Les premières assises nationales de la diaspora zone Europe ont eu lieu le 8 mars 2014.

Ces assises nationales ont pour but de restaurer le climat de confiance nécessaire pour faire de la diaspora un acteur stratégique de développement au Togo. Aussi, permettent-elles de proposer des approches de solutions aux doléances de la diaspora formulées lors des missions d’échanges, de prospection et de sensibilisation précédemment effectuées.

Au palais des congrès de Montreuil, ils étaient presque tous présents : les officiels, les responsables d’associations et même les Togolais lambda. Ils étaient là, curieux, préoccupés mais soucieux d’apporter leur pierre à l’édifice, apporter leur contribution au développement en cours dans leur pays. Voilà pourquoi il n’y a eu aucun sujet tabou au cours des discussions. Ces retrouvailles ont permis d’avancer, mieux, d’avoir une idée claire sur ce qui est fait ou se fait sur place au Togo et ce que la diaspora pourra faire à l’aide de leurs expertises et savoir- faire pour renforcer ou améliorer les différentes initiatives entreprises jusque là.

Dans les différentes communications présentées,  celle du Capitaine SIMTAYA Djohéna, Directeur des Cartes de séjour, Visas et de l’Immigration à la Direction Générale de la Documentation Nationale (DGDN), a laissé surgir l’espoir sur la fin prochaine des visas pour les Togolais détenant le passeport Togolais en plus de celui de leur pays d’adoption.

Autres communications non moins attendues, sont celles du Directeur Général de l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), M. Edmond AMOUSSOU, du Directeur Général de la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Togo (CCIT), M. Djahlin BROOHM et de la Directrice Générale l’Agence Nationale de Promotion de Garantie du Financement des PME/PMI (ANPGF), Mme Naka De SOUZA.

M. AMOUSSOU, sur la base d’une étude faite par l’observatoire de l’emploi, a dressé à l’assistance, l’ensemble des besoins en termes d’expertises qui se présentent au sein de l’administration publique et du secteur privé, besoins qui ne sauraient être satisfaits  sans le recours aux compétences de la diaspora.

M. BROOHM a égaillé l’auditoire en présentant les opportunités d’investissement et de marchés au Togo. Tout en  étalant les divers créneaux porteurs de l’économie togolaise, il n’a pas manqué d’énumérer les différentes mesures incitatives aux plans fiscal et douanier  prévues et contenues dans les lois et textes réglementaires en la matière. Un certain nombre de dispositions et procédures existe, il faut que la diaspora les connaisse pour mieux s’investir à –t-il conclu.

Les offres de services ainsi que les conditions d’éligibilité aux financements de l’ANPGF ont été présentées par Mme De SOUZA.

La dernière série de communications, ont été celles relatives aux structures de gestion de la diaspora. Les communications et les échanges ont porté sur les différents chantiers urgents et prioritaires à ouvrir pour instaurer un dialogue permanent entre la diaspora et le gouvernement.

L’état des lieux sur les travaux de l’élaboration de la politique migratoire au Togo a été fait par M. Julien FREY, Chef de projet MIEUX, UE (ICMPD, Belgique). La présentation sur les structures faitières de la diaspora togolaise et leur positionnement dans la dynamique de mobilisation en cours a été faite par Kag SANOUSSI, Directeur de l’Institut International de Gestion des Conflits (France). Le Fonds d’Investissement des Togolais de l’Extérieur, instrument de financement des initiatives diasporiques, a été présenté par Safiou RADJI, Expert Comptable, Consultant International (France). L’agence Nationale des Togolais de l’Extérieur, sa mission et ses attributions, ainsi que la relation fonctionnelle qui doit exister entre les différents organes projetés, ont été présentées par M. Antoine K. GBEKOBU, Coordonnateur National du Programme Diaspora.

A la clôture des assises, M. Yves AMAIZO, membre de la délégation du Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise (CMDT) conduite par M. Martin AMOUZOU, n’a pas manqué d’exprimer ses sentiments. Tout en félicitant les organisateurs des assises,  il s’est dit satisfait sur le fond mais pas sur la forme.

Les assises de la zone Europe à Paris, à ne point douter, a livré toutes ses promesses. De l’avis des participants (près de 300), ces assises ont été un véritable succès. La rencontre s’est terminée dans une ambiance conviviale emprunte d’amitié et de beaucoup d’émotions.