous avons enregistré l’arrivée, dans notre pays, de nombreuses délégations d’hommes d’affaires et d’investisseurs étrangers venus découvrir et prospecter le marché togolais et établir des liens avec des hommes d’affaires locaux dans la suite logique des missions économiques que nous avons effectuées.

Vous avez également mentionné l’établissement des relations diplomatiques avec le Kirghizstan, le Sri Lanka, les Iles Seychelles ou encore le Chili. Qu’est-ce qui a motivé l’établissement des relations diplomatiques avec ces pays ?

Notre ambition, en établissant les relations diplomatiques avec ces pays, est d’amplifier l’ouverture du Togo sur l’extérieur. Comme vous pouvez le constater, l’ouverture sur l’extérieur constitue un pilier fondamental de notre politique étrangère.

Nous tenons compte des changements qui se produisent dans l’ensemble des pays et qui se traduisent notamment par l’émergence de certains pôles de développement économique. Or, si nous voulons poursuivre notre croissance et réaliser nos objectifs de développement, nous devons composer avec ces pôles émergents. Ainsi, tout en préservant nos relations traditionnelles et privilégiées avec nos anciens partenaires, nous réorientons notre politique extérieure en vue d’investir de nouvelles zones d’opportunités.

Toutes vos actions sont visiblement pérennes (…) du Club Diplomatique de Lomé aux Prix de l’Excellence en passant par d’importantes rencontres internationales et bientôt « Réussites Diaspora » nous observons une diplomatie togolaise plus présente et rayonnante. On a envie de dire quelle énergie ! Finalement laquelle des ces actions aviez vous préféré ?

Nous n’avons aucune préférence car ici tout est prioritaire !

Le plus important pour nous, c’est le bien-être socio-économique des togolais et le développement de notre pays. Nous travaillons avec le même engagement, la même détermination sur toutes nos initiatives.

Nous sommes heureux des deux années d’existence du Club Diplomatique de Lomé et des Prix de l’Excellence qui s’inscrivent dans la dynamique d’une quête et d’une actualisation permanentes de nos connaissances, de la formation du personnel pour une meilleure conduite de la diplomatie économique au service de la République.

Cette année 2015 a été marquée aussi par la première célébration de la Journée africaine des Mers et des Océans dans notre pays. Aného, ville historique et symptomatique du phénomène de l’érosion côtière a été choisie pour abriter ladite célébration.

Il y a en outre, le lancement de l’initiative « Réussites Diaspora » qui vise à récompenser les talents et les réussites des togolais de la diaspora qui se sont distingués dans les domaines de la science, de la recherche, de l’éducation, de la santé, de l’humanitaire, des médias, de l’économie, des affaires ou encore des nouvelles technologies.

Autant vous dire que le gouvernement togolais accorde une attention particulière à la diaspora. Pour nous, la diaspora est un levier important de développement, une mine d’expériences diverses et variées qu’on peut valoriser (…)

Nous voulons par « Réussites Diaspora » honorer les membres les plus compétents et les plus talentueux de notre diaspora et les accompagner dans leurs futurs projets au Togo.

Ce sera un événement national qui se tiendra du 11 au 16 janvier 2016. Je vous invite, vous journalistes, à nous appuyer (sourire).

Quelle a été, selon vous, le succès majeur de la diplomatie togolaise au cours de l’année 2015 ?

Je ne voudrais pas parler de succès majeur, mais plutôt des motifs de satisfactions.

Dans cette optique, je voudrais d’abord relever que les missions que nous avons effectuées avec le Chef de l’Etat à l’étranger nous ont permis d’obtenir de nouveaux engagements financiers de la part de nos partenaires aux plans bilatéral et multilatéral.

Un autre motif de satisfaction réside en l’élection du Togo au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2016-2018. A ce propos, il convient de rappeler que notre pays a obtenu au cours du scrutin organisé le 28 octobre 2015 à l’Assemblée générale des Nations Unies, un suffrage de 189 voix sur 192. Pour nous, l’élection du Togo, avec un tel suffrage, est la reconnaissance des progrès que notre pays a réalisés en matière des droits de l’Homme et dénote surtout de la confiance que nos partenaires placent en nos institutions.

Je voudrais également rappeler, dans le même ordre d’idées, l’engagement fort remarquable du Président de la République dans la gestion de l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Son excellente gestion du mécanisme de coordination de la CEDEAO sur cette épidémie a été reconnue et félicitée par ses pairs lors du Sommet de l’organisation qui a eu lieu à Abuja le 17 décembre 2015.

En outre, au cours de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à laquelle le Chef de l’Etat a pris une part très active, le Togo a été associé par l’ONU au processus de préparation de l’Agenda de développement post-2015 et notre pays a été choisi comme pays pilote, en dehors de Belize, pour l’expérimentation de la nouvelle approche en matière de planification du développement.

Enfin, je voudrais relever que notre pays a franchi, en 2015, une étape décisive dans le processus devant conduire à son éligibilité au Millennium Challenge Account. Comme vous le savez, il s’agit d’un dispositif conçu par le Congrès américain pour réduire la pauvreté à travers la croissance économique durable dans les pays en voie de développement. Ainsi, notre pays va bénéficier en 2016 du programme particulier afin de lui permettre de valider le reste du processus. C’est une avancée notable.

La diplomatie togolaise s’évertue donc à jouer pleinement sa partition, à conduire avec efficience sa mission transversale de prospection et de relais à l’extérieur des besoins et des opportunités du pays dans tous les domaines.

Vous avez évoqué à juste titre l’élection du Togo au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2016-2018 ; pouvez-vous nous présenter les priorités du Togo pendant son mandat?

Pendant notre mandat, nous allons jouer pleinement notre rôle, nous affirmer avec force et avec indépendance pour la promotion des valeurs universelles des droits de l’Homme, pour la paix et pour la justice dans le monde. Nous mesurons très bien qu’il s’agit d’assumer des responsabilités particulières au Conseil des droits de l’Homme et nous y prendront naturellement toute notre part.

Peut-on affirmer que la présence du Togo sur la scène internationale est plus perceptible qu’auparavant ?

Absolument. Les faits que j’ai évoqués précédemment en sont la preuve. Dans un monde aux enjeux aussi divers que complexes, notre diplomatie reste mobilisée. Elle s’attèle à faire entendre la voix du Togo et à faire valoir ses vues partout où les grandes thématiques qui lient le sort de l’humanité sont discutées. Sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, notre politique étrangère s’investit résolument dans la promotion du rayonnement et de la défense des intérêts de notre pays.

Nous nous y attelons avec des objectifs diplomatiques exigeants au service d’un système international qui a besoin de repères politiques et éthiques, eu égard aux enjeux aussi importants et complexes que sont, entre autres, les crises humanitaires, les conflits régionaux, les problématiques migratoires, l’aide au développement, les changements climatiques.

Lors de la célébration du 70ème anniversaire de l’ONU à Lomé, vous avez plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité. Est-ce une profession de foi ou un projet réaliste ? Croyez-vous que cette réforme est possible et que l’Afrique y trouvera sa part ?

La réforme que nous prônons n’est pas seulement possible, elle est surtout nécessaire. Le fait que l’Afrique ne dispose pas d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU est tout simplement une injustice. Notre position est qu’il faut une révision de la Charte permettant à plus d’un milliard de personnes de notre continent de se faire représenter par au moins deux pays africains au sein du Conseil de sécurité avec droit de véto et deux autres Etats africains comme membres non permanents. Je suis convaincu que cette réforme favorisera une meilleure représentativité de l’ONU et contribuera davantage à renforcer le rôle et l’image de l’ONU dans le monde.

Quelles sont les perspectives de la diplomatie togolaise pour 2016 ?

En 2016, nous nous attèlerons à amplifier l’ouverture du Togo sur l’extérieur, de façon à intensifier la coopération et les échanges internationaux, notamment dans les domaines économique, scientifique, social, culturel, technologique.

Dans cette optique nous allons continuer les réformes que nous avons entreprises et qui s’articulent autour du crédo : rigueur, compétence et culture de l’excellence.

En définitive, notre ambition est de doter nos missions diplomatiques et postes consulaires d’outils innovants pour plus d’efficacité et d’efficience.

Ainsi, en 2016, cela se traduira, entre autres, par le lancement d’un Manuel de procédure. En effet, nous sommes convaincus que, pour que la métamorphose de la diplomatie togolaise prenne véritablement corps et qu’elle s’inscrive définitivement dans l’efficience, il importe que ceux et celles qui l’animent soient bien outillés et qu’ils fassent preuve d’exemplarité. L’exemplarité du comportement, tant personnel que professionnel, la culture de l’excellence et le souci d’apporter une plus-value dans l’exercice de son métier doivent guider le personnel diplomatique tout au long de son séjour hors du territoire national et même à l’intérieur car il s’agit de valeurs fondamentales.

En outre, nous poursuivrons l’extension de notre réseau diplomatique par l’ouverture de nouvelles Ambassade en Europe (entre autres, en Italie) et en Afrique (Sénégal et/ou Côte d’Ivoire, entre autres).

L’autre priorité pour nous en 2016 est l’organisation du Sommet sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique. C’est un enjeu de première importance pour notre pays. Nous devrons élaborer une position africaine commune sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement, y compris notamment l’économie bleue qui sera entérinée par la « Déclaration de Lomé ». Celle-ci devra recommander l’adoption par la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union, d’une Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le Développement en Afrique, dans le cadre de la Stratégie AIM 2050 et de la mise en œuvre de l’Agenda 2063. Cet instrument devra avoir un caractère contraignant.

Du reste, nous nous évertuerons à faire connaître davantage le Togo, ses réalités, son patrimoine, ses potentialités ainsi que son dynamisme économique et sa mobilité sociale. Nous allons également œuvrer au renforcement de la coopération sous-régionale, régionale et internationale surtout dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Les chances de succès de la lutte contre ce fléau seraient en effet réduites tant qu’il n’y aurait pas de coopération internationale dynamique et cohérente.

Que ce soit au plans politique, économique et financier ou encore au plan sécuritaire, il est clair que la voix du Togo portera d’autant plus dans le monde que nous assumerons nos responsabilités et respecterons nos engagements avec pragmatisme et sans complexes.

L’année 2016 s’annonce donc riche en défis notamment avec le prochain Sommet de l’Union Africaine à Lomé. Professeur DUSSEY, est ce que les choses se précisent cette fois-ci ?

Evidemment, les préparatifs se déroulent sans souci majeur. Une équipe d’évaluation de l’Union Africaine a récemment séjourné à Lomé et tous les aspects de l’organisation du Sommet ont été passés en revue. Les préparatifs évoluent très bien sous la houlette du Président de la République.

Quelle est la nouvelle date retenue pour ce Sommet?

Le Sommet est prévue pour mars 2016, et donc dans trois mois. Comme je vous l’ai dit, les préparatifs se déroulent normalement et dès que tout sera finalisé et que le Gouvernement, de concert avec l’Union africaine, aura déterminé une date exacte, vous en serez logiquement informés.

Source : savoirnews.net