Le Togo réélu pour un second Mandat ( 2018-2019) au CPS de l’UA

Communiqué de Presse

Addis Abeba, 26 janvier 2018

Ce 26 janvier 2018, à l’occasion de la 32ème Session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, le Togo a été réélu, sans surprise et avec brio, pour un second mandat au Conseil de paix et de sécurité (CPS) pour la période 2018–2019.

Cette brillante élection est, en effet, le fruit de l’engagement du Togo pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale dans le monde, en général, et en Afrique, en particulier. Elle est également le résultat de la vision du Président de la République, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, qui s’investit sans compter pour apporter la paix sur les théâtres de guerre.

Faut-il le rappeler, le Togo s’est imposé, ces dernières années, comme l’un des principaux contributeurs africains aux opérations de maintien de la paix en termes de personnels. La République togolaise accorde une grande importance au multilatéralisme ainsi qu’aux forums internationaux tels que l’ONU, l’UA et la CEDEAO.

En mars 2017, le Togo a réitéré ce ferme engagement en annonçant au Secrétaire général de l’ONU la décision du Chef de l’Etat d’augmenter le nombre des soldats togolais dans les opérations de maintien de la paix de même que l’engagement résolu du Togo à soutenir toute action visant à garantir un monde plus sûr et épris de paix.

Dans le cadre de ce nouveau mandat, le Togo continuera de contribuer, en tant que l’un des quinze (15) membres, de façon efficace et efficiente, aux débats et discussions du CPS dont l’objectif phare est de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique en vue d’assurer la protection et la préservation de la vie et des biens, le bien-être des populations africaines et de leur environnement ainsi que la création des conditions propices à un développement durable.

27e Sommet de l’UA : Lancement du Passeport Africain

Le passeport africain a finalement été lancé dimanche lors du 27e sommet de l’Union africaine à Kigali.

La présidente de la Commission de l’Union africaine, le Dr Dlamini-Zuma a imprimé les deux premiers exemplaires pour le président de l’Union africaine, Idris Deby Itno et le président du Rwanda Paul Kagame.

Les présidents Kagame et Déby présentant lle passeport Africain au #27AUSummit

Selon le Dr Dlamini-Zuma, même si le plan initial était de délivrer les passeports aux chefs d’Etats, aux ministres des Affaires étrangères et à certains diplomates de haut rang, l’UA a reçu plusieurs requêtes d’autres personnes qui voudraient aussi bénéficier de ce « privilège », que de détenir un passeport africain.

Le passeport africain garantirait de hautes caractéristiques de sécurité. Le document comporte cinq langues dans lesquelles sont imprimées les inscriptions sur le passeport : l’anglais, le français, l’arabe, le portugais et le swahili.

Photo : Jacob Enoh Eben @enoheben
Couverture du passeport africain Jacob Enoh Eben @enoheben

Le Dr Dlamini-Zuma a donc demandé aux pays d’accepter le défi de délivrer des passeports africains à leurs ressortissants selon leurs propres processus.

Lors de son dernier discours en tant que présidente de la Commission africaine de l’UA, Dlamini-Zuma a mis en exergue les réussites de son mandant, entre autres, les droits de la femme, le lancement du passeport africain, et le rôle des jeunes dans l’avenir du continent.

Elle a par ailleurs encouragé la prochaine Commission à se focaliser sur la réussite de l’Agenda 2063, qui a été fixé comme objectif principal. L’UA devrait choisir un nouveau président pour diriger les affaires de la Commission pour les quatre prochaines années.

La présidente de la commission a rassuré que ses équipes travaillent durant ces deux jours pour récupérer les informations des autres chefs d’État et de gouvernement Excellences, de sorte que ceux(ci reçoivent leurs passeports africains.

Source : Africanews.com

Ouverture du 27e Sommet de l’Union Africaine à Kigali au Rwanda

Le 27e sommet de l’Union africaine s’est ouvert samedi à Kigali en présence de Faure Gnassingbé. Il avait été précédé par son ministre des Affaires étrangères Robert Dussey.

Les discussions porteront sur la lutte contre le terrorisme, la situation au Burundi, au Soudan du Sud et en Guinée Bissau. Les chefs d’Etat devraient aussi choisir un nouveau président de la Commission de l’UA pour succéder à la sud-africaine Dlamini-Zuma.

Mais certains pays souhaitent que l’élection soit repoussée en raison du manque de poids des candidats en course.

Ils réclament également une réforme des structures même de la Commission accusée de bureaucratie et d’inefficacité.

Le président togolais et ses homologues africains se pencheront aussi sur les comptes de l’organisation continentale. Les besoins en financement sont importants.

Le Togo aura l’occasion de détailler les préparatifs du prochain sommet de l’UA sur la sécurité maritime qui aura lieu le 15 octobre prochain à Lomé. Faure Gnassingbé entend faire adopter à l’unanimité une charte africaine sur ce thème ; un document contraignant indispensable pour mettre en œuvre une politique de lutte contre la piraterie, les trafics de drogue et d’armes et la pêche illégale.

27e sommet de l’UA : le chef de l’Etat togolais attendu samedi au Rwanda

Le président togolais Faure Gnassingbé quittera Lomé samedi pour Kigali au Rwanda où il participera les 17 et 18 juillet au 27 sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) a annoncé mercredi le gouvernement.

Les travaux se dérouleront autour du thème : “Année africaine des droits de l’Homme avec une attention particulière pour les droits des femmes”. Outre la succession à la tête de la commission africaine de Nkosazana Zuma, le sommet se penchera également sur la protection des femmes et le droit des minorités, la lutte contre le terrorisme, la crise burundaise, et la mise en place d’un passeport africain.

Le sommet est précédé depuis mardi dans la capitale rwandaise, du Conseil exécutif de l’UA, une autre réunion préparatoire de la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement. Le Togo est représenté à cette réunion préparatoire par son ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Robert Dussey.

La rencontre des chefs d’Etat sera suivie en octobre à Lomé au Togo d’un sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique.

Source: Agence de presse Xinhua

Préparation du 27e sommet de l’Union Africaine : Robert Dussey à Kigali

Les Chefs d’Etat et de gouvernements africains se réuniront à Kigali le 17 et 18 juillet dans le cadre du 27e sommet de l’Union africaine (UA). En prélude à ce Sommet, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, est arrivé mardi à Kigali pour prendre part à la réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) préparatoire au 27e Sommet de l’organisation continentale du 15 au 17 juillet.

Le Sommet de l’UA se tiendra cette année  sur le thème “2016: Année de protection des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes”.

Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé est attendu vendredi au Rwanda.

Message du Prof. Robert Dussey à l’occasion du 53ème anniversaire de l’Union Africaine

Le 25 mai 1963, les chefs d’Etat africains décidaient de créer une organisation continentale capable de les représenter au plan mondial, de les unifier et de faire entendre la voie de l’Afrique.

L’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue Union africaine, joue un rôle politique de premier plan, mais est aussi le moteur de l’intégration économique d’un continent en croissance.

A l’occasion de cet anniversaire et de la tenue à Lomé de la Semaine de l’intégration, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a adressé un message aux communautés africaines résidant au Togo.

Le 25 mai 1963, les pères des indépendances africaines créèrent l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Même si à sa création, les avis divergeaient, sur sa nature, entre les partisans du fédéralisme et ceux d’une « Afrique des États », l’organisation continentale n’a pas manqué de nourrir de grandes ambitions en matière d’intégration.*

En effet, en 1991, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) ont signé le Traité d’Abuja instituant la Communauté économique africaine. Ce Traité pose les principes directeurs visant à renforcer le programme d’intégration. En succédant à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’Union africaine (UA) se donnait pour ambition de consolider le projet d’intégration politique, économique, sociale et environnementale de l’Afrique. Cette ambition a été confirmée par l’Acte constitutif de l’Union africaine, entré en vigueur en mai 2000, de même que les divers traités et protocoles relatifs aux Communautés Economiques Régionales (CER).

L’idée est d’édifier la Communauté économique africaine en tant que partie intégrante de l’UA. Elle doit être mise place à travers six (06) phases sur une durée de 34 ans :

  • Première phase (05 ans) : renforcer les CER existantes et créer de nouvelles dans les régions où elles n’en existent pas.
  • Deuxième phase (08 ans) : assurer la consolidation au sein de chaque CER, l’accent étant mis sur la libéralisation des droits de douane, l’élimination des barrières non tarifaires, l’harmonisation des taxes et le renforcement de l’intégration sectorielle à l’échelle régionale et continentale dans les domaines du commerce, de l’agriculture, de la monnaie et des finances, des transports et des communications, du développement industriel et de l’énergie.
  • Troisième phase (10 ans) : mettre en place dans chaque CER une Zone de libre échange (ZLE) et une union douanière (reposant sur un tarif extérieur commun et un territoire douanier unique).
  • Quatrième phase (02 ans) : coordonner et harmoniser les systèmes tarifaires et non tarifaires entre les CER en vue de mettre en place un marché commun africain.
  • Cinquième phase (04 ans) : mettre en place un marché commun africain.
  • Sixième phase (05 ans) : mettre en place la communauté économique africaine, y compris une union monétaire africaine et le Parlement panafricain.

L’idée sous-jacente aux six étapes est qu’il faut d’abord consolider l’intégration économique au plan régional, par la création de CER qui fusionnerait en définitive pour aboutir à la Communauté économique africaine. Les CER devant servir d’éléments constitutifs de ladite communauté.

Aujourd’hui, notre communauté sous-régionale, la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a marqué des points encourageant vers une intégration des peuples.

Le Président de la République, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, dont le gouvernement a toujours pleinement joué sa partition, réaffirme son engagement à accorder aux étrangers vivant au Togo, la pleine jouissance de leurs droits en matière d’intégration sous-régionale et continentale.

Par ailleurs, dans la dynamique de l’intégration économique du continent, une ZLE tripartite a été lancée entre le Marché Commun de l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). Elle couvre 26 pays (près de la moitié des membres de l’UA), compte une population de 530 millions d’habitants (soit 57% de la population du continent) pour un produit intérieur brut (PIB) de 630 milliard de dollars. Les résultats de cette initiative ont amené les ministres en charge du commerce de l’UA à recommander, lors de leur sixième session ordinaire tenue à Kigali en novembre 2010, que la création d’une ZLE continentale soit accélérée en vue de contribuer à régler les questions de développement non résolues. Le Sommet de l’UA de janvier 2012 a fait sienne cette recommandation, en arrêtant l’année 2017 comme date indicative.

Aussi, « l’Agenda 2063 » de l’UA dénommé « l’Afrique que nous voulons » aspire t-il à une Afrique intégrée, politiquement uni, porté par les idéaux du panafricanisme et la vision d la renaissance africaine. La diplomatie togolaise qui est résolument engagée dans la vision de l’intégration africaine jouera sa part de volonté en contribuant efficacement à tous les projets intégrateurs projets intégrateurs sur le continent. Le Togo contribuera à renforcer l’harmonie, la paix, de la solidarité et la fraternité entre les peuples africains et pour une intégration africaine réussie.

Prof. Robert DUSSEY
Ministre des Affaires étrangères,
de la Coopération et de
l’Intégration africaine

Déclaration Présidentielle de la 7675e Réunion du Conseil de Sécurité

Le Conseil de sécurité réaffirme qu’il tient de la Charte des Nations Unies la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales et estime que la responsabilité première de l’éradication de la piraterie et des vols à main armée commis en mer incombe aux États.

Le Conseil réaffirme à cet égard que c’est aux États de la région qu’il incombe au premier chef de lutter contre la menace que constituent les actes de piraterie et vols à main armée commis dans le golfe de Guinée et de s’attaquer à leurs causes sous-jacentes, en étroite coopération avec les organisations de la région, ainsi que leurs partenaires.

Le Conseil réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale des États concernés.

Le Conseil demeure profondément préoccupé par la menace que les actes de piraterie et les vols à main armée commis dans le golfe de Guinée font peser sur la navigation internationale, la sécurité et le développement économique des États de la région, la sécurité et le bien-être des gens de mer et d’autres personnes, ainsi que la sécurité des routes maritimes commerciales.

Le Conseil se déclare profondément préoccupé par le nombre et la violence des actes de piraterie et vols à main armée qui auraient été perpétrés en mer dans le golfe de Guinée depuis 2014, et condamne énergiquement les assassinats, enlèvements, prises d’otages et vols que commettent les pirates qui sévissent dans le golfe de Guinée. Il demande aux États de la région de coopérer, selon qu’il convient, en vue d’engager des poursuites à l’encontre des pirates auteurs présumés de prises d’otages et demande à tous les États de la région et à toutes les parties prenantes concernées de redoubler d’efforts pour obtenir que tous les gens de mer otages dans le golfe de Guinée ou aux alentours soient libérés immédiatement sains et saufs.

Le Conseil prend note du lien qui existe entre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer et la criminalité transnationale organisée dans le golfe de Guinée et se déclare préoccupé par le fait que les pirates en tirent profit.

Le Conseil souligne qu’il importe d’établir s’il existe des liens entre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer et les groupes terroristes d’Afrique de l’Ouest et de la région du Sahel, et prie instamment les États Membres et les organisations internationales compétentes d’aider les États de la région et les organisations régionales et sous-régionales à veiller à ce que les mesures nécessaires soient prises pour empêcher que les produits d’actes de piraterie et de vols à main armée commis en mer contribuent au financement du terrorisme.

Le Conseil prend note avec préoccupation du préjudice que subit actuellement le développement économique et de la destruction d’infrastructures essentielles, et souhaite vivement qu’un soutien soit apporté aux mesures multilatérales visant à mettre sur pied un cadre multilatéral aux fins du règlement des problèmes que sont les vols de pétrole brut et les actes de piraterie et vols à main armée commis en mer.

Le Conseil insiste sur le fait qu’il importe d’appliquer une approche globale dirigée par les États de la région pour lutter contre la menace que représentent les actes de piraterie et vols à main armée commis dans le golfe de Guinée, ainsi que les activités criminelles connexes, s’attaquer à leurs causes profondes et renforcer tant les systèmes de justice que la coopération judiciaire dans la région. Il salue les efforts déployés par les pays de la région pour adopter, dans le respect du cadre établi par le droit international, des mesures destinées à lutter contre la piraterie et les vols à main armée commis en mer et à combattre la criminalité transnationale organisée, notamment le trafic de stupéfiants, ainsi que d’autres mesures propres à améliorer la sûreté et la sécurité maritimes.

Le Conseil souligne que la paix et la stabilité régionales, le renforcement des institutions de l’État, le développement économique et social et le respect des droits de l’homme et de l’état de droit sont nécessaires pour créer les conditions qui permettront de faire cesser durablement les actes de piraterie et vols à main armée dans le golfe de Guinée.

Le Conseil souligne qu’il est essentiel de coordonner l’action menée au niveau régional pour lutter contre la menace que représentent les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer, et constate qu’il faut mobiliser l’aide internationale à l’appui des efforts déployés à l’échelle nationale et régionale pour aider les États Membres à prendre des mesures pour faire face à cette menace. Il engage les organisations régionales, y compris la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Commission du golfe de Guinée et l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, à renforcer la coopération sous-régionale, régionale et internationale en ce qui concerne la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée.

Le Conseil se félicite de la tenue du Sommet des chefs d’État et de gouvernement des États de l’Afrique de l’Ouest et du Centre sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée, qui a eu lieu à Yaoundé (Cameroun) les 24 et 25 juin 2013, ainsi que des suites données à cette manifestations et de l’adoption, à cette occasion, du Code de conduite relatif à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l’encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l’Ouest et du Centre, et du Mémorandum d’entente entre la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et la Commission du golfe de Guinée sur la sûreté et la sécurité dans l’espace maritime de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest, qui favorise la mise en œuvre du Code de conduite dans la perspective de faciliter l’adoption d’un accord multilatéral visant à mettre un terme aux activités illégales menées au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale.

Le Conseil se félicite également de la création, au Cameroun en 2014, du Centre interrégional de coordination, qui concrétise la stratégie régionale de sûreté et de sécurité et établit un cadre de collaboration entre les institutions régionales et les mécanismes de coopération, à savoir la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Commission du golfe de Guinée et l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et accueille avec satisfaction la création du Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique centrale, à Pointe-Noire (République du Congo), et du Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique de l’Ouest, à Abidjan (Côte d’Ivoire), qui coordonneront les activités menées par les centres multinationaux de coordination en vue d’exécuter la mission du Centre interrégional de coordination dans différentes zones, l’objectif étant de mettre en place un mécanisme régional de coordination de la lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée dans tout le golfe de Guinée. Il engage les États de la région à préciser le mandat de ces entités et les relations qu’elles entretiennent les unes avec les autres afin de renforcer la coordination et la coopération.

Le Conseil engage, à cet égard, les États de la région, les organisations régionales et les partenaires internationaux à faire fonctionner à plein tous les mécanismes régionaux de lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer, à savoir le Centre interrégional de coordination, le Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique centrale, le Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et les Centres multinationaux de coordination dès que possible, et demande instamment aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de continuer d’aider les États du golfe de Guinée pour ce qui est des fonds, des compétences, de la formation et de l’équipement.

Le Conseil se félicite également de la tenue de la réunion extraordinaire de haut niveau consacrée au Centre interrégional de coordination, organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et la Commission du golfe de Guinée, du 8 au 12 février à Yaoundé (Cameroun), à l’issue de laquelle les textes relatifs au Centre ont été adoptés en vue, espère-t-on, de sa mise en service complète d’ici à juillet 2016. Le Conseil note que des ressources logistiques et financières sont nécessaires pour mettre en œuvre les projets et programmes du Centre interrégional de coordination et, à cet égard, il se félicite de l’intention exprimée lors de la réunion d’organiser une conférence des donateurs à Yaoundé. Le Conseil encourage les organisations régionales et la communauté internationale à soutenir le Centre.

Le Conseil engage les États du golfe de Guinée à élaborer un cadre régional de prévention et de répression des actes de piraterie et des vols à main armée commis en mer; demande à nouveau à tous les États de la région d’ériger les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer en infractions pénales dans leur droit interne, et de poursuivre les auteurs de telles infractions en respectant le droit international applicable, en particulier le droit international des droits de l’homme. Le Conseil réaffirme qu’il est urgent d’ouvrir des enquêtes et d’engager des poursuites, dans le respect du droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, contre quiconque encourage ou facilite intentionnellement ces infractions, y compris les responsables de réseaux criminels engagés dans des actes de piraterie et des vols à main armée en mer qui planifient, organisent, facilitent ou financent de tels actes ou en tirent profit.

Le Conseil exhorte les États et les organisations internationales, ainsi que le secteur privé, à échanger selon qu’il convient des informations liées à la lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis dans le golfe de Guinée et à renforcer la coordination des échanges de renseignements régionaux.

Le Conseil encourage les partenaires bilatéraux et multilatéraux qui sont en mesure de le faire à fournir aux États et organisations régionales du golfe de Guinée qui en font la demande un appui en matière de personnel, de fonds, de technologie, de formation et de matériel afin de les aider à renforcer leurs moyens de combattre ensemble les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer dans la région, à savoir des patrouilles régionales communes, des activités répressives menées conjointement en mer, des exercices communs de lutte contre la piraterie, des opérations de surveillance aérienne et d’autres opérations conformes au droit international. À cet égard, le Conseil engage les États de la région et les organisations régionales à renforcer le dialogue et la coopération avec les partenaires internationaux, si on le leur demande et qu’ils sont en mesure de le faire, et à élaborer et mettre en œuvre leurs plans d’action sur la lutte contre la piraterie et les vols à main armée commis en mer.

Le Conseil engage les États du golfe de Guinée à continuer de renforcer leurs capacités pour protéger les eaux de la région contre les actes de piraterie et les vols à main armée et demande instamment aux États Membres, si les États de la région le leur demandent et qu’ils sont à même de le faire, d’aider ces derniers à améliorer la construction et la gestion des infrastructures maritimes, telles que les ports du littoral, les installations d’approvisionnement et de réparation, et les dépôts de carburant, ainsi que les compétences du personnel, afin de renforcer leur capacité de mener des opérations maritimes conjointes contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer.

Le Conseil de sécurité exprime sa gratitude au Secrétaire général pour le solide appui qu’il a offert aux activités menées par les États de la région pour lutter contre la piraterie et les vols à main armée commis en mer par l’intermédiaire du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale et du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel; engage à cet égard les deux bureaux à continuer d’aider les États et les organisations sous-régionales, conformément à leurs mandats respectifs.

Le Conseil remercie le Fonds d’affectation spéciale pour la sûreté maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre, créé par l’Organisation maritime internationale, de ses efforts à l’appui du renforcement des capacités en matière de sécurité maritime en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale et, à cet égard, invite les États Membres à verser des contributions financières au Fonds et à aider les États de la région, aux côtés de l’Organisation maritime internationale et à sa demande, à développer leurs capacités nationales et régionales de manière à améliorer la gouvernance maritime dans les eaux relevant de leur juridiction et à prévenir, dans le respect du droit international, les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer.

Le Conseil se félicite de l’initiative prise par l’Union africaine d’organiser un Sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, à Lomé, au Togo, le 15 octobre 2016, en vue notamment d’adopter un texte sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement économique et social en Afrique, et invite la communauté internationale et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à y participer activement et à l’appuyer.

Le Conseil prie le Secrétaire général de soutenir les efforts de mobilisation de ressources à l’appui du renforcement des capacités nationales et régionales en étroite concertation avec les États et les organisations régionales et sous-régionales, et de continuer de le tenir régulièrement informé, par l’intermédiaire du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, de la situation dans le golfe de Guinée en ce qui concerne les actes de piraterie et les vols à main armée, notamment de l’application des mesures mentionnées dans la présente déclaration de son président, en particulier les progrès accomplis dans la mise en service des mécanismes régionaux, la sécurité maritime à long terme, la gouvernance maritime, la coordination en matière de droit maritime, ainsi que la coopération régionale et internationale aux fins de la lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.

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Le DiploMag N°9 est disponible!

Le nouveau numéro du DiploMag est disponible!

Le sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime aura lieu le 15 octobre prochain à Lomé. L’ambition des autorités togolaises est de parvenir à cette occasion à l’adoption d’une charte permettant de lutter plus efficacement contre la piraterie et les trafics en tous genres.

Les Etats-Unis soutiennent l’initiative. C’est ce qu’à dit récemment à Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, Catherine Novelli, la sous-secrétaire d’Etat US pour la Croissance économique, l’Energie et l’Environnement.

Les détails de la rencontre sont à lire dans le nouveau numéro de DiploMag, le magazine d’analyse et de réflexion de la diplomatie édité par le ministère des Affaires étrangères.

A télécharger ici

Union Africaine : Burundi et terrorisme au menu du sommet

Le sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert samedi à Addis Abeba en présence du président Faure Gnassingbé.

Les participants doivent se prononcer sur l’éventuel envoi au Burundi d’une force africaine de maintien de la paix afin d’enrayer le cycle de violences. Aucune décision concrète n’est sortie de la réunion du Conseil de paix et de sécurité qui s’est tenue dans la nuit de vendredi à samedi.

Outre la situation au Burundi, il sera également question de la lutte contre le terrorisme, un fléau qui touche de nombreux pays africains comme le Mali, le Burkina Faso, le Nigeria, le Kenya et la Somalie, notamment.

Au niveau continental, les officiels togolais soulignent la nécessité pour l’Union africaine de mettre en œuvre des décisions et instruments juridiques afférents à la lutte contre le terrorisme, notamment à travers l’élaboration d’une liste des groupes, entités et personnes s’adonnant à des activités terroristes ou les soutenant ainsi qu’en renforçant la coopération judiciaire entre pays africains avec la mise en œuvre d’un mandat d’arrêt africain.

L’organisation panafricaine évoquera aussi la question de la migration avec les milliers d’Africains qui tentent de rejoindre au péril de leur vie les côtes européennes.

Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères togolais, qui accompagne le chef de l’Etat, rencontrera les membres de la Commission de l’UA afin de fixer une date pour l’organisation du sommet sur la sécurité maritime prévu à Lomé cette année.

Jeudi, le Togo a été élu pour 2 ans au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

TOGO : Piraterie, migrants… au Sommet de Lomé [Interview]

Le ministre togolais des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, fait le point des préparatifs de la dite conférence, en marge de la 70e Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York.

Monsieur le Ministre, Cher Professeur, Afrique Education voudrait faire le point avec vous sur les différents contacts que vous avez noués avec des partenaires en vue de l’organisation de la grande conférence africaine sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. Au lendemain de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, que pouvez-vous en dire ?

Professeur Robert Dussey :

L’Assemblée Générale des Nations-Unies est la plus importante des organes de l’ONU, et la session annuelle est une messe qui rassemble tous les Etats du monde et bien d’Institutions et Organismes internationaux affiliés, publics ou privés. A cet effet, nous avons profité de cette 70e session ordinaire de l’AG des Nations-Unies pour réactiver ou redynamiser les accords, déjà, établis et rassurer toutes les parties prenantes. Elle nous a, également, permis de mesurer le niveau d’enthousiasme des partenaires impliqués ou sollicités pour le succès de la Conférence extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûrete maritimes et le développement en Afrique. Plusieurs contacts ont été, effectivement, noués avec tous les partenaires et nous nous réjouissons des retours positifs et confirmations, qui en ont découlé. Je nous félicite, par ailleurs, de la réussite du « side event » co-animé avec mon collègue, Bert Koenders, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, sur le thème : “Securite et sûreté maritimes dans la mise en oeuvre du programme de développement 2015”.

Vous avez beaucoup voyagé pour la réussite de cette Conférence. Qu’est-ce qui motivait vos voyages ? Etaient-ce des voyages par thèmes ou par centres d’intérêt ? Pouvez-vous nous faire part de votre méthodologie de travail ?

Vous exagerez (rires). Je n’ai pas trop voyagé. En réalité, j ai fait, exactement, comme le font tous les responsables, quand il faut mobiliser pour le succès d’une Conférence d’une telle envergure. Pour montrer l’intérêt et convaincre, je dois effectuer des déplacements à l interieur du continent. Il ne faut pas oubier que nous n’organisons pas une conférence, et puis, plus rien. Le chef d’Etat, Faure Gnassingbé, ambitionne de mobiliser les Etats membres autour d’un projet de Charte devant régir la sécurite et la sûreté maritimes. Il s’agit d’une innovation de taille dont nous ne mesurons pas la portée, mais, il est importantissime que nous y parvenions. Le développement de nos pays (pas seulement) ceux qui ont un versant maritime, en dépend. Je dois ajouter que certains de mes déplacements sont assurés par centre d’intérêts tandis que d’autres le sont par thèmes. Vous faites bien de me poser la question. En fait, les deux combines ont mobilisé toute l’équipe de la Commission préparatoire du Sommet à être presente dans plusieurs rencontres internationales. Il faut souligner que la sécurité maritime et le développement sont au cœur des gouvernements préoccupés par les fléaux de l’insécurité maritime, notamment, la piraterie, le trafic de stupéfiants, le trafic des migrants, la pêche illicite, la pollution marine, ainsi que, tous les autres actes criminels commis en mer qui constituent de graves entraves au développement des Etats riverains ainsi que ceux du littoral. Aussi, voudrais-je insister sur le fait que le thème de cette conférence englobe des thématiques pluridisciplinaires et multidimensionnelles que sont la sécurité, la sûreté et le développement économique. Ce qui nous conduit d’emblée à une confrontation des théories et des méthodologies contradictoires, déjà, internes à chaque champ d’analyse, puis, d’un champ à un autre. L’obligation est ainsi faite pour nous, de mener cette investigation dans les règles de l’art aussi bien diplomatiques qu’intellectuelles sinon universitaires ou scientifiques, d’où l’usage de la méthodologie ou de la démarche consensuelle.

Vous avez beaucoup travaillé avec le ministre des Affaires étrangères, Bert Koenders, dont le pays est un géant sur les questions touchant à la mer et aux océans. Quel a été son apport pour ne parler que des Pays-Bas ? Pouvez-vous parler d’autres expériences marquantes ?

Des expériences marquantes ! Je ne saurais les citer toutes, mais, je puis vous confirmer que tous les apports ont été très enrichissants. Qu’il s’agisse des apports des pays ou des personnalités dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale, ou encore, avec les Organismes internationaux ou Institutions internationales, le constat est le même : une note de satisfaction, déjà, pour les préliminaires de cette conférence si vous voulez bien. A propos de mon collègue, Bert Koenders, Je le disais plus haut, ensemble, nous avons animé sous le patronage et la présence effective du président de la République, Faure Gnassingbé, le “side event” sur le thème de « La sécurité et la sûreté maritimes dans la mise en œuvre du programme de développement post-2015 », en marge de l’AG de l’ONU, à New York, le 26 septembre 2015. Ceci vient confirmer le degré d’importance et d’implication des Pays-Bas parmi les partenaires du Togo. Je profite de votre tribune pour lui renouveler ma sincère gratitude et, par la même occasion, à toutes les bonnes volontés qui ont bien voulu accompagner, à des degrés divers, cette conférence.

L’Afrique est très culturellement diverse. Elle compte des anglophones, des francophones, des lusophones, des arabophones et un hispanique. Harmoniser les positions devient œuvre de titan quand le sujet comme le vôtre est sensible. Comment y êtes-vous parvenu ?

Cette diversité linguistique et culturelle de l’Afrique est une richesse, il n’y a pas lieu de s’alarmer. L’Union Africaine n’est pas à sa première conférence sur des questions aussi sensibles. Les acteurs sont conscients des défis de cette rencontre dont le thème est au centre des préoccupations de tous les gouvernants. Il faut souligner notre satisfaction de la mobilisation et de l’implication de la société civile et du secteur privé de nos Etats dans l’organisation de cette conférence. Des contributions et des propositions fusent de tous les Etats sans justement tenir compte des barrières linguistiques. Il y a lieu de saluer, ici, la prise de conscience des acteurs de l’intérêt général de l’Afrique. Toutefois, des dispositions sont prises par les organisateurs en termes de traduction pour qu’aucun pays ne soit lésé, avant, pendant et après la conférence. Le site du Sommet (www.african-togo2015.com) est, justement, conçu en tenant compte de toutes les diversités linguistiques et traduit en anglais et en français.

Quelles vont être les grandes lignes de cette conférence et quels en seront les grands animateurs (conférenciers) ?

Cette conférence se penchera comme son nom l’indique sur deux grandes thématiques à savoir : La coopération régionale et internationale pour la sécurité maritime dont les sous-thèmes sont la piraterie maritime ; la pêche illicite ; les trafics illicites de tout genre transitant par la mer ; la migration. La sécurité maritime et le développement dont les sous-thèmes sont la préservation de l’environnement marin et la mer comme facteur de développement. Les conférenciers ne sont autres que des experts avérés dans les différentes thématiques et d’envergure internationale telle que se veut la conférence en elle-même.

Comment les travaux seront-ils organisés ?

En plénière pour les experts représentants permanents des Etats auprès de l’UA dont les conclusions seront entérinées par le Conseil exécutif des ministres suivi du Sommet des chefs d’Etat.

Vous ambitionnez de faire adopter une « Charte sur la sécurité maritime » à l’instar des Accords de Lomé 1 et 2 qui régirent, dans le passé, les relations entre les pays ACP et l’Union européenne. Avez-vous des raisons d’être optimiste ? Si oui, pourquoi ?

Le projet de “Charte sur la sécurité et la sûreté maritimes” constitue le fondement de cette Conférence de l’Union Africaine qui se tient à Lomé. Il y a eu des rencontres précurseurs sur le même thème et nous estimons qu’il faudrait passer au concret, en adoptant une Charte à Lomé. Si vous voulez, j’estime que mettre notre capitale à l’actif de cette Charte relève de la normalité des choses eu égard à la nouvelle donne de notre diplomatie. Après plus d’une décennie d’hibernation, il faut que Lomé retrouve son titre de ville d’accueil des grandes rencontres internationales. Pour le cas précis de cette conférence sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement économique en Afrique, le choix de Lomé n’est que logique.

C’est la première grande conférence internationale qui sera organisée à Lomé, depuis l’arrivée du président, Faure Gnassingbé, au pouvoir. Au niveau de l’accueil et de l’organisation, tout sera-t-il fin prêt ?

Tout sera prêt pour la tenue et la réussite de cette grande Conférence.

La Conférence se tient en partenariat avec l’Union Africaine. Sur quel plan vous vient-elle en soutien ?

La conférence sur la sécurité maritime et le développement en Afrique est organisée par l’Union Africaine et Lomé est choisie pour l’abriter.

Il y a l’avant-conférence. Il y aura la tenue de la conférence et l’après-conférence. Qu’est-ce qui va se passer après la tenue de cette conférence ? Que ferez-vous ?

Que les idées ne restent pas idées et que la Charte ne dorme pas dans les tiroirs. Pour cela, il faudrait veiller à la ratification et à la mise en application effective de la Charte sur la sécurité et la sûreté maritimes. Du moins, faire le suivi des recommandations de la Conférence.

Votre dernier mot ?

Confiance et sérénité. Le report n’est pas l’annulation. C’est juste une question de timing. Ce petit décalage nous permet, d’ailleurs, de peaufiner les choses. Merci et si vous n’avez pas, encore, votre invitation, vous êtes, déjà, les bienvenus pour relayer les grandes décisions, qui seront issues de cette Conférence.

Propos recueillis par Aristide Koné, Max Bekombo et Jean Paul Tédga


Source : Afrique Education