ENTRETIEN ENTRE ROBERT DUSSEY ET WILLIAM HAGUE

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Le Chef de la diplomatie britannique S.E.M. William Hague a présenté jeudi à Londres un protocole international qualifié pour mettre «fin à l’impunité» des violences sexuelles en zone de guerre.

Le document établit des critères internationaux pour qualifier les violences sexuelles de crime. Il vise aussi à harmoniser la manière d’enquêter et de rassembler des informations sur le terrain.

Présenté à Londres à l’occasion d’une conférence sur les violences sexuelles pendant les conflits, il précise les modalités pour protéger les victimes et les témoins.

«Nous sommes déterminés à veiller à ce que les procureurs, les forces de police, les forces de maintien de la paix et la société civile, en première ligne de ce combat, sachent comment consigner et enquêter sur les violences sexuelles en zone de conflit afin que les auteurs puissent être poursuivis», a déclaré le ministre britannique.

William Hague a estimé que ce protocole, le premier du genre, était «un document extrêmement important» qui jouera «un rôle essentiel pour briser la culture de l’impunité».

LIVLe Togo prend acte avec « satisfaction des progrès accomplis à ce jour au niveau international pour régler cette problématique. Cependant, de nombreux défis persistent notamment en ce qui concerne la garantie d’une réponse humanitaire globale qui tienne compte des actions concrètes sur le terrain », a affirmé la ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, qui assiste à la conférence.

En marge des travaux, le chef de la diplomatie togolaise s’est entretenu avec William Hague sur les dossiers de coopération bilatérale et de sécurité. Les deux hommes ont également évoqué la situation au Mali et en Centrafrique.

Sécurité et lutte contre le terrorisme, il en a été question lors d’une rencontre entre M. Dussey et Tzipi Livni, la ministre israélienne de la Justice. L’avancée fulgurante des jihadistes dans l’est de l’Irak constitue une menace sérieuse pour l’ensemble des pays de la région, en particulier la Syrie et la Jordanie. Les deux responsables ont invité les Nations Unies à prendre une initiative pour éviter le pire.

La conférence de Londres s’achèvece ce vendredi.