Monaco : Fin de la Conférence Ministérielle de la Francophonie

La conférence – qui s’est achevée hier en Principauté – a mis en avant la volonté des décideurs de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de donner un nouveau souffle à l’organisation.

Et au moment de clôturer hier après-midi la 38e conférence ministérielle de la Francophonie qui réunissait des représentants de 88 pays, la secrétaire générale a affirmé qu’elle quittait Monaco ‘en chantant’, dans un grand sourire.

Une manière pour Louise Mushikiwabo d’afficher sa satisfaction de la bonne tenue du congrès.

Outre la forte adhésion des Etats aux propositions de réformes de la Secrétaire générale, la Conférence a adopté le projet de budget révisé de l’OIF pour 2020, la programmation 2019-2022 révisée, ainsi que des résolutions portant notamment sur les océans, le 30e anniversaire de la Convention des Nations unies relatives aux droits de l’enfant, le rôle de l’innovation dans la promotion de la science, de l’éducation et de l’économie numérique, le cinquantenaire de la Francophonie.

En outre, les ministres ont entériné la proposition de tenir les IXe Jeux de la Francophonie à Kinshasa du 23 juillet au 1er août 2021.

Enfin, à la fin de la Conférence, l’Arménie, hôte du dernier Sommet de la Francophonie, a transmis la présidence de la Conférence ministérielle à la Tunisie dont la capitale, Tunis, abritera le XVIIIe Sommet de la Francophonie les 12 et 13 décembre 2020 autour du thème : ‘Connectivité dans la diversité : le numérique vecteur de développement et de solidarité dans l’espace francophone’.

Le Togo était représenté à la Conférence de Monaco par le chef de la diplomatie, Robert Dussey.

L’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

Visite de travail en France : Robert DUSSEY rencontre Jean-Yves LE DRIAN

COMMUNIQUE DE PRESSE

1- S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a effectué une visite de travail en France, du 23 au 24 juillet 2019, à l’invitation de S.E.M. Jean-Yves LE DRIAN, Ministre de l’Europe et des affaires étrangères de la République Française.
2- Au cours de leur entretien, les deux Ministres ont procédé à des échanges de vues sur des questions d’intérêt commun liées à leur coopération bilatérale et à leur collaboration sur des sujets régionaux et multilatéraux.
3- Evoquant les questions bilatérales, les deux personnalités se sont réjouis de l’excellente qualité des relations historiques d’amitié et de coopération qui unissent la France et le Togo et ont réaffirmé leur disponibilité à continuer par collaborer étroitement pour l’affermissement et le développement de ces relations.
4- Le Ministre DUSSEY n’a pas manqué d’exprimer les vifs remerciements du Gouvernement togolais pour les soutiens multiformes que la France lui apporte dans son élan vers le développement, à travers notamment les actions de l’agence française de développement (AFD) et du Service d’Action Culturelle, particulièrement dans le domaine de l’eau, de l’assainissement, de l’éducation, de la recherche, de l’énergie et de la culture.
5- Examinant les questions de développement, le Ministre DUSSEY a décliné les principaux axes du Plan National de Développement (PND) et les opportunités qu’il présente pour le secteur privé français, déjà très présent au Togo à travers une vingtaine d’entreprises, et dont les investissements et l’expertise sont très attendus.
La France figure parmi les premiers partenaires commerciaux du Togo et le Ministre Togolais a appelé de tous ses voeux le renforcement de ces liens à travers un partenariat plus accru entre les secteurs privés des deux pays.
6- Sur le plan sécuritaire, le ministre a salué l’appui de la France dans la formation et la préparation des forces armées togolaises pour les missions à l’étranger dans le cadre des opérations de maintien de la paix ainsi que la coopération en matière de renseignements extérieurs opérationnels.
7- Sur le plan politique, le Ministre LE DRIAN a félicité le Togo pour les avancées considérables qu’il a enregistrées ces derniers mois en réalisant les réformes constitutionnelles et institutionnelles et en organisant de façon apaisée et consensuelle, les élections législatives du 20 décembre 2018 et les locales du 30 juin 2019.
Le Professeur DUSSEY a, à cet égard, sollicité le soutien et l’accompagnement des villes françaises, qui ont déjà une expérience avérée, aux jeunes communes togolaises qui entament un nouvel apprentissage en matière de décentralisation et de gestion des collectivités locales.
Il a aussi saisi l’occasion pour rassurer son homologue de la préparation inclusive des élections présidentielles de 2020.
8- Parlant des questions d’ordre régional, les deux Ministres se sont inquiétés de la recrudescence des actes de terrorisme, de radicalisation, d’extrémisme violent et de piraterie maritime sur le continent et particulièrement en Afrique de l’Ouest.
9- A cet égard, le Ministre togolais a félicité son homologue français pour son soutien aux Etats de l’Afrique de l’Ouest dans leur riposte au terrorisme et à l’extrémisme violent, à travers les opérations Serval puis Barkhane et l’appui au G5 Sahel.
Il a cependant relevé que la réponse militaire ne saurait à elle seule suffire et a rappelé l’importance de la diplomatie préventive qui oblige les gouvernements à assumer leurs rôles et à prendre la responsabilité de protéger leurs citoyens, de faire des efforts pour se rapprocher des communautés à la base, d’anticiper les crises sociopolitiques, de savoir rester à égale distance des confessions religieuses en respectant le principe de laïcité tout en jouant leur rôle de régulateur souverain.
10- Concernant les questions d’ordre multilatéral, les deux Ministres ont exprimé leurs préoccupations face aux atteintes répétés ces dernières années contre le multilatéralisme.
11- Ils ont convenu de renforcer leur collaboration dans les enceintes internationales, en coordonnant leurs prises de positions, non seulement pour une meilleure défense de leurs intérêts communs, mais aussi pour la préservation de la paix et de la sécurité internationales.
Les Chefs de la diplomatie française et togolaise ont également salué l’évolution positive des négociations en cours en vue d’un nouvel accord de partenariat ACP-UE.
Ils ont, par ailleurs, réaffirmé leur commune volonté de soutenir toutes les initiatives et à prendre les mesures les plus adéquates dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.
12- Au terme de son séjour, le Chef de la diplomatie togolaise a exprimé à son homologue français ses vifs remerciements et sa gratitude pour la qualité de l’accueil qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation.
Fait à Paris, le 24 juillet 2019

Réunion du Conseil de paix et de sécurité à Niamey sur la Libye

Adopté par le Conseil de paix et de sécurité en sa 857ème  réunion tenue le 5 juillet 2019, sur la situation en Libye et le sort des migrants africains en Libye,

 

Le Conseil de paix et de sécurité,

Rappelant l’article 4 (o) de l’Acte constitutif de l’Union africaine affirmant le caractère sacro-saint de la vie humaine, l’article 7 du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité, ainsi que ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation en Libye et la situation des migrants africains dans ce pays, en particulier le communiqué de presse [PSC/PR/BR.(DCCCII)] de la 802ème réunion du 17 octobre 2018, le communiqué [PSC/MIN.(DCCXCVII)] de la 797ème réunion tenue au niveau ministériel le 24 septembre 2018, en marge de la 73ème Session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, aux États-Unis d’Amérique, et le communiqué [PSC/PR/COMM.(PSC /PR/COMM.(DCCCXXXIX)] de la 839ème réunion tenue le 9 avril 2019;

Notant les allocutions de S.E. Pr. Robert Dussy, Ministre des Affaires étrangères de la République togolaise, en sa qualité de Président du CPS pour le mois de juillet 2019, et de l’allocution faite par S.E. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA; notant, en outre, la  présentation faite par l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité, ainsi que la déclaration du Représentant de l’État de Libye;

Exprimant, une fois encore, sa grave préoccupation  face à la situation qui prévaut en Libye, en particulier depuis le 4 avril 2019, et face au sort des migrants africains dans les camps et les centres de détention dans ce pays, en particulier la récente attaque contre des migrants et des réfugiés au centre de détention de Tajoura près de Tripoli, en Libye , qui a fait 53 morts et des centaines de blessés graves, le 3 juillet 2019;

Exprimant sa solidarité avec le Gouvernement et le peuple libyens et réaffirmant son engagement et sa disposition à continuer d’aider les parties prenantes libyennes à trouver une solution à la crise dans leur pays, conformément aux instruments et principes pertinents de l’UA.

Agissant en vertu de l’article 7 de son Protocole, le Conseil de paix et de sécurité: 

  1. Condamne, de la manière la plus ferme possible, les auteurs de l’attaque sauvage, quels qu’ils soient, attaque qui a été perpétrée le 3 juillet 2019, contre les migrants du centre de détention de Tajoura, près de Tripoli en Libye, qui a causé des morts et des centaines de blessés; exprime ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement à tous les migrants et réfugiés blessés;
  1. Fait sien le communiqué de presse du Président de la Commission du 3 juillet 2019, condamnant ce crime horrible et appelant à une enquête indépendante pour élucider la perpétration de ce crime;
  1. Décide qu’une enquête indépendante doit être menée d’urgence, avec la participation de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), en vue d’établir les faits de l’attaque du 3 juillet 2019 contre le centre de détention de Tajoura, près de Tripoli, et de formuler des recommandations sur les mesures pratiques pour assurer la dignité, le bien-être, la sûreté et la sécurité des migrants; dans ce contexte, le Conseil demande à la Commission de lui soumettre les résultats de l’enquête au plus tard avant le 30 septembre 2019 pour examen; 
  1. Souligne le rôle central de l’UA, en collaboration étroite avec les pays de la région, dans la recherche d’une solution durable à la crise en Libye; dans ce contexte, le Conseil insiste sur le fait que tous les partenaires engagés dans le soutien des efforts visant à régler la crise libyenne doivent compléter et respecter l’approche de l’UA; à cet égard, le Conseil demande au Président de la Commission de renforcer davantage son engagement diplomatique avec toutes les parties concernées, afin d’assurer qu’une action collective soit menée rapidement et efficacement pour mettre fin à la crise en Libye; 
  1. Rappelle que les Nations unies, à travers son Conseil de sécurité, ont la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales, conformément au chapitre VII de la Charte des Nations unies; en conséquence, le Conseil demande au Conseil de sécurité d’assumer la pleine responsabilité du règlement rapide de la crise en Libye, ayant à l’esprit que la poursuite de cette crise aura de graves conséquences, en particulier, la circulation et l’utilisation illicites des armes, le trafic, la prolifération de groupes terroristes, la criminalité organisée, en Libye même, dans la région et sur le continent africain;
  1. Exige que tous les auteurs de ce crime odieux soient traduits en justice, sans plus tarder; dans ce contexte, le Conseil exhorte les autorités et les autres parties prenantes libyennes à apporter la coopération nécessaire à l’enquête sur l’attaque contre le centre de détention de Tajoura; 
  1. Appelle les autorités libyennes à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils en Libye, y compris les migrants et les réfugiés, conformément au droit international humanitaire et aux droits de l’homme; appelle en outre les autorités libyennes à démanteler tous les centres/ camps de détention en Libye, afin de réduire la vulnérabilité des migrants et des réfugiés;
  2. Souligne la nécessité pour les États membres de prendre des mesures pour s’attaquer, de manière décisive, aux causes profondes de la migration irrégulière; appelle tous les pays concernés à redoubler d’efforts pour faciliter le rapatriement rapide de leurs ressortissants de Libye, y compris la fourniture du soutien logistique, afin d’empêcher toute exploitation ultérieure de leur situation précaire;
  3. Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation politique en Libye; réaffirme qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise libyenne, et souligne l’impératif d’une solution politique comme seule alternative pacifique viable pour résoudre la crise qui prévaut;
  4. Condamne fermement l’ingérence extérieure, d’où qu’elle provienne, dans les questions de paix et de sécurité en Afrique; à cet égard, le Conseil exprime sa préoccupation face à l’intervention extérieure croissante dans les affaires intérieures de la Libye, telle qu’elle s’est manifestée par la fourniture continue d’armes à des factions militaires et à des milices en violation de l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies, et des tentatives délibérées pour diviser les parties prenantes libyennes, ce qui compromet les efforts déployés pour régler définitivement la crise en Libye; à cet égard, le Conseil souligne que tout soutien extérieur doit compléter les efforts de dialogue et de réconciliation sous conduite africaine entre les parties prenantes libyennes; dans ce contexte, le Conseil met en garde qu’il désignera et dénoncera les parties impliquées, afin de régler ce problème;
  1. Exige des factions belligérantes en Libye à cesser immédiatement les hostilités, à s’engager à respecter un cessez-le-feu permanent et à se réengager dans un véritable dialogue national, afin de promouvoir une solution politique inclusive à la crise, et réitère son soutien total à la Conférence de réconciliation devant être organisée par la Commission de l’Union africaine et le Comité de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’UA sur la Libye;
  1. Attend avec intérêt la réunion prévue du Comité ad hoc de haut niveau de l’UA sur la Libye en marge du sommet inaugural de coordination de l’UA et des CER, à Niamey, au Niger;
  1. Décide de rester activement saisi de la question.

Lancement du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur : Discours du Ministre Robert Dussey

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et des Organisations de la société civile,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et Messieurs les Directeurs,

Mesdames et Messieurs les Chefs de Division,

Chers amis de la presse,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

 

Le philosophe grec Epicure a dit a propos de l’amitié : « Ce n’est pas tant l’intervention de nos amis qui nous aide mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux. » La dimension de sa pensée qui m’intéresse c’est le fait qu’Epicure fait de la confiance et de la garantie de pouvoir toujours compter les  amis le socle de l’amitié. Votre présence en ce jour ici est réitérative et nous convainc que le Togo pourra toujours compter sur vous chers partenaires.

La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui constitue en effet un aboutissement puisqu’elle annonce la réalisation d’un projet dont les débuts remontent à 2014. La mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) traduit ambition clairement affichée du Président de la République et du Gouvernement de rehausser le niveau d’implication de la diaspora togolaise dans notre effort national de développement et marche vers la prospérité collective.

Il vous souviendra que le 1er avril dernier, nous nous sommes retrouvés ici même à l’occasion du lancement de la Feuille de route des Togolais de l’extérieur. La création du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur va matérialiser l’un des axes essentiels de cette Feuille de route. En prenant la décision de la création du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur, le Gouvernement envisage fédérer notre diaspora pour rendre sa contribution au développement de notre pays encore plus significative.

La diaspora togolaise est une diaspora émiettée en plusieurs associations avec des difficultés à se regrouper et à s’organiser en faitière capable d’assurer sa représentativité. Il s’avère donc indispensable de fédérer ces différentes associations afin d’accroitre leurs capacités d’action en direction et au service du pays. L’initiative de la création du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) est en partie une réponse du Gouvernement à une demande de la diaspora elle-même.

Mesdames et Messieurs,

Le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur regroupera l’ensemble des Togolaises et Togolais résidant hors du territoire national. Il sera le cadre par excellence d’échange et de confiance réciproque entre la diaspora togolaise et le Gouvernement sur toutes les questions d’intérêts communs. Le HCTE sera également chargé de suivre et coordonner les actions de développement de la diaspora togolaise, promouvoir partout la défense des droits et intérêts des Togolais de l’extérieur et leur apporter soutien à chaque fois que les circonstances l’exigent et faire des consultations périodiques avec les pays d’accueil des Togolaises et Togolais de la diaspora.

Le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur sera un organe consultatif de régime associatif, non partisan et non lucratif, et ne sera affilié à aucune obédience confessionnelle, idéologique ou politique. L’enjeu, c’est de rassembler tout le monde, faire de la diaspora plurielle du Togo une plateforme unique au service de la prospérité de la nation, concilier la logique de la pluralité et celle de l’unité.  Blaise Pascal disait bien dans son ouvrage Pensées que « la multitude qui ne se réduit pas à l’unité est confusion ; l’unité qui ne dépend pas de la multitude est tyrannie ». Nos différences constituent un atout pour le pays.

Pour finir, je voudrais, une fois encore, saisir l’occasion pour vous renouveler, chers amis partenaires, la reconnaissance du Gouvernement pour votre présence à cette cérémonie, qui témoigne de votre indéfectible soutien lorsqu’il s’agit des initiatives pour la cause du développement de notre pays. Vous êtes, pour paraphraser une pensée de Pythagore, des compagnons qui aident le Togo à avancer sur le chemin de la prospérité.

Visite officielle au Brésil : Communiqué de Presse

1- A l’invitation du Ministre des Relations Extérieures de la République fédérative du Brésil, S.E.M. Ernesto ARAUJO, S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, a effectué, les 17 et 18 juin 2019, une visite officielle à Brasilia.

2- Au cours de cette visite, les deux Ministres ont procédé à des échanges de vues sur des questions d’intérêt commun d’ordre bilatéral, régional et multilatéral.

3- Abordant les questions d’ordre bilatéral, les Ministres ARAUJO et DUSSEY se sont réjouis de l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays depuis 1972 et ont réaffirmé leur disponibilité à collaborer étroitement pour l’approfondissement et le développement de ces relations.

4- Evoquant l’accord portant création de la Commission mixte de coopération entre le Gouvernement de la République Togolaise et le Gouvernement de la République Fédérative du Brésil, signé le 18 août 1988 à Brasilia, les deux Ministres se sont engagés à organiser dans un avenir proche, la première session de celle-ci, en vue de renforcer leur collaboration dans les domaines politique, économique, sécuritaire, scientifique, culturel et technique.

5- Ils ont également convenu de la signature prochaine de plusieurs accords dont un mémorandum d’entente entre l’Institut Rio Branco du Ministère des Relations Extérieures de la République Fédérative du Brésil et le Ministère des Affaires Etrangères de la République Togolaise sur la coopération dans le domaine de la formation des diplomates, un accord dans le domaine du service aérien et un accord cadre de coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense.

6- Examinant les questions de développement, le Ministre DUSSEY a fait connaître que le Togo a récemment adopté un Plan National de Développement articulé autour de trois axes qui concernent la mise en place d’un hub logistique d’excellence et d’un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ouest africaine, le développement de pôles de transformation agricole, manufacturier et d’industries extractives et la consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion.

7- A cet égard, il a invité la partie brésilienne à appuyer le Togo dans la mise en œuvre de ce plan, à travers la mobilisation des investissements.

8- Aussi, les deux Ministres ont-ils convenu de l’organisation prochaine au Brésil, d’un Forum économique Togo-Brésil auquel prendra part le Chef de l’Etat S.E. Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République togolaise.

9- Se félicitant de l’initiative coton4+qui a permis le renforcement des capacités techniques des cotonculteurs togolais par des experts brésiliens, le Ministre DUSSEY a exprimé le souhait de la partie togolaise de voir cette expérience s’étendre à d’autres filières, notamment le café, le manioc, l’anacarde et l’élevage bovin.

10- Par ailleurs, le Ministre togolais a pris note de l’offre brésilienne visant à accompagner les pays africains en matière de contrôle terrestre de leurs frontières, de la formation des pilotes et des marins et a exprimé la disponibilité de la partie togolaise à bénéficier de cette offre.

11- Relevant la nécessité de renforcer la coopération entre les secteurs privés des deux pays, les deux Ministres se sont engagés à œuvrer de concert pour l’organisation de visites d’échange et de prospection des opérateurs économiques du Togo et du Brésil et leur participation aux grandes rencontres organisées dans l’une ou l’autre partie dans les domaines économiques et connexes.

12- A cet égard, les Ministres togolais et brésilien ont invité les chambres de commerce, et autres associations professionnelles des hommes d’affaires des deux pays à signer des accords de partenariat.

13- Parlant des questions d’ordre régional, les deux Ministres ont évoqué la recrudescence des actes de terrorisme, de radicalisation, d’extrémisme violent et de piraterie maritime sur le continent et particulièrement en Afrique de l’Ouest.

14- A cet égard, le Ministre togolais a félicité son homologue pour l’initiative brésilienne de développer une stratégie commune avec l’Afrique de l’Ouest sur la sécurité en Atlantique Sud et a convenu avec lui de l’organisation prochaine à Lomé d’une réunion de haut niveau sur les questions sécuritaires entre l’Afrique de l’Ouest et le Brésil.

15- Concernant les questions d’ordre multilatéral, les deux Ministres ont souligné l’importance du renforcement de leur collaboration dans le cadre des Organisations Internationales, en particulier, en s’accordant leurs soutiens réciproques en cas de candidature à un poste au sein d’une organisation donnée.

16- A cet égard, le Ministre togolais a informé son homologue du soutien du Togo à la candidature de la République fédérative du Brésil au poste de membre non permanent du conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2022-2023.

17- En marge de cet entretien, le Prof. Robert DUSSEY a animé une conférence sur le thème «Extrémisme violent et défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest : quel rôle pour la diplomatie préventive ? » à l’Institut Rio Branco du Brésil.

18- Dans son exposé, le Ministre DUSSEY, après avoir rappelé que les groupes extrémistes veulent faire de l’Afrique de l’Ouest une société à risques multiformes, a démontré les limites de la sécurité et de la réponse militaire face à la menace et énuméré quelques solutions fondées sur la diplomatie préventive pour endiguer le mal.

19- A cet égard, il a rappelé que la diplomatie préventive oblige les gouvernements à assumer leurs rôles et à prendre la responsabilité de protéger leurs citoyens, de faire des efforts pour se rapprocher des citoyens et des communautés, d’anticiper les crises sociopolitiques, de savoir rester à égale distance des communautés et des confessions religieuses en respectant le principe de laïcité tout en jouant leur rôle de régulateur souverain.

20- Par ailleurs, le Ministre DUSSEY a été reçu en audience, par Monsieur Wilson WITZEL, Gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro. Les questions de coopération ont été au centre de leurs discussions.

21- Dans le cadre de l’exécution de l’axe 1 du PND, le Ministre DUSSEY et le gouverneur WITZEL ont convenu de la signature des accords de coopération entre le gouvernement togolais et l’Etat de Rio de Janeiro dans les domaines du commerce, du tourisme et des activités financières. Un accord entre Lomé et Rio de Janeiro ainsi qu’un autre entre les chambres de commerce du Togo et de l’Etat de Rio de Janeiro sont également prévus.

22- Il a enfin échangé avec les leaders des communautés afro-brésiliennes et de la diaspora togolaise au Brésil qu’il a invités à prendre part au Forum économique de la diaspora africaine prévu à Lomé les 28 et 29 novembre 2019.

23- Au terme de cette visite, le DUSSEY a exprimé au Ministre ARAUJO, au Gouvernement et au peuple brésilien ses vifs remerciements pour la qualité de l’accueil et de l’hospitalité qui lui ont été réservés ainsi qu’à sa délégation durant leur séjour au Brésil et a invité son homologue à effectuer une visite en République Togolaise.

24- S.E.M. Ernesto ARAUJO a accepté cette invitation dont les modalités seront arrêtées par voie diplomatique.

Fait à Brasilia, le 18 juin 2019

#NewACPEU : Evaluation des progrès à Bruxelles

Bruxelles, le 23 mai 2019

IP/19/2673

Commission européenne – Communiqué de presse

 

À la suite des récentes consultations au niveau régional avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), les négociateurs en chef, le commissaire Mimica et le ministre togolais Robert Dussey, se sont réunis aujourd’hui à Bruxelles pour discuter des grandes lignes du futur accord ACP-UE.

M. Neven Mimica , commissaire chargé de la coopération internationale et du développement et négociateur en chef de l’UE, a déclaré: «L’accord se précise. Il est temps d’intensifier nos efforts et d’accélérer nos progrès pour atteindre les résultats escomptés. Les discussions d’aujourd’hui sur les partenariats régionaux nous rapprochent un peu plus de cette coopération nouvelle et renforcée que nous recherchons.»

M. Robert Dussey , ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration de l’Afrique, qui est également négociateur en chef des pays ACP et président du groupe central de négociation ministériel, a quant à lui déclaré: «Nous avons entamé ces négociations en septembre de l’année dernière et nous avons fait des progrès constants depuis lors. Les consultations avec les trois régions ont été bénéfiques dans la mesure où elles ont donné une bonne idée des besoins de chaque région. Nous attendons avec impatience la conclusion d’un accord axé sur les besoins actuels et futurs de nos pays membres. »

 

Prochaines étapes

Alors que les pourparlers relatifs aux partenariats régionaux spécifiques progressent, les équipes de négociation de l’UE et des ACP poursuivront leurs travaux sur le texte de l’accord qui couvre l’ensemble des 79 pays (également dénommé «le socle commun»). Les prochaines sessions de négociation porteront notamment sur la structure institutionnelle. L’objectif est de réaliser un maximum d’avancées avant la prochaine réunion des négociateurs en chef, prévue pour la seconde moitié du mois de juillet.

 

Contexte

L’accord de Cotonou régissant actuellement les relations entre l’UE et les pays ACP arrivera à échéance en 2020. Les négociations en vue d’un nouveau partenariat entre les pays ACP et l’UE ont été lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Les premières séries de négociations ont principalement porté sur le socle commun au niveau UE-ACP. Ce socle commun regroupe les valeurs et les principes autour desquels se rassemblent l’UE et les pays ACP, et indique les domaines stratégiques prioritaires dans lesquels les deux parties ont l’intention de travailler ensemble.

En outre, il est prévu que le futur accord comprenne des piliers régionaux spécifiques et axés sur des actions se concentrant sur les besoins de chaque région. Le premier cycle de consultations concernant les piliers régionaux est à présent terminé.

Le futur partenariat ACP-UE servira à consolider les liens politiques étroits entre l’UE et les pays ACP sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de la moitié des pays membres des Nations unies et plus de 1,5 milliard de personnes.

ACP-UE : Vers l’accord Post-Cotonou 2020

Les grandes lignes du futur accord entre les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) et l’Union européenne ont été évoquées jeudi à Bruxelles entre les chefs négociateurs.

Neven Mimica, le commissaire chargé de la Coopération internationale et du Développement, et Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise pour le compte des ACP.

‘L’accord se précise. Il est temps d’intensifier nos efforts et d’accélérer nos progrès pour atteindre les résultats escomptés. Les discussions d’aujourd’hui sur les partenariats régionaux nous rapprochent un peu plus de cette coopération nouvelle et renforcée que nous recherchons’, a déclaré M. Mimica.

Robert Dussey, de son côté a salué ‘des progrès constants’.

‘Les consultations avec les trois régions ont été bénéfiques dans la mesure où elles ont donné une bonne idée des besoins de chaque région’, a-t-il ajouté.

Alors que les pourparlers relatifs aux partenariats régionaux spécifiques progressent, les équipes de négociation de l’UE et des ACP poursuivront leurs travaux sur le texte de l’accord qui couvre l’ensemble des 79 pays (également dénommé «le socle commun»).

Les prochaines sessions de négociation porteront notamment sur la structure institutionnelle.

L’objectif est de réaliser un maximum d’avancées avant la prochaine réunion des négociateurs en chef, prévue pour la seconde moitié du mois de juillet.

L’accord de Cotonou régissant actuellement les relations entre l’UE et les pays ACP arrivera à échéance en 2020.

GRO
Neven Mimica,Tjekero Tweya, président du conseil des ministres ACP (Namibie), et Robert Dussey

Les négociations en vue d’un nouveau partenariat entre les pays ACP et l’UE ont été lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Les premières séries de négociations ont principalement porté sur le socle commun au niveau UE-ACP. Ce socle commun regroupe les valeurs et les principes autour desquels se rassemblent l’UE et les pays ACP, et indique les domaines stratégiques prioritaires dans lesquels les deux parties ont l’intention de travailler ensemble.

En outre, il est prévu que le futur accord comprenne des piliers régionaux spécifiques et axés sur des actions se concentrant sur les besoins de chaque région. Le premier cycle de consultations concernant les piliers régionaux est à présent terminé.

Le futur partenariat ACP-UE servira à consolider les liens politiques étroits entre l’UE et les pays ACP sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de la moitié des pays membres des Nations unies et plus de 1,5 milliard de personnes.

DISCOURS DE  S.E. PROF. ROBERT DUSSEY  AUX CONSULTATIONS REGIONALES UE-AFRIQUE  DANS LE CADRE DES NEGOCIATIONS ACP-UE POUR LE POST-COTONOU

 

Eswatini, le 04 mai 2019

Son Excellence Monsieur le Premier Ministre du Royaume d’ESWATINI,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,

Monsieur le Secrétaire général des ACP  Dr. Patrick GOMES,

Monsieur le Négociateur en Chef de l’Union européenne pour le post-Cotonou,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, pour commencer, remercier le Roi d’Eswatini, le Gouvernement et le peuple de notre pays hôte pour leur courage de l’hospitalité. Depuis que nous sommes arrivés en cette terre africaine des ACP, nos impressions sont très  bonnes quant à leur grand sens de l’hospitalité. J’ai fait dans votre beau pays ce qu’Alioune DIOP, un grand panafricain de conviction, fondateur de la Revue Présence Africaine, qui a voulu que l’Afrique soit présente sur la scène du monde, a appelé « l’expérience intime de la vie africaine ». L’expérience de votre étonnant sens de l’altérité a réveillé en moi mes intuitions et passions panafricanistes de  ma plus tendre jeunesse.

Je voudrais également remercier les différentes délégations ici présentes. Votre forte participation à ces consultations régionales traduit, sans se tromper, l’intérêt que vous portez aux négociations en cours. L’enjeu est commun et votre engagement l’est également.

Mesdames et Messieurs,

La région du Pacifique qui a tenu ses consultations régionales les 25 et 26 février 2019 à Apia, à Samoa, négocie directement le pilier UE-Pacifique du nouvel accord avec l’UE. La région des Caraïbes est dans le même schéma et a tenu ses consultations régionales le 15 avril à Kingston  en Jamaïque. Les consultations régionales UE-Afrique de cette semaine actent à l’échelle africaine le début formel des négociations sur le pilier UE-Afrique du futur accord de partenariat ACP-UE, même si depuis quelques mois un excellent travail technique se fait au niveau de l’Union africaine sur les négociations.

Les spécificités africaines en termes de défis, de potentiels, de priorités, de cadres référentiels de développement (commercial, économique et humain) et de partenariat avec l’extérieur sont connues. Il y a une longue histoire de partenariat entre l’UE et l’Afrique réaffirmé à Abidjan en 2017. En cohérence avec le partenariat UE-Afrique actuel et dans un nouvel esprit, l’Afrique est appelée à négocier le pilier UE-Afrique du post-Cotonou.

La Zone de libre-échange continentale (ZLEC) en cours de création en Afrique est une évolution qualitative qui, dans un futur proche, donnera un nouveau visage au commerce intra-africain et international de l’Afrique.

Le pilier UE-Afrique du post-Cotonou doit être en phase avec les orientations stratégiques de la ZLEC, de l’agenda 2063 de l’UA et du Sommet UE-Afrique d’Abidjan ainsi qu’avec la volonté de développement clairement affichée en Afrique. L’Afrique doit densifier ses échanges commerciaux avec l’Europe, rehausser le niveau du dialogue politique avec l’UE sur les questions aussi cruciales que la sécurité, la paix, les droits de l’homme, les biens culturels africains encore en séjour en terre européenne, les objectifs de développement durable, le changement climatique et la migration.

Les sujets qui seront au centre des négociations dans le protocole UE-Afrique de l’accord sont d’importance vitale pour l’Afrique et le Groupe ACP. L’Afrique, doit conduire ses négociations régionales avec professionnalisme et un  sens élevé de responsabilité. Par notre travail, à l’échelle africaine, nous devons prouver au Groupe ACP qu’il a fait le choix approprié au moment idéal en optant pour l’autonomie et la liberté d’action des régions dans la négociation des piliers régionaux. Le moment est historique et le travail doit être fait avec une éthique de responsabilité. J’ai la conviction que les négociateurs africains ont conscience de leur responsabilité.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais finir avec une pensée de Kwame NKRUMAH que nous Africains ne devons jamais perdre de vue : « Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces [du] monde ».

Merci pour votre attention.

Accord Post-Cotonou 2020 : Poursuite des négociations ACP-UE à Kingston.

Les négociations entre le groupe des pays ACP et l’Union européenne se poursuivent pour parvenir à un accord post-Cotonou d’ici 2020.

Cette fois, les discussions se déroulent en Jamaïque après N’Djamena et Samoa. Aucune des régions géographiques concernées n’est oubliée.

A Kingston, se retrouvent les mêmes interlocuteurs comprenant le Groupe central de négociation (GCN), le Commissaire européen au Développement, Neven Mimica et Robert Dussey, le chef négociateur pour les pays ACP.

‘En venant en Jamaïque je suis Africain, mais je me sens également profondément Caribéen’, a déclaré le chef de la diplomatie togolaise en intervenant lors des débats. Cette île des Caraïbes est en effet majoritairement peuplée de descendants d’esclaves africains.

Les discussions avancent à un rythme soutenu pour parvenir à accord d’ici 2020 et peut être même avant.

M. Dussey a cependant souligné que malgré les progrès réalisés, ‘les deux parties ont également reconnu la nécessité d’accélérer les négociations afin de permettre la conclusion du gros des négociations d’ici l’été 2019’

Il a vanté les mérites d’un futur accord basé sur des priorités régionales stratégiques.

La grande nouveauté repose en effet sur les besoins et spécificités de chaque zone géographique, contrairement à l’actuelles 79 pays formant le bloc ACP n’ont rien d’uniformes. Les demandes des pays du Pacifique ou des Caraïbes n’ont rien à voir avec celles de l’Afrique.

Robert Dussey en discussion avec Kamina Johnson Smith

La finalité des pourparlers est de parvenir à un nouvel accord consistant en un socle commun et trois partenariats régionaux.

Le socle commun, applicable à tous les membres du partenariat, énumérera des objectifs, des priorités et des principes généraux et permettra de renforcer la coopération au niveau international.

Les partenariats régionaux constitueront le centre de gravité et fixeront des priorités régionales spécifiques pour les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, conformément aux dynamiques régionales renforcées et à l’importance accrue des organisations régionales.

Réunion du CDL avril 2019 avec Damien MAMA du SNU au Togo

Les enjeux géopolitiques de la migration au XXIe siècle : atout ou menace à l’équilibre mondial. Tel était le thème du débat organisé mardi soir à Lomé par le Club diplomatique de Lomé (CDL). Invité Damien Mama, le coordinateur du Système des Nations Unies (SNU) au Togo.

Le phénomène migratoire est d’ampleur mondial et constitue désormais une question internationale majeure. Il toucherait un être humain sur 7, si l’on additionne les 740 millions de migrants internes aux 214 millions de migrants internationaux comptabilisés par les Nations Unies.

Si les migrations sont le plus souvent associées aux déplacements des ressortissants des pays les plus pauvres vers les pays riches, la réalité est plus complexe. A l’échelle mondiale, un tiers des migrants se déplace des pays en développement (sud) vers les pays développés (nord) ; un tiers, du sud vers le sud ; et le dernier tiers du nord vers le nord.

Les raisons économiques n’en sont pas les seules causes. La migration témoigne de la mobilité grandissante des personnes et de la densification des réseaux transnationaux économiques, culturels, matrimoniaux et religieux.

La plupart des régions du monde sont concernées, soit par le départ, soit par l’accueil, soit par le transit des migrants ; certains pays l’étant par les deux, voire les trois à la fois.

Les mouvements migratoires se développent particulièrement le long des grandes lignes de fractures géographiques, qui séparent des régions aux caractéristiques politico-économiques fortement distinctes : la Méditerranée, la frontière américano-mexicaine, ou celle entre la Russie et la Chine. Ces lignes de fracture sont en constante évolution.

D’anciens pays de départ sont rapidement devenus des pays d’accueil : c’est le cas de l’Europe du sud. D’anciens pays d’accueil deviennent des pays de départ, en particulier en Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Uruguay), tandis que d’autres Etats ont surtout vu progresser leur population de migrants en transit (Maroc, Mexique, et Turquie).

L’Afrique subsaharienne, dernière région du monde à accomplir sa transition démographique, devrait enregistrer une forte croissance démographique avec une multiplication par près de 10 de sa population entre 1950 (180 millions d’habitants) et 2050 (plus de 1,7 milliards selon les projections des Nations Unies).

Ce décuplement de la population est un réel enjeu, notamment pour les zones désertiques du Sahel et pour les pays enclavés et aux ressources naturelles limitées.

Damien Mama
Damien Mama

Les migrants peuvent contribuer de deux manières au développement de leur pays d’origine. D’une part, ils transfèrent une partie de leur revenu, ressource tant pour les ménages bénéficiaires que pour les Etats d’origine.

Ces transferts représentent plus de trois fois les budgets de l’aide publique au développement. Les montants des transferts vers les pays en développement sont en progression continue pour atteindre plus de 400 milliards de dollars en 2018 selon la Banque Mondiale contre 6 milliards en 1970.

D’autre part, les migrants transfèrent des ressources immatérielles, telles leurs compétences (intellectuelles, techniques ou relationnelles) et sur un pan plus large des normes (comme l’égalité des genres), des valeurs civiques (respect du cadre collectif).

Ces transferts sont déterminants pour le développement mais les données sont encore trop parcellaires pour en évaluer les impacts.

Les migrants ont également la capacité d’œuvrer au sein du pays d’accueil en apportant une vitalité économique et sociale en s’insérant dans des dynamiques collectives.

En ce sens, la migration peut être un atout, a souligné Damien Mama lors de son exposé.

Créé à l’initiative de Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, le Club diplomatique de Lomé est un cercle de réflexion apolitique qui reçoit à intervalles réguliers des personnalités togolaises et étrangères issues du monde diplomatique, politique et d’organisations internationales.

CDL avril 2019 : Mot de fin du Prof. Robert Dussey

>> Lire aussi : Réunion du CDL avril 2019 avec Damien MAMA du SNU au Togo

Le Club Diplomatique de Lomé a reçu Monsieur Damien MAMA, Coordinateur du système des nations unies au Togo a présenté le thème suivant : “Les enjeux géopolitiques de la migration au 21e siècle : atout ou menace à l’équilibre mondial ?”

 

Les pays d’Europe, d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique achèvent un deuxième cycle de négociations en vue d’un nouveau partenariat ambitieux

Bruxelles, le 4 avril 2019

Aujourd’hui, les négociateurs en chef ont souligné les progrès accomplis et lancé la phase suivante des négociations. À terme, cette nouvelle étape aboutira à la création de piliers sur mesure pour chaque région, lesquels figurent parmi les nouveautés qui seront introduites dans le futur accord ACP-UE.

Le négociateur en chef de l’UE, le commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, M. Neven Mimica, a tenu aujourd’hui les propos suivants à N’Djamena, au Tchad: «La rédaction du texte de base avance bien, et nous sommes à présent ravis de nous engager dans une nouvelle voie avec la négociation des piliers UE-Afrique, UE-Caraïbes et UE-Pacifique. Non seulement ces piliers stimuleront notre coopération en lui insufflant une nouvelle dynamique, mais ils nous permettront aussi, en fin de compte, d’accroître nos réalisations en apportant une réponse adaptée aux besoins et aux défis propres à chaque partenaire.»

Le négociateur en chef des pays ACP et président du groupe central de négociation ministériel, qui est également le ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration de l’Afrique, M. Robert Dussey, a quant à lui déclaré: «Nous avons fait le bilan des négociations lancées il y a six mois. Je suis heureux de pouvoir signaler que des progrès considérables ont été accomplis et que nous continuons de nous appliquer à faire en sorte que l’accord soit viable à long terme et réponde aux besoins des citoyens en nous attaquant aux défis mondiaux actuels et émergents.»

Prochaines étapes

Tandis que le processus de rédaction suit son cours, l’UE et les pays ACP poursuivent les consultations relatives aux piliers régionaux avec chaque région. Comme l’a montré le dialogue de haut niveau avec les dirigeants du Pacifique le 26 février, ces consultations offrent un espace privilégié pour approfondir la discussion sur les besoins et les priorités de chaque région. Des réunions similaires avec les partenaires des Caraïbes et d’Afrique doivent avoir lieu prochainement.

Contexte

L’accord de Cotonou régissant actuellement les relations entre l’UE et les pays ACP arrivera à échéance en 2020. Les négociations en vue d’un nouveau partenariat entre les pays ACP et l’UE ont été lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Les deux premières séries de négociations ont principalement porté sur le socle commun au niveau UE-ACP. Ce socle regroupe les valeurs et les principes autour desquels se rassemblent l’UE et les pays ACP. Il indique également les domaines stratégiques prioritaires dans lesquels les deux parties envisagent de travailler ensemble à titre prospectif. Outre ledit socle, le futur accord comportera également trois piliers régionaux orientés vers l’action, chacun d’entre eux se concentrant sur les besoins propres à une région. L’UE et les pays ACP chercheront, dans le cadre du futur partenariat, à renforcer leur coopération politique sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de la moitié de l’ensemble des pays membres des Nations unies et plus de 1,5 milliard de personnes.

Pour en savoir plus

Questions et réponses sur le futur partenariat UE-ACP

Directives de négociation de l’UE

Directives de négociation des pays ACP

Communiqué : Présentation de la Feuille de Route pour les Togolais de l’extérieur

Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, S.E. Prof. Robert DUSSEY, a procédé, ce 1er avril 2019, à la présentation de la «  feuille de route du gouvernement pour les Togolais de l’extérieur ». La feuille de route du Gouvernement pour les Togolais de l’Extérieur répond à la vision du Président de la République, S.E. Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, celle d’assurer une meilleure organisation de la diaspora togolaise en vue de sa plus adéquate implication dans les efforts de développement national. Sa mission est de créer les conditions d’une implication plus inclusive de la Diaspora togolaise à l’œuvre de construction  nationale.

Conformément à cette vision, les actions du gouvernement en faveur de la diaspora togolaise s’articulent autour de trois (03) axes majeurs, à savoir :

  • la valorisation du capital humain, économique et social de la diaspora ;
  • le renforcement de la communication entre le Gouvernement et la diaspora ;
  • l’amélioration de la protection et de la défense des intérêts des Togolais de l’extérieur.

L’exécution de ces axes stratégiques est planifiée en deux grands volets : Programme d’Actions Prioritaires (PAP) et Programme à Moyen et Long terme (PMLT).

Le Programme d’Actions Prioritaires fait référence à deux axes principaux, à savoir : la valorisation du capital humain, économique et social de la diaspora et le renforcement de la communication  entre le Gouvernement et la diaspora.

Dans la mise en œuvre du premier axe stratégique consacré à la valorisation du capital humain, économique et social de la diaspora, le gouvernement entend réaliser les trois objectifs suivants :

  • mobiliser les investissements, les compétences et savoir-faire des Togolais de l’extérieur ;
  • mettre en œuvre le programme de coréalisation de projets de développement local dans les régions d’origine des migrants ;
  • développer un projet de volontariat solidaire pour le développement.

S’agissant de la mise en œuvre du deuxième axe stratégique consacré au renforcement de la communication entre le Gouvernement et la diaspora, le Gouvernement poursuivra les trois objectifs ci-après :

  • créer les structures aptes à mobiliser et accompagner le retour de la diaspora togolaise. Il s’agit notamment d’œuvrer à la mise en place du Haut conseil des Togolais de l’extérieur ;
  • réaliser la cartographie de la diaspora togolaise et sa répartition dans le monde ;
  • organiser un forum économique des Togolais de l’extérieur.

Au titre de l’axe stratégique 3 relatif à l’amélioration de la défense et de la protection des intérêts des Togolais vivant à l’étranger, inscrit dans les actions du Programme à Moyen et Long terme (PMLT), le Gouvernement mettra l’accent sur la négociation d’accords bilatéraux avec les pays où résident de fortes communautés togolaises et ceux offrant des opportunités d’embauche intéressantes afin de mieux encadrer la migration professionnelle des Togolais conformément aux normes internationales du travail. Le Gouvernement s’emploiera également à créer un Observatoire de la migration et de la diaspora et à faciliter les démarches consulaires et administratives des membres de sa diaspora dans les pays de résidence.

Il convient de noter que plusieurs projets en faveur de la diaspora sont inscrits dans cette feuille de route.

Au demeurant, il faut rappeler que le Gouvernement a déjà eu à mener en faveur de la diaspora togolaise plusieurs actions. Au titre de celles-ci l’on peut retenir, entre autres, la création de la direction des Togolais de l’extérieur par décret en 2005 ; la création au cours de la même année du Haut-commissariat aux rapatriés et à l’action humanitaire (HCRAH) ; l’élaboration et la mise en œuvre du programme Diaspora portant  notamment sur le recours aux compétences de la diaspora (2010-2014) ; la création en 2014 du comité interministériel chargé de la coordination et du suivi des activités de migration et développement ; la mise en place d’une cellule diaspora chargée d’accompagner les Togolais de l’extérieur porteurs de projets dans leur mise en œuvre ; la désignation depuis 2015 de points focaux chargés de la diaspora dans les missions diplomatiques et consulaires du Togo ; des tournées de rencontre avec la diaspora en 2013 et 2014 ; l’organisation des grandes assises de la diaspora en 2014 ; l’exemption de visa pour les Togolais de l’extérieur détenteurs d’une double nationalité (2014); l’organisation de la première édition de la semaine des « Réussites Diaspora » (2016).

Sur un autre registre, le Gouvernement accorde une importance de choix à la diaspora togolaise dans la perspective de la contribution de tous les Togolais et de toutes les Togolaises à la construction nationale, en l’occurrence pour la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND).

Aussi, le Gouvernement se propose-t-il d’organiser à partir de mai 2019 des actions de sensibilisation des Togolais de l’extérieur sur cette nouvelle vision notamment le Forum Economique des Togolais de l’Extérieur prévu pour les  28 et 29 novembre 2019.

                                                                                                                                Fait à Lomé, le 1er avril 2019

Discours du Ministre Robert Dussey lors du lancement de la feuille de route des Togolais de l’extérieur

MOT INTRODUCTIF DU PROF. ROBERT DUSSEY, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES TOGOLAIS DE L’EXTERIEUR À L’OCCASION DU LANCEMENT DE LA FEUILLE DE ROUTE DE LA DIRECTION DES TOGOLAIS DE L’EXTERIEUR

 

Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et des Organisations de la société civile,

Monsieur le Secrétaire général,

Monsieur le Directeur de cabinet,

Mesdames et Messieurs les Directeurs,

Mesdames et Messieurs les Chefs de Division,

Chers amis de la presse,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir que je m’adresse à vous en ce jour de lancement de la feuille de route que le Chef de l’Etat, S.E.M. Faure ESSOZIMNA GNASSINGBE, a bien voulu nous confier dans le cadre du renforcement de la fibre patriotique qui lie le Togo à sa diaspora.

En décidant de changer la dénomination du Ministère des Affaires Etrangères, en y ajoutant : Togolais de l’Extérieur, le Président de la République a voulu montrer l’importance et le rôle de la diaspora dans le développement du Togo.

Il n’y a pas de nation, nous enseignent Ernest RENAN et aujourd’hui Jean BAECHLER, sans un sentiment de communauté de destin, sans une conscience nationale.

Le destin chez les stoïciens est absolu, le stoïcisme a ainsi une conception déterministe du cosmos. Le destin est la chaine causale des évènements. Cicéron écrit dans son traité de la devination : « J’appelle destin (fotum) ce que les hommes nomment l’heimarméné, c’est-à-dire, l’ordre et la série des causes, lorsque une cause liée à une autre produit d’elle même un effet (…) on comprend que le destin n’est pas ce qu’entend la superstition mais ce que dit la science, à savoir la cause éternelle des choses, en vertu de laquelle les faits passés sont arrivés, les présents arrivent et les futurs doivent arriver ».

L’universalité du destin n’exclut pas l’action humaine. Il l’intègre au sein de ses consolides.

La nation Togolaise est une communauté de citoyens et la communauté des Togolais de la diaspora est une part non négligeable de notre contrat social et forme la communauté de destin. Le nombre des Togolais de l’Extérieur est estimé aujourd’hui à plus de deux millions de personnes et les plus fortes communautés des Togolais sont signalées dans les pays voisins (Bénin, Ghana, Burkina Faso), au Nigéria, au Gabon, au Tchad, au Niger, en Guinée Equatoriale, en Europe (France, Allemagne, Belgique, etc.) et dans certains pays du continent américain (Canada, Etats-Unis, etc.).

La feuille de route qui sera présentée lors de cette cérémonie par le Directeur des Togolais de l’Extérieur fait de la protection et de la défense des intérêts des Togolais de l’extérieur une priorité nationale. Les compatriotes, parce que l’un des besoins basiques de tout être humain est le besoin de sécurité, où qu’ils soient dans le monde, doivent se sentir en sécurité et protégés. Nos compatriotes de la diaspora ont le droit d’attendre de la mère-patrie plus de protection.

La mise en œuvre de la feuille de route permettra à notre pays de faire de la diaspora, un partenaire stratégique du Plan National de Développement(PND), notamment à travers la promotion des transferts de compétences et d’activités, le renforcement des relations entre les acteurs nationaux et les togolais expatriés, et la mobilisation de ressources.

La nouvelle politique du Gouvernement en direction des compatriotes de l’extérieur repose sur une conviction profonde : notre projet de construction nationale est un projet orienté vers l’avenir, qui a besoin du concours de tous. La diaspora y joue déjà un rôle, mais elle peut encore faire mieux.

Je vous rappelle, pour mémoire, que les transferts monétaires des Togolais de l’extérieur vers la patrie n’ont cessé de connaître une évolution exponentielle depuis 2010 pour atteindre près de 423 millions de dollars US au cours de l’année 2017. Ce qui représente, en moyenne, environ 10% du produit intérieur brut (PIB) de notre pays.

Le Gouvernement travaille à créer les conditions d’une implication plus forte de la diaspora à l’œuvre de construction nationale. C’est ici le lieu de rappeler les actions que le Gouvernement a déjà eues à réaliser en faveur de la diaspora. Je puis mentionner, entre autres, la création de la Direction des Togolais de l’extérieur par décret en 2005 ; l’élaboration et la mise en œuvre du programme Diaspora portant notamment sur les recours aux compétences de la diaspora et la réalisation des études (2010-2014) ; la création en 2014 d’un comité interministériel chargé de la coordination et du suivi des activités de migration et développement ; la mise en place d’une cellule diaspora chargé d’accompagner les Togolais de l’extérieur porteurs de projets ; la désignation depuis 2015 de points focaux chargés de la diaspora dans les missions diplomatiques et consulaires du Togo ; les tournées de rencontres avec la diaspora en 2013 et 2014, et qui seront renouvelées cette année ; l’organisation des grandes assises nationales par zone géographique de la diaspora en 2014 ; l’exemption de visa pour les Togolais de l’extérieur détenteurs d’une double nationalité en 2014 et l’organisation de la première édition de la semaine des « Réussites Diaspora » en 2016.

Au demeurant, le Gouvernement s’active à renforcer la liberté positive des Togolais de la diaspora où qu’ils soient, et où qu’ils travaillent. La liberté du citoyen, comme nous l’enseigne Amartya SEN (Indien, prix Nobel d’économie en 1998 et philosophe), est une responsabilité sociale et politique. Le Président de la République et le Gouvernement togolais ont bien conscience de cette vérité fondamentale.

Le Gouvernement organisera les 28 et 29 novembre 2019 le premier Forum Economique des Togolais de l’Extérieur qui constituera un cadre approprié pour le Gouvernement et les membres de la diaspora porteurs de projets d’explorer les capacités de financement des togolais de l’Extérieur et de les mobiliser pour la mise en œuvre du PND.

Vivre la diaspora togolaise,

Vive le Togo,

Je vous remercie.

 

Le Diplomag n°18 est disponible en téléchargement!

DiploMag, le magazine publié par le Ministère togolais des Affaires étrangères, dans sa dix-huitième parution du ce premier trimestre 2019, fait le bilan de l’action diplomatique togolaise en 2018 et revient sur les contours du futur accord ACP-UE Post-Cotonou 2020.

Découvrir ci-après l’éditorial signé par le Ministre Robert Dussey :

L’année 2018 appartient au passé, la nouvelle ne vient que de commencer, celle à venir nous talonne déjà. Vladimir Jankélévitch se demandait un jour : ‘‘ comment des années si courtes se fabriquent-elles avec des journées si longues ?’’ Le temps est fuite et lieu de déploiement de l’existence humaine. L’être humain naît dans le temps, vit dans le temps, agit dans le temps et meurt dans le temps. La dimension de la temporalité liée à l’action est très essentielle dans ce que la philosophe Hannah Arendt appelle le « domaine des affaires humaines ». Par nos actions, où qu’on soit, qui qu’on soit, quoi qu’on veut, nous impactons le monde et de diverses manières.

L’histoire du monde dans une proportion non négligeable est celle de l’homme et de son action. Celle du Togo est celle de ses fils, leurs actions et interactions, engagements et espérances. Sur le plan diplomatique, l’année 2018 est marquée au Togo par un ensemble d’actions réalisées sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, dont la vision et l’esprit d’anticipation ont permis d’améliorer le rayonnement international du pays.

Le Togo a non seulement mis son leadership au service de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au cours de l’année écoulée, mais également organisé et abrité de grandes rencontres internationales, et préside actuellement le Groupe Central de Négociation des Etats ACP pour le post- Cotonou, l’accord de Cotonou arrivant à terme en février 2020. Le présent numéro de DIPLOMAG revient sur quelques séquences fortes de la diplomatie togolaise durant l’année 2018. Il s’agit pour la diplomatie togolaise d’une occasion d’écriture de soi dans une perspective rétrospective. Cet éditorial met en exergue dans une démarche synthétique deux moments clés de l’action diplomatique du Togo en 2018 et les perspectives pour cette nouvelle année…. ”

La suite à lire dans le magazine disponible en téléchargement : Cliquez-ici

46e Session du Conseil Des Ministres des Affaires Etrangères de l’OCI

COMMUNIQUE  RELATIF  A  LA PARTICIPATION DE SON EXCELLENCE PROFESSEUR  ROBERT DUSSEY,  MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES,  DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES TOGOLAIS DE L’EXTERIEUR DE LA REPUBLIQUE TOGOLAISE, A LA 46E SESSION DU CONSEIL DES MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES DE L’ORGANISATION DE LA COOPÉRATION ISLAMIQUE (OCI)

ABU DHABI, LE 02 MARS 2019

  1. Sur invitation de Son Excellence Dr Youssef A. Al-Othaimee, Secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique ( OCI) et du gouvernement de l’Etat des Emirats arabes Unis, Son Excellence Professeur Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur de la République Togolaise, a pris part à la 46e session du Conseil des Ministres des Affaires de l’OCI qui s’est tenue les 1er et 02 mars 2019 à Abu Dhabi (Les Emirats arabes Unis).
  2. Placé sous le thème « Cinquante années de coopération intra-islamique : feuille de route pour la prospérité et le développement », les ministres des affaires étrangères ont fait durant la 46e session le bilan de cette coopération, relevé ses limites et posé les bases pour son renforcement en faveur du développement économique au sein de l’Oummah islamique.
  3. Au cours des travaux, le Conseil a examiné les différents rapports du Secrétaire général, adopté des projets de résolutions sur les questions politiques, institutionnelles, humanitaires, financières et d’autres sujets d’intérêt commun tels que l’importance de la sauvegarde de la cohésion de l’Oummah, le progrès de la science et de la technologie, la protection de l’environnement, le commerce intra-OCI, la réduction de la pauvreté. Il a également procédé à l’élection des neuf (09) membres de la Commission indépendante permanente des droits de l’homme de l’OCI (CPIDH) pour un mandat de trois (03) ans.
  4. Le Conseil  a également  mis l’accent sur les défis actuels et futurs que l’OCI doit relever en occurrence le terrorisme, la criminalité transfrontalière, l’islamophobie, l’extrémisme religieux,  la préservation de l’environnement, l’autonomisation de la femme, le respect des droits des minorités religieuses.
  5. Concernant les perspectives, le Conseil a admis que l’OCI devrait évoluer du statut d’organisation politique vers celui d’organisation économique qui œuvre pour le renforcement de la coopération intra-islamique et le développement économique deses Etats membres.
  6. A cet effet, la 46e session a adoptéle projet de résolution sur le programme d’action OCI-2025qui encourage les Etats membres à manifester leur intérêt pour les projets spécifiques qu’ils souhaitent entreprendre individuellement ou collectivement en vue de la réalisation des objectifs et activités du programme.
  7. Le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Son Excellence Prof. Robert DUSSEY, a invité dans ce sens les Etats membres de l’OCI à apporter un regard bienveillant au Plan National de Développement (PND) 2018-2022 qui constitue désormais l’unique cadre de référence en matière de développement au Togo et qui offre d’énormes opportunités d’investissement.
  8. Le Chef de la diplomatie togolaise a présenté les projets majeurs du PND qui s’articulent autour de trois (03) axes majeurs à savoir la création d’un hub logistique d’excellence et d’un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ; le développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives ; ainsi que la consolidation  du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion.
  9. A l’issue de cette 46e session du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’OCI, Son Excellence Prof. Robert DUSSEY a exprimé ses remerciements au Gouvernement et au peuple ami émirati pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation.
  10. En marge de cette conférence, le Ministre des Affaires Etrangères s’est entretenu avec plusieurs personnalités entre autres ses homologues d’Azerbaïdjan,  de Brunei, du Tadjikistan. Lors des différentes rencontres, les deux parties ont décidé de renforcer leur coopération bilatérale, d’organiser une rencontre entre le secteur privé et de préparer un mémorandum d’entente définissant les contours de la nouvelle dynamique de leurs relations diplomatiques.
  11. S’agissant de la coopération entre les Emirats Arabes Unis et le Togo, le Ministre DUSSEY a demandé  à son homologue émirati, le Cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyane, de transmettre les salutations du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, au Président  des Emirats Arabes Unis, le Khalifa Ben Zayed Al Nahyane.
  12. Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale des Emirats Arabes Unis a félicité le gouvernement togolais pour ses efforts en vue de la réalisation du PND, présenté au cours de la conférence, et promis le soutien de son gouvernement au Togo en vue de la réalisation des objectifs issus de ce programme. Les deux ministres ont également souhaité des visites régulières entre les plus hautes autorités.