Réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) : Communiqué de Presse

A l’occasion de sa présidence du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) pour le mois d’avril 2017, la République togolaise a organisé, le 25 avril à Addis Abeba, une session ministérielle dudit conseil autour du thème : « la Sécurité et la Sûreté maritimes et le Développement », à travers deux sujets majeurs :

  • Sûreté et Sécurité maritimes en Afrique : l’après Lomé
  • Paix et Sécurité et Développement de l’Economie bleue

Animés respectivement par deux experts togolais, notamment l’Ambassadeur Amoko KOUVAHE et Monsieur Koku HUMADO, membres du Comité scientifique de la rédaction de la Charte de Lomé, ces deux thèmes s’inscrivent dans le contexte du rôle de leadership que le Togo joue, dans un esprit panafricain, sur la question de la sécurité et de la sûreté maritimes en Afrique.

Le premier thème a fait le tour d’horizon des menaces sécuritaires qui planent sur les espaces maritimes africains, le contenu de la Charte de Lomé et les dispositions qu’elle contient en vue de répondre efficacement à ces menaces ainsi que plusieurs recommandations pour une gestion efficiente des mers et des océans afin de bien tirer profit de leur exploitation pour le développement économique et social du continent. Le deuxième thème, complémentaire au premier, soulève la nécessité d’assurer la sécurité et la sûreté des espaces maritimes pour l’éclosion d’une économie bleue prospère en Afrique. Il présente les initiatives déjà pensées en vue de juguler les menaces et s’appesantit sur la Charte de Lomé qui est un cadre global et continental de lutte contre l’insécurité maritime sur toutes ses formes. Les deux orateurs ont insisté sur la nécessité de l’entrée en vigueur rapide de la Charte.

L’enjeu de cette session ministérielle était de poursuivre les discussions, de mobiliser tous les Etats africains  et de les sensibiliser davantage pour plus d’efficacité dans l’action au regard du rendez-vous de Lomé qui a permis de prendre des mesures et de définir des moyens permettant à l’Afrique de faire de ses mers et océans le moteur de son développement économique conformément à la Stratégie AIM 2050 de l’UA.

Présidée par S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine de la République togolaise, en présence de l’Ambassadeur Smaïl CHERGUI, Commissaire Paix et Sécurité de l’UA, de M. Albert MUCHANGA, Commissaire au Commerce et à l’Industrie et la participation effective des Ministres des Affaires étrangères et Représentants permanents, membres du CPS, cette session est parvenue à des conclusions suivantes :

  • encourager les Etats ayant signé la Charte de Lomé à la ratifier le plus tôt possible afin que celle-ci entre rapidement en vigueur ;
  • inviter les Etats qui n’ont pas encore signé la charte de Lomé, à le faire et à la ratifier ;
  • faire de la Charte de Lomé l’instrument fédérateur de la lutte pour la sécurité et la sûreté maritimes en Afrique ;
  • lancer un appel pour la tenue des CTS compétents sur l’élaboration des annexes devant faire partie intégrante de la Charte de Lomé.

 

 

Océans : Réunion du Conseil de sécurité (CPS) à Addis Abeba


La session ministérielle du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) s’est déroulée ce mardi à Addis Abeba.

Le Togo assure la présidence tournante du CPS au mois d’avril.

Cette session ministérielle organisée à l’initiative du Togo avait un double pour thème, la sûreté et la sécurité maritimes en Afrique : l’après Lomé et la paix, la sécurité et le développement de l’économie bleue.

Présidée par Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, en présence de SmaïlChergui, le Commissaire Paix et Sécurité de l’UA et de Albert Muchanga, Commissaire au Commerce, les échanges ont porté sur les menaces sécuritaires qui planent sur les espaces maritimes africains. Dans ce cadre, ont été abordés les différents points contenus dans la Charte de Lomé.

Robert Dussey mardi à l’UA

‘Comme vous le savez, la mise en œuvre des recommandations du Sommet de Lomé, passe nécessairement par l’entrée en vigueur de la Charte  sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique. Toutes les actions à mener et les mécanismes à mettre en place pour atteindre les objectifs fixés sont tous tributaires de la mise en application de cet important instrument’, a rappelé Robert Dussey qui a invité les Etats membres à ratifier ‘massivement’ la Charte ‘afin de rentrer une fois pour de bon dans la phase opérationnelle de notre lutte.

Cet instrument juridique qui vise à assurer la sécurité le long des côtes africaines en proie aux trafics divers et à la pêche illégale. Mais la Charte de Lomé a également une vocation économique car elle ambitionne de faire des océans de véritables zones de développement économique.

Créé en 2004, le Conseil de paix et de sécurité (CSP) est sans doute l’innovation institutionnelle la plus ambitieuse de l’Union africaine.

Chargé de la prévention des conflits et du maintien de la paix, le CSP consacre le principe de ‘non-indifférence’, inspiré du ‘devoir d’ingérence’, en cas de violations graves des droits de l’homme par un Etat du continent.

Robert Dussey : “une approche globale pour dépasser la piraterie”

C’est la première fois que les chefs d’État et de gouvernement des 54 pays de l’Union africaine se réunissent sur une thématique majeure : celle de la sécurité et de la sûreté maritimes, et le développement en Afrique (le 15 octobre 2016). Dans le golfe de Guinée, la recrudescence de la piraterie a atteint une dimension inquiétante. Ces attaques résultent, pour l’essentiel, des troubles liés à l’industrie pétrolière dans la région, notamment au Nigeria où vit la moitié de la population ouest-africaine.

Avec l’explosion du marché noir du pétrole en Afrique de l’Ouest, les attaques récemment perpétrées dans la région ciblaient pour l’essentiel des navires transportant des produits pétroliers. Mais la piraterie n’est qu’une partie visible de la sécurité maritime.

Le phénomène entraîne avec lui une hausse des phénomènes corollaires de trafic de drogue, siphonnage de pétrole et trafic d’êtres humains. Résultat : économiquement, les pays concernés perdent jusqu’à 2 milliards de dollars par an, alors que les recettes maritimes représentent jusqu’à 20 % des budgets nationaux. Il y a donc urgence. Les États riverains ont décidé en juin 2013 à Yaoundé de créer un centre de coordination interrégional contre la piraterie et des centres régionaux le long de la côte. Problème, ces centres créés depuis manquent encore d’ordinateurs, d’imagerie, les marines nationales de patrouilleurs et vedettes rapides, sans oublier que le dialogue interrégional n’est pas toujours au rendez-vous. Quel est donc aujourd’hui le véritable enjeu de ce sommet ?

Robert Dussey, l’influent ministre des Affaires étrangères et chef d’orchestre du sommet de Lomé, détaille pour Le Point Afrique les raisons d’en passer par une Charte africaine de Lomé, un texte juridique plus contraignant. Mais aussi une première pour tout un continent.

Le Point Afrique : Que prévoit la Charte de Lomé ?

Robert Dussey : Globalement, la Charte de Lomé prévoit des objectifs qui vont de la lutte contre la piraterie et les trafics illicites sur les mers et océans à l’intensification de la mise en œuvre de la Stratégie AIM 2050, en passant par la promotion de l’économie bleue. Ces objectifs induisent un ensemble d’actions concrètes dans plusieurs compartiments de la maîtrise des espaces maritimes en Afrique.

Ainsi, la Charte de Lomé, perçue à ce titre comme le cadre d’harmonisation d’un ensemble d’actions cohérentes, a pour mérite essentiel de fédérer des mécanismes existants et régissant la matière.

Aussi, voudrais-je vous rappeler que c’est la toute première fois que les 54 États de l’UA se réunissent sur une thématique si importante pour l’avenir de tout notre continent.

Quelles sont les contraintes de ce texte juridique pour les États africains ?

Au regard des enjeux de ce sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes, et le développement en Afrique, il fallait une charte contraignante allant dans le sens de la prévention et de la répression de la criminalité maritime, de façon progressive, au niveau national et international.

Pourquoi opter pour un texte à valeur juridique ?

Conscients de la gravité des fléaux qui menacent le facteur important de développement économique que représentent les mers et océans, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont opté pour un texte à valeur juridique qui viendrait justement combler un vide juridique en la matière, et à l’échelle du continent. Évidemment, cela va de la responsabilité de tous les États membres de l’UA.

Les dangers ne sont pas les mêmes entre le golfe de Guinée et par exemple les côtes somaliennes, pourquoi faire une charte commune aux 54 États ?

C’est vrai que d’une région à une autre les dangers ne sont pas les mêmes. En revanche, tous nos océans et mers, voies par excellence de plus de 90 % des importations et exportations en Afrique, subissent les mêmes dégâts. Par ailleurs, tous nos États en sont victimes. Nous sommes tous persuadés qu’aucun État ne peut à lui seul venir à bout de ce danger.

C’est pourquoi protéger nos mers et nos océans à travers la Charte de Lomé est une impérieuse nécessité qui engage le présent et surtout l’avenir des 54 États.

N’avez-vous pas peur que certains États refusent de la signer ou d’appliquer les directives, car ils n’ont finalement pas les mêmes besoins ou ressources ?

La Commission de l’UA comme les 54 États membres sont conscients de l’impérieuse nécessité d’aller à l’adoption et à la signature de cette Charte.

Depuis 2013, aucun acte de piraterie n’a été commis au Togo, pensez-vous que la sécurité maritime soit l’urgence du moment pour le Togo et la région ?

Hier, c’était les côtes somaliennes, aujourd’hui, c’est le golfe de Guinée, où se trouve géographiquement le Togo. La vision du président de la République, S.E.M Faure Essozimna Gnassingbé, est de prévenir ces dangers. C’est d’ailleurs pour cette raison que la marine togolaise a bénéficié d’énormes moyens (matériels, équipement et formation…) ces dernières années. Pour le Togo, qui est une porte d’entrée de la région au travers de son port, la sécurité maritime est une réelle urgence.

 

Une nouvelle dynamique pour le Togo

Le Ministre togolais des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine revient sur les différents enjeux du sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité maritime et le développement de l’Afrique.

Ce sommet se déroulera du 10 au 15 octobre 2016 à Lomé et rassemblera plus de 3000 participants dont plusieurs Chefs d’Etats et de Gouvernements.

Dans cette interview, le Ministre Robert Dussey met l’accent sur l’importance du sommet de Lomé et les différentes retombées pour le Togo.

L’océan comme outil de développement

Dans un entretien accordé vendredi au Journal de la Marine Marchande, Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères souligne que c’est la première fois que l’Union africaine consacre un sommet à la promotion de la sécurité et de la sûreté maritimes et au développement en Afrique.

Il explique que la prochaine conférence de Lomé sera aussi l’occasion d’aborder l’ensemble des questions épineuses liées aux mers et océans comme la piraterie, la pêche illégale ou la pollution.

Au-delà du sommet du 15 octobre, le Togo compte renforcer la coopération régionale. Et c’est tout l’intérêt d’avoir une charte sur la sécurité maritime. Elle devrait être logiquement adoptée par les chefs d’Etat de l’UA.

Robert Dussey martèle ce qu’il a déjà dit dans de nombreux forums internationaux : ‘L’océan doit devenir un véritable outil de développement pour le continent africain’.

Journal de la Marine Marchande N°5049

 

Source: republicoftogo.com

Appui logistique de la Chine au Togo à l’organisation du Sommet de Lomé

 

Cette cérémonie de remise de don de matériels marque la vitalité des relations de coopération et d’amitié entre lomé et Pékin.

Dans le cadre des relations d’amitié et de coopération qui existent entre la République Togolaise et la République Populaire de Chine, le ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine a réceptionné un important don de matériels électroniques, informatique et de bus. C’est le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Pof. ROBERT DUSSEY qui a réceptionné ce don des mains de l’ambassadeur de Chine, S.E.M. LIU YUXI.

Cet important don vient appuyer les efforts logistiques du Togo dans les préparatifs du sommet de l’UA sur la sécurité et la surêté maritiles et le développement en Afrique, que Lomé va accueillir du 10 au 15 octobre 2016.

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Evalué à Cinq Millions de RMB (5.000.000 RMB) soit Huit cent mille dollars américain (800.000 USD), ce don est composé d’ordinateurs de Bureau et portables de copieurs, de machine à fax, téléviseurs, caméra, climatiseurs, motos, imprimantes et de bus de 24 à 29 places.

[Interview] Robert Dussey : “Nous n’avons pas de courant extrêmiste au Togo”

A l’occasion de son passage à Paris et à un mois d’un sommet extraordinnaire de l’Union africaine sur la sécurité martime organisé à Lomé, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey revient sur les défis du Togo et des autres pays du continent face à la menace terroriste, qu’elle soit terrestre ou maritime.

« Nous pensons que la menace terroriste touche tous les pays, mais l’essentiel pour nous est de continuer à rassurer la population. Nos forces de sécurité travaillent et veillent sur la paix et la sécurité de toutes les Togolaises et tous les Togolais. »

Ecouter l’interview sur RFI.FR

Source : RFI.FR

 

John Kerry : “Sauver les océans est une nécessité absolue”

La 3e conférence internationale ‘Our Ocean’ s’est achevée vendredi à Washington.

Pour protéger le climat, il faut aussi protéger l’océan, a rappelé le secrétaire d’Etat américain John Kerry, à l’origine de ce projet. A la clôture des travaux, il a annoncé la création de 40 aires marines protégées, dont l’une entre les Etats-Unis et le Canada.

Le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey qui assistait aux travaux s’est félicité de la prise en compte de l’océan dans les négociations internationales sur le climat. D’autant que pour le chef de la diplomatie togolaise, l’espace marin, notamment en Afrique, constitue une aire de développement économique.

L’économie bleue sera d’ailleurs l’un des thèmes du prochain sommet de Lomé sur la sécurité maritime.

“Sauver les océans n’est pas une option ou une priorité, mais une nécessité absolue”, a martelé M. Kerry.

Il a, en outre, indiqué que la pollution et l’acidification sont liées à l’apparition d’environ 500 zones mortes dans les mers et les océans (zones dans lesquelles la teneur en oxygène est trop faible pour assurer la survie de la faune et de la flore marine), avertissant, que la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, nuit à l’environnement marin, à l’emploi et à la sécurité alimentaire mondiale.

Les prochaines éditions de ‘Our Ocean’ auront lieu à Malte, à Bali et en Norvège.

En marge des travaux, Robert Dussey s’est entretenu avec Catherine Novelli, la sous-secrétaire d’État US pour la Croissance économique, l’Energie, et l’Environnement, et avec Heraldo Munoz, le ministre chilien des Affaires étrangères.


(Sur la photo : Robert Dussey et John Kerry)

Source : republicoftogo.com

Le Ministre Robert Dussey participe à la Conférence “Our Ocean” à Washington

A l’invitation du secrétaire d’Etat américain John Kerry, le ministre togolais des Affaires étrangères participe depuis jeudi à Washington à la conférence ‘Our Ocean’.

Robert Dussey prend part à cette réunion internationale dans la perspective du sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime qui aura lieu le 15 octobre prochain à Lomé et de l’adoption d’une charte dont l’un des volets porte justement sur préservation des océans contre la pollution.

Les questions relatives à la protection et à la conservation des mers sont justement au centre des débats dans la capitale fédérale. 90 pays ont envoyé des représentants pour faire un état des lieux trois après la tenue de la première conférence.

Barack Obama a appelé à une mobilisation internationale vigoureuse et rapide en faveur des océans confrontés à de ‘nouvelles menaces’, annonçant la création d’une réserve naturelle dans l’Atlantique pour protéger espèce et écosystèmes menacés.

Evoquant, entre autres, les pratiques de pêche non-durables, il a insisté sur l’impérieuse nécessité de rendre l’océan plus résistant au changement climatique, qui a profondément modifié la vie sous-marine.

John Kerry a appelé de son côté la communauté internationale à prendre des mesures pour combattre la pêche illégale et lutter contre la pollution. ‘A ce rythme, il y aura bientôt plus de sacs plastiques que de poissons dans l’océan

L’un des intervenants à la tribune a invité avec humour les dirigeants de la planète à passer de l’égo système à l’éco système.

En marge des discussions, Robert Dussey s’est entretenu avec la présidente de l’Ile Maurice, Ameenah Gurib-Fakim, avec le chef de la diplomatie chilienne, Heraldo Munoz et avec Linda Thomasfield,  la conseillère Afrique de Barack Obama.


Sur la photo : Linda Thomasfield et Robert Dussey jeudi à Washington

Source : RepublicofTogo.com

 

Togo : Une diplomatie à la conquête des pays modèles

La nouvelle orientation de la politique étrangère du Togo privilégie une action en dehors de sa fonction traditionnelle à travers sa capacité à attirer les investissements directs étrangers, à rechercher des financements innovants et des partenariats porteurs.

Cette vision est détaillée et argumentée dans le dernier numéro de DiploMag, le magazine publié par le ministère des Affaires étrangères.

Faire de la diplomatie un levier du développement est un choix assumé par le président Faure Gnassingbé. Sa soft diplomacy est l’un de ses atouts.

En moins de 3 mois, il s’et rendu en Chine, en Allemagne et en Israël. Pas pour serrer des mains et écouter des discours lénifiants, mais pour nouer de nouveaux accord et développer la coopération économique.


Télécharger le Diplomag N°11

Source : Republicoftogo.com

[VIDEO] Robert Dussey : la sécurité dans le Golfe de Guinée, un enjeu crucial

Grand Angle sur la lutte contre la piraterie, la pêche illégale et la pollution maritime dans le Golfe de Guinée.
Le Togo accueillera en octobre prochain un Sommet de l’Union Africaine sur la sécurité maritime et le développement.
Les explications de Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères.

Vidéo publiée sur le compte Youtube de la chaine TV5Monde

Robert Dussey : “La Charte de Lomé permettra la pleine exploitation des ressources maritimes”

Le Comité technique spécialisé (CTS) de l’union sur la justice et les affaires juridiques s’est réuni jeudi à Lomé pour examiner le projet de charte sur la sécurité maritime. C’est le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey qui a ouvert les travaux de cette session en présence de son collègue camerounais, Laurent Esso, président du CTS.

Cette session du CTS s’ouvre à la suite de celle des experts et des ministres de la justice de l’Union Africaine. Les membres du Comité présents à Lomé vont examen des différents projets de texte élaborés dans le cadre de l’Union Africaine, avant leur examen par la Conférence des Chefs d’état et de gouvernement.

Pour le Professeur Dussey, le Chef de la diplomatie togolaise, les instruments juridiques dont une organisation comme l’Union africaine se dote, traduisent la portée de ses ambitions, la force de sa détermination et constituent de véritables projections sur l’avenir qu’elle entend construire pour son existence et son affirmation.

La rencontre se déroule en prélude au Sommet de Lomé sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. Et à ce sujet, Robert Dussey a invité les participants à considérer le projet de charte sur la sécurité maritime comme une réponse efficace aux menaces auxquelles sont confrontés les pays côtiers.

« Ce texte nous permettra, à bien des égards, de relever le défi vital de la pleine exploitation de nos ressources maritimes, facteurs déterminants de l’éclosion de notre économie bleue, source innovante de prospérité partagée », a indiqué le ministre.

Les dirigeants africains appelés à revisiter les plans et stratégies de lutte pour la paix sur le continent

Le ministre togolais des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Robert Dussey, a appelé mercredi à Lomé les dirigeants politiques africains, à revisiter les plans et stratégies de lutte pour la paix sur le continent.

“Il nous faut revoir nos copies et prendre le temps minimum nécessaire pour réfléchir et mieux planifier nos actions de lutte pour la paix sur le continent”, a-t-il déclaré.

S’exprimant à l’ouverture des travaux des Consultations Afrique-Chine-USA, pour la paix en Afrique, le chef de la diplomatie togolaise a estimé que l’action pour briser le cycle infernal de violence et d’intolérance sur le continent africain doit être suffisamment bien préparée.

L’action pour briser le cycle infernal de violence et d’intolérance sur le continent doit être “une vision commune, avec des cibles et des objectifs communs, atteignables par des moyens et des procédés collectifs et planifiés”, a-t-il indiqué.

En effet, a-t-il souligné, la question de la paix et de la sécurité en Afrique est un défi frontal que les dirigeants politiques du continent ne doivent plus esquiver, ni négliger, encore moins ignorer.

“Cette question se dresse devant nous comme un frein visible à nos jeunes et prometteuses économies en pleine croissance ; elle s’affiche comme un obstacle évident à notre tranquillité, à notre humanité et à notre volonté de vivre ensemble”, a-t-il indiqué.

Il a également précisé que cette situation est d’autant plus grave que les différentes mesures et stratégies prises, aussi bien au niveau des Etats africains qu’au niveau des organisations sous-régionales, ne produisent pas encore les effets escomptés.

Source : Abidjan.net

 

Le Togo appelle à un renforcement de la coopération sécuritaire

Les Consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique se sont ouvertes mercredi à l’hôtel Sarakawa de Lomé.

Cette rencontre est organisée par le ministère des Affaires étrangères, le Carter Center et le Bureau des Nations unies de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS).

Deux thèmes sont au programme, la sécurité maritime et l’économie bleue dans le Golfe de Guinée et la promotion de la paix au Sahel.

Des échanges qui se situent dans le cadre des préparatifs du sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime qui aura lieu le 15 octobre prochain à Lomé.

A l’ouverture des travaux, Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, a rappelé que la question de la paix et de la sécurité en Afrique était ‘un défi frontal que nous ne pouvons plus esquiver, ni négliger, encore moins ignorer’.

Un défi qui remet quotidiennement en cause, par le nombre sans cesse croissant des victimes des conflits armés et des barbaries terroristes, notre capacité à y faire face et à y venir à bout, a ajouté M. Dussey

Il a reconnu que faute de coopération, les mesures adoptées ne produisaient pas encore les mesures escomptées.

‘Face à cet amer constat et à ces résultats plutôt mitigés, il s’avère donc plus qu’urgent revoir la copie et de prendre le temps minimum nécessaire pour réfléchir et mieux planifier nos actions’, a-t-il souligné.

Cet appel au renforcement de la coopération sécuritaire est le leitmotiv du Carter Center ; une stratégie à laquelle le Togo adhère pleinement, a indiqué le chef de la diplomatie qui estime que les consultations Afrique-Chine-USA pour la paix en Afrique constituent un forum de collaboration multilatérale, tout à fait originale, à même d’apporter une plus-value à l’action globale pour la paix sur le continent, y compris pour le renforcement de la sécurité maritime.

‘Les conflits, la violence et l’horreur semblent échapper à notre contrôle et à notre maîtrise. Le Sahel est encore une zone instable et précaire ; la piraterie et les trafics de tout genre régentent les mers au large de nos côtes et la menace terroriste n’a jamais été aussi pressante (…), a prévenu le ministre des Affaires étrangères.

Initiées en 2014 par l’ancien président américain Jimmy Carter, à la tête du Carter Center, et le président chinois Xi Jinping, ces consultations rassemblent un groupe restreint de diplomates et d’experts africains, chinois et américains pour des discussions à huis clos visant à examiner la collaboration entre les acteurs régionaux, la Chine, les États-Unis et d’autres sur les questions de paix et de sécurité.

Cette cellule est animée par Jianhua Zhong, envoyé spécial chinois pour les Affaires africaines, l’ambassadeur Princeton Lyman, conseiller spécial au United States Institute for Peace et Mohamed Ibn Chambas, représentant du SG des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

L’initiative vise à promouvoir une réflexion collective sur les problèmes communs et à identifier des domaines concrets de collaboration.

Organisation non-gouvernementale, le Carter Center a été fondé en 1982 par l’ancien président Jimmy Carter.

 

Robert Dussey à Lisbonne : “Nous devons trouver les voies et moyens de contenir le problème de l’insécurité maritime”

Les ministres portugais et togolais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva et Robert Dussey, ont présidé lundi à Lisbonne l’ouverture de la réunion du groupe du G7 des amis du Golfe de Guinée (G7++FoGG).

Les participants ont évoqué la mise en œuvre de l’architecture régionale sur la sécurité maritime, adoptée en 2013 lors du Sommet de Yaoundé.

Ils ont passé en revue les différentes initiatives internationales relatives à la sécurité maritime, le renforcement des capacités de projection, la coopération judiciaire et policière et la lutte contre l’impunité et la criminalité transnationale.

Lors de son intervention, Augusto Santos Silva, a insisté sur la nécessaire coordination des Etats du Golfe de Guinée dans la lutte contre la piraterie.

“Ne nous voilons pas la face, le Golfe de Guinée est le champion de la piraterie mondiale en raison du nombre et de la gravité des attaques. En outre, le trafic transrégional de drogue est en forte augmentation. La pêche illicite non déclarée et non réglementée inflige des dégâts dramatiques sur les économies locales. Sécurité et développement sont étroitement liés ; il faut donc que nous réfléchissions à des solutions adaptées”, a-t-il déclaré.

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Robert Dussey a emboité le pas au chef de la diplomatie portugaise en soulignant que la mer devait devenir un moteur de prospérité pour l’Afrique de l’Ouest.

“Nous devons trouver les voies et moyens de contenir le problème de l’insécurité maritime”.

Le prochain sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime (Lomé 15 octobre 2016) sera l’occasion de signer un document contraignant, a indiqué M. Dussey.

Le Comité de l’UA a entériné le projet de charte qui devrait être adopté à Lomé.

Les participants ont confirmé leur présence au Togo.

Le Portugal assure cette année la présidence du G7++FoGG.

Ce groupe comprend les Etats-Unis, l’Allemagne, le Canada, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni, la Belgique, la République de Corée, le Danemark, l’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la Suisse, ainsi que l’Australie et le Brésil, en tant qu’observateurs. Trois nouveaux pays le sont devenus lundi, la Grèce, la Turquie et l’Uruguay.

Egalement impliqués dans ce processus, l’Union européenne, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et Interpol.

Le Ministre Robert Dussey co-présidera la réunion du Groupe du G7 des Amis du Golfe de Guinée

Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey,  co-présidera, avec son homologue du Portugal Augusto Santos Silva, l’ouverture de la réunion du groupe du G7 des Amis du Golfe de Guinée, qui aura lieu les 6 et 7 Juin dans la East Foundation à Lisbonne.

Lors de la réunion, qui comprend une visite à l’Académie navale en Alfeite, ce sera un rapport sur l’opérationnalisation de l’architecture régionale de la sécurité maritime, adoptée en 2013 au  Sommet de Yaoundé.

Seront également en revue les diverses initiatives internationales, le niveau de renforcement et de capacités de projection, la coopération judiciaire et policière, et lutte contre l’impunité et la criminalité transnationale.

Le Portugal est engagé à la promotion de la sécurité maritime et assure, au cours de 2016, la présidence du Groupe du G7 des Amis du Golfe de Guinée.

Ce groupe ajoute, en plus de ses membres (Etats-Unis, Allemagne, Canada, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), la Belgique, la République de Corée, Danemark, Espagne, Norvège, Pays-Bas , le Portugal et la Suisse, ainsi que l’Australie et le Brésil, en tant qu’observateurs, en plus de l’Union européenne, l’office des Nations Unies contre la drogue et le crime et Interpol.

Parallèlement à cette réunion, le ministre rencontrera son homologue portugais pour faire face aux relations politiques et économiques entre les deux pays, ainsi que des questions internationales telles que le terrorisme, la sécurité régionale et la situation politique en Guinée-Bissau .