CDL : jalons d’une communauté de destin pour l’humanité à Lomé

Le Club Diplomatique de Lomé (CDL) a tenu vendredi sa 2e conférence de l’année 2017. La session modérée par Me Jean Degli a été présidée par le ministre togolais des affaires étrangères, le Prof Robert Dussey en présence de l’ancien Premier Ministre togolais, Edem Kodjo. L’orateur du jour, Liu Yuxi, ambassadeur de Chine au Togo a entretenu l’assistance sur le thème : « Construire une communauté de destin pour l’humanité ».

C’est depuis 2012 que ce concept de communauté de destin pour l’humanité a fait son apparition dans la vie internationale. Elle continue de façonner une nouvelle approche en matière de gouvernance mondiale, donnant lieu à des propositions et des mesures pour soutenir une croissance inclusive et un développement solidaire, notamment dans les pays africains.
Dans son développement, Liu Yuxi indique que le développement en commun fait partie du concept « communauté de destin pour l’humanité » et est aussi un moyen pour favoriser sa construction.

« D’une manière générale, cette nouvelle approche dans les relations de coopération soutient qu’un pays, dans la recherche et la protection de ses propres intérêts, doit tenir compte des préoccupations légitimes des autres pays et partant de cela, en poursuivant son développement national, il promeut le développement commun de tous les pays », a expliqué M. Liu.

Pour le diplomate chinois, la construction d’une communauté de destin est une approche qui tient compte de l’évolution et de la transformation de l’ordre international en indiquant une voie, une formule et un plan pour le développement de la société humaine.
Et dans un monde en pleine mutation et qui fait face à de nombreux défis, Liu Yuxi estime que construire une communauté de destin revient à promouvoir un développement partagé et gagnant-gagnant.
La construction de la communauté de destin se résume selon lui, en 5 points que sont : le développement d’un partenariat sur la base du principe d’égalité, de la concertation et de la compréhension mutuelle ; la création d’une architecture de sécurité ; la recherche d’un développement ouvert, innovant, inclusif et bénéfique à tous ; la promotion des échanges et l’enrichissement mutuel ; et enfin, la construction d’un écosystème respectueux de la nature et favorable au développement vert.

« Ces 5 points expliquent globalement le contenu de la communauté de destin pour l’humanité ; ils sont complémentaires l’un et l’autre et forment un bloc uni et complet », a précisé Liu Yuxi.

Le conférencier a souligné quelques caractéristiques de la communauté de destin. Il s’agit de l’égalité, de la primauté de la paix, de l’inclusivité, de l’approche globale.

La Chine et la construction de la communauté de destin

Liu Yuxi indique que le concept de communauté de destin pour l’humanité est le fondement de l’idéologie et la culture traditionnelle de la Chine comme la paix, la fraternité universelle, la cohabitation harmonieuse entre l’humanité et la nature.

« L’essentielle de ces valeurs est le crédo de la politique étrangère chinoise qui se résume à l’indépendance, la coexistence pacifique, le bénéfice mutuel et gagnant-gagnant, l’ouverture, et la construction d’un monde harmonieux, tout en reflétant l’aspiration et la poursuite du développement et du progrès de tous les peuples du monde », a relevé le diplomate.

M. Liu avance que la coopération sino-africaine repose sur le principe de communauté de destin avec le récent engagement de la Chine à investir 60 milliards de Dollars US en Afrique dans les prochaines. Il indique de ce fait que la coopération sino-africaine se repose sur le principe « L’Afrique propose, l’Afrique approuve, l’Afrique dirige ».
A la fin de son intervention, l’ambassadeur de Chine au Togo a souhaité que le Togo, l’Afrique, la Chine et tous les pays partenaires réalisent le développement et la prospérité en commun afin de partager un futur meilleur dans une communauté de destin pour l’humanité.
L’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo a souhaité que l’Afrique s’inspire de l’exemple de développement de la Chine qui est basé essentiellement sur le travail pour sortir de la précarité. Pour l’ancien Secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), la communauté de destin est un objectif à poursuivre à tout prix et ne saurait être considérée comme une illusion.
Abondant dans le même sens, le Chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey a souhaité que les pays africains aient de la vision et travaillent dans l’ordre et la discipline.

« Pour être la chine de demain, il faut travailler… Cela permettra à l’Afrique d’être au-devant de l’histoire au lieu de continuer à être à la remorque de l’histoire », a préconisé le Prof. Dussey.

 

Source : TogoBreakingNews.info

Appui logistique de la Chine au Togo à l’organisation du Sommet de Lomé

 

Cette cérémonie de remise de don de matériels marque la vitalité des relations de coopération et d’amitié entre lomé et Pékin.

Dans le cadre des relations d’amitié et de coopération qui existent entre la République Togolaise et la République Populaire de Chine, le ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine a réceptionné un important don de matériels électroniques, informatique et de bus. C’est le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Pof. ROBERT DUSSEY qui a réceptionné ce don des mains de l’ambassadeur de Chine, S.E.M. LIU YUXI.

Cet important don vient appuyer les efforts logistiques du Togo dans les préparatifs du sommet de l’UA sur la sécurité et la surêté maritiles et le développement en Afrique, que Lomé va accueillir du 10 au 15 octobre 2016.

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Evalué à Cinq Millions de RMB (5.000.000 RMB) soit Huit cent mille dollars américain (800.000 USD), ce don est composé d’ordinateurs de Bureau et portables de copieurs, de machine à fax, téléviseurs, caméra, climatiseurs, motos, imprimantes et de bus de 24 à 29 places.

Togo : Une diplomatie à la conquête des pays modèles

La nouvelle orientation de la politique étrangère du Togo privilégie une action en dehors de sa fonction traditionnelle à travers sa capacité à attirer les investissements directs étrangers, à rechercher des financements innovants et des partenariats porteurs.

Cette vision est détaillée et argumentée dans le dernier numéro de DiploMag, le magazine publié par le ministère des Affaires étrangères.

Faire de la diplomatie un levier du développement est un choix assumé par le président Faure Gnassingbé. Sa soft diplomacy est l’un de ses atouts.

En moins de 3 mois, il s’et rendu en Chine, en Allemagne et en Israël. Pas pour serrer des mains et écouter des discours lénifiants, mais pour nouer de nouveaux accord et développer la coopération économique.


Télécharger le Diplomag N°11

Source : Republicoftogo.com

Réflexion collective sur la sécurité

Le Togo accueille les 27 et 28 juillet prochains les Consultations Afrique-Chine-Etats Unis pour la paix en Afrique.

Les participants aborderont principalement deux thèmes, la sécurité maritime et l’économie bleue dans le Golfe de Guinée et la promotion de la paix au Sahel.

Une rencontre qui se situe dans le cadre des préparatifs du sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime qui aura lieu le 15 octobre prochain à Lomé.

Initiées en 2014 par l’ancien président américain Jimmy Carter, à la tête du Carter Center, et le président chinois Xi Jinping, ces consultations rassemblent un groupe restreint de diplomates et d’experts africains, chinois et américains pour des discussions à huis clos visant à examiner la collaboration entre les acteurs régionaux, la Chine, les États-Unis et d’autres sur les questions de paix et de sécurité.

Cette cellule est animée par Zhong Jianhua, envoyé spécial chinois pour les Affaires africaines, l’ambassadeur Princeton Lyman, conseiller spécial au United States Institute for Peace et Mohamed Ibn Chambas, représentant du SG des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

L’initiative vise à promouvoir une réflexion collective sur les problèmes communs et à identifier des domaines concrets de collaboration.

La rencontre de Lomé est organisée à l’invitation du ministère des Affaires étrangères togolais, en collaboration avec le Bureau des Nations unies de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS).

Les travaux seront ouverts par Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, et Jordan Ryan, responsable des programmes de paix au Carter Center.

Organisation non-gouvernementale, le Carter Center a été fondé en 1982 par l’ancien président Jimmy Carter.

Robert Dussey : “La Chine respecte l’Afrique et s’engage à ses côtés pour l’atteinte du bien-être des populations”

Dans un entretien accordé au magazine ‘Afrique Education’, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey rejette les accusations selon lesquelles la Chine se comporterait comme un colonisateur en Afrique.

‘Je ne veux pas rentrer dans ce genre de débat qui ne nous avance pas beaucoup en Afrique où nous avons besoin de tout le monde. Chaque coopération a ses mérites. C’est à nous, Africains, de dire ce que nous voulons. La Chine respecte l’Afrique et s’engage à ses côtés pour l’atteinte du bien-être des populations. J’espère juste que l’Afrique saura tirer profit de ce bel exemple de coopération Sud-Sud’, déclare M. Dussey.

Un sommet Chine-Afrique a eu lieu récemment à Johannesburg au cours duquel les dirigeants de Pékin ont affirmé leur volonté de renforcer la coopération avec le contient en orientant l’aide vers des projets industriels locaux et le transfert de technologie.

Entre 2008 et 2014, l’aide chinoise en faveur du Togo s’est élevée à 518 millions de dollars dont près de la moitié composé de dons (45%) et l’autre de prêts concessionnels accordés par l’Exim Bank of China.

Afrique Education N°429

Ayassor : ‘La Chine n’est pas en train de coloniser l’Afrique’ #FOCAC2015

‘Le président chinois a dit a vérité sur la coopération entre la Chine et l’Afrique’, a confié vendredi Adji Otèth Ayassor, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Planification, à l’agence chinoise Xinhua après le discours prononcé par Xi Jinping à l’ouverture du sommet Chine-Afrique.

‘Nous croyons que cela est la meilleure façon de développer l’Afrique et le Togo se félicite de l’engagement de la Chine à aider l’Afrique à avancer’, a-t-il ajouté.

M. Ayassor a réfuté les accusations selon lesquelles Pékin était en train de coloniser l’Afrique. ‘C’est exactement le contraire, la chine accompagne le développement du continent, ce qui n’était pas le cas avec les colonisateurs occidentaux à l’époque’.

Robert Dussey : “Nos partenaires chinois sont très flexibles” #FOCAC2015

Les pays africains réunis au sein du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA, ou FOCAC en anglais), qui célèbre cette année ses 15 ans d’activité, ont salué à l’unanimité jeudi à Pretoria en Afrique du Sud, à l’occasion d’une conférence ministérielle à laquelle ont pris part plus d’une quarantaine de dirigeants du continent, la relation marquée par un partenariat “efficace” et “flexible” avec la Chine.

“Pour l’Afrique d’une manière générale, si nous regardons un peu en arrière les 15 ans de coopération Chine-Afrique, nous ne pouvons que tirer un bilan positif, les engagements pris de part et d’autre ont été remplis”, a souligné dans un entretien à Xinhua, Aichatou Boulama Kané, ministre nigérienne des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens de l’extérieur.
Prélude au sommet de Johannesburg, le premier en Afrique, prévu vendredi et samedi, en présence du président chinois Xi Jinping, la sixième réunion ministérielle du FCSA s’est tenue dans la capitale sud-africaine, sous le thème “la Chine et l’Afrique avancent ensemble : coopération gagnant-gagnant pour un développement commun”.
Ces assises, ouvertes par la ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Maite Nkoana-Mashabane, et le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, ont approuvé les projets d’une déclaration politique et d’un plan d’action triennal 2016-2018, qui restent à être entérinés par les chefs d’Etat et de gouvernement pour servir de nouveau cadre de référence pour cette relation.
De l’avis du ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération, Hamadi Meimou, “à en juger par le volume des échanges commerciaux, c’est déjà un partenariat qui se situe à un niveau très élevé, parce qu’il s’agit de 300 milliards de dollars pour 2015, on en était à 220 milliards en 2014. Donc, le volume est très important”.

“Il y a également, a-t-il ajouté à Xinhua, les investissements qui le sont, qui montent à 30 milliards, et les investissements africains en Chine se montant à 15 milliards. Bien sûr, il y a des interventions dans les divers secteurs, l’agriculture, l’industrie, les infrastructures, l’éducation, la santé, divers secteurs qui connaissent également des avancées significatives grâce à ce partenariat”.

Pour cette raison, la Chine a ravi à l’Union européenne (UE) la place de premier partenaire commercial de l’Afrique. “Depuis 2000, on a assisté à un développement exponentiel de la coopération entre la Chine et l’Afrique dans tous les domaines”, renchérit le ministre sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, le Professeur Robert Dussey, a indiqué que “nos partenaires chinois sont très flexibles”.

“D’abord, ils ne nous donnent pas de leçons, ils comprennent nos réalités, nous comprenons leurs réalités. Nous parlons le même langage, pays du Tiers-Monde qui vont vers le développement”, a-t-il souligné.

“Et ils ne se mêlent pas des affaires politiques [de leurs partenaires], poursuit-il, ils viennent pour nous aider à transformer nos pays, à faire de nos pays des pays émergents. Nous sommes fiers de travailler avec eux dans ce sens”.

“La Chine est un pays qui a des liens historiques avec l’Afrique, mais qui a un modèle de coopération assez particulier, qui tient compte des priorités des pays, qui montre aussi beaucoup de respect pour nos pays”, se réjouit aussi la ministre rwandaise des Affaires étrangères et du Développement international, Louise Mushikiwabo.

Les pays membres du FCSA expriment leur satisfaction face aux réalisations émanant de ce partenariat appelé, selon eux, à se renforcer davantage au cours des prochaines années où, en plus des domaines traditionnels formés de la santé, des infrastructures, de l’agriculture, de l’éducation, l’accent sera mis aussi sur l’industrialisation puis la paix et la sécurité.

“Tous les participants à ce forum ont salué l’exemplarité de la coopération chinoise qui est une coopération gagnant-gagnant, une coopération désintéressée, qui prend en compte les préoccupations africaines et qui part justement des préoccupations africaines. Ce sont les pays mêmes qui définissent leurs priorités. En tout cas, la Chine se fait le plaisir de suivre”, a confirmé Mankeur Ndiaye.

“La Chine peut aider l’Afrique à décoller sur le plan industriel, parce que l’Afrique regorge de ressources de plusieurs sortes, en particulier l’énergie pour laquelle nous avons des problèmes en Afrique. Etant donné que notre production est insuffisante, nous pourrons nous tourner résolument vers ce qu’on appelle l’énergie propre, c’est-à-dire l’énergie renouvelable”, estime de son côté le ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération.

Selon lui, “de ce point de vue, la Chine a une très grande expérience. En matière d’industrie, nous pensons qu’elle pourra aider l’Afrique à transformer ses matières premières en produits finis et donc créer de la valeur ajoutée, des emplois pour lutter contre la pauvreté et améliorer les performances qui déjà depuis une décennie sont enregistrées au niveau de plusieurs pays africains : on est à une croissance à deux chiffres dans certains pays africains”.

C’est une préoccupation partagée par le ministre béninois de l’Industrie et du Commerce, Ibrahim Kombiéni, qui insiste qu'”aucun pays ne peut se développer dans ce monde sans le développement de l’industrie. Pendant longtemps, depuis les indépendances, on évolue à petits pas. Aujourd’hui nos nouveaux partenaires sont les Chinois, qui sont prêts à apporter un coup de main, surtout cette coopération gagnant-gagnant”.

Peopledaily French / (Rédacteurs :Yin GAO, Guangqi CUI)