Le Togo réélu pour un second Mandat ( 2018-2019) au CPS de l’UA

Communiqué de Presse

Addis Abeba, 26 janvier 2018

Ce 26 janvier 2018, à l’occasion de la 32ème Session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, le Togo a été réélu, sans surprise et avec brio, pour un second mandat au Conseil de paix et de sécurité (CPS) pour la période 2018–2019.

Cette brillante élection est, en effet, le fruit de l’engagement du Togo pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale dans le monde, en général, et en Afrique, en particulier. Elle est également le résultat de la vision du Président de la République, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, qui s’investit sans compter pour apporter la paix sur les théâtres de guerre.

Faut-il le rappeler, le Togo s’est imposé, ces dernières années, comme l’un des principaux contributeurs africains aux opérations de maintien de la paix en termes de personnels. La République togolaise accorde une grande importance au multilatéralisme ainsi qu’aux forums internationaux tels que l’ONU, l’UA et la CEDEAO.

En mars 2017, le Togo a réitéré ce ferme engagement en annonçant au Secrétaire général de l’ONU la décision du Chef de l’Etat d’augmenter le nombre des soldats togolais dans les opérations de maintien de la paix de même que l’engagement résolu du Togo à soutenir toute action visant à garantir un monde plus sûr et épris de paix.

Dans le cadre de ce nouveau mandat, le Togo continuera de contribuer, en tant que l’un des quinze (15) membres, de façon efficace et efficiente, aux débats et discussions du CPS dont l’objectif phare est de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique en vue d’assurer la protection et la préservation de la vie et des biens, le bien-être des populations africaines et de leur environnement ainsi que la création des conditions propices à un développement durable.

Océans : Réunion du Conseil de sécurité (CPS) à Addis Abeba


La session ministérielle du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) s’est déroulée ce mardi à Addis Abeba.

Le Togo assure la présidence tournante du CPS au mois d’avril.

Cette session ministérielle organisée à l’initiative du Togo avait un double pour thème, la sûreté et la sécurité maritimes en Afrique : l’après Lomé et la paix, la sécurité et le développement de l’économie bleue.

Présidée par Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, en présence de SmaïlChergui, le Commissaire Paix et Sécurité de l’UA et de Albert Muchanga, Commissaire au Commerce, les échanges ont porté sur les menaces sécuritaires qui planent sur les espaces maritimes africains. Dans ce cadre, ont été abordés les différents points contenus dans la Charte de Lomé.

Robert Dussey mardi à l’UA

‘Comme vous le savez, la mise en œuvre des recommandations du Sommet de Lomé, passe nécessairement par l’entrée en vigueur de la Charte  sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique. Toutes les actions à mener et les mécanismes à mettre en place pour atteindre les objectifs fixés sont tous tributaires de la mise en application de cet important instrument’, a rappelé Robert Dussey qui a invité les Etats membres à ratifier ‘massivement’ la Charte ‘afin de rentrer une fois pour de bon dans la phase opérationnelle de notre lutte.

Cet instrument juridique qui vise à assurer la sécurité le long des côtes africaines en proie aux trafics divers et à la pêche illégale. Mais la Charte de Lomé a également une vocation économique car elle ambitionne de faire des océans de véritables zones de développement économique.

Créé en 2004, le Conseil de paix et de sécurité (CSP) est sans doute l’innovation institutionnelle la plus ambitieuse de l’Union africaine.

Chargé de la prévention des conflits et du maintien de la paix, le CSP consacre le principe de ‘non-indifférence’, inspiré du ‘devoir d’ingérence’, en cas de violations graves des droits de l’homme par un Etat du continent.