#NewACPEU : Evaluation des progrès à Bruxelles

Bruxelles, le 23 mai 2019

IP/19/2673

Commission européenne – Communiqué de presse

 

À la suite des récentes consultations au niveau régional avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), les négociateurs en chef, le commissaire Mimica et le ministre togolais Robert Dussey, se sont réunis aujourd’hui à Bruxelles pour discuter des grandes lignes du futur accord ACP-UE.

M. Neven Mimica , commissaire chargé de la coopération internationale et du développement et négociateur en chef de l’UE, a déclaré: «L’accord se précise. Il est temps d’intensifier nos efforts et d’accélérer nos progrès pour atteindre les résultats escomptés. Les discussions d’aujourd’hui sur les partenariats régionaux nous rapprochent un peu plus de cette coopération nouvelle et renforcée que nous recherchons.»

M. Robert Dussey , ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration de l’Afrique, qui est également négociateur en chef des pays ACP et président du groupe central de négociation ministériel, a quant à lui déclaré: «Nous avons entamé ces négociations en septembre de l’année dernière et nous avons fait des progrès constants depuis lors. Les consultations avec les trois régions ont été bénéfiques dans la mesure où elles ont donné une bonne idée des besoins de chaque région. Nous attendons avec impatience la conclusion d’un accord axé sur les besoins actuels et futurs de nos pays membres. »

 

Prochaines étapes

Alors que les pourparlers relatifs aux partenariats régionaux spécifiques progressent, les équipes de négociation de l’UE et des ACP poursuivront leurs travaux sur le texte de l’accord qui couvre l’ensemble des 79 pays (également dénommé «le socle commun»). Les prochaines sessions de négociation porteront notamment sur la structure institutionnelle. L’objectif est de réaliser un maximum d’avancées avant la prochaine réunion des négociateurs en chef, prévue pour la seconde moitié du mois de juillet.

 

Contexte

L’accord de Cotonou régissant actuellement les relations entre l’UE et les pays ACP arrivera à échéance en 2020. Les négociations en vue d’un nouveau partenariat entre les pays ACP et l’UE ont été lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Les premières séries de négociations ont principalement porté sur le socle commun au niveau UE-ACP. Ce socle commun regroupe les valeurs et les principes autour desquels se rassemblent l’UE et les pays ACP, et indique les domaines stratégiques prioritaires dans lesquels les deux parties ont l’intention de travailler ensemble.

En outre, il est prévu que le futur accord comprenne des piliers régionaux spécifiques et axés sur des actions se concentrant sur les besoins de chaque région. Le premier cycle de consultations concernant les piliers régionaux est à présent terminé.

Le futur partenariat ACP-UE servira à consolider les liens politiques étroits entre l’UE et les pays ACP sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de la moitié des pays membres des Nations unies et plus de 1,5 milliard de personnes.

ACP-UE : Vers l’accord Post-Cotonou 2020

Les grandes lignes du futur accord entre les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) et l’Union européenne ont été évoquées jeudi à Bruxelles entre les chefs négociateurs.

Neven Mimica, le commissaire chargé de la Coopération internationale et du Développement, et Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise pour le compte des ACP.

‘L’accord se précise. Il est temps d’intensifier nos efforts et d’accélérer nos progrès pour atteindre les résultats escomptés. Les discussions d’aujourd’hui sur les partenariats régionaux nous rapprochent un peu plus de cette coopération nouvelle et renforcée que nous recherchons’, a déclaré M. Mimica.

Robert Dussey, de son côté a salué ‘des progrès constants’.

‘Les consultations avec les trois régions ont été bénéfiques dans la mesure où elles ont donné une bonne idée des besoins de chaque région’, a-t-il ajouté.

Alors que les pourparlers relatifs aux partenariats régionaux spécifiques progressent, les équipes de négociation de l’UE et des ACP poursuivront leurs travaux sur le texte de l’accord qui couvre l’ensemble des 79 pays (également dénommé «le socle commun»).

Les prochaines sessions de négociation porteront notamment sur la structure institutionnelle.

L’objectif est de réaliser un maximum d’avancées avant la prochaine réunion des négociateurs en chef, prévue pour la seconde moitié du mois de juillet.

L’accord de Cotonou régissant actuellement les relations entre l’UE et les pays ACP arrivera à échéance en 2020.

GRO
Neven Mimica,Tjekero Tweya, président du conseil des ministres ACP (Namibie), et Robert Dussey

Les négociations en vue d’un nouveau partenariat entre les pays ACP et l’UE ont été lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Les premières séries de négociations ont principalement porté sur le socle commun au niveau UE-ACP. Ce socle commun regroupe les valeurs et les principes autour desquels se rassemblent l’UE et les pays ACP, et indique les domaines stratégiques prioritaires dans lesquels les deux parties ont l’intention de travailler ensemble.

En outre, il est prévu que le futur accord comprenne des piliers régionaux spécifiques et axés sur des actions se concentrant sur les besoins de chaque région. Le premier cycle de consultations concernant les piliers régionaux est à présent terminé.

Le futur partenariat ACP-UE servira à consolider les liens politiques étroits entre l’UE et les pays ACP sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de la moitié des pays membres des Nations unies et plus de 1,5 milliard de personnes.

DISCOURS DE  S.E. PROF. ROBERT DUSSEY  AUX CONSULTATIONS REGIONALES UE-AFRIQUE  DANS LE CADRE DES NEGOCIATIONS ACP-UE POUR LE POST-COTONOU

 

Eswatini, le 04 mai 2019

Son Excellence Monsieur le Premier Ministre du Royaume d’ESWATINI,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,

Monsieur le Secrétaire général des ACP  Dr. Patrick GOMES,

Monsieur le Négociateur en Chef de l’Union européenne pour le post-Cotonou,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, pour commencer, remercier le Roi d’Eswatini, le Gouvernement et le peuple de notre pays hôte pour leur courage de l’hospitalité. Depuis que nous sommes arrivés en cette terre africaine des ACP, nos impressions sont très  bonnes quant à leur grand sens de l’hospitalité. J’ai fait dans votre beau pays ce qu’Alioune DIOP, un grand panafricain de conviction, fondateur de la Revue Présence Africaine, qui a voulu que l’Afrique soit présente sur la scène du monde, a appelé « l’expérience intime de la vie africaine ». L’expérience de votre étonnant sens de l’altérité a réveillé en moi mes intuitions et passions panafricanistes de  ma plus tendre jeunesse.

Je voudrais également remercier les différentes délégations ici présentes. Votre forte participation à ces consultations régionales traduit, sans se tromper, l’intérêt que vous portez aux négociations en cours. L’enjeu est commun et votre engagement l’est également.

Mesdames et Messieurs,

La région du Pacifique qui a tenu ses consultations régionales les 25 et 26 février 2019 à Apia, à Samoa, négocie directement le pilier UE-Pacifique du nouvel accord avec l’UE. La région des Caraïbes est dans le même schéma et a tenu ses consultations régionales le 15 avril à Kingston  en Jamaïque. Les consultations régionales UE-Afrique de cette semaine actent à l’échelle africaine le début formel des négociations sur le pilier UE-Afrique du futur accord de partenariat ACP-UE, même si depuis quelques mois un excellent travail technique se fait au niveau de l’Union africaine sur les négociations.

Les spécificités africaines en termes de défis, de potentiels, de priorités, de cadres référentiels de développement (commercial, économique et humain) et de partenariat avec l’extérieur sont connues. Il y a une longue histoire de partenariat entre l’UE et l’Afrique réaffirmé à Abidjan en 2017. En cohérence avec le partenariat UE-Afrique actuel et dans un nouvel esprit, l’Afrique est appelée à négocier le pilier UE-Afrique du post-Cotonou.

La Zone de libre-échange continentale (ZLEC) en cours de création en Afrique est une évolution qualitative qui, dans un futur proche, donnera un nouveau visage au commerce intra-africain et international de l’Afrique.

Le pilier UE-Afrique du post-Cotonou doit être en phase avec les orientations stratégiques de la ZLEC, de l’agenda 2063 de l’UA et du Sommet UE-Afrique d’Abidjan ainsi qu’avec la volonté de développement clairement affichée en Afrique. L’Afrique doit densifier ses échanges commerciaux avec l’Europe, rehausser le niveau du dialogue politique avec l’UE sur les questions aussi cruciales que la sécurité, la paix, les droits de l’homme, les biens culturels africains encore en séjour en terre européenne, les objectifs de développement durable, le changement climatique et la migration.

Les sujets qui seront au centre des négociations dans le protocole UE-Afrique de l’accord sont d’importance vitale pour l’Afrique et le Groupe ACP. L’Afrique, doit conduire ses négociations régionales avec professionnalisme et un  sens élevé de responsabilité. Par notre travail, à l’échelle africaine, nous devons prouver au Groupe ACP qu’il a fait le choix approprié au moment idéal en optant pour l’autonomie et la liberté d’action des régions dans la négociation des piliers régionaux. Le moment est historique et le travail doit être fait avec une éthique de responsabilité. J’ai la conviction que les négociateurs africains ont conscience de leur responsabilité.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais finir avec une pensée de Kwame NKRUMAH que nous Africains ne devons jamais perdre de vue : « Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces [du] monde ».

Merci pour votre attention.