Piraterie : Européens et Africains se concertent à Bruxelles

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Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, participe mardi à Bruxelles à une réunion des ministres européens et africains consacrée à la paix et à la sécurité.

Mais c’est surtout de la piraterie maritime dont il sera question.

Les pays du Golfe de Guinée, y compris le Togo, sont la proie des pirates.

Contrairement à la Somalie, les navires et les équipages ne sont pas pris en otage en échange d’une rançon, les assaillants s’intéressent bien davantage à ce qu’il y a dans les soutes ; généralement du pétrole raffiné.

Ce phénomène a pris de l’ampleur depuis plusieurs années à tel point que les pays de la région se sont dotés d’une stratégie de lutte commune. L’Union européenne et les Etats-Unis fournissent une assistance technique et du renseignement.

Le Togo a renforcé la surveillance de ses eaux territoriales. Deux vedettes patrouillent nuit et jour et deux supplémentaires ont été commandées à un chantier naval français.

En déplacement en Bretagne en novembre dernier, le président Faure Gnassingbé avait visité le Centre opérationnel de la Marine française (COM) situé à Brest.

Implanté dans des locaux ultra-sécurisés dans les sous-sols de la préfecture maritime, le COM est un service discret et peu connu. Pourtant, du fond de son souterrain, il exerce une surveillance vigilante sur une vaste portion de l’océan atlantique. Le littoral français bien sûr, de la frontière espagnole au nord de la Bretagne, mais aussi les approches des côtes occidentales de l’Afrique. Le COM fournit régulièrement des informations à la Marine togolaise.

Outre la piraterie, le Togo doit aussi lutter contre le trafic de drogue et d’armes qui emprunte les routes maritimes d’Afrique de l’Ouest.

La réunion de Bruxelles devrait permettre d’harmoniser les stratégies afin de lutter plus efficacement contre ces menaces qui risquent de déstabiliser toute la région.