Discours du Ministre Robert Dussey lors du lancement de la feuille de route des Togolais de l’extérieur

MOT INTRODUCTIF DU PROF. ROBERT DUSSEY, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES TOGOLAIS DE L’EXTERIEUR À L’OCCASION DU LANCEMENT DE LA FEUILLE DE ROUTE DE LA DIRECTION DES TOGOLAIS DE L’EXTERIEUR

 

Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et des Organisations de la société civile,

Monsieur le Secrétaire général,

Monsieur le Directeur de cabinet,

Mesdames et Messieurs les Directeurs,

Mesdames et Messieurs les Chefs de Division,

Chers amis de la presse,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir que je m’adresse à vous en ce jour de lancement de la feuille de route que le Chef de l’Etat, S.E.M. Faure ESSOZIMNA GNASSINGBE, a bien voulu nous confier dans le cadre du renforcement de la fibre patriotique qui lie le Togo à sa diaspora.

En décidant de changer la dénomination du Ministère des Affaires Etrangères, en y ajoutant : Togolais de l’Extérieur, le Président de la République a voulu montrer l’importance et le rôle de la diaspora dans le développement du Togo.

Il n’y a pas de nation, nous enseignent Ernest RENAN et aujourd’hui Jean BAECHLER, sans un sentiment de communauté de destin, sans une conscience nationale.

Le destin chez les stoïciens est absolu, le stoïcisme a ainsi une conception déterministe du cosmos. Le destin est la chaine causale des évènements. Cicéron écrit dans son traité de la devination : « J’appelle destin (fotum) ce que les hommes nomment l’heimarméné, c’est-à-dire, l’ordre et la série des causes, lorsque une cause liée à une autre produit d’elle même un effet (…) on comprend que le destin n’est pas ce qu’entend la superstition mais ce que dit la science, à savoir la cause éternelle des choses, en vertu de laquelle les faits passés sont arrivés, les présents arrivent et les futurs doivent arriver ».

L’universalité du destin n’exclut pas l’action humaine. Il l’intègre au sein de ses consolides.

La nation Togolaise est une communauté de citoyens et la communauté des Togolais de la diaspora est une part non négligeable de notre contrat social et forme la communauté de destin. Le nombre des Togolais de l’Extérieur est estimé aujourd’hui à plus de deux millions de personnes et les plus fortes communautés des Togolais sont signalées dans les pays voisins (Bénin, Ghana, Burkina Faso), au Nigéria, au Gabon, au Tchad, au Niger, en Guinée Equatoriale, en Europe (France, Allemagne, Belgique, etc.) et dans certains pays du continent américain (Canada, Etats-Unis, etc.).

La feuille de route qui sera présentée lors de cette cérémonie par le Directeur des Togolais de l’Extérieur fait de la protection et de la défense des intérêts des Togolais de l’extérieur une priorité nationale. Les compatriotes, parce que l’un des besoins basiques de tout être humain est le besoin de sécurité, où qu’ils soient dans le monde, doivent se sentir en sécurité et protégés. Nos compatriotes de la diaspora ont le droit d’attendre de la mère-patrie plus de protection.

La mise en œuvre de la feuille de route permettra à notre pays de faire de la diaspora, un partenaire stratégique du Plan National de Développement(PND), notamment à travers la promotion des transferts de compétences et d’activités, le renforcement des relations entre les acteurs nationaux et les togolais expatriés, et la mobilisation de ressources.

La nouvelle politique du Gouvernement en direction des compatriotes de l’extérieur repose sur une conviction profonde : notre projet de construction nationale est un projet orienté vers l’avenir, qui a besoin du concours de tous. La diaspora y joue déjà un rôle, mais elle peut encore faire mieux.

Je vous rappelle, pour mémoire, que les transferts monétaires des Togolais de l’extérieur vers la patrie n’ont cessé de connaître une évolution exponentielle depuis 2010 pour atteindre près de 423 millions de dollars US au cours de l’année 2017. Ce qui représente, en moyenne, environ 10% du produit intérieur brut (PIB) de notre pays.

Le Gouvernement travaille à créer les conditions d’une implication plus forte de la diaspora à l’œuvre de construction nationale. C’est ici le lieu de rappeler les actions que le Gouvernement a déjà eues à réaliser en faveur de la diaspora. Je puis mentionner, entre autres, la création de la Direction des Togolais de l’extérieur par décret en 2005 ; l’élaboration et la mise en œuvre du programme Diaspora portant notamment sur les recours aux compétences de la diaspora et la réalisation des études (2010-2014) ; la création en 2014 d’un comité interministériel chargé de la coordination et du suivi des activités de migration et développement ; la mise en place d’une cellule diaspora chargé d’accompagner les Togolais de l’extérieur porteurs de projets ; la désignation depuis 2015 de points focaux chargés de la diaspora dans les missions diplomatiques et consulaires du Togo ; les tournées de rencontres avec la diaspora en 2013 et 2014, et qui seront renouvelées cette année ; l’organisation des grandes assises nationales par zone géographique de la diaspora en 2014 ; l’exemption de visa pour les Togolais de l’extérieur détenteurs d’une double nationalité en 2014 et l’organisation de la première édition de la semaine des « Réussites Diaspora » en 2016.

Au demeurant, le Gouvernement s’active à renforcer la liberté positive des Togolais de la diaspora où qu’ils soient, et où qu’ils travaillent. La liberté du citoyen, comme nous l’enseigne Amartya SEN (Indien, prix Nobel d’économie en 1998 et philosophe), est une responsabilité sociale et politique. Le Président de la République et le Gouvernement togolais ont bien conscience de cette vérité fondamentale.

Le Gouvernement organisera les 28 et 29 novembre 2019 le premier Forum Economique des Togolais de l’Extérieur qui constituera un cadre approprié pour le Gouvernement et les membres de la diaspora porteurs de projets d’explorer les capacités de financement des togolais de l’Extérieur et de les mobiliser pour la mise en œuvre du PND.

Vivre la diaspora togolaise,

Vive le Togo,

Je vous remercie.

 

Le Diplomag n°18 est disponible en téléchargement!

DiploMag, le magazine publié par le Ministère togolais des Affaires étrangères, dans sa dix-huitième parution du ce premier trimestre 2019, fait le bilan de l’action diplomatique togolaise en 2018 et revient sur les contours du futur accord ACP-UE Post-Cotonou 2020.

Découvrir ci-après l’éditorial signé par le Ministre Robert Dussey :

L’année 2018 appartient au passé, la nouvelle ne vient que de commencer, celle à venir nous talonne déjà. Vladimir Jankélévitch se demandait un jour : ‘‘ comment des années si courtes se fabriquent-elles avec des journées si longues ?’’ Le temps est fuite et lieu de déploiement de l’existence humaine. L’être humain naît dans le temps, vit dans le temps, agit dans le temps et meurt dans le temps. La dimension de la temporalité liée à l’action est très essentielle dans ce que la philosophe Hannah Arendt appelle le « domaine des affaires humaines ». Par nos actions, où qu’on soit, qui qu’on soit, quoi qu’on veut, nous impactons le monde et de diverses manières.

L’histoire du monde dans une proportion non négligeable est celle de l’homme et de son action. Celle du Togo est celle de ses fils, leurs actions et interactions, engagements et espérances. Sur le plan diplomatique, l’année 2018 est marquée au Togo par un ensemble d’actions réalisées sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, dont la vision et l’esprit d’anticipation ont permis d’améliorer le rayonnement international du pays.

Le Togo a non seulement mis son leadership au service de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au cours de l’année écoulée, mais également organisé et abrité de grandes rencontres internationales, et préside actuellement le Groupe Central de Négociation des Etats ACP pour le post- Cotonou, l’accord de Cotonou arrivant à terme en février 2020. Le présent numéro de DIPLOMAG revient sur quelques séquences fortes de la diplomatie togolaise durant l’année 2018. Il s’agit pour la diplomatie togolaise d’une occasion d’écriture de soi dans une perspective rétrospective. Cet éditorial met en exergue dans une démarche synthétique deux moments clés de l’action diplomatique du Togo en 2018 et les perspectives pour cette nouvelle année…. ”

La suite à lire dans le magazine disponible en téléchargement : Cliquez-ici

Un socle commun vers un partenariat gagnant

Les négociations se poursuivent à Bruxelles depuis le mois de septembre entre le groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et l’Union européenne afin de parvenir à un nouvel accord de coopération.

Vendredi 14 décembre 2018, Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise et négociateur en chef pour le compte des ACP, a rencontré Neven Mimica, le Commissaire européen pour la Coopération internationale et le Développement.

Les deux hommes ont salué l’avancée des discussions réalisées dans un délai très rapide par les équipes techniques. Plus important, un consensus a été trouvé sur la structure du futur accord. 

Toutefois M. Mimica a indiqué que la route était encore longue avant d’aboutir au résultat final. ACP et UE ont jusqu’à 2020 pour se mettre d’accord sur un texte.

M. Dussey s’est félicité de l’esprit d’ouverture et de compromis qui caractérisent ces pourparlers.

Jeudi, Robert Dussey avait fait un rapport d’étape lors du conseil des ministres ACP sur l’évolution du processus de négociation. 

Les 79 pays composant le bloc ACP n’ont rien d’uniformes. Les demandes et les besoins des pays du Pacifique ou des Caraïbes n’ont rien à voir avec ceux de l’Afrique. L’accord devra prendre en compte ces spécificités.

La finalité des discussions de Bruxelles est de parvenir à un nouvel accord consistant en un socle commun et trois partenariats régionaux. 

Le socle commun, applicable à tous les membres du partenariat, énumérera des objectifs, des priorités et des principes généraux et permettra de renforcer la coopération au niveau international. 

Les partenariats régionaux constitueront le centre de gravité et fixeront des priorités régionales spécifiques pour les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, conformément aux dynamiques régionales renforcées et à l’importance accrue des organisations régionales. 

RELATIONS AFRIQUE-UE : Un mélange de fascination et de méfiance, Par Robert Dussey

Extrait du N°06 de METRO UN, Le magazine DES POINTS DE VUE SUR LES DÉBATS AUX NATIONS UNIES 

Par Robert Dussey, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine du Togo

Les 5 et 6 juin prochains se dérouleront les Journées de Développement de l’Europe. Comme à chaque édition, cette grand-messe, dont le thème principal cette année sera « Les femmes et les filles au premier plan du développement durable : protéger, autonomiser, et investir », rassemblera les acteurs du développement pour discuter des principaux défis qui se posent au monde. Pour des raisons évidentes, l’Afrique devrait être au menu des discussions.

L’Europe et l’Afrique sont, en effet, deux continents que la géographie a rapprochés, mais qu’une histoire douloureuse a, d’une certaine façon, éloignés. La conséquence de cette histoire est que la relation entre les deux blocs a toujours été marquée par un mélange de fascination et de méfiance. Le sentiment d’un destin lié mais d’une alliance impossible prédomine. Le tollé suscité dans une partie de l’Afrique francophone suite à l’inauguration, le 9 mai dernier, de la « nouvelle Place de l’Europe » à Gorée, lieu emblématique de la traite négrière transatlantique, illustre à merveille la complexité de cette relation. 

Ce projet de rénovation d’un site historique, qui avait initialement été inauguré par l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, en 2003, a été financé en grande partie par l’Union européenne. Mais ce geste, qui se voulait d’amitié, a été jugé maladroit par les uns, et scandaleux par les autres. Cette relation de défiance ne peut plus durer, car le risque qu’elle fait peser sur les deux continents est désormais trop élevé. Malgré des taux de croissance nominaux flatteurs depuis une décennie, la pauvreté reste importante en Afrique. 

Les inégalités se creusent et la croissance démographique se poursuit. Dans les zones rurales, les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient. Ils causent famine et conflits, et poussent de nombreux jeunes désoeuvrés dans les bras des groupes terroristes qui pullulent désormais sur le continent et menacent la stabilité des États africains. Dans les zones urbaines, des milliers de jeunes, parfois diplômés, mais sous employés ou sans emploi, sont otages de systèmes politiques qui, pour toutes sortes de raisons, bonnes comme mauvaises, se révèlent incapables de leur offrir les conditions d’une vie meilleure. Sans surprise, ces jeunes africains prennent le chemin de l’exil européen, souvent au péril de leur vie. Le terrorisme, les conséquences du changement climatique, l’immigration clandestine, sont des défis majeurs pour l’Afrique, et par conséquent, pour l’Europe. 

Cette Europe est d’autant plus concernée par le destin de l’Afrique qu’elle y a depuis toujours des intérêts importants. Des intérêts dont la poursuite, légitime, la conduisent trop souvent à des alliances et des soutiens dont les conséquences sont néfastes aussi bien pour les populations africaines que, de plus en plus, pour les citoyens européens. C’est la raison pour laquelle il faut renouveler le logiciel de la relation Afrique-Europe. Côté européen, celle-ci s’est historiquement limitée à des liens institutionnels, à la promotion abstraite de grands principes démocratiques, et à la défense, parfois cynique, de positions commerciales. Il faut aujourd’hui établir des liens de confiance avec une jeunesse africaine plus informée, consciente des enjeux globaux et désireuse de prendre part aux affaires du monde. 

Le bilan de 30 ans de démocratie électorale en Afrique est décevant, car celle-ci a été implantée sur des États-nations fragiles. Peut-être est-il temps d’oeuvrer au renforcement de ces États-nations. Côté africain, presque cinq décennies après les Indépendances, il faut s’efforcer d’établir une relation de confiance avec l’Europe. Sur ce point, les diplomates africains ont un rôle éminent à jouer pour expliquer la vision africaine du monde à l’Europe, trouver des points de convergence, défendre des projets d’intérêts communs, et oeuvrer ensemble à l’avènement d’un monde plus stable, car plus juste.

Sommet CEDEAO/ CEEAC : “Tout Est Prêt”, Selon Le Ministre Robert Dussey

Lomé sera sous les feux de la rampe dans quelques jours. Et pour cause, la capitale togolaise abrite le sommet conjoint des Chefs d’Etat de la CEDEAO et ceux de la CEEAC et la rencontre des Chefs d’Etat de la CEDEAO respectivement les 30 et 31 juillet prochains. Dans une interview accordée à nos confrères de l’Agence Savoir News, le Chef de la diplomatie togolaise, Prof Robert Dussey est revenu essentiellement sur l’organisation du sommet CEDEAO/ CEEAC. Le ministre des Affaires étrangères de la coopération et de l’intégration africaine, martèle que tout est prêt pour cette rencontre de haut niveau.

Lire ci-dessous l’intégralité de l’interview.

Savoir News : Monsieur le Ministre, tout est fin prêt pour cette grande rencontre ? Sinon, quels sont les derniers réglages ?

Robert Dussey: Lomé, la capitale togolaise est historiquement connue de  tous, pour être le carrefour des grandes conférences internationales.  Cette année, nous avions abrité une dizaine de rencontres sous-régionales et internationales dont celles des ACP-UE, soit les 79
des ACP et les 28 de l’UE, et celles de deux importants organes de la CEDEAO, à savoir le Conseil de Médiation et de Sécurité, et le Conseil des Ministres des Affaires étrangères. Le Président de la République Faure Gnassingbé et son gouvernement travaillent pour assurer une parfaite organisation de toutes les grandes rencontres qu’accueille Lomé, et, à la grande satisfaction de tous les togolais. A l’heure où je vous parle, nous sommes totalement prêts, et, sur tous les plans.

Deux rencontres ont eu lieu ces derniers jours à Lomé en prélude à ce sommet ? Pouvez-vous revenir sur ces deux rencontres pour nos lecteurs ? Et de quoi les participants avaient discuté ?

Comme partout ailleurs, tous les sommets de Chefs d’État et de gouvernement sont précédés de plusieurs sessions préparatoires, notamment celles des experts et des ministres. Ce fut le cas il y a quelques jours, c’est-à-dire les 10, 11 juillet 2018 à Lomé, où les  experts de la CEDEAO et de la CEEAC ont discuté sur la paix, la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la thématique qui sera au cœur du sommet inédit des Chefs d’État et de gouvernement des deux espaces communautaires. Évidemment la  réflexion sur cette thématique a permis de passer au peigne fin la  situation sécuritaire dans les deux espaces communautaires, mais aussi  les stratégies nationales de lutte contre le terrorisme, ainsi que les  instruments juridiques en la matière et la déclaration finale.

Environ combien de chefs d’État et de gouvernement sont attendus à ce  sommet, car le Togo a une forte tradition en matière de mobilisation de  chefs d’État pour ces grandes rencontres.

Un petit calcul des pays membres de la CEDEAO et de la CEEAC, et vous le  saurez (rire) ! Nous attendons une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement.

Un sommet CEDEAO-CEEAC …. Quels seront les principaux sujets au menu des débats ?

Je vous le disais, les débats seront axés sur la paix, la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il s’agira pour la CEDEAO et la CEEAC d’avoir une forte implication dans la sécurisation des deux espaces, gage de toutes perspectives de croissance ou de développement de nos nations. FIN

Propos recueillis par Junior AUREL (Savoir News)

[Interview] Robert Dussey: “Le Togo et Israël ont une très bonne coopération bilatérale”

La plupart des Israéliens auraient du mal à trouver le Togo sur une carte ou à en citer un fait significatif. C’est un petit pays qui figure rarement dans les titres israéliens. Et pourtant, c’est l’un des endroits les plus pro-Israël sur le continent africain. Il n’est donc pas étonnant que le ministre des affaires étrangères togolais, le professeur Robert Dussey, commence son interview avec la déclaration selon laquelle “je suis venu ici pour rassurer [le Premier ministre Benjamin] Netanyahu que le Togo soutiendra Israël. Notre soutien à Israël est constant. “

Officiellement le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Dussey est l’une des figures politiques les plus fortes de son pays (et de l’ensemble du continent). Il pense à Israël comme à sa deuxième maison, à la fois spirituellement et politiquement. Tellement en fait, qu’il ne peut même pas se rappeler combien de fois il a visité Israël.

La raison de ce lien profond avec le peuple de Sion peut résider dans le fait qu’avant d’être nommé ministre, pendant 10 ans, Dussey a occupé différents postes dans la Communauté des Béatitudes. Pour ce groupe catholique, le bien-être d’Israël et du peuple juif est une priorité absolue. Depuis qu’il était moine catholique et jusqu’à ce jour, Dussey récite des prières quotidiennes en hébreu, maintenant un lien spirituel fort avec Israël.

Dussey a 46 ans. Il a commencé sa carrière dans le monde académique (il travaille toujours comme professeur de philosophie politique). Au cours de notre interview, il commence spontanément à chanter la prière du Shema Yisrael dans l’air spécial de sa communauté. À un autre moment de l’entrevue, il a mentionné les Psaumes 137: 5: «Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma main droite oublie son habileté.

“J’ai un lien personnel avec Israël”, dit-il. “J’étais moine et j’étais membre de la Communauté des Béatitudes qui prie chaque jour pour le peuple juif. Chaque jour, nous prions pour la paix pour Israël et en particulier pour la paix à Jérusalem. Le week-end, nous célébrons Shabbat ensemble, et après la prière, nous partageons le pain du Shabbat et chantons des chansons de Shabbat en hébreu. Si vous avez ce lien spirituel avec le peuple juif et avec Israël, vous devez protéger le peuple israélien. “

“Pour moi, le peuple israélien et le peuple juif sont, avant tout, le peuple de Dieu. C’est une décision personnelle, c’est ma propre conviction et je ferai tout pour cette conviction. J’ai passé plus de 10 ans de ma vie à prier pour la paix à Jérusalem, en priant pour le peuple juif et pour Israël. Pour moi, Israël est très important et je dois défendre Israël et le peuple d’Israël. “

Le timing de l’interview d’Israël Hayom avec Dussey était particulièrement pertinent pour souligner le soutien intransigeant du Togo à Israël – il a eu lieu un jour avant que l’Assemblée générale des Nations Unies vote une résolution condamnant Israël, mais pas le Hamas, pour les affrontements frontaliers de Gaza . Dussey a précisé que le représentant togolais à l’ONU irait contre le grain et, encore une fois, être parmi les seuls émissaires à voter contre la résolution avec les Etats-Unis et Israël.

“Je sais qu’au Togo nous sommes courageux”, dit-il. “Tout le monde sait que le Togo soutient Israël à chaque fois. Ce n’est pas la première fois que nous votons pour Israël dans des forums internationaux. À Genève par exemple, au Conseil des droits de l’homme, le Togo vote pour Israël, il défend la position d’Israël. C’est notre position, nous la défendons. “

Q: D’où vient cette connexion profonde avec Israël?

“Le Togo et Israël ont une très bonne coopération bilatérale et bien sûr, elle se renforce de plus en plus. L’année dernière, nous étions censés accueillir un sommet, le premier sommet israélo-africain. Malheureusement, le sommet a été reporté. Le Togo a été soumis à de nombreuses pressions de la part de nombreux pays arabes et de certains pays africains. Mais j’espère que nous le ferons dans le futur. “

Le Togo a été le seul pays africain à voter avec Israël et les Etats-Unis pour bloquer une résolution de l’ONU condamnant la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre. De manière générale, malgré le fait que le Togo n’a pas d’ambassade à Jérusalem, la position pro-israélienne du pays s’est considérablement intensifiée ces dernières années.

Mais en même temps, le Togo veut conserver son statut en Afrique (le Togo est à la tête de l’important organisme régional CEDEAO, qui comprend 15 pays africains, par exemple), s’assurant ainsi de maintenir de bonnes relations avec ses voisins.

Q: Y a-t-il eu une forte réaction en Afrique quand le Togo a voté avec Israël sur Jérusalem à l’ONU?

“Bien sûr, vous savez que nous avons reçu beaucoup d’appels de différentes capitales dans le monde. Ils ont condamné notre décision, mais nous avons pris cette décision. “

Q: Pensez-vous que le Togo a le pouvoir d’influencer d’autres pays à soutenir Israël de la même manière?

“Je pense que c’est possible, mais notre vision est le dialogue avec tous les pays africains, pour savoir exactement ce qui se passe dans cette région. Ce dont nous avons besoin c’est la paix au Moyen-Orient et en Israël et partout dans le monde.

“Certains pays africains ne savent pas ce qui se passe vraiment dans cette région, mais nous discutons avec eux, nous essayons d’expliquer à nos interlocuteurs et de les laisser prendre leurs propres décisions. Nous croyons que nous trouverons la paix quand Dieu décidera. “

Q: D’autres pays veulent souvent utiliser l’expertise israélienne en matière de défense, dans la guerre contre le terrorisme et dans l’agriculture. Le Togo partage-t-il ce désir?

“Bien sûr, nous partageons beaucoup de choses avec Israël. Nous avons une bonne coopération dans notre secteur de la santé et dans notre secteur agricole. Par exemple, juste pour notre secteur de la santé, nous avons inauguré il y a trois semaines le premier centre de traumatologie au Togo, l’un des meilleurs de la région ouest-africaine. … Notre coopération bilatérale est très bonne.

“En Afrique, et au Togo, nous avons d’énormes ressources, mais malheureusement nous n’avons pas l’expertise pour exploiter nos ressources. Israël a de l’expertise, nous avons beaucoup d’ingénieurs et nous avons besoin de votre expertise pour venir en Afrique pour nous aider avec nos ressources. “

Q: Le président du Togo a dit que vous voulez qu’Israël retourne en Afrique et que l’Africain retourne en Israël. Que veut-il dire par là?

“Je soutiens mon président. Si je suis ici, c’est parce qu’il est l’un des meilleurs amis d’Israël. Sa vision de la coopération entre Israël et l’Afrique est très bonne. Pour lui, c’est très simple, nous avons besoin que le peuple israélien revienne en Afrique. Avant 1980, Israël était en Afrique, Israël avait beaucoup d’ambassades en Afrique, au Togo … mais nous avons besoin qu’Israël revienne en Afrique, l’homme d’affaires israélien doit revenir en Afrique, les hommes d’affaires israéliens doivent investir là-bas.

Q: Alors, comment se fait-il que malgré les relations bilatérales étroites, la plupart des Israéliens ne connaissent pas vraiment bien le Togo?

“Le Togo est un pays d’Afrique de l’Ouest; c’est juste un pays parmi 54 pays africains. Nous voulons présenter le Togo à tous dans le monde, particulièrement en Israël. Peut-être que vous pouvez venir, si vous voulez connaître l’Afrique, c’est une porte vers l’Afrique de l’Ouest. “

Q: Vous êtes probablement le seul professeur qui est également ministre au gouvernement. Est-ce que cela vous met dans une meilleure position pour résoudre les problèmes, étant donné que vous êtes un théoricien politique? Avez-vous déjà essayé de mettre en œuvre des théories académiques en politique?

“J’essaye de faire de mon mieux. Quand vous êtes en politique, vous devez passer de la théorie à la pratique. Ce n’est pas facile quand vous devez travailler ou prendre position pour défendre Israël. Mais c’est notre décision. “

Q: Avez-vous un exemple d’une théorie que vous avez essayé de mettre en œuvre?

“Vous savez, mon philosophe préféré est Emmanuel Kant – j’ai fait mon doctorat. sur lui, je lui apprends. L’un des meilleurs livres qu’il a écrit était «la paix perpétuelle».

Q: Est-ce applicable ici dans cette région?

“Je pense que c’est possible si tu as la volonté de faire quelque chose …”

———-

Source : http://www.israelhayom.com/2018/06/24/i-will-do-everything-for-israel-togolese-foreign-minister-says/

ACP – UE Lomé 2018 : Interview du Chef de la Diplomatie Togolaise

Prof Robert DUSSEY, Lomé accueille la 107ème Session du Conseil des Ministres ACP et 43ème Session du Conseil des Ministres ACP-UE. C’est bien cela ?

Tout à fait, le Togo accueille du 27 mai au 1er juin 2018, les Sessions du Conseil des Ministres des ACP-UE. Plus de 600 délégués venus de 79 pays des ACP dont (48 d’Afrique subsaharienne), (16 des Caraïbes), (15 du Pacifique) et 28 de l’UE sont à Lomé.

Monsieur le ministre, quel est l’état de la coopération entre les ACP et l’UE?

Je dois avouer que les 79 pays d’Afrique, des Caraïbes et des Pacifiques, et les 28 de l’Union Européenne sont deux grands et fidèles partenaires qui coopèrent depuis des décennies dans plusieurs domaines. Nous voulons travailler ensemble pour améliorer cette coopération dans l’intérêt des générations futures.

Justement Monsieur le Ministre, quels sont les enjeux des présentes sessions à Lomé ?

L’Accord de Cotonou qui lie les ACP à l’UE arrive à expiration en février 2020. Pour renouveler cet accord, il nous faut donc préparer les discussions sur l’avenir des relations ACP-UE d’une façon générale et, surtout, d’examiner le projet de cadre de mandat de négociation préparé par le Comité des Ambassadeurs ACP à Bruxelles.

Evidemment, la réussite de ces discussions nous permettra de renforcer davantage la coopération entre les ACP et l’UE en vue d’en tirer profiter pour nos peuples.

Comme vous le voyez, l’avenir des relations ACP-UE post 2020, passe par Lomé.

Monsieur le Ministre, y a t-il des chances de réussite de l’après Cotonou ?

Ces genres de discussions entre plusieurs partenaires ne sont souvent pas des plus faciles, mais nous restons optimistes car l’union sacrée des ACP serait un atout pour nous.

Avec Mme Louise Mushikiwabo, Ministre des Affaires Etrangères du Rwanda et Présidente du Conseil des Ministres de l'Union Africaine

Lomé accueille le Conseil des Ministres ACP-UE

Patrick Gomes, Secrétaire Général des ACP et Robert Dussey

La session du Conseil des ministres des pays ACP (Afrique-Caraïbe-Pacifique) et celle du Conseil conjoint ACP-UE s’ouvre dimanche à Lomé.

Les représentants de cet ensemble géographique et ceux de l’Union européenne continuent d’arriver dans la capitale togolaise.

Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, a accueilli Patrick Gomes, le secrétaire général des ACP, Kamina Johnson Smith, la cheffe de la diplomatie jamaïcaine et présidente du conseil des ACP et Ralph Regenvanu responsable de la politique étrangère du Vanuatu.

Le Conseil des ministres est la principale instance décisionnelle du Groupe ACP après le sommet des chefs d’État et de gouvernement. Quant au Conseil des ministres conjoint, il est l’organe suprême du partenariat entre les ACP et l’Union européenne.

Ces réunions s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des prochaines négociations pour un nouvel accord de partenariat ACP-UE après 2020.

Kamina Johnson Smith, Ministre des Affaires Etrangères de Jamaïque et le chef de la diplomatie togolaise

Faure Gnassingbé, qui assure également la présidence en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), appelle à un plus grand rôle politique pour le Groupe ACP dans le cadre du prochain  Accord, notamment en termes d’appui aux Etats membres dans les différents processus relatifs au dialogue politique avec l’UE. 

Le président togolais souligne par ailleurs l’importance d’un partenariat renouvelé avec l’Europe après 2020, et insisté sur l’appel lancé aux États ACP pour qu’ils demeurent un groupe uni.

Pour l’Union européenne, le rendez-vous de Lomé est important car il donnera le ton du futur cadre de la coopération entre l’UE et ses partenaires pour les prochaines années.

Les ministres venus des 79 pays ACP ainsi que des représentants de l’UE se retrouveront à l’hôtel du 2 février.

Togo : Semaine de l’Intégration Africaine 2018

La 3e édition de la semaine de l’intégration a été organisée vendredi par le ministère togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration. L’objectif principal de l’évènement  est de  renforcer l’harmonie,  la paix,  la solidarité,  la fraternité entre les peuples et servir de cadre pour la sensibilisation des communautés sœurs sur leurs droits et devoirs au Togo, pour une meilleure intégration des peuples africains. Dans cette interview ci-après, le Chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey explique que le gouvernement togolais a fait de l’intégration des peuples africains une priorité nationale.

Pr Robert Dussey, vous êtes ministre des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine. Pour la troisième fois, vous accueillez toutes les communautés africaines installées à Lomé pour célébrer ce que vous appelez la « semaine de l’intégration africaine ». C’est bien cela ?

Effectivement nous célébrons ce 25 mai 2018, la 3ème édition de la semaine de l’intégration africaine. Cette une initiative de l’Union africaine dans laquelle Togo s’inscrit totalement.  Le thème choisi cette année par l’UA est : « gagner la bataille contre la corruption, une voie durable vers la transformation de l’Afrique ». 

Une fois de plus, cette troisième édition réunit toutes les communautés africaines vivant au Togo à travers une variété d’activités culturelle et artistique.

On a le sentiment que les étrangers et particulièrement les communautés africaines installées se sentent mieux ici que chez eux. Quelle est la place de l’intégration africaine  dans la diplomatie togolaise ?
 
Relever le défi de l’intégration des peuples africains est une préoccupation pour l’UA. Le gouvernement togolais en a fait une priorité nationale, c’est  justement pourquoi célébrer cette journée est important pour nous togolais, mais pour toutes les communautés africaines vivant chez nous.
Comme les togolais vivant sur le continent, les communautés africaines résidant sur notre territoire participent à la création de la richesse et donc à l’émergence de l’Afrique. La diplomatie togolaise met tout en œuvre pour une parfaite intégration de nos peuples (…) ; Le Togo est une petite Afrique (rire)

 Pour revenir à cet événement majeur de la diplomatie togolaise, la « semaine de l’intégration africaine», que vise le Togo ?

 
Pour la diplomatie togolaise, cet événement permet de promouvoir la paix, la solidarité, l’unité, la cohésion entre toutes les communautés africaines ici mais aussi, le développement économique et social.
 
Quelles sont les innovations de cette 3e édition de la «semaine de l’intégration africaine » ?
 
Le Brésil, un pays ami et frère du Togo et de tout le continent par des liens historiques, culturelles indéniables, est à cette 3ème édition le pays d’honneur de la semaine de l’intégration africaine.
Cette journée sera marquée par des échanges et expositions culturelles, artistiques et gastronomiques souhaités par les communautés elles-mêmes.

Guinée-Bissau : “Nous pensons sortir de cette crise d’ici la fin de l’année”

Un premier ministre nommé dès le 17 avril, la réouverture du Parlement et des élections législatives au mois de novembre, après 3 ans de crise, la Guinée Bissau peut enfin entrevoir un avenir meilleur.

Depuis son arrivée à la tête de la CEDEAO en juin 2017, le président Faure Gnassingbé, n’a pas ménagé son temps et ses efforts pour tenter de débloquer la situation. Les précédentes médiations  n’avaient rien donné.

Il s’est engagé personnellement, tapant parfois du poing sur la table, pour convaincre les acteurs politiques bissau-guinéens de trouver la voie pour une sortie de crise.

Les annonces faites samedi lors du sommet extraordinaire de la CEDEAO à Lomé par le président José Mario Vaz sont le fruit de longues négociations menées par la diplomatie togolaises avec l’ensemble des protagonistes à Bissau.

Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, s’est déclaré confiant quant à un retour à la normale.

‘Le comité de suivi mis en place par la CEDEAO accompagnera pas à pas le processus de normalisation en Guinée Bissau. Il y a une feuille de route qui est comme un avenant à l’accord de Conakry. Nous pensons sortir de cette crise d’ici la fin l’année et au fur et à mesure des efforts sur le terrain, les sanctions seront levées’, a-t-il déclaré.

Le président Faure Gnassingbé est l’un des membres de ce comité de suivi.

Le sommet de Lomé, qui a également évoqué la situation en Sierra Leone et au Togo, la lutte contre le terrorisme et les problèmes liés à l’insécurité alimentaire, a vu la présence de 10 chefs d’Etat de la région. Une participation significative pour une session extraordinaire.

Un signe du poids diplomatique et de l’influence du Togo en Afrique de l’Ouest. Et un chef d’Etat qui en sort renforcé.

Le Togo réélu pour un second Mandat ( 2018-2019) au CPS de l’UA

Communiqué de Presse

Addis Abeba, 26 janvier 2018

Ce 26 janvier 2018, à l’occasion de la 32ème Session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, le Togo a été réélu, sans surprise et avec brio, pour un second mandat au Conseil de paix et de sécurité (CPS) pour la période 2018–2019.

Cette brillante élection est, en effet, le fruit de l’engagement du Togo pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale dans le monde, en général, et en Afrique, en particulier. Elle est également le résultat de la vision du Président de la République, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, qui s’investit sans compter pour apporter la paix sur les théâtres de guerre.

Faut-il le rappeler, le Togo s’est imposé, ces dernières années, comme l’un des principaux contributeurs africains aux opérations de maintien de la paix en termes de personnels. La République togolaise accorde une grande importance au multilatéralisme ainsi qu’aux forums internationaux tels que l’ONU, l’UA et la CEDEAO.

En mars 2017, le Togo a réitéré ce ferme engagement en annonçant au Secrétaire général de l’ONU la décision du Chef de l’Etat d’augmenter le nombre des soldats togolais dans les opérations de maintien de la paix de même que l’engagement résolu du Togo à soutenir toute action visant à garantir un monde plus sûr et épris de paix.

Dans le cadre de ce nouveau mandat, le Togo continuera de contribuer, en tant que l’un des quinze (15) membres, de façon efficace et efficiente, aux débats et discussions du CPS dont l’objectif phare est de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique en vue d’assurer la protection et la préservation de la vie et des biens, le bien-être des populations africaines et de leur environnement ainsi que la création des conditions propices à un développement durable.

Signature d’un Accord OpenSky entre le Togo et la Mauritanie

Un accord OpenSky a été signé vendredi à Nouakchott entre la Mauritanie et le Togo.

Concrètement, Mauritania Airlines pourra assurer des liaisons directes vers Lomé et Asky par réciprocité desservir la Mauritanie.

Mauritania Airlines devrait ouvrir très bientôt une agence de représentation dans la capitale togolaise.

L’accord a été signé par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et les ministres mauritaniens des Transports et du Commerce. Le chef de la diplomatie mauritanienne, Isselkou Ould Ahmed Izid Bih, assistait à la cérémonie.

Cet accord est conforme à l’accord de Yamoussoukro sur la libéralisation du transport aérien en Affrique.

Les futures liaisons Nouakchott-Lomé permettront de développer les échanges bilatéraux offriront à la Mauritanie un tremplin pour l’intégration dans ’Espace Cédéao. Le pays est un membre associé de l’organisation ouest-africaine.

Mauritania Airlines a une flotte composée de monocouloirs Boeing 737-800, 700 et 500. Elle dessert Nouadhibou, Zouerate, Abidjan, Bamako, Casablanca, Conakry, Dakar, Las Palmas et Tunis.

CDL : La diplomatie allemande, pièce maîtresse de la nouvelle Europe

Christoph Sander, l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, était vendredi 29 septembre dernier l’invité du Club diplomatique de Lomé (CDL) pour parler de la diplomatie allemande au cœur de l’Europe.

Il a rappelé en préambule les fondements de la politique étrangère de son pays : éviter les erreurs de nos grands-pères, travailler pour la paix en Europe (Deutsche AußenpolitikisteuropäischeFriedenspolitik).

M. Sander est ensuite revenu sur l’histoire de son pays, Bismarck, la première guerre mondiale, celle de 39-45 avec le régime nazi et ses horreurs, la division de l’Allemagne avec la guerre froide, puis la chute du mur de Berlin.

L’Allemagne est aujourd’hui la principale puissance économique européenne au sein de l’Union, mais a souligné le diplomate, elle doit aussi faire face à de nouveaux défis. Ils sont de deux ordres, d’abord, la menace russe face à une violation éventuelle de la souveraineté d’un Etat européen ; ensuite, la nécessaire évolution des instances européennes pour faire face à la crise économique et financière. Si la situation s’est améliorée depuis 2008, l’UE n’est pas à l’abri d’une rechute.

Christoph Sander a dressé un tableau assez pessimiste de la situation de l’Europe. La Grande Bretagne est en train de sortir de l’Union,  la Pologne et la Hongrie défient le consensus constitutionnel européen, les Ecossais et les Catalans réclament leur indépendance, enfin la crise migratoire pose problème.

En Allemagne même, et pour la première fois depuis 1945, un parti d’extrême droite a fait son entrée au Bundestag.

‘Le nouveau gouvernement allemand doit faire face aux défis que je viens de décrire. (…) Je suis certain que nous arriverons à résoudre les grandes questions de notre époque si nos politiciens sont guidés par les mêmes principes que Schumann, Monet et Adenauer, Mitterrand, Kohl et Genscher’, a conclu l’ambassadeur.

Initié par Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, le Club diplomatique de Lomé est un cercle de réflexion apolitique qui reçoit à intervalles réguliers des personnalités togolaises et étrangères issus du monde diplomatique, politique et d’organisations internationales.

Le départ d’un grand ami du Togo

Nicolas Berlanga-Martinez, l’ambassadeur européen au Togo arrive en fin de mission. Un séjour mis à profit pour profondément ancrer la relation entre l’UE et le Togo en matière d’aide au développement, de renforcement de la bonne gouvernance ou de lutte contre les changements climatiques.

Le diplomate espagnol a milité au sein des instances européennes pour que le Togo bénéficie d’un appui conséquent dans le cadre du XIe FED.

‘Nous sommes confiants quant à l’avenir de nos relations avec l’Union Européenne au regard des jalons solides que vous avez eus à poser au cours de ces dernières années’, a déclaré mardi soir le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey lors d’un dîner en l’honneur de M. Berlanga-Martinez.

M. Dussey a qualifié le représentant européen de ‘grand ami du Togo’. Il a salué sa prestance et son dynamisme.

‘Vous quittez donc le Togo la tête haute au regard des réalisations spectaculaires que vous laissez derrière vous’, a déclaré le chef de la diplomatie togolaise.

 

Source: republiqueoftogo.com

Robert Dussey : “Les pays du Commonwealth ont une bonne croissance économique”

Le Togo a fait savoir son intention d’adhérer au Commonwealth. Une information qui surprend de la part de ce pays francophone. Et pourtant il n’est pas le seul. En effet, le Rwanda a rejoint l’organisation de 52 pays en 2009, 14 ans après le Mozambique, pays lusophone. Explications et éclairage avec le Ministre togolais des affaires étrangères Robert Dussey. Il répond aux questions de Fréjus Quenum.

Source : DeutscheWelle

Adhésion du Togo au Commonwealth : “… Nous sommes optimistes pour la suite du processus” (Robert Dussey)

Le Togo frappe avec force à la porte du Commonwealth, cette organisation intergouvernementale dont l’anglais est la langue commune. Le Togo s’est lancé dans le processus depuis 2014 et des missions se sont multipliées ces derniers mois dans la capitale togolaise. Le Togo est-il vraiment sur le pas du Rwanda, deuxième pays africain à rejoindre le Commonwealth en 2009, après le Mozambique ?

Pour sa rubrique “TROIS QUESTIONS A”, l’Agence Savoir News a approché M. Robert Dussey, ministre togolais des affaires étrangères.

Savoir News : Le Togo se bat pour rejoindre le Commonwealth. A l’étape actuelle, peut-on dire que le dossier évolue à “grands pas” ?

Robert Dussey : Merci. Je voudrais d’abord préciser que le processus d’évaluation se fait en quatre étapes. C’est la deuxième fois qu’une mission du Commonwealth a séjourné au Togo en l’espace de cinq mois. A chacune de leurs missions à Lomé, les experts ont rencontré plusieurs acteurs et institutions de la République. Tout s’est bien passé.

Bref, le dossier du Togo est en bonne voie et nous sommes optimistes pour la suite du processus !

Quels sont les atouts du Togo ?

Le Togo est un pays politiquement stable, où il y a la paix et la démocratie. A cet égard, nous disposons d’institutions politiques, économiques et sociales assez dynamiques, capables de jouer un rôle de régulation en termes de transparence et d’équité à l’égard des citoyens.

Sur les plans linguistique et culturel, le Togo jouit déjà d’une forte tradition anglaise, étant donné que l’anglais est la seconde langue étrangère étudiée dans le système éducatif togolais, mais aussi dans les échanges. Il faut savoir que le modèle anglo-saxon est très bien apprécié par les populations et le Togo a de fortes relations avec les pays anglophones de la région, surtout avec le Ghana (pays voisin) et le Nigeria.

Géographiquement, notre pays a une position stratégique avec d’énormes atouts dont un port en eau profonde, le seul dans la zone ouest-africaine, et qui désenclave les pays de l’hinterland (Burkina Faso, Niger, Mali).

Lomé est aussi une ville carrefour des grandes rencontres internationales, où il y a une forte présence anglophone. Nous avons donc des atouts incontestables pour notre adhésion au Commonwealth.

L’adhésion du Togo lui apportera concrètement quoi ? (par exemple aux plans diplomatique et économique).

L’adhésion du Togo au Commonwealth lui permettra d’intégrer une grande famille de 52 Etats amis et alliés. Le Togo aura la possibilité d’élargir le champ de ses rapports étatiques et de diversifier davantage ses relations d’amitié et de coopération, en se faisant de nouveaux amis et en se rapprochant un peu plus de ses vieux amis tels que la Grande Bretagne, l’Australie, la Nouvelle Zélande, etc.

Sur le plan économique, le Commonwealth, à travers le Fonds pour la Coopération technique (CFTC) et l’Association des pays du Commonwealth, joue un rôle important dans le progrès économique et social de ses membres, en agissant sur leur rythme de croissance économique.

Le Togo qui a un taux de croissance (5 à 6%) pourra bénéficier de ces canaux pour booster son économie. Par ailleurs, sur le plan commercial, le Commonwealth constitue un vaste marché extérieur (plus de 2 milliards de consommateurs) pour les exportations des produits nationaux togolais. FIN

Propos recueillis par Junior AUREL

Source: SavoirNews.net