Sommet de Lomé : Forte mobilisation de l’Afrique

Quinze chefs d’Etat africains sont arrivés vendredi à Lomé pour prendre part au sommet sur la sécurité maritime qui se déroule demain. Deux autres sont attendus dans la matinée, celui du Bénin et du Ghana.

Si les présidents des pays d’Afrique de l’Ouest sont tous là, d’autres viennent d’Afrique centrale et de l’Est. Cette forte présence montre l’intérêt que le continent porte à la thématique.

Par ailleurs, quatre chefs de gouvernement ont fait le déplacement dont le Premier ministre algérien et son homologue de Somalie.

Les chefs d’Etat arrivés vendredi à Lomé

Président du Kenya : Uhuru Kenyatta

Président du Tchad : Idriss Déby Itno

Président du Mali : Ibrahim Boubacar Keïta

Président  d’arabe sahraouie: Brahim Ghali

Président de la côte d’ivoire : Alassane Ouattara

Président du Sénégal : Maky Sall

Président de congo : Denis Sassou-Nguesso

Président Guinée équatoriale : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo

Président du Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh

Président de la Guinée Bissau  :José Mário Vaz

Président de Sao Tome : Manuel Pinto da Costa

Président de la  Guinée Conakry : Alpha Condé

Président Malgache : Hery Rajaonarimampianina

Présidente du Libéria : Ellen Johnson Sirleaf

Président de Sierra Léone : Ernest Bai Koroma

Les chefs de gouvernement arrivés vendredi à Lomé

PM Gabon :   Emmanuel Issoze Ngondet

PM Algérien : Abdelmalek Sellal

PM Centrafricain : Simplice Sarandji

PM Somalien : Omar Abdirashid Ali Shermarke

Développer l’économie bleue pour l’émergence du Togo

En conférence de presse à  la veille de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement sur la sécurité maritime et le développement en Afrique, le Chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey a déclaré que l’avenir du continent africain passe par le développement de l’économie bleue. Mais pour y arriver, il y a des mesures sécuritaires à mettre en place contre les actes illicites et criminels en mer.

Dans ce sens, le professeur Dussey annonce que le Togo va organiser périodiquement une rencontre sur la thématique de la sécurité maritime et le développement pour garder son leadership en la matière. Ce rendez-vous qui s’annonce pour une périodicité annuelle ou biannuelle se tiendra sous le thème : Protégeons nos océans.

Selon les explications du ministre, il ne s’agira plus d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement mais d’un rendez-vous des experts pour définir la façon de continuer à travailler sur les questions liées à la sécurité et la sûreté maritimes et le développement.

« Les intérêts politiques vont ensemble avec les intérêts diplomatiques. L’essentiel pour nous aujourd’hui est que le Togo soit présent sur une thématique aussi pertinente qui est celle de la sécurité maritime. Le Togo doit continuer à travailler sur les aspects qui touchent à l’économie bleue… L’ambition est de mettre le cap sur l’émergence du Togo.», a indiqué Robert Dussey.

Le Professeur Dussey a également abordé les sujets liés à la pêche illégale et la pollution marine. Le Togo consent d’énormes efforts, selon lui.

Par ailleurs, le Chef de la diplomatie togolaise a précisé que toutes les préoccupations trouveront leurs réponses dans la Charte de Lomé sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. Cette charte sera adoptée et signée samedi  par les Chefs d’Etat et de gouvernement à l’issue de leur conférence.

Ce texte permettra de mettre en place une coopération entre les forces navales des différents pays africains.

Source : togobreakingnews.info

Sommet de Lomé : adoption du projet de charte

Le Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) s’est prononcé jeudi à Lomé en faveur du projet de charte sur la sécurité maritime.

Le président du Conseil, Moussa Faki Mahamat a indiqué qu’il était temps que les Etats africains se dotent  d’un instrument adéquat.

‘C’est un document important pour la sécurité, la sureté et le développement. 90% échanges en Afrique s’effectuent par la mer, en import comme export. C’est donc un un défi important’, a-t-il souligné.

Le texte, dont la paternité revient au président Faure Gnassingbé, doit être adopté samedi par les chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet

Robert Dussey : “une approche globale pour dépasser la piraterie”

C’est la première fois que les chefs d’État et de gouvernement des 54 pays de l’Union africaine se réunissent sur une thématique majeure : celle de la sécurité et de la sûreté maritimes, et le développement en Afrique (le 15 octobre 2016). Dans le golfe de Guinée, la recrudescence de la piraterie a atteint une dimension inquiétante. Ces attaques résultent, pour l’essentiel, des troubles liés à l’industrie pétrolière dans la région, notamment au Nigeria où vit la moitié de la population ouest-africaine.

Avec l’explosion du marché noir du pétrole en Afrique de l’Ouest, les attaques récemment perpétrées dans la région ciblaient pour l’essentiel des navires transportant des produits pétroliers. Mais la piraterie n’est qu’une partie visible de la sécurité maritime.

Le phénomène entraîne avec lui une hausse des phénomènes corollaires de trafic de drogue, siphonnage de pétrole et trafic d’êtres humains. Résultat : économiquement, les pays concernés perdent jusqu’à 2 milliards de dollars par an, alors que les recettes maritimes représentent jusqu’à 20 % des budgets nationaux. Il y a donc urgence. Les États riverains ont décidé en juin 2013 à Yaoundé de créer un centre de coordination interrégional contre la piraterie et des centres régionaux le long de la côte. Problème, ces centres créés depuis manquent encore d’ordinateurs, d’imagerie, les marines nationales de patrouilleurs et vedettes rapides, sans oublier que le dialogue interrégional n’est pas toujours au rendez-vous. Quel est donc aujourd’hui le véritable enjeu de ce sommet ?

Robert Dussey, l’influent ministre des Affaires étrangères et chef d’orchestre du sommet de Lomé, détaille pour Le Point Afrique les raisons d’en passer par une Charte africaine de Lomé, un texte juridique plus contraignant. Mais aussi une première pour tout un continent.

Le Point Afrique : Que prévoit la Charte de Lomé ?

Robert Dussey : Globalement, la Charte de Lomé prévoit des objectifs qui vont de la lutte contre la piraterie et les trafics illicites sur les mers et océans à l’intensification de la mise en œuvre de la Stratégie AIM 2050, en passant par la promotion de l’économie bleue. Ces objectifs induisent un ensemble d’actions concrètes dans plusieurs compartiments de la maîtrise des espaces maritimes en Afrique.

Ainsi, la Charte de Lomé, perçue à ce titre comme le cadre d’harmonisation d’un ensemble d’actions cohérentes, a pour mérite essentiel de fédérer des mécanismes existants et régissant la matière.

Aussi, voudrais-je vous rappeler que c’est la toute première fois que les 54 États de l’UA se réunissent sur une thématique si importante pour l’avenir de tout notre continent.

Quelles sont les contraintes de ce texte juridique pour les États africains ?

Au regard des enjeux de ce sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes, et le développement en Afrique, il fallait une charte contraignante allant dans le sens de la prévention et de la répression de la criminalité maritime, de façon progressive, au niveau national et international.

Pourquoi opter pour un texte à valeur juridique ?

Conscients de la gravité des fléaux qui menacent le facteur important de développement économique que représentent les mers et océans, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont opté pour un texte à valeur juridique qui viendrait justement combler un vide juridique en la matière, et à l’échelle du continent. Évidemment, cela va de la responsabilité de tous les États membres de l’UA.

Les dangers ne sont pas les mêmes entre le golfe de Guinée et par exemple les côtes somaliennes, pourquoi faire une charte commune aux 54 États ?

C’est vrai que d’une région à une autre les dangers ne sont pas les mêmes. En revanche, tous nos océans et mers, voies par excellence de plus de 90 % des importations et exportations en Afrique, subissent les mêmes dégâts. Par ailleurs, tous nos États en sont victimes. Nous sommes tous persuadés qu’aucun État ne peut à lui seul venir à bout de ce danger.

C’est pourquoi protéger nos mers et nos océans à travers la Charte de Lomé est une impérieuse nécessité qui engage le présent et surtout l’avenir des 54 États.

N’avez-vous pas peur que certains États refusent de la signer ou d’appliquer les directives, car ils n’ont finalement pas les mêmes besoins ou ressources ?

La Commission de l’UA comme les 54 États membres sont conscients de l’impérieuse nécessité d’aller à l’adoption et à la signature de cette Charte.

Depuis 2013, aucun acte de piraterie n’a été commis au Togo, pensez-vous que la sécurité maritime soit l’urgence du moment pour le Togo et la région ?

Hier, c’était les côtes somaliennes, aujourd’hui, c’est le golfe de Guinée, où se trouve géographiquement le Togo. La vision du président de la République, S.E.M Faure Essozimna Gnassingbé, est de prévenir ces dangers. C’est d’ailleurs pour cette raison que la marine togolaise a bénéficié d’énormes moyens (matériels, équipement et formation…) ces dernières années. Pour le Togo, qui est une porte d’entrée de la région au travers de son port, la sécurité maritime est une réelle urgence.

 

Sommet de Lomé : Des dizaines d’experts parlent sécurité maritime

En prélude au sommet de Lomé prévu le 15 octobre, l’événement parallèle sur le thème de la sécurité maritime s’est ouvert lundi sur l’esplanade du Palais des congrès.

Le Premier ministre, Komi Selom Klassou, qui représentait le chef de l’Etat, a inauguré ces side events et le village des partenaires.

Il avait à ses côtés le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, le président de l’Assemblée nationale, les membres du gouvernement ainsi que le secrétaire général adjoint des Nations Unies, Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.

Lors de son intervention, le chef du gouvernement a déclaré qu’il fallait en finir avec les zones de non-droit et réfléchir et proposer sur les questions relatives à la piraterie maritime, la pêche illégale, la migration non-contrôlée et les trafics.

‘Ces side events se veulent un lieu d’échanges et de débats sur 10 thématiques liées à la problématique de la sécurité maritime’, a indiqué le chef de la diplomatie togolaise qui souhaite que les participants trouvent des réponses aux défis que sont les menaces qui pèsent sur les océans. Des obstacles à l’essor d’une économie bleue.

De son côté, Carlos Lopes a souligné qu’il était grand temps que l’Afrique se prenne en main sur les questions de sécurité des côtes et du développement de l’économie liée à la mer. ‘Les pays africains ne doivent plus être tributaires des bonnes intentions des autres’, a-t-il martelé.

Pendant 4 jours, 238 experts et participants vont dialoguer et profiter d’un espace de près de 3.000 m2 entièrement dédié comprenant des salles de conférences et un village des partenaires. 49 exposants togolais et étrangers exposent leur savoir-faire en matière de sécurité maritime.

C’est la première fois qu’une telle manifestation est organisée au Togo. Elle permet d’étoffer et de densifier le débat avant que les ministres, puis les chefs d’Etat et de gouvernement prennent le relais.

Robert Dussey : “C’est tout le continent qui se réunit…”

Lomé accueille le premier sommet de l’Union Africaine sur la sécurité maritime le 15 octobre. Les travaux préparatoires commencent lundi.

Un enjeu très important pour le continent, confie Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères togolais, dans un entretien à l’AFP.

Pourquoi ce sommet de Lomé sur la sécurité et la sûreté maritimes ?

Robert Dussey : C’est un enjeu très important pour l’Afrique. Au moins 92% des marchandises arrivent sur le continent africain par les mers et une façade maritime.

Lors de ce sommet plusieurs questions seront traitées et d’abord celle de la piraterie. Il y a quelques années, c’était surtout le golfe d’Aden, vers la Somalie, qui était victime des pirates. Aujourd’hui c’est le golfe de Guinée.

De 2005 à nos jours, nous avons subi plus de 205 attaques. Les pirates s’attaquent en priorité aux tankers pétroliers mais aussi aux bateaux de marchandises.

Mais le sommet de Lomé ne parlera pas seulement de sécurité maritime. Nous aborderons aussi la question de la pêche illégale, de la pollution (…) la question des trafics en tous genres, trafic de drogue, trafic d’êtres humains.
La plupart des pays africains qui ont une façade maritime sont victimes d’un de ces problèmes, d’où l’importance pour les dirigeants africains de s’asseoir et de discuter pour essayer de trouver des solutions.

Vous avez aussi prévu un volet sur le développement et l’économie bleue. Que recouvre ce terme ?

Robert Dussey : L’économie bleue c’est tout ce qui est lié à la mer, les ressources halieutiques, les ressources (minières et d’hydrocarbures) maritimes, la biodiversité qu’il faut préserver, l’activité des ports. Nous avons sur le continent africain des jeunes pêcheurs qui, il y a quelques années allaient pêcher en haute mer et maintenant ne peuvent plus s’y rendre pour plusieurs raisons: la piraterie, le manque de ressources lié à la pêche illégale…

Il est important pour nous que l’économie bleue continue à soutenir le niveau de vie des populations africaines.
Le port de Lomé est le seul port en eaux profondes du golfe de Guinée et son activité est cruciale pour l’économie togolaise. C’est une ville dans la ville.

Le précédent sommet, à Yaoundé en 2013, a-t-il permis des avancées ? Qu’attendez-vous de celui de Lomé ?

Robert Dussey : Le sommet de Yaoundé était un sommet régional sur une seule thématique, la piraterie. Il a posé les premiers jalons, qui ont permis une coordination – même si elle n’est pas parfaite – et un partage d’informations entre les pays du Golfe de Guinée.

Le sommet de Lomé est un sommet de l’Union africaine, c’est tout le continent qui se réunit. Le but c’est l’adoption d’une charte de l’Union africaine sur la sureté, la sécurité maritime et le développement.

C’est un texte contraignant. La charte oblige les Etats à travailler de manière collégiale, régionale, pour assurer la sûreté et la sécurité maritime. Et elle prévoit un accompagnement financier ce qu’il n’y avait pas dans le code de conduite de Yaoundé. Les pays signataires vont contribuer eux-mêmes à assurer leur propre sécurité maritime. Il faut doter les pays de moyens sophistiqués, sur un plan régional.

Il y a forcément – parce que c’est un texte contraignant – des réticences de certains pays, mais on essaye d’avoir le consensus et j’espère que cette charte sera adoptée le soir du 15 octobre.


© AFP

Le Sommet de Lomé en Bonne voie, le soutien des pays amis du Togo est total

Robert Dussey peut se frotter les mains. Le sommet de Lomé sur la sécurité, la piraterie Maritime et le développement en Afrique s’annonce bien et les partenaires et pays amis du Togo s’affichent emballés.

Pour preuves, les déclarations entendues des partenaires et pays amis du Togo, à la session annuelle du Haut conseil pour la mer tenue Jeudi à la présidence de la République togolaise sous la conduite du Chef de l’état Faure Gnassingbé.

Reconnaissant qu’au cours de la dernière décennie le Togo a été un grand partenaire du gouvernement Américain en matière de Sécurité maritime, David Gilmour l’ambassadeur des états Unis au Togo indiqué clairement que » le Togo peut compter sur un soutien indéfectible des Etats Unis d’Amériques pour le Sommet de Lomé et ses efforts en matière de Sécurité maritime de Lomé »

« Nous avons vu comment le Togo est attaché à l’amélioration de la coordination pour protéger les mers et océans. Je félicite le Togo pour sa vision de l’avenir et pour l’initiative de ce sommet » a indiqué M. Gilmour

La France aussi a confiance dans le modèle et la vision du Togo en matière de sécurité maritime. A la 2e réunion du Haut Conseil pour la Mer, le représentant de l’ambassadeur de France au Togo a réaffirmé son soutien au Togo déclarant que »le modèle de sécurité maritime au Togo est proche de celui développé en France ».

Depuis le début de ce processus, Nicolas Berlanga Martinez, l’ambassadeur du l’Union Européenne au Togo a toujours fait montre de sa détermination à faire de l’UE un partenaire clé de cette réunion de Lomé. Jeudi à la réunion du Haut Conseil pour la Mer, il l’a encore confirmé.

« Nous serons à 100% disponible pour contribuer à réussite, à l’efficacité et à l’éclat de ce sommet de Lomé » a indiqué Nicolas Berlanga Martinez.

Lors des consultations Chines Afriques Nations Unies tenues récemment ici à Lomé, le représentant du secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest Dr Ibn Chambas a affirmé aussi l’engagement des Nations unies à accompagner le Togo dans la réussite de ce sommet qui passe par la signature de la charte de Lomé qui est le »clou’ de la réussite.

La Chine aussi est là. Et de diverses manières.

La seule Prière du gouvernement togolais maintenant à 45 jours de ce sommet, est d’arriver à faire signer cette charte qui d’ailleurs selon le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine »est en de bonne voie ».

Le sommet sur la sécurité, la piraterie Maritime et le développement en Afrique est prévue pour le 15 Octobre prochain.

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Source : africafullsuccess.com

“Le Président Faure Gnassingbé a rassuré tous ses homologues à Kigali”

Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine,  s’est prononcé, à la fin du 27e sommet de l’Union Africaine qui s’est déroulé à Kigali, sur le passeport africain qui devrait faciliter l’intégration africaine et le questions sécuritaires abordées par les Chefs d’Etats et de Gouvernements dont l’organisation du Sommet sur la Sécurité Maritime et le Développement prévu à Lomé le 15 octobre prochain.

Le passeport Africain
Les présidents Kagame et Déby présentant le passeport Africain au #27AUSummit

Robert Dussey, le Chef de la diplomatie togolais a salué la confection du premier passeport africain. Un document qui devrait contribuer à l’intégration entre les peuples africains. Le passeport dont les premiers exemplaires ont été délivrés pour le président tchadien, Idriss Deby et son homologue rwandais, Paul Kagamé sera prochainement délivré à tous les citoyens africains.

«Dans quelques mois, tous le citoyens africains l’auront, du moins, les officiels d’abord, suivi de toute la population. Nous pensons que c’est une avancée réelle dans la construction de l’Union Africaine », a laissé entendre Robert Dussey à la fin du sommet.

Le sommet de Kigali n’a pas passé sous silence les questions sécuritaires. Plusieurs sujets ont été abordés dans ce sens dont la question de la sécurité maritime. Un sommet est prévu à Lomé le 15 octobre 2016 pour en parler.

Les participants au sommet de Kigali ont apporté leur soutien au Togo dans l’organisation du sommet qui devrait permettre de trouver des solutions durables.

« Le Président Faure Gnassingbé a rassuré tous ses homologues à Kigali sur la préparation du sommet de Lomé. Donc, le sommet aura bel et bien lieu le 15 octobre prochain », a indiqué le Professeur Robert Dussey qui précise qu’une Charte de l’Union Africaine sur la sécurité maritime sera adoptée et signée à l’issue de la Conférence qui est activement préparée par le gouvernement togolais.

Prof. Robert Dussey : “Cette rencontre va, indéniablement, propulser notre économie…” [Interview – Sommet de Lomé]

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine Robert Dussey a accordé une interview au Magazine Afrique Education sur la préparation du Sommet de Lomé sur la sécurité maritime.

Retrouvez ci-après l’intégralité de l’interview.

Afrique Education : Vous avez mis votre séjour, à New York, en marge de la signature de l’Accord sur la COP 21, à profit, pour accélérer les préparatifs du Sommet du 15 octobre sur la piraterie dont vous êtes le président du Comité d’organisation. Où en êtes-vous ? Pouvez-vous nous faire le point ?

Professeur Robert Dussey : Merci pour l’intérêt que vous ne cessez de manifester pour la réussite de ce Sommet.
Je voudrais vous rassurer que les préparatifs de ce Sommet avancent, plutôt, bien, sous la conduite du chef de l’Etat, et nous sommes satisfaits, jusqu’ici, du soutien de la communauté internationale et de nos différents partenaires qui accompagnent, pleinement, le Togo.
Pas plus tard que la semaine dernière (en marge du Sommet sur le Climat, ndlr), j’ai eu l’honneur de représenter, à New York, le chef de l’Etat, à l’occasion du débat public de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations-Unies consacré à la piraterie et vols à main armée en mer dans le Golfe de Guinée. C’est la première fois, depuis cinq ans, que le Conseil consacre une réunion à cette question.
A cette occasion, nous avons sollicité le soutien de la communauté internationale en faveur de la Charte relative à la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, qui sera adoptée, à Lomé, lors du Sommet extraordinaire de l’Union Africaine (UA) sur ces questions.
Bien, évidemment, nous avons été entendus et il faut, encore, une fois, s’en réjouir. Le Conseil a adopté une « Déclaration présidentielle » qui réaffirme l’engagement de la communauté internationale à participer aux côtés des Etats du Golfe de Guinée, à la lutte contre les actes de piraterie et de vols à main armée en mer, dans le Golfe de Guinée.
Comme vous le savez, le projet de Charte de Lomé prend, d’ores et déjà, en compte, les préoccupations exprimées par le Conseil de sécurité dans ses résolutions 2018 (2011), 2039 (2012) et 2184 (2014) par lesquelles il recommandait de prendre les mesures idoines et efficaces pour juguler ces fléaux. La Charte est un véritable texte juridique contraignant qui comporte plusieurs avantages pour les pays africains dans leur ensemble dans la mesure où il va leur permettre d’accroître l’efficacité de la surveillance de leurs espaces maritimes et côtiers, grâce aux échanges et au partage d’informations, ainsi qu’au renforcement de leur coopération en matière d’entraide judiciaire, dans le cadre des poursuites contre les auteurs présumés de ces actes.
Précisons, tout de suite, que le Sommet de Lomé ne concerne pas, uniquement, la piraterie maritime, mais, va bien au-delà, et, couvre des domaines, aussi, vastes que ceux de la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Pêche INN), les trafics de tout genre transitant par la mer, la préservation de l’environnement marin, la mer comme facteur de développement (économie bleue), la coopération régionale et internationale pour la sécurité maritime.
Il ne faut pas perdre de vue que la Charte de Lomé entre en droite ligne de la mise en œuvre de la Stratégie africaine intégrée pour les Mers et les Océans à l’Horizon 2050 (Stratégie AIM 2050) de l’Union africaine.
Le Conseil a, vivement, félicité cette initiative prise par l’Union africaine d’organiser un Sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, à Lomé, le 15 octobre 2016 prochain, a invité la communauté internationale et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à y participer, activement, et à appuyer le Togo.
Je voudrais remercier, une fois, encore, le Conseil de sécurité pour cette mobilisation en faveur de notre pays.
Au plan interne, les choses s’accélèrent, également :
la réception de l’Hôtel Radisson Blu 2 Février, qui a constitué la pierre d’achoppement, à un moment donné, aujourd’hui, est chose faite ;

d’autres hôtels avaient été, déjà, remis à neuf, pour la circonstance ; nous disposons, aujourd’hui, de plus de 3.000 chambres pour accueillir nos hôtes ;

la nouvelle aérogare de Lomé, l’une des plus modernes de notre sous-région, a été inaugurée le 25 avril dernier, par le président Faure GNASSINGBE, vous le savez ;

les infrastructures routières de la capitale, qui étaient, encore, en chantier, il n’y a pas, si longtemps, ont été, pour l’essentiel, réceptionnées ;

mieux, la plateforme aménagée pour recevoir la tente qui servira de grande salle de conférence avec des équipements et installations ultramodernes répondant aux normes et exigences de l’Union africaine est, quasiment, prête, de même que deux autres tentes de taille moyenne pour servir, l’une de salle de huis clos, et, l’autre de salle des médias ;

les documents de travail, y compris, le projet de Charte conçu par une équipe de fonctionnaires compétents de mon département et d’autres ministères techniques, sont, en ce moment, à l’étude au niveau de la Commission de l’Union africaine pour validation.
Bref, tout est fin prêt pour que ce Sommet connaisse un succès éclatant.

Afrique Education : Un mot sur la réouverture de l’hôtel 2 Février qui avait été à l’ origine de l’annulation dudit Sommet l’année dernière. Tout est-il fin prêt maintenant pour l’accueil des chefs d’Etat et des invités de marque ?

Professeur Robert Dussey : Permettez-moi de remercier le chef de l’Etat qui a décidé de la réhabilitation de ce joyau légendaire de notre pays, de même que les différents partenaires qui ont contribué à rendre possible cette réouverture.
Avec ses 320 chambres dont 64 suites, des restaurants, des bars, plusieurs salles de conférences et des amphithéâtres, l’Hôtel Radisson Blu 2 Février remplit, à nouveau, les conditions pour jouer son rôle d’hôtel de référence dans la sous-région. Il pourra accueillir, comme par le passé, des Chefs d’Etat, des émirs, de hautes personnalités de tout bord et des hommes d’affaires dans un cadre, confortablement, luxueux.
Je voudrais vous rassurer que tout est mis en œuvre pour que cet hôtel réponde aux normes et exigences internationales, actuellement, reconnues aux hôtels de luxe dans le monde et c’est un vrai motif de fierté pour nous.

Afrique Education : En ayant maintenant ce qui lui manquait, à savoir, un hôtel de classe internationale, le Togo ne va-t-il pas (re) devenir ce lieu central de la diplomatie ouest-africaine et africaine qu’il était pendant les années du Sage ?

Professeur Robert Dussey : Absolument. Souvenez-vous que notre pays fut une référence dans la sous-région, et même, sur tout le continent, en ce qui concerne sa renommée de carrefour de grandes rencontres internationales.
D’ailleurs, notre capitale, Lomé, n’a-t-elle pas donné son nom à plusieurs accords internationaux, notamment, les 4 Conventions entre les pays ACP et l’Union Européenne ? Je rappelle, aussi, que c’est, également, ici, à Lomé, que fut adopté l’Acte constitutif de l’Union africaine, en juillet 2000.
C’est, donc, une très grande fierté pour tous les Togolais, si notre pays retrouve ce privilège d’antan en abritant, à nouveau, des rencontres de très haut niveau. Le prochain Sommet de l’Union africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique va consacrer cette reconnaissance retrouvée de grand carrefour de rencontres prestigieuses et renforcer le décollage économique de notre pays que nous appelons de tous nos vœux.

Afrique Education : Votre dernier mot ?

Professeur Robert Dussey : Je souhaiterais que toutes les Togolaises et tous les Togolais, ici ou ailleurs, restent mobilisés pour le succès de cette conférence pour l’honneur de notre pays qui retrouvera sa place de jadis dans le concert des nations. Cette rencontre va, indéniablement, propulser notre économie en ce sens que la plupart des secteurs d’activités seront impactés par les retombées de la présence de nos illustres hôtes et, l’hospitalité légendaire du Togo sera, à nouveau, confirmée.
C’est moi qui vous remercie

Source : Afrique Education

Prof. Robert Dussey : “Le Sommet sur la Piraterie connaîtra un succès éclatant”

‘Je voudrais vous assurer que les préparatifs du Sommet de Lomé avancent bien, sous la conduite du chef de l’Etat, et nous sommes satisfaits, du soutien de la communauté internationale et de nos différents partenaires qui accompagnent, pleinement, le Togo’.

Dans un entretien publié par le magazine Afrique Education, Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, évoque en détails la tenue le 15 octobre prochain du sommet sur la sécurité maritime.

Il insiste sur le fait que cette conférence internationale, organisée par l’Union africaine, devra aboutir à l’adoption d’une charte africaine, la première du genre.

‘La charte de Lomé entre en droite ligne de la mise en œuvre de la Stratégie africaine intégrée pour les Mers et les Océans à l’Horizon 2050 (Stratégie AIM 2050) de l’Union africaine’, souligne M. Dussey.

 

Source : Afrique Education N°439

Sécurité maritime : soutien appuyé de Washington pour le sommet de Lomé

En visite jeudi à Washington, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est entretenu avec Catherine Novelli, la sous-secrétaire d’État US pour la Croissance économique, l’Energie, et l’Environnement.

Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la conférence de Lomé sur la sécurité maritime et le développement en Afrique qui aura lieu le 15 octobre prochain. L’un des volets du sommet, organisé en partenariat avec l’Union africaine, portera sur la protection des océans. Cela tombe bien car le Département d’Etat a lancé un programme intitulé ‘Our Ocean’.

Au fur et à mesure du développement des populations côtières, les pressions provenant des activités humaines terrestres et marines s’amplifient. La pollution marine causée par l’industrialisation, le trafic des navires, l’absence d’assainissement met en péril la sécurité alimentaire de l’Afrique de l’Ouest.

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‘Le Sommet de Lomé se veut le point de départ d’une nouvelle réflexion sur les moyens pratiques, juridiques, et financiers pour faire du domaine maritime africain un outil de développement débarrassé de la pollution’, a déclaré M. Dussey à l’issue de la rencontre.

Le sommet de Lomé sera pour les Etats-Unis l’occasion de confirmer leur engagement à préserver les océans de la pollution, de la pêche illicite de la piraterie et des trafics en tous genres.

Dans ce cadre, les Etats-Unis s’engagent à travailler étroitement avec le Togo pour l’adoption d’une Charte sur la sécurité et la sûreté maritime. Le projet est fermement soutenu par l’Union africaine et un texte devrait faire l’unanimité à l’issue du sommet.

Lors de l’entretien, le chef de la diplomatie togolaise, a également évoqué l’érosion des côtes, un problème environnemental et économique pour le Togo. Des solutions existent, mais elles nécessitent beaucoup de moyens financiers. L’aide des Etats-Unis serait évidemment la bienvenue.

source : sommetdelome.org

Sécurité maritime : rendez-vous à Lomé le 15 octobre prochain

Le sommet de l’Union africaine s’est achevé dimanche 31 janvier 2016 à Addis Abeba en présence du président Faure Gnassingbé.

La conférence des chefs d’Etat de l’UA a décidé que le sommet sur la sécurité maritime et le développement en Afrique se tiendrait à Lomé le 15 octobre prochain. Elle a également recommandé que ce sommet parvienne à l’adoption d’une charte africaine relative à la sécurité et à la sûreté maritime.

Dans ce cadre, l’Union africaine a accepté la proposition du gouvernement togolais d’abriter une réunion du comité technique spécialisé préparatoire au sommet de Lomé.

Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est félicité de cette annonce.

Le sommet avait été reporté en novembre dernier en raison de problèmes logistiques.

Source : Togodiplomatie.info

Robert Dussey : “Le plus important pour nous, c’est le bien-être socio-économique des togolais et le développement de notre pays” [Interview]

La diplomatie togolaise a marqué le pas ces dernières années, à travers diverses actions menées par le Patron dudit département le Prof. Robert DUSSEY. Dans une interview, le Prof. Robert DUSSEY dresse le bilan des activités menées en 2015 et annonce pour 2016, les perspectives du Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine. Lisez.

Bonjour Professeur Robert DUSSEY. L’année qui s’achève est l’occasion pour nous de dresser avec vous le bilan des nombreuses actions menées au Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine. Alors, 2015 fut une année ordinaire ou difficile pour la diplomatie togolaise ?

Merci pour le regain d’intérêt que vous portez à la diplomatie togolaise.

Chaque année est un défi pour nous, particulièrement en ce qui concerne la stabilité et le développement socio-économique de notre pays. Au Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et de l’Intégration africaine, nous sommes persuadés que la passion du travail, la culture de l’excellence et la quête de l’efficience sont des valeurs cardinales. Nous nous efforçons de les incarner dans nos activités quotidiennes.

Pour récapituler, l’année 2015 a été marquée dans notre pays, par l’organisation de l’élection présidentielle. Une parfaite organisation qui a débouché sur un scrutin paisible et démocratique avec un bon encadrement des observateurs internationaux.

Ensuite, nous avons continué sur la lancée d’une diplomatie axée sur le développement économique à travers le renforcement de la coopération avec nos partenaires traditionnels et surtout la conquête de nouveaux partenaires.

Dans cette optique, nous avons menées de concert avec la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) des missions économiques dans divers pays, notamment au Maroc, en Thaïlande, en Australie, au Brésil. Ces missions ont permis de présenter aux investisseurs étrangers des opportunités d’affaires au Togo.

En dehors de cette offensive économique, notre carte diplomatique s’est agrandie, d’une part, avec l’établissement des relations diplomatiques avec le Kirghizstan, le Sri Lanka, les Iles Seychelles et le Chili, l’ouverture de deux nouvelles représentations diplomatiques, en l’occurrence en Afrique du Sud, au Maroc et au Brésil, d’autre part. Ces ouvertures s’inscrivent dans une dynamique de consolidation de notre présence au Maghreb et en Afrique australe. Parallèlement à l’ouverture de ces nouvelles Ambassades, nous avons procédé au renforcement des Missions existantes en personnel pour mieux répondre aux besoins en ressources humaines qualifiées que requiert la mise en œuvre de la diplomatie économique.

L’année 2015 a été également marquée au sein de mon Département par les préparatifs du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le Développement en Afrique. Nous avons, en ce sens, organisé à New York, en marge des travaux de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, un événement parallèle qui a mobilisé beaucoup de pays et partenaires. Présidé par le Chef de l’Etat, cet événement parallèle a suscité l’adhésion de la communauté internationale pour l’organisation du Sommet et a permis de réaffirmer son engagement à lutter contre la piraterie et à œuvrer pour une meilleure gestion du phénomène de l’immigration clandestine.

Ce fut une intense année d’actions fructueuses !

Vous êtes si entreprenant que vous avez l’appui des partenaires. Quel est l’état actuel de la coopération bilatérale et multilatérale ? En êtes-vous satisfait ?

Ecoutez, nos partenaires sont sensibles aux progrès accomplis par le Togo. Sur le plan de la coopération bilatérale, tout va bien. La Chine, l’Allemagne, la France, les USA, le Japon, l’Inde, l’Egypte, la Corée du sud, entre autres, appuient le Togo dans divers domaines tels que le commerce, l’éducation, la santé, la décentralisation, les transports, le secteur privé, la société civile.

Avec le Royaume de Thaïlande et la République d’Arménie, nous avons signé des accords qui nous permettront d’étendre nos domaines de coopération dans l’intérêt de nos populations.

De multiples projets ont fait l’objet de signature d’accords, à l’instar du « African Training and Management Services » pour le développement du secteur privé et celui de la construction de deux ponts en l’occurrence à Kara et à Koumongou.

L’Union européenne, l’Union africaine, l’ONU, la BAD, le FMI, la Banque Mondiale apportent également leur appui. La tenue régulière de différentes missions d’évaluation du Togo avec ces partenaires témoigne du dynamisme de la coopération multilatérale dans l’ensemble.

La 16ème session du Dialogue Togo-UE de novembre dernier illustre tout aussi bien la qualité de cette coopération que nous souhaitons encore plus bénéfique pour nos populations. Soyez rassuré nous y travaillons davantage!

A cela, s’ajoutent les conférences Inde-Afrique et Chine-Afrique qui illustrent la vitalité de la coopération Sud-Sud.

Je voudrais profiter de l’occasion pour remercier à nouveau tous nos partenaires pour leur soutien indéfectible.

Vous venez d’évoquer, parmi les activités menées, les missions économiques effectuées avec la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). Quel est l’intérêt d’associer la CCIT à ces missions et quelles en sont les retombées?

Dans le cadre de la diplomatie économique que nous menons, il nous paraît crucial d’accompagner les entreprises togolaises dans la prospection des marchés, de les inciter à saisir de nouvelles opportunités qui leur procureront divers avantages et leur permettront d’atteindre un positionnement compétitif sur le plan régional et mondial.

Concrètement, les missions économiques que nous avons initiées ont surtout favorisé la prospection de nouveaux marchés et l’établissement de contacts fructueux. Ainsi, de nombreux accords de partenariats ont été signés à ces occasions. En retour, nous avons enregistré l’arrivée, dans notre pays, de nombreuses délégations d’hommes d’affaires et d’investisseurs étrangers venus découvrir et prospecter le marché togolais et établir des liens avec des hommes d’affaires locaux dans la suite logique des missions économiques que nous avons effectuées.

Vous avez également mentionné l’établissement des relations diplomatiques avec le Kirghizstan, le Sri Lanka, les Iles Seychelles ou encore le Chili. Qu’est-ce qui a motivé l’établissement des relations diplomatiques avec ces pays ?

Notre ambition, en établissant les relations diplomatiques avec ces pays, est d’amplifier l’ouverture du Togo sur l’extérieur. Comme vous pouvez le constater, l’ouverture sur l’extérieur constitue un pilier fondamental de notre politique étrangère.

Nous tenons compte des changements qui se produisent dans l’ensemble des pays et qui se traduisent notamment par l’émergence de certains pôles de développement économique. Or, si nous voulons poursuivre notre croissance et réaliser nos objectifs de développement, nous devons composer avec ces pôles émergents. Ainsi, tout en préservant nos relations traditionnelles et privilégiées avec nos anciens partenaires, nous réorientons notre politique extérieure en vue d’investir de nouvelles zones d’opportunités.

Toutes vos actions sont visiblement pérennes (…) du Club Diplomatique de Lomé aux Prix de l’Excellence en passant par d’importantes rencontres internationales et bientôt « Réussites Diaspora » nous observons une diplomatie togolaise plus présente et rayonnante. On a envie de dire quelle énergie ! Finalement laquelle des ces actions aviez vous préféré ?

Nous n’avons aucune préférence car ici tout est prioritaire !

Le plus important pour nous, c’est le bien-être socio-économique des togolais et le développement de notre pays. Nous travaillons avec le même engagement, la même détermination sur toutes nos initiatives.

Nous sommes heureux des deux années d’existence du Club Diplomatique de Lomé et des Prix de l’Excellence qui s’inscrivent dans la dynamique d’une quête et d’une actualisation permanentes de nos connaissances, de la formation du personnel pour une meilleure conduite de la diplomatie économique au service de la République.

Cette année 2015 a été marquée aussi par la première célébration de la Journée africaine des Mers et des Océans dans notre pays. Aného, ville historique et symptomatique du phénomène de l’érosion côtière a été choisie pour abriter ladite célébration.

Il y a en outre, le lancement de l’initiative « Réussites Diaspora » qui vise à récompenser les talents et les réussites des togolais de la diaspora qui se sont distingués dans les domaines de la science, de la recherche, de l’éducation, de la santé, de l’humanitaire, des médias, de l’économie, des affaires ou encore des nouvelles technologies.

Autant vous dire que le gouvernement togolais accorde une attention particulière à la diaspora. Pour nous, la diaspora est un levier important de développement, une mine d’expériences diverses et variées qu’on peut valoriser (…)

Nous voulons par « Réussites Diaspora » honorer les membres les plus compétents et les plus talentueux de notre diaspora et les accompagner dans leurs futurs projets au Togo.

Ce sera un événement national qui se tiendra du 11 au 16 janvier 2016. Je vous invite, vous journalistes, à nous appuyer (sourire).

Quelle a été, selon vous, le succès majeur de la diplomatie togolaise au cours de l’année 2015 ?

Je ne voudrais pas parler de succès majeur, mais plutôt des motifs de satisfactions.

Dans cette optique, je voudrais d’abord relever que les missions que nous avons effectuées avec le Chef de l’Etat à l’étranger nous ont permis d’obtenir de nouveaux engagements financiers de la part de nos partenaires aux plans bilatéral et multilatéral.

Un autre motif de satisfaction réside en l’élection du Togo au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2016-2018. A ce propos, il convient de rappeler que notre pays a obtenu au cours du scrutin organisé le 28 octobre 2015 à l’Assemblée générale des Nations Unies, un suffrage de 189 voix sur 192. Pour nous, l’élection du Togo, avec un tel suffrage, est la reconnaissance des progrès que notre pays a réalisés en matière des droits de l’Homme et dénote surtout de la confiance que nos partenaires placent en nos institutions.

Je voudrais également rappeler, dans le même ordre d’idées, l’engagement fort remarquable du Président de la République dans la gestion de l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Son excellente gestion du mécanisme de coordination de la CEDEAO sur cette épidémie a été reconnue et félicitée par ses pairs lors du Sommet de l’organisation qui a eu lieu à Abuja le 17 décembre 2015.

En outre, au cours de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à laquelle le Chef de l’Etat a pris une part très active, le Togo a été associé par l’ONU au processus de préparation de l’Agenda de développement post-2015 et notre pays a été choisi comme pays pilote, en dehors de Belize, pour l’expérimentation de la nouvelle approche en matière de planification du développement.

Enfin, je voudrais relever que notre pays a franchi, en 2015, une étape décisive dans le processus devant conduire à son éligibilité au Millennium Challenge Account. Comme vous le savez, il s’agit d’un dispositif conçu par le Congrès américain pour réduire la pauvreté à travers la croissance économique durable dans les pays en voie de développement. Ainsi, notre pays va bénéficier en 2016 du programme particulier afin de lui permettre de valider le reste du processus. C’est une avancée notable.

La diplomatie togolaise s’évertue donc à jouer pleinement sa partition, à conduire avec efficience sa mission transversale de prospection et de relais à l’extérieur des besoins et des opportunités du pays dans tous les domaines.

Vous avez évoqué à juste titre l’élection du Togo au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2016-2018 ; pouvez-vous nous présenter les priorités du Togo pendant son mandat?

Pendant notre mandat, nous allons jouer pleinement notre rôle, nous affirmer avec force et avec indépendance pour la promotion des valeurs universelles des droits de l’Homme, pour la paix et pour la justice dans le monde. Nous mesurons très bien qu’il s’agit d’assumer des responsabilités particulières au Conseil des droits de l’Homme et nous y prendront naturellement toute notre part.

Peut-on affirmer que la présence du Togo sur la scène internationale est plus perceptible qu’auparavant ?

Absolument. Les faits que j’ai évoqués précédemment en sont la preuve. Dans un monde aux enjeux aussi divers que complexes, notre diplomatie reste mobilisée. Elle s’attèle à faire entendre la voix du Togo et à faire valoir ses vues partout où les grandes thématiques qui lient le sort de l’humanité sont discutées. Sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, notre politique étrangère s’investit résolument dans la promotion du rayonnement et de la défense des intérêts de notre pays.

Nous nous y attelons avec des objectifs diplomatiques exigeants au service d’un système international qui a besoin de repères politiques et éthiques, eu égard aux enjeux aussi importants et complexes que sont, entre autres, les crises humanitaires, les conflits régionaux, les problématiques migratoires, l’aide au développement, les changements climatiques.

Lors de la célébration du 70ème anniversaire de l’ONU à Lomé, vous avez plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité. Est-ce une profession de foi ou un projet réaliste ? Croyez-vous que cette réforme est possible et que l’Afrique y trouvera sa part ?

La réforme que nous prônons n’est pas seulement possible, elle est surtout nécessaire. Le fait que l’Afrique ne dispose pas d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU est tout simplement une injustice. Notre position est qu’il faut une révision de la Charte permettant à plus d’un milliard de personnes de notre continent de se faire représenter par au moins deux pays africains au sein du Conseil de sécurité avec droit de véto et deux autres Etats africains comme membres non permanents. Je suis convaincu que cette réforme favorisera une meilleure représentativité de l’ONU et contribuera davantage à renforcer le rôle et l’image de l’ONU dans le monde.

Quelles sont les perspectives de la diplomatie togolaise pour 2016 ?

En 2016, nous nous attèlerons à amplifier l’ouverture du Togo sur l’extérieur, de façon à intensifier la coopération et les échanges internationaux, notamment dans les domaines économique, scientifique, social, culturel, technologique.

Dans cette optique nous allons continuer les réformes que nous avons entreprises et qui s’articulent autour du crédo : rigueur, compétence et culture de l’excellence.

En définitive, notre ambition est de doter nos missions diplomatiques et postes consulaires d’outils innovants pour plus d’efficacité et d’efficience.

Ainsi, en 2016, cela se traduira, entre autres, par le lancement d’un Manuel de procédure. En effet, nous sommes convaincus que, pour que la métamorphose de la diplomatie togolaise prenne véritablement corps et qu’elle s’inscrive définitivement dans l’efficience, il importe que ceux et celles qui l’animent soient bien outillés et qu’ils fassent preuve d’exemplarité. L’exemplarité du comportement, tant personnel que professionnel, la culture de l’excellence et le souci d’apporter une plus-value dans l’exercice de son métier doivent guider le personnel diplomatique tout au long de son séjour hors du territoire national et même à l’intérieur car il s’agit de valeurs fondamentales.

En outre, nous poursuivrons l’extension de notre réseau diplomatique par l’ouverture de nouvelles Ambassade en Europe (entre autres, en Italie) et en Afrique (Sénégal et/ou Côte d’Ivoire, entre autres).

L’autre priorité pour nous en 2016 est l’organisation du Sommet sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique. C’est un enjeu de première importance pour notre pays. Nous devrons élaborer une position africaine commune sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement, y compris notamment l’économie bleue qui sera entérinée par la « Déclaration de Lomé ». Celle-ci devra recommander l’adoption par la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union, d’une Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le Développement en Afrique, dans le cadre de la Stratégie AIM 2050 et de la mise en œuvre de l’Agenda 2063. Cet instrument devra avoir un caractère contraignant.

Du reste, nous nous évertuerons à faire connaître davantage le Togo, ses réalités, son patrimoine, ses potentialités ainsi que son dynamisme économique et sa mobilité sociale. Nous allons également œuvrer au renforcement de la coopération sous-régionale, régionale et internationale surtout dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Les chances de succès de la lutte contre ce fléau seraient en effet réduites tant qu’il n’y aurait pas de coopération internationale dynamique et cohérente.

Que ce soit au plans politique, économique et financier ou encore au plan sécuritaire, il est clair que la voix du Togo portera d’autant plus dans le monde que nous assumerons nos responsabilités et respecterons nos engagements avec pragmatisme et sans complexes.

L’année 2016 s’annonce donc riche en défis notamment avec le prochain Sommet de l’Union Africaine à Lomé. Professeur DUSSEY, est ce que les choses se précisent cette fois-ci ?

Evidemment, les préparatifs se déroulent sans souci majeur. Une équipe d’évaluation de l’Union Africaine a récemment séjourné à Lomé et tous les aspects de l’organisation du Sommet ont été passés en revue. Les préparatifs évoluent très bien sous la houlette du Président de la République.

Quelle est la nouvelle date retenue pour ce Sommet?

Le Sommet est prévue pour mars 2016, et donc dans trois mois. Comme je vous l’ai dit, les préparatifs se déroulent normalement et dès que tout sera finalisé et que le Gouvernement, de concert avec l’Union africaine, aura déterminé une date exacte, vous en serez logiquement informés.

Source : savoirnews.net

Boîtes à outils sur la sécurité maritime

Le Togo organisera en 2016, en partenariat avec l’Union africaine, un sommet sur la sécurité maritime et le développement en Afrique.

A cette occasion, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a lancé lundi un outil didactique consacré aux grands enjeux de la conférence et à ses thématiques : piraterie maritime, trafics d’armes et de drogue, pêche illégale et pollution des océans.

Le volet migration, ajouté récemment par les organisateurs, prend en compte les développements de ces derniers mois.

Un support destiné avant tout à une communauté de professionnels : diplomates, experts, fonctionnaires internationaux, chercheurs, ….

Il fonctionne comme boîte à outils de la sécurité maritime.

Le Golfe de Guinée, nouveau centre de gravité de la piraterie en Afrique, peine à se mettre en ordre de bataille face à ce fléau. L’ambition du sommet de Lomé est de parvenir à un projet de charte et à une mobilisation internationale.

Pour le président togolais Faure Gnassingbé, il importe que l’Afrique se donne les moyens nécessaires pour enrayer les actes criminels en mer et s’investisse dans la réalisation de la vision 2063 de l’Union Africaine pour l’Afrique.

Accéder au site du sommet de Lomé

Boîtes à outils sur la sécurité maritime

Le Togo organisera en 2016, en partenariat avec l’Union africaine, un sommet sur la sécurité maritime et le développement en Afrique.

A cette occasion, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a lancé lundi un outil didactique consacré aux grands enjeux de la conférence et à ses thématiques : piraterie maritime, trafics d’armes et de drogue, pêche illégale et pollution des océans.

Le volet migration, ajouté récemment par les organisateurs, prend en compte les développements de ces derniers mois.

Un support destiné avant tout à une communauté de professionnels : diplomates, experts, fonctionnaires internationaux, chercheurs, ….

Il fonctionne comme boîte à outils de la sécurité maritime.

Le Golfe de Guinée, nouveau centre de gravité de la piraterie en Afrique, peine à se mettre en ordre de bataille face à ce fléau. L’ambition du sommet de Lomé est de parvenir à un projet de charte et à une mobilisation internationale.

Pour le président togolais Faure Gnassingbé, il importe que l’Afrique se donne les moyens nécessaires pour enrayer les actes criminels en mer et s’investisse dans la réalisation de la vision 2063 de l’Union Africaine pour l’Afrique.

Accéder au site du sommet de Lomé

Robert Dussey : ‘Il faut positiver la migration et aider les jeunes africains qui vont en aventure’

Robert Dussey, le ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine est revenu sur le sujet de la migration, objet du sommet Europe-Afrique de La Valette tenu les 11 et 12 novembre dernier.

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Robert Dussey a expliqué que le sommet a été l’occasion pour les africains de faire une autocritique sur la situation de l’immigration et de se rendre compte certains partent à cause des problèmes qui surgissent sur le continent. Il était également d’explorer les voies et moyens pour aider les africains qui sont en Europe.

« …On pense que la migration est négative alors qu’elle n’est pas négative. Il faudra la situer dans un contexte positif. Aujourd’hui tous les peuples de l’Afrique jusqu’aux Etats-Unis en passant par l’Europe ont subi des périodes de migration. Ces périodes de migration contribuent au développement de chacun de ces pays. Donc nous en Afrique, nous pensons qu’il faut positiver la question de la migration et aider les jeunes africains qui vont en aventure en leur trouvant des solutions possibles sur le continent africain », a déclaré M. Dussey.

Le Plan d’action adopté au sommet de La Valette prévoit une aide financière de 1,8 milliard d’euros pour l’Afrique. Le Chef de la diplomatie togolaise, a salué la volonté de l’Europe d’aider l’Afrique à résoudre l’équation.

Certains pays du continent sont sélectionnés dans le processus de Rabat et de Khartoum pour bénéficier de ce fonds afin de résoudre certains de leurs problèmes.
« Nous ne voulons pas dire que c’est mauvais que ce fonds soit mis à la disposition du continent africain. C’est une bonne chose mais c’est dans la pratique et dans la distribution de ces fonds et la résolution des problèmes, les causes… que nous pensons que ces fonds peuvent vraiment nous aider », a-t-il dit.

Pour Robert Dussey, l’Afrique prend vraiment au sérieux la question de la migration. Il fait observer que la forte migration africaine est d’abord sur le continent lui-même.

« Nous n’avons pas de problème de migration en Afrique parce que nous acceptons, nous comprenons que, sur tout le continent africain, bien qu’il y ait certains problèmes liés au visas…, que les africains peuvent circuler sur le continent. Le problème de la migration est d’abord européen parce que le sommet de Malte a été souhaité par la partie européenne et les africains ont répondu.», soutient M. Dussey.

Revenant sur la question de la sécurité maritime, le Chef de la diplomatie togolaise estime qu’il s’agit d’un problème d’actualité. En effet, plus de 1583 africains qui sont morts depuis janvier 2015 dans la méditerranée et le professeur Dussey souhaite que la question soit prise au sérieux.

Le sommet extraordinaire de Lomé, prévu en 2016 traitera de 5 sous-thèmes à savoir la piraterie maritime, la pêche illégale (pêche INN), la pollution marine, la traite des hommes dont la question de la migration, et enfin la contribution de la mer au développement de l’Afrique.

« Le sommet de Lomé est très important et est toujours d’actualité. Nous pensons qu’après la rencontre de la Valette et les conclusions et les plans d’action … vont nourrir les discussions au niveau africain lors du sommet de Lomé sur la problématique des traites humains et de la migration », indique le Professeur Dussey.