Résumé du rapport Final – 53ème Sommet de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO

Lomé, le 31 juillet 2018

I. INTRODUCTION

1. La 40ème réunion ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la CEDEAO au niveau des Ministres s’est tenue le 7 juillet 2018, à Lomé, en République Togolaise. Elle a été consacrée à l’examen de la situation politique et sécuritaire de la région, avec un accent particulier sur la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Togo. Les délibérations ont également porté sur un certain nombre de sujets dont la situation politique et de sécurité dans la région, le statut de l’établissement des zones maritimes F et G, l’opérationnalisation des Centres multinationaux de coordination maritime (MMCC) de la CEDEAO, le rapport de la réunion ministérielle sur la Transhumance et la mise en place des Centres d’Alerte Précoce et de Réponses.

2. La réunion, a été présidée par S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine de la République Togolaise, avec la participation de tous les membres du Conseil de Médiation et de Sécurité.

3. Le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont également participé à cette réunion comme observateurs.
II. DEROULEMENT DES TRAVAUX

4. Le Conseil a écouté le rapport de la 28ème réunion du Conseil de Médiation et de Sécurité au niveau des Ambassadeurs tenue le 20 juin 2018 à Abuja, en République Fédérale du Nigeria et présenté par Son Excellence Léné DIMBAN, Représentant Permanent de la République Togolaise auprès de la CEDEAO. Il a pris note du rapport ainsi que des conclusions et recommandations qui y sont contenues.

5. Le Conseil a délibéré sur les points suivants :

a. Mémorandum sur la situation politique et sécuritaire dans la région

6. Le Président de la Commission de la CEDEAO a présenté au Conseil le Mémorandum sur la situation sécuritaire dans la région en mettant l’accent sur les points suivants :

7. En ce qui concerne la Gambie, il en ressort que le climat politique en Gambie est resté relativement calme au cours de la période considérée. Cependant, la Gambie reste toujours confrontée à de sérieux et profonds problèmes sécuritaires avec des conséquences de grande envergure. Cependant, la mise en œuvre des réformes du secteur de la défense et sécuritaire (RSDS) est toujours en suspens, même si elle a été examinée lors de la Conférence des donateurs sur la Gambie tenue à Bruxelles le 22 mai 2018. Les promesses faites par les partenaires internationaux lors de la Conférence des donateurs s’étaient élevées à 1,45 milliard d’euros.

8. A la suite de discussions sur ce point, le Conseil soumet à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement les principales recommandations suivantes :

i. Proroger le mandat de la MICEGA à son expiration prévue à la fin du mois de juillet 2018.
ii. Exhorter les autorités gambiennes à développer une architecture et une politique nationales de sécurité, principalement par le biais de la Réforme du Secteur de Défense et de Sécurité (RSDS) ;
iii. Encourager les autorités gambiennes à assurer une coordination efficace et efficiente des activités compte tenu de la multiplicité des partenaires internationaux disposés à soutenir la Gambie, et en particulier la réforme de son Secteur de Défense et de Sécurité (RSDS).
iv. Instruire la Commission de la CEDEAO à aider le pays à mettre en place le cadre et le mécanisme nécessaires au dialogue national et à la réconciliation nationale ;
v. Instruire également la Commission de la CEDEAO à apporter son soutien aux opérations conjointes entre ECOMIG et les agences de sécurité gambiennes ;

9. Concernant la Guinée Bissau, un point de la situation politique a été fait par la Commission de la CEDEAO depuis le Sommet extraordinaire sur la situation en Guinée-Bissau tenu le 14 avril 2018 à Lomé (Togo), au cours duquel les autorités ont adopté un nouveau calendrier comme suit :

– La nomination de M. Aristides Gomes en tant que Premier ministre par consensus. Un Décret présidentiel a officiellement entériné cette nomination le 17 avril 2018
– La tenue des élections législatives le 18 novembre 2018.

10. Le Conseil a salué les progrès réalisés pour sortir de l’impasse politique et a pris note de la réouverture de l’Assemblée nationale le 19 avril 2018, le vote du programme et du budget du gouvernement par le Parlement, la nomination des membres de la Commission électorale nationale et la prorogation du mandat de la législature actuelle. Le Conseil a noté que, conformément au calendrier, un gouvernement inclusif a été formé et que les membres de la Commission Electorale Nationale ont été nommés afin de préparer les élections législatives prévues pour le 18 novembre 2018. Tout en notant les progrès qui ont été accomplis jusqu’à présent, le Conseil a exprimé sa préoccupation quant à la lenteur dans la mise en œuvre chronologique du calendrier électoral et des difficultés rencontrées pour financer les élections.

11. Au terme des discussions, le Conseil soumet à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement les principales recommandations suivantes :

i. Exhorter les parties prenantes de Guinée-Bissau à rester fidèles à leurs engagements envers la Feuille de route adoptée le 14 avril 2018 à Lomé et à créer l’environnement politique propice et mettre en place la logistique nécessaire au bon déroulement des élections législatives de novembre 2018.
ii. Appeler tous les Etats membres à soutenir, dans la mesure de leur capacité, le processus électoral en cours en Guinée-Bissau ;
iii. Proroger le mandat de l’ECOMIB pour maintenir les avancées qui ont été faites dans le domaine de la sécurité dans le pays ;
iv. Exhorter les autorités de la Guinée-Bissau à continuer les préparatifs pour les élections législatives prévues en novembre 2018 ;

12. En ce qui concerne la situation politique au Togo, le Conseil a pris note de la nomination par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de leurs Excellences Messieurs Nana Addo Dankwa Ako-Addo, Président du Ghana et Alpha Condé, Président de la République de Guinée en tant que Facilitateurs de la CEDEAO pour aider le Gouvernement togolais et les acteurs politiques à finaliser les réformes constitutionnels et politiques conformément aux délais légaux, aux normes et principes démocratiques.

13. Le Conseil a pris note des differentes consultations menees dans le cadre de la facilitation, notamment la réunion consultative sur la situation socio-politique au Togo, tenue le 20 mai 2018 à Lomé sous la présidence de M. Albert Kan-DAPAAH (Ministre de la sécurité nationale de la République du Ghana, représentant Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO). Le Conseil a été informé que cette réunion, à laquelle le Président de la Commission de la CEDEAO, Son Excellence Monsieur Jean-Claude KASSI BROU a également participé, a renouvelé l’appel à tous les partis politiques togolais et aux parties prenantes de la société civile à s’abstenir de tout acte de violence.

14. Au terme des discussions, le Conseil soumet à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement les principales recommandations suivantes :

i. Encourager un dialogue politique inclusif avec toutes les parties prenantes pour parvenir à un résultat mutuellement acceptable ;
ii. Continuer à soutenir les processus de médiation des Présidents du Ghana et de la Guinée;
i. Instruire la Commission de la CEDEAO à accompagner le processus de médiation mené par les Présidents du Ghana et de la Guinée en fournissant l’appui technique ;

15. En ce qui concerne le terrorisme dans la région et dans le bassin du lac Tchad, le Conseil a noté que la situation dans la région reste fragile en raison des activités incessantes d’extrémisme violent et de terrorisme.

16. Le Conseil a noté les succès remarquables enregistrés par le Nigeria et la Force Multinationale Mixte dans l’éradication de Boko Haram. Le Conseil a noté que malgré le fait que Boko Haram a été grandement affaibli et ne contrôle plus aucune partie du territoire nigérian, les attaques suicidaires contre des cibles vulnérables sont encore d’actualité. Il a également été noté la persistance de la menace malgré la diminution du nombre d’attentats terroristes, due aux diverses initiatives menées par le gouvernement fédéral du Nigeria et la Force Multinationale Conjointe.

17. Concernant le Mali, le Conseil a noté que la situation en matière de sécurité s’est détériorée au fil des mois avec une intensification des attaques asymétriques contre les civils, les forces de défense et de sécurité internationales et la MINUSMA. L’absence des autorités locales augmente également la vulnérabilité de la population et le risque de radicalisation des jeunes.

18. Toutefois, le Conseil a pris note des récentes avancées dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, notamment :

– La mise en place des autorités intérimaires dans les cinq régions du Nord ;
– Un budget de plus de 8 milliards de francs CFA est disponible au titre de l’année 2018 pour les dotations d’investissement et d’appui technique auxdites autorités ;
– L’opérationnalisation du MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) de Gao, Kidal et Tombouctou ;
– L’amorce du processus de DDR avec le démarrage de la phase de pré-enregistrement des ex-combattants ;
– L’absence de belligérance entre les Forces Armées Maliennes (FAMA) et les Mouvements signataires, d’une part, et l’effectivité, depuis août 2017 de la trêve conclue entre les mouvements signataires (CMA et Plateforme) d’autre part ;
– L’entrée en fonction du Centre Carter en qualité d’Observateur indépendant et la production de son premier rapport sur la mise en œuvre de l’Accord.

19. Le Conseil salue ces développements encourageants et exhorte le Gouvernement du Mali à poursuivre les efforts dans la mise en œuvre de l’Accord en vue de la stabilisation du pays.

20. Concernant le Burkina Faso, le Conseil a été informé de la situation sécuritaire du pays, globalement caractérisée par des attaques terroristes, principalement dans sa partie nord. En réponse à cette situation, et outre les mesures de ripostes militaires, le Burkina Faso a développé le programme d’urgence pour le Sahel (PUS) d’un montant d’environ 500 milliards de francs CFA en vue d’accélérer le développement de cette région. Par ailleurs, en tant que membre du G5 Sahel, le Burkina Faso a sollicité l’appui de la CEDEAO à cette organisation dans le cadre de l’opérationnalisation de la Force Conjointe.

21. Tout en se félicitant des résultats probants enregistres sur le terrain militaire, le Conseil a toutefois estimé qu’il était nécessaire que d’autres mesures adéquates soient prises pour contenir les activités terroristes. A cet effet, il encourage l’échange d’informations et de renseignements entre les Etats membres, ainsi que des solutions durables à long terme pour prévenir l’extrémisme violent et la radicalisation.

22. Au terme des discussions, le Conseil soumet à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement les principales recommandations suivantes :

i. Réitérer la condamnation ferme de tous les actes terroristes et réaffirmer la détermination des Etats membres et de la Commission de la CEDEAO à mettre un terme à ce fléau ;

ii. Instruire la Commission de la CEDEAO à mettre en œuvre efficacement les décisions adoptées par le Conseil de Médiation et de Sécurité lors de ses dernières sessions ;

iii. Saluer l’initiative de la tenue prochaine du Sommet conjoint CEDEAO-CEEAC sur thème : « Paix, sécurité, radicalisation et extrémisme violent dans l’espace CEDEAO-CEEAC » à Lomé le 30 juillet 2018, et appeler la Commission à prendre les mesures diligentes pour réussir l’organisation de ce Sommet.

23. Concernant les derniers développements sur les élections dans la région, le Conseil a noté avec satisfaction que les élections générales tenues le 31 mars 2018 en Sierra Leone se sont déroulées de manière professionnelle avec le soutien de la CEDEAO, les Parlementaires de la CEDEAO et d’autres partenaires internationaux.

24. Sur le Mali, le Conseil a pris note des préparatifs en vue de la tenue de l’élection présidentielle prévue pour le 29 juillet 2018 dans un contexte politique et sécuritaire fragile. Il a noté le déploiement de la mission d’évaluation pré-électorale de la CEDEAO et de la mission déployée par la Commission de la CEDEAO pour évaluer l’environnement de sécurité avant les élections. Le Conseil a été informé que la campagne électorale a débuté ce 7 juillet 2018 et de la disponibilité des carte d’électeurs biométriques.

25. Il convient de souligner qu’un Mémorandum spécifique sur les élections au Mali sera soumis à l’examen de la présente Conférence au cours de sa session à huis-clos.

b) Mémorandum sur l’établissement des zones maritimes F et G et l’opérationnalisation des Centres Maritimes Multinationaux de Coordination de la CEDEAO (CMMC)

26. Le Conseil a examiné le Mémorandum ci-dessus cite et a relevé la nécessité d’accélérer la signature des divers Accords Multilatéraux au niveau ministériel afin d’établir les zones maritimes F et G et les Protocoles additionnels relatifs aux Accords Multilatéraux sur la création, l’organisation et le fonctionnement des Centres Multinationaux de Coordination Maritime de Zones E, F et G.

27. Au terme des discussions, le Conseil soumet à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement les principales recommandations suivantes :

i. Autoriser la signature des Accords Multilatéraux en vue de l’établissement des Zones maritimes F et G visant à éradiquer les activités illicites dans l’espace maritime de l’Afrique de l’Ouest et des Instruments juridiques sur la création, l’organisation et le fonctionnement des Centres Maritimes Multinationaux de Coordination (CMMC) des Zones maritimes E, F et G.

c) Présentation du rapport de la réunion ministérielle sur la transhumance

28. Le Conseil a écouté le rapport de la réunion des Ministres chargés de la sécurité et de l’agriculture/élevage sur la transhumance de la CEDEAO tenue le 26 avril 2018 à Abuja, présenté par le Ministre de la Défense de la République Fédérale du Nigeria, le General de Division (à la retraite) Mansur Muhammad Dan Ali. Le Conseil a pris note des conclusions et recommandations contenues dans le rapport et appelé la Commission de la CEDEAO à prendre les mesures diligentes pour leur application.

d) Briefing sur les Centres Nationaux d’Alerte Précoce

29. Le Conseil a été informé de l’état de mise en œuvre du mécanisme d’alerte précoce et de réponse dans les dix (10) Etats membres restants. Le Conseil s’est également félicité de l’opérationnalisation prochaine du Centre d’Alerte Précoce en Guinée Bissau, tout en mettant l’accent sur l’urgente nécessité de mettre en place les mêmes mécanismes dans les 10 autres Etats membres restants.

III. MOT DE CLOTURE

30. Dans son mot de clôture, S.E. le Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine de la République Togolaise et Président du Conseil de Médiation et de Sécurité, a exprimé sa gratitude aux membres du Conseil pour la qualité des délibérations et déclaré la réunion close.

FAIT À LOME, LE 31 JUILLET 2018
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S. E. le Prof. Robert DUSSEY
PRESIDENT DU CONSEIL

Coopération : Exemption de VISA entre le Togo et la Centrafrique

L’intégration africaine se concrétise davantage. les togolais iront en Centrafrique sans visa et réciproquement. Les Togolais souhaitant se rendre En Centrafrique n’auront plus besoin de visas. Les ministres des Affaires étrangères du Togo et de Centrafrique, respectivement Robert Dussey et Charles Armel Doubane, ont signé un accord d’exemption dimanche à Lomé.

Cette mesure concerne tous les passeports : les passeports ordinaires, de service et diplomatiques.

Discours de bienvenue du Prof. Robert DUSSEY lors de la réunion interministérielle du sommet conjoint CEEAC- CEDEAO

Lomé, 28 juillet 2018

Mesdames et messieurs les Ministres de la CEDEAO,
Mesdames et messieurs les Ministres de la CEEAC,
Monsieur le Président de la Commission de la CEDEAO,
Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC,
Mesdames et Messieurs,

Le Togo se sent honoré à chaque fois qu’il accueille un événement de ce niveau. Je voudrais, au nom du Président de la République Togolaise et Président en exercice de la CEDEAO, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, vous souhaiter la bienvenue dans notre ville cosmopolite où nul visiteur n’est étranger.

Vous êtes chez vous et je vous invite à vous sentir à l’aise. Le poète et dramaturge latin TERENCE auquel certains prêtent des origines africaines disait dans un accent très togolais : « Je suis homme, et je ne considère rien de ce qui est humain comme m’est étranger.» Quiconque visite le Togo constate et vit son régime humaniste de l’hospitalité. Pour le Togo, l’accueil de l’autre, qui qu’il soit, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, est plus qu’un devoir. L’être humain où qu’il arrive, disait le philosophe Kant dans son livre Projet de paix perpétuelle, a doit droit à l’hospitalité. D’ailleurs la valeur d’hospitalité est l’une des valeurs que nos sociétés africaines ont encore à enseigner au monde. Vous ne me démentirez pas !

Mesdames et Messieurs les Ministres, chers collègues,

Votre présence à Lomé répond à un impératif de l’heure : celui de la coopération interrégionale pour mieux faire face à certains défis cruciaux communs auxquels sont confrontés nos deux régions. Elle traduit l’option capacitante ou capabilisante de la CEEAC et de la CEDEAO pour le travail dans la coopération. Je salue cet esprit entre nos deux communautés régionales et reste convaincu que le projet d’intégration à l’échelle africaine passe par le renforcement de la coopération régionale et interrégionale. L’organisation conjointe de ce sommet est un exemple de coopération intra-africaine bien réussie.

Nous devons intensifier la coopération entre nos communautés. L’organisation conjointe de ce sommet CEEAC et CEDEAO sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme est la preuve que la coopération interrégionale est en marche en Afrique. La coopération, de par son étymologie latine, signifie travailler ensemble à une œuvre commune. La CEEAC et la CEDEAO ont bien compris que c’est ensemble que nous devons assumer la responsabilité de la sécurité de notre espace interrégional et le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du 30 juillet qui sera sanctionné par une déclaration commune est une très belle illustration.

L’extrémisme violent et le terrorisme où qu’ils soient menacent la paix et la stabilité où qu’elles soient. En se mettant ensemble pour faire face ensemble aux périls extrémiste et terroriste, nos deux communautés ont pris la mesure du danger et compris que l’agir synergique est gage d’efficacité. En prenant l’initiative de ce sommet, les deux Présidents en exercice de la CEEAC et de la CEDEAO ainsi que les deux Institutions communautaires ont compris que la forme qu’ont prise aujourd’hui les défis sécuritaires et les incertitudes qu’ils induisent en termes de développement et de sécurité humaine rend indispensable l’agir synergique. Le défi étant collectif, la riposte ou l’action doit l’être aussi.

La sécurité est un besoin humain vital, un bien public communautaire et interrégional que nous devons défendre à tout prix. « Il y a des guerres justes », dit André MALRAUX dans l’un de ses ouvrages dont le titre est L’espoir. La guerre contre le terrorisme et pour la sécurité et la stabilité régionale et interrégionale est une guerre juste. Pas de progrès et de développement humain sans la paix et la sécurité.

La riposte militaire s’impose contre le danger extrémisme et terroriste, mais elle n’est pas un remède suffisant. Nos deux régions sont appelées à gagner la guerre contre l’ignorance, la radicalisation, les fondamentalismes et les extrémismes. Il s’agit de sevrer le terrorisme de ses terreaux favorables par la prévention qui implique l’éducation à la lucidité. C’est par l’éducation à lucidité que nous aurons raison des endoctrinements, des radicalismes et des extrémismes dont se nourrit le terrorisme. Pour avoir raison du terrorisme, il faut gagner le combat de l’éducation, ici entendue au sens holistique du terme.

En vous réitérant ma fraternelle bienvenue dans notre capitale, dans votre capitale, je vous souhaite bon et agréable séjour à Lomé.

Je vous remercie.         

Sommet CEDEAO/ CEEAC : “Tout Est Prêt”, Selon Le Ministre Robert Dussey

Lomé sera sous les feux de la rampe dans quelques jours. Et pour cause, la capitale togolaise abrite le sommet conjoint des Chefs d’Etat de la CEDEAO et ceux de la CEEAC et la rencontre des Chefs d’Etat de la CEDEAO respectivement les 30 et 31 juillet prochains. Dans une interview accordée à nos confrères de l’Agence Savoir News, le Chef de la diplomatie togolaise, Prof Robert Dussey est revenu essentiellement sur l’organisation du sommet CEDEAO/ CEEAC. Le ministre des Affaires étrangères de la coopération et de l’intégration africaine, martèle que tout est prêt pour cette rencontre de haut niveau.

Lire ci-dessous l’intégralité de l’interview.

Savoir News : Monsieur le Ministre, tout est fin prêt pour cette grande rencontre ? Sinon, quels sont les derniers réglages ?

Robert Dussey: Lomé, la capitale togolaise est historiquement connue de  tous, pour être le carrefour des grandes conférences internationales.  Cette année, nous avions abrité une dizaine de rencontres sous-régionales et internationales dont celles des ACP-UE, soit les 79
des ACP et les 28 de l’UE, et celles de deux importants organes de la CEDEAO, à savoir le Conseil de Médiation et de Sécurité, et le Conseil des Ministres des Affaires étrangères. Le Président de la République Faure Gnassingbé et son gouvernement travaillent pour assurer une parfaite organisation de toutes les grandes rencontres qu’accueille Lomé, et, à la grande satisfaction de tous les togolais. A l’heure où je vous parle, nous sommes totalement prêts, et, sur tous les plans.

Deux rencontres ont eu lieu ces derniers jours à Lomé en prélude à ce sommet ? Pouvez-vous revenir sur ces deux rencontres pour nos lecteurs ? Et de quoi les participants avaient discuté ?

Comme partout ailleurs, tous les sommets de Chefs d’État et de gouvernement sont précédés de plusieurs sessions préparatoires, notamment celles des experts et des ministres. Ce fut le cas il y a quelques jours, c’est-à-dire les 10, 11 juillet 2018 à Lomé, où les  experts de la CEDEAO et de la CEEAC ont discuté sur la paix, la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la thématique qui sera au cœur du sommet inédit des Chefs d’État et de gouvernement des deux espaces communautaires. Évidemment la  réflexion sur cette thématique a permis de passer au peigne fin la  situation sécuritaire dans les deux espaces communautaires, mais aussi  les stratégies nationales de lutte contre le terrorisme, ainsi que les  instruments juridiques en la matière et la déclaration finale.

Environ combien de chefs d’État et de gouvernement sont attendus à ce  sommet, car le Togo a une forte tradition en matière de mobilisation de  chefs d’État pour ces grandes rencontres.

Un petit calcul des pays membres de la CEDEAO et de la CEEAC, et vous le  saurez (rire) ! Nous attendons une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement.

Un sommet CEDEAO-CEEAC …. Quels seront les principaux sujets au menu des débats ?

Je vous le disais, les débats seront axés sur la paix, la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il s’agira pour la CEDEAO et la CEEAC d’avoir une forte implication dans la sécurisation des deux espaces, gage de toutes perspectives de croissance ou de développement de nos nations. FIN

Propos recueillis par Junior AUREL (Savoir News)

CEDEAO : Réunion du Conseil de médiation à Lomé

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a présidé samedi à Lomé la 40e session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Il avait à ses cotés Jean-Claude Brou, le président de la Commission.

Les participants ont pris lecture du mémorandum sur la situation politique et sécuritaire dans la sous-région, notamment en Guinée Bissau.

Dans ce pays en proie à une forte instabilité, ‘la situation a évolué très favorablement grâce à la médiation menée par le président Faure Gnassingbé. A ce jour toutes les recommandations sont bien respectées par tous les acteurs’, a indiqué Kadangha Limbiyè Bariki, le chef du Comité d’administration et des finances de la Cedeao.

La question togolaise a également été abordée. M. Bariki a indiqué que les deux facilitateurs mandatés par l’organisation travaillaient sur le dossier. ‘

‘Les deux présidents (de Guinée et du Ghana, ndlr) sont en train de réfléchir et dans les jours nous aurons aurez une solution positive pour tout le monde’, a-t-il précisé.

Le Conseil a enfin abord débattu sur l’opérationnalisation des centres maritimes multinationaux de coordination et sur la transhumance.

Le Conseil de médiation et de sécurité regroupe les ministres en charge de la Défense, de la Sécurité et des Affaires étrangères des Etats membres.

Cet organe est chargé de prendre, au nom de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, les décisions liées à la paix et la sécurité et de mettre en œuvre les politiques de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité dans la sous-région.

Derniers préparatifs avant le sommet de Nouakchott

Les dirigeants de l’Union africaine (UA) se retrouvent dimanche à Nouakchott pour un sommet axé sur le renforcement de l’intégration continentale.

Ce 31e sommet ordinaire de l’UA a pour thème le combat contre la corruption. Les participants parleront intégration et réformes de l’organisation, mise en œuvre de la Zone de libre échange, marché unique du transport aérien, stabilité, lutte contre le terrorisme, crise migratoire …

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, prend part depuis le début de la semaine aux réunions préparatoires.

Le président Faure Gnassingbé, en charge du dossier de l’Open Sky, continental, fera le déplacement à Nouakchott.

[Interview] Robert Dussey: “Le Togo et Israël ont une très bonne coopération bilatérale”

La plupart des Israéliens auraient du mal à trouver le Togo sur une carte ou à en citer un fait significatif. C’est un petit pays qui figure rarement dans les titres israéliens. Et pourtant, c’est l’un des endroits les plus pro-Israël sur le continent africain. Il n’est donc pas étonnant que le ministre des affaires étrangères togolais, le professeur Robert Dussey, commence son interview avec la déclaration selon laquelle “je suis venu ici pour rassurer [le Premier ministre Benjamin] Netanyahu que le Togo soutiendra Israël. Notre soutien à Israël est constant. “

Officiellement le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Dussey est l’une des figures politiques les plus fortes de son pays (et de l’ensemble du continent). Il pense à Israël comme à sa deuxième maison, à la fois spirituellement et politiquement. Tellement en fait, qu’il ne peut même pas se rappeler combien de fois il a visité Israël.

La raison de ce lien profond avec le peuple de Sion peut résider dans le fait qu’avant d’être nommé ministre, pendant 10 ans, Dussey a occupé différents postes dans la Communauté des Béatitudes. Pour ce groupe catholique, le bien-être d’Israël et du peuple juif est une priorité absolue. Depuis qu’il était moine catholique et jusqu’à ce jour, Dussey récite des prières quotidiennes en hébreu, maintenant un lien spirituel fort avec Israël.

Dussey a 46 ans. Il a commencé sa carrière dans le monde académique (il travaille toujours comme professeur de philosophie politique). Au cours de notre interview, il commence spontanément à chanter la prière du Shema Yisrael dans l’air spécial de sa communauté. À un autre moment de l’entrevue, il a mentionné les Psaumes 137: 5: «Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma main droite oublie son habileté.

“J’ai un lien personnel avec Israël”, dit-il. “J’étais moine et j’étais membre de la Communauté des Béatitudes qui prie chaque jour pour le peuple juif. Chaque jour, nous prions pour la paix pour Israël et en particulier pour la paix à Jérusalem. Le week-end, nous célébrons Shabbat ensemble, et après la prière, nous partageons le pain du Shabbat et chantons des chansons de Shabbat en hébreu. Si vous avez ce lien spirituel avec le peuple juif et avec Israël, vous devez protéger le peuple israélien. “

“Pour moi, le peuple israélien et le peuple juif sont, avant tout, le peuple de Dieu. C’est une décision personnelle, c’est ma propre conviction et je ferai tout pour cette conviction. J’ai passé plus de 10 ans de ma vie à prier pour la paix à Jérusalem, en priant pour le peuple juif et pour Israël. Pour moi, Israël est très important et je dois défendre Israël et le peuple d’Israël. “

Le timing de l’interview d’Israël Hayom avec Dussey était particulièrement pertinent pour souligner le soutien intransigeant du Togo à Israël – il a eu lieu un jour avant que l’Assemblée générale des Nations Unies vote une résolution condamnant Israël, mais pas le Hamas, pour les affrontements frontaliers de Gaza . Dussey a précisé que le représentant togolais à l’ONU irait contre le grain et, encore une fois, être parmi les seuls émissaires à voter contre la résolution avec les Etats-Unis et Israël.

“Je sais qu’au Togo nous sommes courageux”, dit-il. “Tout le monde sait que le Togo soutient Israël à chaque fois. Ce n’est pas la première fois que nous votons pour Israël dans des forums internationaux. À Genève par exemple, au Conseil des droits de l’homme, le Togo vote pour Israël, il défend la position d’Israël. C’est notre position, nous la défendons. “

Q: D’où vient cette connexion profonde avec Israël?

“Le Togo et Israël ont une très bonne coopération bilatérale et bien sûr, elle se renforce de plus en plus. L’année dernière, nous étions censés accueillir un sommet, le premier sommet israélo-africain. Malheureusement, le sommet a été reporté. Le Togo a été soumis à de nombreuses pressions de la part de nombreux pays arabes et de certains pays africains. Mais j’espère que nous le ferons dans le futur. “

Le Togo a été le seul pays africain à voter avec Israël et les Etats-Unis pour bloquer une résolution de l’ONU condamnant la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre. De manière générale, malgré le fait que le Togo n’a pas d’ambassade à Jérusalem, la position pro-israélienne du pays s’est considérablement intensifiée ces dernières années.

Mais en même temps, le Togo veut conserver son statut en Afrique (le Togo est à la tête de l’important organisme régional CEDEAO, qui comprend 15 pays africains, par exemple), s’assurant ainsi de maintenir de bonnes relations avec ses voisins.

Q: Y a-t-il eu une forte réaction en Afrique quand le Togo a voté avec Israël sur Jérusalem à l’ONU?

“Bien sûr, vous savez que nous avons reçu beaucoup d’appels de différentes capitales dans le monde. Ils ont condamné notre décision, mais nous avons pris cette décision. “

Q: Pensez-vous que le Togo a le pouvoir d’influencer d’autres pays à soutenir Israël de la même manière?

“Je pense que c’est possible, mais notre vision est le dialogue avec tous les pays africains, pour savoir exactement ce qui se passe dans cette région. Ce dont nous avons besoin c’est la paix au Moyen-Orient et en Israël et partout dans le monde.

“Certains pays africains ne savent pas ce qui se passe vraiment dans cette région, mais nous discutons avec eux, nous essayons d’expliquer à nos interlocuteurs et de les laisser prendre leurs propres décisions. Nous croyons que nous trouverons la paix quand Dieu décidera. “

Q: D’autres pays veulent souvent utiliser l’expertise israélienne en matière de défense, dans la guerre contre le terrorisme et dans l’agriculture. Le Togo partage-t-il ce désir?

“Bien sûr, nous partageons beaucoup de choses avec Israël. Nous avons une bonne coopération dans notre secteur de la santé et dans notre secteur agricole. Par exemple, juste pour notre secteur de la santé, nous avons inauguré il y a trois semaines le premier centre de traumatologie au Togo, l’un des meilleurs de la région ouest-africaine. … Notre coopération bilatérale est très bonne.

“En Afrique, et au Togo, nous avons d’énormes ressources, mais malheureusement nous n’avons pas l’expertise pour exploiter nos ressources. Israël a de l’expertise, nous avons beaucoup d’ingénieurs et nous avons besoin de votre expertise pour venir en Afrique pour nous aider avec nos ressources. “

Q: Le président du Togo a dit que vous voulez qu’Israël retourne en Afrique et que l’Africain retourne en Israël. Que veut-il dire par là?

“Je soutiens mon président. Si je suis ici, c’est parce qu’il est l’un des meilleurs amis d’Israël. Sa vision de la coopération entre Israël et l’Afrique est très bonne. Pour lui, c’est très simple, nous avons besoin que le peuple israélien revienne en Afrique. Avant 1980, Israël était en Afrique, Israël avait beaucoup d’ambassades en Afrique, au Togo … mais nous avons besoin qu’Israël revienne en Afrique, l’homme d’affaires israélien doit revenir en Afrique, les hommes d’affaires israéliens doivent investir là-bas.

Q: Alors, comment se fait-il que malgré les relations bilatérales étroites, la plupart des Israéliens ne connaissent pas vraiment bien le Togo?

“Le Togo est un pays d’Afrique de l’Ouest; c’est juste un pays parmi 54 pays africains. Nous voulons présenter le Togo à tous dans le monde, particulièrement en Israël. Peut-être que vous pouvez venir, si vous voulez connaître l’Afrique, c’est une porte vers l’Afrique de l’Ouest. “

Q: Vous êtes probablement le seul professeur qui est également ministre au gouvernement. Est-ce que cela vous met dans une meilleure position pour résoudre les problèmes, étant donné que vous êtes un théoricien politique? Avez-vous déjà essayé de mettre en œuvre des théories académiques en politique?

“J’essaye de faire de mon mieux. Quand vous êtes en politique, vous devez passer de la théorie à la pratique. Ce n’est pas facile quand vous devez travailler ou prendre position pour défendre Israël. Mais c’est notre décision. “

Q: Avez-vous un exemple d’une théorie que vous avez essayé de mettre en œuvre?

“Vous savez, mon philosophe préféré est Emmanuel Kant – j’ai fait mon doctorat. sur lui, je lui apprends. L’un des meilleurs livres qu’il a écrit était «la paix perpétuelle».

Q: Est-ce applicable ici dans cette région?

“Je pense que c’est possible si tu as la volonté de faire quelque chose …”

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Source : http://www.israelhayom.com/2018/06/24/i-will-do-everything-for-israel-togolese-foreign-minister-says/

Visite officielle du Ministre Robert DUSSEY à Jérusalem

Communiqué du Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et d l’Intégration Africaine

Jérusalem, le 12 juin 2018.

1- Sur invitation du Premier Ministre Israélien, S.E. Monsieur Benyamin NETANYAHOU, le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine S.E. Prof. Robert DUSSEY, a effectué une visite officielle à Jérusalem les 11 et 12 juin 2018 ;

2- Cette visite fait suite à celle effectuée par S.E. Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République togolaise, Président en exercice de la CEDEAO du 7 au 11 août 2016 en Israël ;

3- Il convient de rappeler qu’au cours de cette visite, le Chef de l’Etat togolais et le Premier Ministre israélien se sont entendu, conformément au principe dit de ‘relations privilégiées’, d’accroître leur confiance réciproque et d’élargir leur coopération à d’autres domaines;

4- Les échanges entre le Ministre DUSSEY et le Premier Ministre NETANYAHOU ont porté sur des questions d’intérêt commun d’ordre bilatéral et multilatéral ;

5- Abordant les questions d’ordre bilatéral, le Ministre DUSSEY et le Premier Ministre NETANYAHOU se sont félicité du dynamisme de la coopération entre leurs deux pays et ont passé en revue les grandes réalisations issues des décisions de la première grande commission mixte de coopération ;

6- A cet égard, ils se sont réjouis des actions concrètes et fructueuses de l’Agence Israélienne pour la coopération Internationale au Développement (MASHAV) dans le processus de développement du Togo en particulier dans les secteurs de la santé et de l’agriculture et ont convenu de la poursuite de ses efforts ;

Le Ministre Robert Dussey et le Premier Ministre Israelien Benjamin Netanyahu

7- Ils ont également relevé la nécessité de relancer les travaux de la deuxième grande commission mixte de coopération entre les deux pays et de soutenir les actions des deux gouvernements dans les domaines du développement rural, de l’éducation, des sciences et technologies, du développement communautaire, de la protection et de la promotion sociale et de l’intégration de la femme au processus de développement ;

8- Au cours de cette visite, S.E. Prof Robert DUSSEY et sa délégation ont eu des séances de travail avec le Directeur général de l’Agence Israélienne pour la Coopération Internationale au Développement (MASHAV) ;

9- A l’issue des échanges, les deux parties ont convenu de la visite prochaine à Lomé d’une délégation d’experts israéliens en vue des discussions avec les ministères techniques pour une meilleure prise en compte des priorités du gouvernement togolais conformément aux axes du Programme National de Développement (PND) ;

10- Evoquant la situation au plan multilatéral, le Chef de la diplomatie togolaise et le Premier Ministre Israélien ont abordé les questions relatives aux crises syrienne et au Moyen orient en déplorant les situations qui ont cours dans cette partie du monde et appelé toutes les parties prenantes au dialogue et à la retenue afin de préserver la paix ;

11- Parlant de la recrudescence du terrorisme et des actes de piraterie maritime, ils ont réaffirmé leur ferme condamnation et ont appelé à la mutualisation des efforts ainsi qu’à la poursuite de la coopération internationale en vue de leur éradication;

12- Au terme de sa visite, le Chef de la diplomatie togolaise a rassuré le gouvernement israélien que le Togo est à ses côtés et lui apportera toujours son soutien au sein des instances internationales auxquelles leurs deux pays sont membres.

Visite officielle en Israël de Robert Dussey

Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, effectue les 11 et 12 juin une visite officielle en Israël.

Il a été reçu en début de matinée par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

Les discussions ont porté sur la coopération bilatérale dans les domaines politiques, économiques et de la formation.

M. Netanyahu s’est une nouvelle fois félicité pour la qualité des liens d’amitié qui unissent les deux pays. Une relation qui date en fait de l’indépendance.

M. Dussey s’est ensuite rendu au mémorial de Yad Vashem édifié en mémoire des 6 millions de victimes juives de la Shoah (Holocauste) perpétrée par les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

Le mémorial couvre le sommet d’une colline à l’ouest de Jérusalem.

Contre l’oubli du crime dont les nazis voulaient effacer jusqu’aux traces, Yad Vashem rassemble les noms des victimes juives d’Auschwitz, Majdanek, Treblinka, Belzec, Sobibor, Chelmno et des innombrables autres lieux d’assassinat.

Son but est de perpétuer la mémoire individuelle et collective des victimes de la Shoah, d’honorer les Justes des Nations et de tout mettre en oeuvre pour s’assurer que le Monde n’oubliera jamais.

C’est donc un lieu empreint d’une forte charge émotionnelle que Robert Dussey a visité avec la délégation qui l’accompagne.

Cette première journée s’achèvera par une séance de travail avec le directeur général de Mashav Gil Haskel.

L’Agence de coopération israélienne est très active au Togo. Elle vient d’installer le premier centre de traumatologie à l’hôpital d’Atakpamé et forme en ce moment des experts à Institut technique d’appui et de recherche agricole (ITRA) à Davié.

Mashav a formé des dizaines d’ingénieurs agronomes dans ses centres spécialisés à travers Israël.

ACP-UE : Des pistes avant les prochaines négociations

Les Journées européennes du développement (JED) se sont ouvertes mardi à Bruxelles. L’une des premières sessions thématiques a été consacrée à l’avenir du partenariat entre l’UE et les pays ACP à deux ans de la fin de l’accord de Cotonou.

Un timing parfait quelques jours après la tenue à Lomé de la réunion conjointe ACP-Union européenne.

Plusieurs intervenants se sont exprimés sur le futur de la coopération entre les deux entités parmi lesquels Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères.

Son pays a été chargé par le Groupe ACP de prendre la direction des négociations à venir ; elles doivent débuter à la fin du mois d’août.

L’UE entend moderniser les relations avec les 79 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Après 43 ans de coopération, le temps est venu d’évoluer vers un partenariat plus moderne et plus dynamique. Sur la base des enseignements tirés de l’accord de Cotonou et des valeurs qu’ils partagent, l’UE et ses partenaires sont sur le point de transformer leur relation pour mieux l’adapter aux réalités d’aujourd’hui.

Les prochaines négociations seront cruciales pour trouver de nouveaux moyens de stimuler la croissance de manière durable et de relever les défis mondiaux.

Robert Dussey avait à ses côtés Patrick Gomes, le secrétaire général des ACP, Stefano Manservisi, directeur général de DEVCO et d’autres responsables de la Commission européenne.

La session a permis de mettre en évidence les enjeux clés et d’explorer la façon de parvenir à un accord collectif profitable à tous.

Diplomag : L’action publique internationale du Togo

DiploMag, le magazine d’information du ministère des Affaires étrangères, vient de paraître.

Au sommaire de ce numéro, un rappel des récentes initiatives diplomatiques du Togo, sommet de la Cedeao sur la Guinée Bissau, projet d’introduction d’une monnaie unique en Afrique de l’ouest, visite du président Faure Gnassingbé au Qatar, déplacement du chef de la diplomatie en Namibie, renforcement de la coopération avec le Gabon et Israël.

DiploMag souligne également la volonté de la Cédéao – actuellement présidée par Faure Gnassingbé – de renforcer les liens avec la CEEAC, l’organisation des pays d’Afrique centrale, pour lutter plus efficacement contre le terrorisme.

Dans l’éditorial d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey, affirme que ‘le Togo participe à l’action publique internationale et travaille d’arrache-pied sur la scène diplomatique pour aider à relever les défis liés à la coexistence pacifique, à la paix et à la sécurité internationales, à la solidarité et au développement’.

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Diplomag : L’action publique internationale du Togo

DiploMag, le magazine d’information du ministère des Affaires étrangères, vient de paraître.

Au sommaire de ce numéro, un rappel des récentes initiatives diplomatiques du Togo, sommet de la Cedeao sur la Guinée Bissau, projet d’introduction d’une monnaie unique en Afrique de l’ouest, visite du président Faure Gnassingbé au Qatar, déplacement du chef de la diplomatie en Namibie, renforcement de la coopération avec le Gabon et Israël.

DiploMag souligne également la volonté de la Cédéao – actuellement présidée par Faure Gnassingbé – de renforcer les liens avec la CEEAC, l’organisation des pays d’Afrique centrale, pour lutter plus efficacement contre le terrorisme.

Dans l’éditorial d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey, affirme que ‘le Togo participe à l’action publique internationale et travaille d’arrache-pied sur la scène diplomatique pour aider à relever les défis liés à la coexistence pacifique, à la paix et à la sécurité internationales, à la solidarité et au développement’.

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Le Togo est désigné Président du groupe central des négociations ACP (Post Cotonou 2020)

Communiqué de Presse

Les travaux de la 107ème Session du Conseil des Ministres des ACP ont pris fin cet après-midi à Lomé à la veille de l’ouverture de la 43ème session du Conseil des Ministres ACP-UE avec l’adoption du mandat de négociations Post-Cotonou.

Le Togo qui a été désigné pour présider le groupe central de négociation ACP s’est vu officiellement remis le mandat de négociation Post-Cotonou. C’est le Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, qui a reçu au nom du Chef de l’État S. E. M. Faure ESSOZIMNA GNASSINGBÉ, Président de la République Togolaise, Président en exercice de la CEDEAO, des mains de Madame Kamina JOHNSON SMITH, Ministre des Affaires Étrangères de la Jamaïque, Présidente du Conseil des Ministres ACP ledit mandat.

Il convient de rappeler que le groupe central de négociation (GCN) se compose comme suit :

1.TOGO (présidence), représenté par Professeur Robert DUSSEY
2. GUYANE, représenté par Honorable Carl GREENIDGE
3. JAMAÏQUE, représenté par Honorable le Sénateur Kamina JOHNSON SMITH
4. PAPOUASIE NOUVELLE GUINÉE, représenté par Honorable Pato RIMBINK
5. SAMOA, représenté par Honorable Fiame NOAMI MATAAFA
6. CAMEROUN, représenté par Honorable Alamine OUSMANE
7. TCHAD, représenté par Honorable Dr. Issa DOUBRAGNE
8. ÉTHIOPIE, représenté par Honorable Dr. Abraham TEKETSE
9. KENYA, représenté par Dr. Julius MUIA
10. NAMIBIE, représenté par Honorable Tweya TJEKERO
11. LESOTHO, représenté par Honorable Majoro MOEKETSI
12. NIGERIA, représenté par Monsieur Ogudanya ADEKUNLE.

Dans la foulée, le groupe central de négociation présidé par le négociateur en
chef Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et
de l’Intégration Africaine du Togo, a tenu une première réunion de concertation
à Lomé sur la conduite des négociations avec l’Union Européenne, principal
partenaire du Groupe ACP. Les négociations pour le Post-Cotonou commencent
le mois d’août 2018.

Discours d’ouverture de la 107e session du Conseil des ministres de l’ACP

Madame la Présidente, 

Monsieur le Secrétaire général, 

Mesdames et messieurs,


Aujourd’hui où le Groupe ACP soumet au questionnement sa propre présence au monde, s’interroge sur les raisons d’être de son existence, sur ses propres fins entendues ici comme telos ou buts et cherche à redessiner son partenariat avec l’Union européenne à l’expiration, en 2020, de l’Accord de Cotonou, il nous faut réaffirmer le sentiment commun d’appartenance à notre groupe et notre commune dépendance. Le sentiment d’appartenance commune et de commune dépendance, ce sentiment que valorisaient tant les stoïciens grecs de l’Antiquité et qu’ils rapportaient au cosmos, doit nous inspirer et raffermir en nous la solidarité organisationnelle où se joue la dialectique du multiple et de l’Un, des parties et du Tout. 

Nos populations nous attendent. Leur droit légitime au développement doit nous inciter à éviter lors de cette Session le « syndrome du bateau ivre », ce syndrome qui traduit une espèce de nausée, la situation hypothétique d’un navire en perte de repère. « Il n’est point de vent favorable pour celui qui ne sait où il va » disait SÉNÈQUE dans ses Lettres à Lucilius.

La logique d’unité doit guider nos pas. Nous devons aborder les futures négociations avec l’UE en tant que groupe uni, en tant que « pôle de responsabilité collective » soudé. S’il est vrai que l’unité du Groupe ACP en tant que pôle multilatéral de responsabilité collective ne peut signifier rien d’autre qu’une « unité plurielle », ou mieux, une « unité dans la diversité », pour reprendre Jürgen HABERMAS dans son livre Après l’Etat-nation, en raison des spécificités propres à chaque ensemble continental, les spécificités et divergences ne doivent pas cependant avoir raison de notre sens de l’unité. 

En restant uni, nous pouvons travailler ensemble et renforcer la souveraineté positive de nos Etats, autrement dit leur capacité d’action externe et interne. L’unité d’action au rang des ACP aidera sans doute nos Etats à faire décroître les inégalités et à faire reculer les frontières de la pauvreté, à faire sortir nos Etats et populations de la situation d’inconfort actuelle.

L’enjeu, c’est la guerre au manque de développement dans nos pays, à la « pauvreté absolue » et « objective ». L’état du monde actuel quasiment comparable à l’état de nature de Thomas Hobbes nuit au Groupe des ACP et à leurs populations. Changer cet état insoutenable, voilà ce qui doit être l’objectif de ce cadre de coopération Sud-Sud. N’oublions pas que l’un des objectifs des ACP est d’« œuvrer à la promotion d’un nouvel ordre mondial plus juste et plus équitable ». 

Ce défi qui reste actuel 43 ans après l’Accord originel de Georgetown donne à réfléchir et nous appelle à la logique d’unité. Ce n’est pas en étant ensemble que nous ne sommes pas fécond, c’est plutôt parce que jusque-là nous n’avons pas assez agi ensemble. La force réside dans l’unité.

L’heure est à l’urgence du rassemblement, ou pour parler comme Edgar Morin, à « l’urgence de l’essentiel ».


Madame la Présidente,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et messieurs,

 

Ces tendances centrifuges, auxquelles nous devons nous opposer de toutes nos forces, doivent tout de même nous amener à nous interroger sur les facteurs qui nourrissent ce courant. Nous sommes à la croisée des chemins où nous devons avoir le courage de voir en toute objectivité la réalité afin de dresser un diagnostic clair de nos difficultés et leur trouver des solutions qui s’imposent. Le célèbre poète allemand HÖLDERLIN disait bien dans un style hégélien que « là où croît le péril croît aussi ce qui sauve ». Il nous faut faire preuve d’imagination et d’innovations pour sortir de cette situation car comme le dit Albert EINSTEIN, dans les moments de crises ou de difficultés, « seule l’imagination importe ».

Le Gouvernement de la République Togolaise insiste donc sur la nécessité du renforcement de la coopération intra-ACP car pour nous développer, nous devons d’abord compter sur nous-mêmes, sur nos propres forces dans une perspective humaniste et de confiance en soi. La confiance en soi, au plan individuel que collectif, comme l’enseigne la génération actuelle de l’École de Francfort conduite par Axel HONNETH, est le support basique de tout effort de développement. Notre coopération interne nous ouvrira des perspectives stimulantes qui auront sans doute  des impacts sur nos partenariats avec les autres. 

À cet égard, je me réjouis que vous ayez inscrit à l’agenda de vos travaux la révision de l’Accord de Georgetown et je vous engage à l’examiner dans la droite ligne des orientations données pas nos Chefs d’État et de gouvernement lors des Sommets de Sipopo en 2012 et de Port Moresby en 2016 et de notre document de position Vers les ACP que nous voulons.

L’avenir du Groupe ACP dépend de notre capacité d’adaptation aux mutations profondes de l’environnement international. L’avenir n’est pas, pour reprendre les termes d’Henri BERGSON, « ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire». L’avenir se prépare, celui de notre Groupe doit se construire autour de perspectives réalistes et vitales qui engagent chacun de nos Etats et toute l’organisation. L’heure est à l’action multilatérale.

Madame la Présidente, 

Mesdames et messieurs les Ministres,

Monsieur le Secrétaire général, 

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Mission,

Les préparatifs en vue des négociations du Post Cotonou sont l’autre préoccupation qui sera au cœur de votre session. Sur ce sujet, il est à observer que le partenaire européen a déjà exprimé de façon claire sa vision du futur accord de partenariat.

A votre tour, vous examinerez et adopterez, je l’espère, le mandat de négociation du Groupe ACP. La réunion qui s’est tenue le 27 mai ici même doit avoir permis de faire des avancées sur l’examen des questions susceptibles de constituer des blocages sur notre vision commune.

Du côté du Groupe ACP, il y a lieu de souligner, pour s’en réjouir, la croissance économique enregistrée par un certain nombre de pays. La croissance économique a permis aux pays en question de se hisser au rang de pays à revenu intermédiaire. Toutefois, les économies de ces pays demeurent vulnérables aux chocs exogènes et il importe de ne pas les abandonner à eux-mêmes. En restant solidaires, nous pourrions mieux résister aux crises, accroître ce qu’Amartya SEN appelle les « capabilités » de nos pays et de nos citoyens. Nos populations méritent mieux que leurs niveaux et conditions de vie actuelles.

 

Madame la Présidente,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et messieurs,

Sur ces mots, je déclare ouverte la 107ème session du Conseil des ministres ACP et souhaite, au nom de notre histoire et du « principe espérance » cher à Ernst BLOCH, plein succès à nos travaux.

Vive la coopération Sud-Sud, 

Vive les ACP

Je vous remercie.

ACP – UE Lomé 2018 : Interview du Chef de la Diplomatie Togolaise

Prof Robert DUSSEY, Lomé accueille la 107ème Session du Conseil des Ministres ACP et 43ème Session du Conseil des Ministres ACP-UE. C’est bien cela ?

Tout à fait, le Togo accueille du 27 mai au 1er juin 2018, les Sessions du Conseil des Ministres des ACP-UE. Plus de 600 délégués venus de 79 pays des ACP dont (48 d’Afrique subsaharienne), (16 des Caraïbes), (15 du Pacifique) et 28 de l’UE sont à Lomé.

Monsieur le ministre, quel est l’état de la coopération entre les ACP et l’UE?

Je dois avouer que les 79 pays d’Afrique, des Caraïbes et des Pacifiques, et les 28 de l’Union Européenne sont deux grands et fidèles partenaires qui coopèrent depuis des décennies dans plusieurs domaines. Nous voulons travailler ensemble pour améliorer cette coopération dans l’intérêt des générations futures.

Justement Monsieur le Ministre, quels sont les enjeux des présentes sessions à Lomé ?

L’Accord de Cotonou qui lie les ACP à l’UE arrive à expiration en février 2020. Pour renouveler cet accord, il nous faut donc préparer les discussions sur l’avenir des relations ACP-UE d’une façon générale et, surtout, d’examiner le projet de cadre de mandat de négociation préparé par le Comité des Ambassadeurs ACP à Bruxelles.

Evidemment, la réussite de ces discussions nous permettra de renforcer davantage la coopération entre les ACP et l’UE en vue d’en tirer profiter pour nos peuples.

Comme vous le voyez, l’avenir des relations ACP-UE post 2020, passe par Lomé.

Monsieur le Ministre, y a t-il des chances de réussite de l’après Cotonou ?

Ces genres de discussions entre plusieurs partenaires ne sont souvent pas des plus faciles, mais nous restons optimistes car l’union sacrée des ACP serait un atout pour nous.

Avec Mme Louise Mushikiwabo, Ministre des Affaires Etrangères du Rwanda et Présidente du Conseil des Ministres de l'Union Africaine

Lomé accueille le Conseil des Ministres ACP-UE

Patrick Gomes, Secrétaire Général des ACP et Robert Dussey

La session du Conseil des ministres des pays ACP (Afrique-Caraïbe-Pacifique) et celle du Conseil conjoint ACP-UE s’ouvre dimanche à Lomé.

Les représentants de cet ensemble géographique et ceux de l’Union européenne continuent d’arriver dans la capitale togolaise.

Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, a accueilli Patrick Gomes, le secrétaire général des ACP, Kamina Johnson Smith, la cheffe de la diplomatie jamaïcaine et présidente du conseil des ACP et Ralph Regenvanu responsable de la politique étrangère du Vanuatu.

Le Conseil des ministres est la principale instance décisionnelle du Groupe ACP après le sommet des chefs d’État et de gouvernement. Quant au Conseil des ministres conjoint, il est l’organe suprême du partenariat entre les ACP et l’Union européenne.

Ces réunions s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des prochaines négociations pour un nouvel accord de partenariat ACP-UE après 2020.

Kamina Johnson Smith, Ministre des Affaires Etrangères de Jamaïque et le chef de la diplomatie togolaise

Faure Gnassingbé, qui assure également la présidence en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), appelle à un plus grand rôle politique pour le Groupe ACP dans le cadre du prochain  Accord, notamment en termes d’appui aux Etats membres dans les différents processus relatifs au dialogue politique avec l’UE. 

Le président togolais souligne par ailleurs l’importance d’un partenariat renouvelé avec l’Europe après 2020, et insisté sur l’appel lancé aux États ACP pour qu’ils demeurent un groupe uni.

Pour l’Union européenne, le rendez-vous de Lomé est important car il donnera le ton du futur cadre de la coopération entre l’UE et ses partenaires pour les prochaines années.

Les ministres venus des 79 pays ACP ainsi que des représentants de l’UE se retrouveront à l’hôtel du 2 février.