La situation au Moyen-Orient et leçons pour l’Afrique

Quatre axes / blocs au Moyen-Orient actuel

Il existe actuellement quatre principaux acteurs politiques au Moyen-Orient (à l’exclusion d’Israël).

Le premier, et jusqu’à présent le plus puissant, est l’axe irano-chiite. Cet axe s’étend entre l’Iran (son centre) à l’est, à travers l’Irak, la Syrie, le Liban et une représentation dans la bande de Gaza (Jihad islamique palestinien). À part le dernier, l’Iran s’appuie fortement sur les communautés chiites locales dans toutes les autres régions.

Le second est le bloc sunnite modéré. Ce bloc comprend l’Égypte, l’Arabie saoudite (ces deux pays sont considérés comme les dirigeants de ce bloc), la Jordanie, l’Autorité palestinienne, les Émirats Arabes Unis et le reste des États du Golfe (à l’exception du Qatar).

Le troisième est le bloc radical sunnite. Ce bloc comprend la Turquie, le Qatar, le Soudan et le Hamas (dans la bande de Gaza). Ce bloc s’identifie aux Frères musulmans (un mouvement idéologique égyptien qui s’est établi au Caire en 1929 et qui est désormais interdit en Égypte).

Le quatrième est l’Acteur Non Etatique Radical Sunnite – Al-Qaeda et « l’État islamique en Syrie et au Levant » (ISIL). Ce groupe (pas un axe cependant) est presque vaincu au Moyen-Orient. Contre cette défaite, vous pouvez voir leurs tentatives d’infiltration en Afrique.

Conflits entre ces axes / blocs

Il existe actuellement deux conflits principaux entre ces groupes qui font planer un ombre sur le Moyen-Orient. Le premier oppose l’axe chiite au bloc sunnite modéré. Le second se situe entre le bloc modéré sunnite et le bloc radical sunnite.

Le conflit entre l’axe chiite et le bloc modéré sunnite se déroule à différents endroits du Moyen-Orient – en Syrie (où les sunnites ont été battus), au Liban, en Irak et sur le front le plus actif – le Yémen.

Le conflit entre le groupe sunnite modéré et le groupe sunnite radical se déroule dans le golfe Persique (arabe) entre l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis d’un côté et le Qatar de l’autre. Un autre front se trouve dans la Corne de l’Afrique, où l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Anis et l’Égypte rivalisent avec le Qatar, la Turquie et le Soudan pour tenter de renforcer leur influence.

Dénominateurs communs entre le Moyen-Orient et l’Afrique qui rendent tous d’eux “En proie au terrorisme”

La terreur s’appuie toujours sur un agenda idéologique (généralement l’islam radical). Cependant, certains “zones” sont encore plus “en proie” au terrorisme. Parmi les conditions qui contribuent à la propagation de la terreur, on peut citer la présence d’Etats défaillants, la faiblesse du gouvernement central, le manque de cohésion sociale entre le centre et la périphérie et, par-dessus tout, la frustration économique. Tous ces éléments se retrouvent au Moyen-Orient et en Afrique.

Alors, que peut-on faire ?

L’Afrique peut tirer certaines leçons de l’expérience israélienne en matière de lutte contre le terrorisme. Premièrement, une approche holistique associant « le bâton et carotte ». Deuxièmement, il y a la détermination (la guerre contre le terrorisme est toujours plus longue qu’une guerre conventionnelle). Troisièmement, la dissuasion (la dissuasion agit-elle réellement contre le terrorisme ?). La quatrième est une tentative de construire une unité nationale. La cinquième est une tentative de créer des partenariats dans la lutte contre le terrorisme (G 5 au Sahel ou AMISOM en Somalie).

Robert Dussey reçu par le secrétaire d’état américain Rex Tillerson

Le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey s’est entretenu jeudi à Washington avec le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson. Il est le premier chef de la diplomatie africaine à être ainsi reçu par l’ancien PDG d’ExxonMobil nommé en février par Donald Trump.

Lors de leur discussion, les deux hommes ont évoqué la tenue au mois d’août à Lomé du Forum annuel de l’AGOA et du dialogue constructif entre le Togo et le Millenium Challenge Corporation (MCC).

Il a également été question de la tenue en octobre à Lomé du premier Sommet Afrique-Israël. Un événement soutenu par l’administration US qui entend créer un nouvel axe de coopération entre l’Afrique, Israël et les Etats-Unis.

Enfin, Rex Tillerson à transmis à Robert Dussey un message de félicitations après l’élection du président Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO.

Le Sommet de Lomé en Bonne voie, le soutien des pays amis du Togo est total

Robert Dussey peut se frotter les mains. Le sommet de Lomé sur la sécurité, la piraterie Maritime et le développement en Afrique s’annonce bien et les partenaires et pays amis du Togo s’affichent emballés.

Pour preuves, les déclarations entendues des partenaires et pays amis du Togo, à la session annuelle du Haut conseil pour la mer tenue Jeudi à la présidence de la République togolaise sous la conduite du Chef de l’état Faure Gnassingbé.

Reconnaissant qu’au cours de la dernière décennie le Togo a été un grand partenaire du gouvernement Américain en matière de Sécurité maritime, David Gilmour l’ambassadeur des états Unis au Togo indiqué clairement que » le Togo peut compter sur un soutien indéfectible des Etats Unis d’Amériques pour le Sommet de Lomé et ses efforts en matière de Sécurité maritime de Lomé »

« Nous avons vu comment le Togo est attaché à l’amélioration de la coordination pour protéger les mers et océans. Je félicite le Togo pour sa vision de l’avenir et pour l’initiative de ce sommet » a indiqué M. Gilmour

La France aussi a confiance dans le modèle et la vision du Togo en matière de sécurité maritime. A la 2e réunion du Haut Conseil pour la Mer, le représentant de l’ambassadeur de France au Togo a réaffirmé son soutien au Togo déclarant que »le modèle de sécurité maritime au Togo est proche de celui développé en France ».

Depuis le début de ce processus, Nicolas Berlanga Martinez, l’ambassadeur du l’Union Européenne au Togo a toujours fait montre de sa détermination à faire de l’UE un partenaire clé de cette réunion de Lomé. Jeudi à la réunion du Haut Conseil pour la Mer, il l’a encore confirmé.

« Nous serons à 100% disponible pour contribuer à réussite, à l’efficacité et à l’éclat de ce sommet de Lomé » a indiqué Nicolas Berlanga Martinez.

Lors des consultations Chines Afriques Nations Unies tenues récemment ici à Lomé, le représentant du secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest Dr Ibn Chambas a affirmé aussi l’engagement des Nations unies à accompagner le Togo dans la réussite de ce sommet qui passe par la signature de la charte de Lomé qui est le »clou’ de la réussite.

La Chine aussi est là. Et de diverses manières.

La seule Prière du gouvernement togolais maintenant à 45 jours de ce sommet, est d’arriver à faire signer cette charte qui d’ailleurs selon le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine »est en de bonne voie ».

Le sommet sur la sécurité, la piraterie Maritime et le développement en Afrique est prévue pour le 15 Octobre prochain.

Ken LOGO

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Source : africafullsuccess.com

MCA : Etape décisive vers l’éligibilité du Togo

Le Togo vient de franchir une étape décisive dans le processus devant conduire à son éligibilité au MCA, le Millennium Challenge Account.

C’est un dispositif conçu par le Congrès américain pour réduire la pauvreté à travers la croissance économique durable dans les pays en voie de développement. Concrètement, les pays en bénéficiant peuvent recevoir des aides se chiffrant à plusieurs centaines de millions de dollars.

Le pays va bénéficier en 2016 du programme appelé de seuil (Threshold) afin de lui permettre de valider plus rapidement les 20 critères exigés pour parvenir à l’éligibilité (dans la réalité entre 13 et 17). Le Togo en a déjà rempli 10. Le programme Threshold pourrait se concrétiser par l’octroi de plus de 40 millions de dollars.

Lors d’une conférence organisée vendredi à l’ambassade des Etats-Unis, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est réjoui de la bonne nouvelle.

‘A terme, l’éligibilité du Togo au MCC ouvrira la voie à des dons importants pouvant aller jusqu’à 400 millions de dollars pour le financement des projets en matière d’infrastructures, de santé, d’éducation, de renforcement de capacité, de gouvernance et d’environnement’, a-t-il dit.

Pour M. Dussey, la décision du MCC marque une étape importante dans le processus engagée par le Togo pour une mobilisation des ressources en vue d’éradiquer la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Le pays s’est engagé dans une vaste politique de réformes qui correspond très exactement à la philosophie du Millenium.

L’ambassadeur des Etats-Unis à Lomé, David Gilmour, s’est lui aussi félicité des avancées observées au Togo. Il a notamment cité, la création de l’OTR, l’assainissement des finances publiques, le guichet unique du commerce extérieur, le code des femmes et de la famille, l’adoption du nouveau code pénal intégrant les mesures de lutte contre corruption et l’amélioration du climat des affaires.

‘Le Togo a fait des progrès très importants et à ce rythme, il atteindra le compact en 2016’, a-t-il déclaré.

Le compact est un programme dont bénéficient les pays ayant obtenu l’éligibilité au MCC. A titre d’exemple, le Niger a reçu plus de 300 millions de dollars d’aide en 2015 et le Liberia 168 millions.

Une mission du MCC est attendue début février au Togo. On connaîtra alors le montant exact accordé par l’organisme américain pour accompagner le pays vers l’éligibilité.

Source: republicoftogo.com