Lancement du premier Forum Economique des Diasporas Africaines (FEDA)

En marge de la 74ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais à l’étranger, H.E. Le professeur Robert DUSSEY, inauguré le 27 septembre 2019 à New York, en présence des ministres du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), premier forum économique de la diaspora africaine sur le thème “Le rôle et les contributions de la diaspora au développement économique du continent “.

Sous le haut patronage de Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République togolaise, le Forum économique sur la diaspora africaine, qui se tiendra à Lomé en 2020, réunira des décideurs, des dirigeants et des influenceurs du continent et de la diaspora africaine.

Le forum réunira environ 2 500 participants et réunira toutes les diasporas africaines: acteurs politiques et autorités administratives, opérateurs économiques et chefs d’industries, investisseurs et présidents de chambres de commerce, représentants d’institutions économiques et commerciales, experts et consultants, conférenciers et chercheurs. , médecins et ingénieurs, chefs de projets et philanthropes, organisations de la société civile et étudiants, ainsi que d’autres segments de la population africaine.

Ce serait une réunion d’affaires majeure qui développerait des partenariats durables et fructueux avec les membres de la diaspora africaine et d’autres partenaires. Ce serait également une véritable plateforme de mobilisation pour le lancement d’un répertoire des compétences africaines et pour l’émergence d’un lobby africain puissant et influent capable de soutenir les stratégies de développement du continent. Ce serait enfin le cadre pour l’adoption de la “Déclaration de Lomé sur l’engagement de la communauté noire pour le développement de l’Afrique”.

New York, le 27 septembre 2019

Communiqué de Presse : Visite de travail en Algérie

VISITE DE TRAVAIL DE

S.E. PROF. ROBERT DUSSEY,

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES TOGOLAIS DE L’EXTERIEUR

A ALGER

Les 18 et 19 septembre 2019

 

  1. A l’invitation de son homologue S.E.M. Sabri BOUKADOUM, Ministre des Affaires Etrangère de la République Algérienne Démocratique et Populaire, S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur de la République Togolaise, a effectué une visite officielle à Alger, les 18 et 19 septembre 2019.
  2. Au cours de cette visite, le Ministre Robert DUSSEY a été reçu en audience par le Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, S.E.M. Abdelkader BENSALLAH.
  3. Il a également eu une séance de travail avec son homologue algérien au cours de laquelle les deux ministres ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment, la coopération entre les deux pays.
  4. Le Ministre DUSSEY a félicité le Gouvernement et le peuple algériens pour la conduite responsable et apaisée de la situation politique que traverse l’Algérie et a souhaité un dénouement heureux du processus politique en cours.
  5. Evoquant les relations d’amitié et de coopération qui existent de longue date entre le Togo et l’Algérie et qui ont été consacrées par plusieurs accords bilatéraux depuis 1976, les deux Ministres ont exprimé leurs volontés de collaborer étroitement en vue du développement et de l’approfondissement de ces relations.
  6. A cet effet, ils se sont accordés sur la nécessité d’actualiser les accords déjà signés, en vue de mieux les adapter au contexte actuel et sur la signature de nouveaux accords dans des domaines qui n’étaient pas couverts par les accords précédents.
  7. Les deux ministres ont signé un mémorandum d’entente sur les consultations politiques périodiques entre les deux pays et ont adopté une feuille de route comportant les actions prioritaires de leur coopération bilatérale.
  8. Ils se sont par ailleurs convenus sur la signature prochaine de plusieurs accords de coopération dans les domaines du commerce, des transports, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur, de la communication et de la culture.
  9. Le Ministre BOUKADOUM a également annoncé l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe Lomé-Alger par la compagnie Air Algérie.
  10. Abordant les questions de développement, S.E. Prof. DUSSEY a rappelé que le Togo a adopté un Plan National de Développement (PND) en trois axes qui prévoit des financements privés à hauteur de 65% et a souhaité que le secteur privé algérien profite des opportunités d’affaires qui sont offertes dans le cadre de ce Plan, en établissant des partenariats avec le secteur privé togolais.
  11. A cet effet, un Conseil d’affaires algéro-togolais sera créé et des rencontres entre les hommes d’affaires togolais et algériens seront organisées en vue d’identifier les opportunités d’investissements.
  12. Les deux parties se sont convenues de la signature d’un accord d’exemption réciproque de visa au profit des citoyens détenteurs de passeports diplomatiques ou de service.
  13. La partie algérienne a par ailleurs annoncé l’ouverture prochaine d’une antenne diplomatique à Lomé.
  14. En vue de renforcer davantage les relations de coopération entre les deux Etats, les deux Ministres ont convenu de la nécessité de préparer ensemble une visite officielle prochaine de S.E.M Faure GNASSINGBE en Algérie. La date de cette visite sera arrêtée d’un commun accord par voie diplomatique.

Fait à Alger, le 19 septembre 2019

Address by MoS Vellamvelli MURALEEDHARAN at the Diplomatic Club, Lome on theme “India-Africa Relations”

Your Excellency Robert Dussey , Foreign Minister of the Republic of Togo,
Excellencies Members of Diplomatie Corps.
Distinguished invited guests,

Namaskar,

I am deeply honoured by invitation of Hon’ble Foreign Minister to address this prestigious Diplomatie Club on the the me ‘lndia-Africa Relations’.

During my short visit to beautiful country of Togo, 1 had an opportunity to call on H.E. President of Republic of Togo and assure him of lndia’s commitment to further strengthen our bilateral relations with Togo. 1 had extensive discussions with Hon’ble Foreign Minister and we both reviewed the entire gamut of our bilateral relationship and explored new areas to enhance bilateral cooperation. 1 once again thank Hon’ble Minister for warm hospitality extended to me and my delegation. My presence in Togo is aise special since it is first Foreign Ministerial visit from lndia to Togo.

Togo is a land of immense beauty, blessed with abundant natural resources, rich heritage and friendly people. Free Port of Lome. the only deepest port in West Africa, has not only contributed to Togo’s trade with the rest of the world but is aise a lifeline for many land locked countries of the region.

Coming back to the theme, ‘lndia-Africa Relations’, in tact, according to experts Africa and lndian sub-continent were once connected and were part of ‘Gondwana’ land before the lndian sub-continent tectonic plate moved further and collided with Eurasian plate giving rise to mighty Himalayas. Our relations date back to centuries when lndian merchants used to set sail in wooden dhows taking advantage of monsoon winds to carry out trade with Africa particularly the littoral states of East Africa. These centuries old exchanges resulted in cross­mingling of our respective cultures and appreciation of our respective unique way of lite.

With the abolition of slavery in the 191h century, colonial powers found an indigenous way to continue it and large number of lndian nationals were taken to far away places as “indentured labour” including to Mauritius, countries of East and South Africa. They were brought in thousands to lay railway lines in Kenya and in South Africa. With them also came traders, small shopkeepers, protessionals, administrators, teachers and over the years, many of them settled in these countries and gave rise to vibrant lndian diaspora. ln the case of West Africa, primarily the initial settlers were the traders who were on look out for greener pastures. Over the years, the lndian community has made a significant contribution to the social, economic and political fabric of Africa.

lt was to look after the interests of some of these early settlers in South Africa that a young lean and fragile lndian barrister came to South Africa in 1893, spent 21 years there and returned to lndia as Mahatma. lt was in South Africa that he experimented with tools of ‘Satyagraha’ and ‘Civil Disobedience Movement’ and later on successfully used tools of ‘Ahimsa’ (Non-violence) and ‘Satyagraha’ to mobilize millions of ordinary lndian people

against the British Empire. He led the lndian freedom movement, however, even at the cusp of independence, his thoughts were with brothers and sisters of Africa and he had said that lndia’s independence will remain incomplete till our brothers and sisters in Africa continue to be chained in bandage.

This year is special as we celebrate worldwide 150th Birth Anniversary of Mahatma Gandhi. 1 am thankful to Government of the Republic of Togo for releasing a special commemorative postal stamp of Mahatma Gandhi this year. Mahatma Gandhi and his legacy has been one of the greatest links between lndia and Africa.

lndian freedom movement inspired many countries in Africa and many African leaders such as Kwame Nkrumah of Ghana, Julius Nyerere of Tanzania and Kenneth Kaunda of Zambia imbibed these methods in their own liberation movements. lndia was also in the forefront of fight against inhuman practice of apartheid and was first country to move a resolution at United Nations in 1946 against it even before lndia’s own independence. lndia only established relations with South Africa in 1991, when apartheid was abolished. We also stood with people of former Rhodesia, Guinea Bissau, Angola and Namibia.
lndia took a leading role in convening first Asian-African Conference at Bandung, lndonesia and later with support of many African countries such as Egypt, Ghana, led to formation of Non-Aligned Movement.

Many African countries looked towards lndia to take leadership role at world stage to highlight the challenges faced by the developing countries and also tried to emulate lndia’s model of socio-economic development to bring prosperity to their citizens. lndia in a unique position has always acted as a bridge between developing and developed countries and has always endeavoured to advocate and protect their interest in in multilateral fora. lndia has always been an advocate of South-South cooperation and has willingly shared lndia’s expertise with other developing countries.

The institutionalization of lndia-Africa relations resulted from initiation of lndia-Africa Forum Summit in 2008 and three IAFS Summits have been held so far with the 4 th IAFS Summit scheduled to be held in 2020.

lndia-Africa relations have seen an upswing in last 5 years under the visionary and dynamic leadership of Hon’ble Prime Minister Modi. 1 will use this opportunity to highlight the 10 Guiding principles which Hon’ble Prime Minster enumerated during his address to the Ugandan Parliament on 25 July, 2018 and which will guide and shape our relationship with Africa. These principles are:

1. Africa will be at the top of our priorities. We will continue to intensify and deepen our engagement with Africa.

– Allow me to illustrate how this Principle has translated into action. ln departure tram the ‘Benjul Formula’ where in only leadership torm the Regional groupings along with AU past and Present Presidency used to be invited to the lndia Africa Forum Summits, lndia under Prime Minister Modi decided to extend invitations to all Heads of States to participate in the 3rd IAFS
held at New Delhi in October 2015 and we were honoured with the participation of all African countries with more than 40 countries represented at the level of Heads of States/Govern ments.

ln last 5 years, President/Vice PresidentJPrime Minister of lndia paid visits to 32 African countries. ln tact, Hon. President’s first foreign visit was to Ethiopia and Eriteria and after general elections this summer and formation of government again under Prime Minister Modi, Hon’ble President’s first visit was once again to Africa – Benin, Gambia and Guinea in West Africa. Even my first visit, after assuming the responsibility as Minister of State for External Affairs, was to Nigeria. 1 have corne to Togo from Cameroon and will be going to Abidjan. lndia also received a number of African Heads of States/Heads of Governments on bilateral visits apart from IAFS and ISA Founding Conference (over 30). This month, President of Zambia paid a State visit to lndia.

2. Our development partnership will be guided by your priorities. lt will be on terms that will be comfortable for you, that will liberate your potential and not constrain your future.

Our development partnership currently includes implementation of 180 Unes of Credit worth about USD 11 billion in over 40 African countries. At the 3rd lndia Africa Forum Summit, lndia committed a concessional Line of Credit of 10 billion U.S. dollars and 600 million dollars in grant assistance. lndian efforts have always been driven by priorities of African countries. For example, lndia has extended four Unes of Credit (LOCs) totaling US$ 144.35 million (through EBID and bilaterally) to Togo for various projects. The projects implemented/signed/approved are: (1) US$ 14.96 million Rural electrification project in 2011; (ii) US$ 13.10 million Farming and cultivation of rice, maize and sorghum in 2012; (iii) US$ 30 million rural electrification to caver 150 localities in 2016; (iv) US$ 52 million setting up of 161 KV power transmission line in 2016; (v) US$ 20 million equip health institutions project (through EBID); (vi) US$ 13 million upgrading of power generation and distribution capacity of CEET (through EBID). Under the aegis of ISA Founding Conference held in Delhi in 2018, lndia announced new Unes of Credit through EBID of US$ 40 million for electrification of 350 villages through deployment of photovoltaic systems and the request of the Togolese side to move this particular line of credit from EBID to bilateral route is being positively processed. Ali these projects have been priorities of the Togolese government and part of the Togolese National Development Plan. ln short, concessional lines offered by lndia have contributed in a big way towards asset creation in several African countries.

We are proud of our educational and technical ties with Africa and receive thousands of young bright African mincis at our educational institutes. They are our investment into future and pall bearers of traditions to rise to occupy top positions in their countries. Severa! current or former Presidents, Prime Ministers, Vice Presidents, Ministers in Africa have attended educational or training institutions in lndia. Thousands of public officiais, students, teachers, entrepreneurs, farmers, doctors have been trained or obtained their degrees in lndia under our capacity building programmes.

Our lndian Technical and Economie Cooperation Programme (ITEC) has been in place for 55 years now and trains 10,000 every year from over 160 countries. Most of these slots are for Africa. We meet all expenses. We are also introducing shortly e-lTEC and ITEC Executive to keep pace with the increasing demand for capacity building to cater to diverse quarters with diverse requirements.
We also offer fully sponsored higher education options for studying in lndia through our lndian Council for Cultural Relations. We have also seen a number of students travelling to lndia for higher studies on self financing basis. During the last two years, nearly 150 students from Togo have gone to a particular University in Shimla.

3. We will keep our markets open and make it easier and more attractive to trade with lndia. We will support our industry to invest in Africa.

lndia’s tracte with Africa is now over US$ 62 billion (latest figure to be updated- This is over 21 per cent more than in the previous year). LOC countries from Africa are making use of the DFTP scheme offered by lndia giving duty free access to almost 99% of our tariff lines and as a result Africa’s exports to lndia are growing significantly. For example, lndia-Togo bilateral trade turnover has seen a quantum jump and almost reached US$ 1 billion mark in 2018-19 and amounted to US $998.02 million. lndian imports from Togo almost doubled in 2018-19 and amounted to US $ 303.93 million. The figures of bilateral trade for the first quarter of FY 2019-20 have already amounted to US $ 436.75 million.
Traditionally, the lndian private sector presence in Africa has been in extractive industries, infrastructure projects or in SME sector. Of late, lndian industry have also invested in key sectors like automobiles, engineering, chemicals, banking, IT and ITES, telecom, pharmaceuticals, healthcare, education and services. Sorne of the big companies like Airtel, Tata Motors, Mahindra and Mahindra, Ranbaxy, Cipla, Dr. Reddy’s, Godrej, Emami, ONGC Videsh Limited, RITES and WAPCOS have their presence in Africa. Ali these companies along with the companies established by lndian nationals residing in African countries for long period of time also fulfill their corporate social responsibility and supplement respective government efforts towards attainment of SDGs. Important point is that lndian growth story with its ‘AAA” – Affordable, appropriate and Adaptable have found resonance in the African countries facing similar developmental challenges.
Affordable medicines of good quality provided by lndia’s pharmaceutical sector has helped many African countries to fight the scourge of deadly diseases which once threatened future of the continent particularly AIDS. The lndian medicines have also helped African nations to make medical treatment accessible and affordable.

4. We will harness lndia’s experience with digital revolution to support Africa’s development; improve delivery of public services; extend education and health; spread digital literacy; expand financial inclusion; and mainstream the marginalised.

ln the last decade or so, the rate of technological advancements has been unprecedented and the entire world is talking about Artificial Intelligence, digital economy and lndustry 4.0. Our economic ties are now increasingly driven by new partnerships of innovation in the digital economy. lndia is also helping the African countries to bridge the digital divide. The Pan Africa e-Network, was launched in Africa at the continental level in 2009, aimed at harnessing socio­economic benefits of ICT for tele-education and tele-medicine. The first phase of this programme is over and we are now launching the second phase. ln tact, my Ministry is spearheading the second phase of the tele-education and tele-medicine project titled E-VBAB e-VidhyaBharati and e-ArogyaBharati Network Project, which will offer 15,000 scholarships to African students over the next five years to pursue online short term courses, undergraduate and postgraduate degrees from top lndian Universities. E-VBAB portal will be opened soon to ail African nationals and will include partner universities and hospitals. 1 will urge Togo to sign the Mou at the earliest.

lndia has also undertaken the establishment of institutions and training centres which are scattered across the African continent. During the last 4 years, 6 IT Centres were established in South Africa, Egypt, Morocco, Lesotho, Ghana, Namibia and Tanzania; a CGARD Technology Centre in Madagascar; 7 Vocational Training Centres were established in Ethiopia, Rwanda; Burundi, Burkina Faso, The Gambia, Zimbabwe and Egypt.

A Technology Centre was also established in Zimbabwe. Entrepreneurship Centres are being set up. Severa! similar projects including a skills development centre are being set up.

5. Africa has 60 per cent of the world’s arable land, but produces just 10 per cent of the global output. We will work with you to improve Africa’s agriculture.

lndian investment in the agriculture sector of Africa has been both through concessional LoCs and private sector. ln April this year, we signed US$ 150 Million Loc agreement with Ghana for Agricultural Mechanization Project, the largest Loc so far extended in the agriculture sector to any country. The Loc US$ 13.10 million utilized successfully by Togo was for Farming and cultivation of rice, maize and sorghum. Many lndian companies are also venturing into commercial farming and floriculture. lndian enterprises such as Jain Irrigation, Kirloskar, Ruchi Soya, Renuka Sugars etc. have established their presence in many African countries. lndia also supports in capacity building through providing of scholarships implemented by Department of Agriculture Research and Education (DARE) and the lndian Council of Agricultural Research (ICAR).

6. Our partnership will address the challenges of climate change. We will work with Africa to ensure a just international climate order; to preserve our biodiversity; and, adopt clean and efficient energy sources.

A number of African countries have signed and ratified Framework Agreement of the international Solar Alliance and a number of Heads of States including H.E. President of Togo, Ghana and Burkina Faso had participated in the Founding Conference of ISA held in New Delhi on 11 March 2018. lndia had announced number of solar LoCs to kick start solar projects in many countries including electrification of 350 villages using solar photo-voltaic cell in Togo. lndia’s is also partnering with several coastal nations increasingly seeking to harness the benefits of Blue Economy in a sustainable manner.

7. We will strengthen our cooperation and mutual capabilities in combating terrorism and extremism; keeping our cyberspace safe and secure; and, supporting the UN in advancing and keeping peace.

lndia has stood shoulder-to-shoulder for peace and security. lndian peacekeepers have brought pride and glory to nation by serving in over a dozen UN peacekeeping missions in Africa, since our first mission in Congo in 1960. ln all the UN peacekeeping Missions in the world, 163 lndians have made the supreme sacrifice. This is among the highest number for any country. Almost 70 per cent of these embraced martyrdom just in Africa. Today, over 6,000 lndians serve in five peacekeeping operations in Africa. lndian women established a landmark with the first all-female Police Unit of the United Nations in Liberia. Our defence and security cooperation is growing with nations in Africa, as we work together to counter terrorism and piracy, and keep our seas secure.

8. We will work with African nations to keep the oceans open and free for the benefit of all nations. The world needs cooperation and not competition in the eastern shores of Africa and the eastern lndian Ocean. That is why lndia’s vision of lndian Ocean Security is cooperative and inclusive, rooted in security and growth for all in the region.

Security of sea lanes of communication is very important for economic security of Africa and lndia. We have entered into many agreements to ensure safety and security of SLOCs with many African countries particularly with littoral states on the East Coast. lt is with this vision that we assisted Togo in organization of AU Maritime Summit in October 2016 through gifting of US$ 1,00,000/-.

9. As global engagement in Africa increases, we must all work together to ensure that Africa does not once again turn into a theatre of rival ambitions, but becomes a nursery for the aspirations of Africa’s youth.
I need not elaborate on this principle, one of the most important one. lndia nurtures her relationship with countries irrespective of their relationships with other countries and our relationships are built on our strength guided by the shared history and intertwined future.

10. Just as lndia and Africa fought colonial rule together, we will work together for a just, representative and democratic global order that has a voice and a role for one­third of humanity that lives in Africa and lndia.

lndia and Africa have almost same population, similar economic size, same diversity, similar values, systems and the predominantly young population looking for growth, employment and ease of living and Ease of Doing Business. lndia today is among one of the fastest growing large emerging economy and Africa is witnessing resurgence of growth having some of the fastest growing economies in the World. Rise of lndia and Africa open new vistas for enhancing our bilateral cooperation. 1 am confident that the 2 Billion dreams will have common aspirations and shared journey bringing peace, prosperity and sustainable development to the entire world. lt is time for us to join hands and walk together to meet rising aspirations and expectations of our respective citizens.

I once again thank Hon. Foreign Minister for giving me this opportunity. 1 thank you all for your patience and would be happy to take questions, if any.

Visite de S.E.M Vellamvelli Muraleedharan, Ministre délégué des Affaires Extérieures de l’Inde au Togo

Communiqué

1. Le 5 septembre 2019, une délégation indienne conduite par S.E.M. Vellamvelli MURALEEDHARAN, Ministre délégué des Affaires Extérieures de l’Inde, a effectué une visite de travail à Lomé.

2. La délégation a été reçue en audience par le Président de la République S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE.

3. Elle a ensuite eu des séances de travail avec S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de !’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Madame Demba A. TIGNOKPA, Ministre de la Planification du Développement et de la Coopération, M. Dèdèriwè ABLI­BIDAMON, Ministre des Mines et des Energies et Madame Cina LAWSON, Ministre des Postes et de l’Economie numérique.

4. Cette rencontre a permis à la délégation indienne d’échanger avec les Ministres togolais sur des questions d’intérêt commun d’ordre bilatéral, régional et multilatéral.

5. Sur le plan bilatéral, les deux parties se sont félicitées de l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui unissent le Togo et l’Inde depuis 1980 et ont réaffirmé leur engagement à œuvrer au développement et à la diversification de celles-ci.

6. Pour illustrer ces relations d’amitié, la partie togolaise a présenté à la délégation indienne, un album des timbres de la poste togolaise ayant pour thèmes l’Inde, son peuple et sa culture, de même que la personnalité de Mahatma Gandhi.

7. La partie indienne a annoncé l’ouverture d’une Ambassade à Lomé en 2020.

8. Les deux délégations se sont également convenus sur la signature prochaine d’un accord sur l’exemption réciproque de visas au profit des détenteurs des passeports diplomatiques et de service des deux pays, ainsi que la possibilité pour les citoyens togolais désireux de se rendre en Inde de faire leurs demandes de visas en ligne.

9. Abordant les questions de développement, la partie togolaise a rappelé que le Togo a récemment adopté un Plan National de Développement (PND) articulé autour de trois axes et a appelé la partie indienne à appuyer le Togo dans la réalisation dudit plan, à travers la mobilisation des investissements publics et privés.

10. Les deux parties se sont engagées à œuvrer au renforcement de la coopération entre les secteurs privés des deux pays.

11. A cet égard, les gouvernements togolais et indien appuieront les chambres de commerce et autres associations professionnelles des hommes d’affaires des deux pays en vue de la signature d’accords de partenariat.

12. Examinant les projets de coopération en cours, les deux parties se sont engagées à accélérer le processus de la signature du mémorandum d’entente pour l’extension de la télémédecine aux étudiants et patients togolais à travers le projet e-VBAB.

13. La partie indienne s’est également engagée à accélérer l’examen du projet de Système d’Identification Biométrique (Togo e-ID).

14. Les deux parties ont également convenu de coopérer dans les domaines de l’exploitation minière et des énergies, notamment à travers un projet d’électrification de 350 localités rurales.

15. Dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la formation technique et professionnelle, les deux parties se sont engagées à accroître leur coopération, notamment à travers l’octroi de bourses d’études par l’Inde aux étudiants togolais.

16. Concernant les questions d’ordre multilatéral, la partie togolaise a félicité le gouvernement indien pour son initiative conjointe avec la France ayant abouti à la création de l’Alliance Solaire Internationale (ASI) et a salué les efforts que l’Inde fournis dans le cadre des activités de cette Alliance.

17. Elle a également assuré la partie indienne de la détermination du Togo à œuvrer pour le développement des activités de l’ASI en Afrique, dans le cadre de la vice-présidence Région Afrique de cette institution que le Togo assure depuis mars 2019.

18. Soulignant l’importance pour elles de renforcer leur collaboration dans le cadre des Organisations Internationales, en particulier en ce qui concerne l’harmonisation de leurs points de vue sur les questions d’intérêts communs ainsi que leur soutien mutuel en cas de candidature à un poste d’une organisation donnée, les deux parties se sont engagées à maintenir une concertation permanente sur ces questions.

19. En marge de cette visite, S.E.M. Vellamvelli MURALEEDHARAN a présenté au Club Diplomatique de Lomé une communication sur les relations Inde-Afrique.

 

Fait à Lomé, le 06 septembre 2019

 

Visite de travail en France : Robert DUSSEY rencontre Jean-Yves LE DRIAN

COMMUNIQUE DE PRESSE

1- S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a effectué une visite de travail en France, du 23 au 24 juillet 2019, à l’invitation de S.E.M. Jean-Yves LE DRIAN, Ministre de l’Europe et des affaires étrangères de la République Française.
2- Au cours de leur entretien, les deux Ministres ont procédé à des échanges de vues sur des questions d’intérêt commun liées à leur coopération bilatérale et à leur collaboration sur des sujets régionaux et multilatéraux.
3- Evoquant les questions bilatérales, les deux personnalités se sont réjouis de l’excellente qualité des relations historiques d’amitié et de coopération qui unissent la France et le Togo et ont réaffirmé leur disponibilité à continuer par collaborer étroitement pour l’affermissement et le développement de ces relations.
4- Le Ministre DUSSEY n’a pas manqué d’exprimer les vifs remerciements du Gouvernement togolais pour les soutiens multiformes que la France lui apporte dans son élan vers le développement, à travers notamment les actions de l’agence française de développement (AFD) et du Service d’Action Culturelle, particulièrement dans le domaine de l’eau, de l’assainissement, de l’éducation, de la recherche, de l’énergie et de la culture.
5- Examinant les questions de développement, le Ministre DUSSEY a décliné les principaux axes du Plan National de Développement (PND) et les opportunités qu’il présente pour le secteur privé français, déjà très présent au Togo à travers une vingtaine d’entreprises, et dont les investissements et l’expertise sont très attendus.
La France figure parmi les premiers partenaires commerciaux du Togo et le Ministre Togolais a appelé de tous ses voeux le renforcement de ces liens à travers un partenariat plus accru entre les secteurs privés des deux pays.
6- Sur le plan sécuritaire, le ministre a salué l’appui de la France dans la formation et la préparation des forces armées togolaises pour les missions à l’étranger dans le cadre des opérations de maintien de la paix ainsi que la coopération en matière de renseignements extérieurs opérationnels.
7- Sur le plan politique, le Ministre LE DRIAN a félicité le Togo pour les avancées considérables qu’il a enregistrées ces derniers mois en réalisant les réformes constitutionnelles et institutionnelles et en organisant de façon apaisée et consensuelle, les élections législatives du 20 décembre 2018 et les locales du 30 juin 2019.
Le Professeur DUSSEY a, à cet égard, sollicité le soutien et l’accompagnement des villes françaises, qui ont déjà une expérience avérée, aux jeunes communes togolaises qui entament un nouvel apprentissage en matière de décentralisation et de gestion des collectivités locales.
Il a aussi saisi l’occasion pour rassurer son homologue de la préparation inclusive des élections présidentielles de 2020.
8- Parlant des questions d’ordre régional, les deux Ministres se sont inquiétés de la recrudescence des actes de terrorisme, de radicalisation, d’extrémisme violent et de piraterie maritime sur le continent et particulièrement en Afrique de l’Ouest.
9- A cet égard, le Ministre togolais a félicité son homologue français pour son soutien aux Etats de l’Afrique de l’Ouest dans leur riposte au terrorisme et à l’extrémisme violent, à travers les opérations Serval puis Barkhane et l’appui au G5 Sahel.
Il a cependant relevé que la réponse militaire ne saurait à elle seule suffire et a rappelé l’importance de la diplomatie préventive qui oblige les gouvernements à assumer leurs rôles et à prendre la responsabilité de protéger leurs citoyens, de faire des efforts pour se rapprocher des communautés à la base, d’anticiper les crises sociopolitiques, de savoir rester à égale distance des confessions religieuses en respectant le principe de laïcité tout en jouant leur rôle de régulateur souverain.
10- Concernant les questions d’ordre multilatéral, les deux Ministres ont exprimé leurs préoccupations face aux atteintes répétés ces dernières années contre le multilatéralisme.
11- Ils ont convenu de renforcer leur collaboration dans les enceintes internationales, en coordonnant leurs prises de positions, non seulement pour une meilleure défense de leurs intérêts communs, mais aussi pour la préservation de la paix et de la sécurité internationales.
Les Chefs de la diplomatie française et togolaise ont également salué l’évolution positive des négociations en cours en vue d’un nouvel accord de partenariat ACP-UE.
Ils ont, par ailleurs, réaffirmé leur commune volonté de soutenir toutes les initiatives et à prendre les mesures les plus adéquates dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.
12- Au terme de son séjour, le Chef de la diplomatie togolaise a exprimé à son homologue français ses vifs remerciements et sa gratitude pour la qualité de l’accueil qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation.
Fait à Paris, le 24 juillet 2019

Réunion du Conseil de paix et de sécurité à Niamey sur la Libye

Adopté par le Conseil de paix et de sécurité en sa 857ème  réunion tenue le 5 juillet 2019, sur la situation en Libye et le sort des migrants africains en Libye,

 

Le Conseil de paix et de sécurité,

Rappelant l’article 4 (o) de l’Acte constitutif de l’Union africaine affirmant le caractère sacro-saint de la vie humaine, l’article 7 du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité, ainsi que ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation en Libye et la situation des migrants africains dans ce pays, en particulier le communiqué de presse [PSC/PR/BR.(DCCCII)] de la 802ème réunion du 17 octobre 2018, le communiqué [PSC/MIN.(DCCXCVII)] de la 797ème réunion tenue au niveau ministériel le 24 septembre 2018, en marge de la 73ème Session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, aux États-Unis d’Amérique, et le communiqué [PSC/PR/COMM.(PSC /PR/COMM.(DCCCXXXIX)] de la 839ème réunion tenue le 9 avril 2019;

Notant les allocutions de S.E. Pr. Robert Dussy, Ministre des Affaires étrangères de la République togolaise, en sa qualité de Président du CPS pour le mois de juillet 2019, et de l’allocution faite par S.E. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA; notant, en outre, la  présentation faite par l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité, ainsi que la déclaration du Représentant de l’État de Libye;

Exprimant, une fois encore, sa grave préoccupation  face à la situation qui prévaut en Libye, en particulier depuis le 4 avril 2019, et face au sort des migrants africains dans les camps et les centres de détention dans ce pays, en particulier la récente attaque contre des migrants et des réfugiés au centre de détention de Tajoura près de Tripoli, en Libye , qui a fait 53 morts et des centaines de blessés graves, le 3 juillet 2019;

Exprimant sa solidarité avec le Gouvernement et le peuple libyens et réaffirmant son engagement et sa disposition à continuer d’aider les parties prenantes libyennes à trouver une solution à la crise dans leur pays, conformément aux instruments et principes pertinents de l’UA.

Agissant en vertu de l’article 7 de son Protocole, le Conseil de paix et de sécurité: 

  1. Condamne, de la manière la plus ferme possible, les auteurs de l’attaque sauvage, quels qu’ils soient, attaque qui a été perpétrée le 3 juillet 2019, contre les migrants du centre de détention de Tajoura, près de Tripoli en Libye, qui a causé des morts et des centaines de blessés; exprime ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement à tous les migrants et réfugiés blessés;
  1. Fait sien le communiqué de presse du Président de la Commission du 3 juillet 2019, condamnant ce crime horrible et appelant à une enquête indépendante pour élucider la perpétration de ce crime;
  1. Décide qu’une enquête indépendante doit être menée d’urgence, avec la participation de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), en vue d’établir les faits de l’attaque du 3 juillet 2019 contre le centre de détention de Tajoura, près de Tripoli, et de formuler des recommandations sur les mesures pratiques pour assurer la dignité, le bien-être, la sûreté et la sécurité des migrants; dans ce contexte, le Conseil demande à la Commission de lui soumettre les résultats de l’enquête au plus tard avant le 30 septembre 2019 pour examen; 
  1. Souligne le rôle central de l’UA, en collaboration étroite avec les pays de la région, dans la recherche d’une solution durable à la crise en Libye; dans ce contexte, le Conseil insiste sur le fait que tous les partenaires engagés dans le soutien des efforts visant à régler la crise libyenne doivent compléter et respecter l’approche de l’UA; à cet égard, le Conseil demande au Président de la Commission de renforcer davantage son engagement diplomatique avec toutes les parties concernées, afin d’assurer qu’une action collective soit menée rapidement et efficacement pour mettre fin à la crise en Libye; 
  1. Rappelle que les Nations unies, à travers son Conseil de sécurité, ont la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales, conformément au chapitre VII de la Charte des Nations unies; en conséquence, le Conseil demande au Conseil de sécurité d’assumer la pleine responsabilité du règlement rapide de la crise en Libye, ayant à l’esprit que la poursuite de cette crise aura de graves conséquences, en particulier, la circulation et l’utilisation illicites des armes, le trafic, la prolifération de groupes terroristes, la criminalité organisée, en Libye même, dans la région et sur le continent africain;
  1. Exige que tous les auteurs de ce crime odieux soient traduits en justice, sans plus tarder; dans ce contexte, le Conseil exhorte les autorités et les autres parties prenantes libyennes à apporter la coopération nécessaire à l’enquête sur l’attaque contre le centre de détention de Tajoura; 
  1. Appelle les autorités libyennes à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils en Libye, y compris les migrants et les réfugiés, conformément au droit international humanitaire et aux droits de l’homme; appelle en outre les autorités libyennes à démanteler tous les centres/ camps de détention en Libye, afin de réduire la vulnérabilité des migrants et des réfugiés;
  2. Souligne la nécessité pour les États membres de prendre des mesures pour s’attaquer, de manière décisive, aux causes profondes de la migration irrégulière; appelle tous les pays concernés à redoubler d’efforts pour faciliter le rapatriement rapide de leurs ressortissants de Libye, y compris la fourniture du soutien logistique, afin d’empêcher toute exploitation ultérieure de leur situation précaire;
  3. Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation politique en Libye; réaffirme qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise libyenne, et souligne l’impératif d’une solution politique comme seule alternative pacifique viable pour résoudre la crise qui prévaut;
  4. Condamne fermement l’ingérence extérieure, d’où qu’elle provienne, dans les questions de paix et de sécurité en Afrique; à cet égard, le Conseil exprime sa préoccupation face à l’intervention extérieure croissante dans les affaires intérieures de la Libye, telle qu’elle s’est manifestée par la fourniture continue d’armes à des factions militaires et à des milices en violation de l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies, et des tentatives délibérées pour diviser les parties prenantes libyennes, ce qui compromet les efforts déployés pour régler définitivement la crise en Libye; à cet égard, le Conseil souligne que tout soutien extérieur doit compléter les efforts de dialogue et de réconciliation sous conduite africaine entre les parties prenantes libyennes; dans ce contexte, le Conseil met en garde qu’il désignera et dénoncera les parties impliquées, afin de régler ce problème;
  1. Exige des factions belligérantes en Libye à cesser immédiatement les hostilités, à s’engager à respecter un cessez-le-feu permanent et à se réengager dans un véritable dialogue national, afin de promouvoir une solution politique inclusive à la crise, et réitère son soutien total à la Conférence de réconciliation devant être organisée par la Commission de l’Union africaine et le Comité de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’UA sur la Libye;
  1. Attend avec intérêt la réunion prévue du Comité ad hoc de haut niveau de l’UA sur la Libye en marge du sommet inaugural de coordination de l’UA et des CER, à Niamey, au Niger;
  1. Décide de rester activement saisi de la question.

Lancement du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur : Discours du Ministre Robert Dussey

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et des Organisations de la société civile,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et Messieurs les Directeurs,

Mesdames et Messieurs les Chefs de Division,

Chers amis de la presse,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

 

Le philosophe grec Epicure a dit a propos de l’amitié : « Ce n’est pas tant l’intervention de nos amis qui nous aide mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux. » La dimension de sa pensée qui m’intéresse c’est le fait qu’Epicure fait de la confiance et de la garantie de pouvoir toujours compter les  amis le socle de l’amitié. Votre présence en ce jour ici est réitérative et nous convainc que le Togo pourra toujours compter sur vous chers partenaires.

La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui constitue en effet un aboutissement puisqu’elle annonce la réalisation d’un projet dont les débuts remontent à 2014. La mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) traduit ambition clairement affichée du Président de la République et du Gouvernement de rehausser le niveau d’implication de la diaspora togolaise dans notre effort national de développement et marche vers la prospérité collective.

Il vous souviendra que le 1er avril dernier, nous nous sommes retrouvés ici même à l’occasion du lancement de la Feuille de route des Togolais de l’extérieur. La création du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur va matérialiser l’un des axes essentiels de cette Feuille de route. En prenant la décision de la création du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur, le Gouvernement envisage fédérer notre diaspora pour rendre sa contribution au développement de notre pays encore plus significative.

La diaspora togolaise est une diaspora émiettée en plusieurs associations avec des difficultés à se regrouper et à s’organiser en faitière capable d’assurer sa représentativité. Il s’avère donc indispensable de fédérer ces différentes associations afin d’accroitre leurs capacités d’action en direction et au service du pays. L’initiative de la création du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) est en partie une réponse du Gouvernement à une demande de la diaspora elle-même.

Mesdames et Messieurs,

Le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur regroupera l’ensemble des Togolaises et Togolais résidant hors du territoire national. Il sera le cadre par excellence d’échange et de confiance réciproque entre la diaspora togolaise et le Gouvernement sur toutes les questions d’intérêts communs. Le HCTE sera également chargé de suivre et coordonner les actions de développement de la diaspora togolaise, promouvoir partout la défense des droits et intérêts des Togolais de l’extérieur et leur apporter soutien à chaque fois que les circonstances l’exigent et faire des consultations périodiques avec les pays d’accueil des Togolaises et Togolais de la diaspora.

Le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur sera un organe consultatif de régime associatif, non partisan et non lucratif, et ne sera affilié à aucune obédience confessionnelle, idéologique ou politique. L’enjeu, c’est de rassembler tout le monde, faire de la diaspora plurielle du Togo une plateforme unique au service de la prospérité de la nation, concilier la logique de la pluralité et celle de l’unité.  Blaise Pascal disait bien dans son ouvrage Pensées que « la multitude qui ne se réduit pas à l’unité est confusion ; l’unité qui ne dépend pas de la multitude est tyrannie ». Nos différences constituent un atout pour le pays.

Pour finir, je voudrais, une fois encore, saisir l’occasion pour vous renouveler, chers amis partenaires, la reconnaissance du Gouvernement pour votre présence à cette cérémonie, qui témoigne de votre indéfectible soutien lorsqu’il s’agit des initiatives pour la cause du développement de notre pays. Vous êtes, pour paraphraser une pensée de Pythagore, des compagnons qui aident le Togo à avancer sur le chemin de la prospérité.

Visite officielle au Brésil : Communiqué de Presse

1- A l’invitation du Ministre des Relations Extérieures de la République fédérative du Brésil, S.E.M. Ernesto ARAUJO, S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, a effectué, les 17 et 18 juin 2019, une visite officielle à Brasilia.

2- Au cours de cette visite, les deux Ministres ont procédé à des échanges de vues sur des questions d’intérêt commun d’ordre bilatéral, régional et multilatéral.

3- Abordant les questions d’ordre bilatéral, les Ministres ARAUJO et DUSSEY se sont réjouis de l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays depuis 1972 et ont réaffirmé leur disponibilité à collaborer étroitement pour l’approfondissement et le développement de ces relations.

4- Evoquant l’accord portant création de la Commission mixte de coopération entre le Gouvernement de la République Togolaise et le Gouvernement de la République Fédérative du Brésil, signé le 18 août 1988 à Brasilia, les deux Ministres se sont engagés à organiser dans un avenir proche, la première session de celle-ci, en vue de renforcer leur collaboration dans les domaines politique, économique, sécuritaire, scientifique, culturel et technique.

5- Ils ont également convenu de la signature prochaine de plusieurs accords dont un mémorandum d’entente entre l’Institut Rio Branco du Ministère des Relations Extérieures de la République Fédérative du Brésil et le Ministère des Affaires Etrangères de la République Togolaise sur la coopération dans le domaine de la formation des diplomates, un accord dans le domaine du service aérien et un accord cadre de coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense.

6- Examinant les questions de développement, le Ministre DUSSEY a fait connaître que le Togo a récemment adopté un Plan National de Développement articulé autour de trois axes qui concernent la mise en place d’un hub logistique d’excellence et d’un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ouest africaine, le développement de pôles de transformation agricole, manufacturier et d’industries extractives et la consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion.

7- A cet égard, il a invité la partie brésilienne à appuyer le Togo dans la mise en œuvre de ce plan, à travers la mobilisation des investissements.

8- Aussi, les deux Ministres ont-ils convenu de l’organisation prochaine au Brésil, d’un Forum économique Togo-Brésil auquel prendra part le Chef de l’Etat S.E. Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République togolaise.

9- Se félicitant de l’initiative coton4+qui a permis le renforcement des capacités techniques des cotonculteurs togolais par des experts brésiliens, le Ministre DUSSEY a exprimé le souhait de la partie togolaise de voir cette expérience s’étendre à d’autres filières, notamment le café, le manioc, l’anacarde et l’élevage bovin.

10- Par ailleurs, le Ministre togolais a pris note de l’offre brésilienne visant à accompagner les pays africains en matière de contrôle terrestre de leurs frontières, de la formation des pilotes et des marins et a exprimé la disponibilité de la partie togolaise à bénéficier de cette offre.

11- Relevant la nécessité de renforcer la coopération entre les secteurs privés des deux pays, les deux Ministres se sont engagés à œuvrer de concert pour l’organisation de visites d’échange et de prospection des opérateurs économiques du Togo et du Brésil et leur participation aux grandes rencontres organisées dans l’une ou l’autre partie dans les domaines économiques et connexes.

12- A cet égard, les Ministres togolais et brésilien ont invité les chambres de commerce, et autres associations professionnelles des hommes d’affaires des deux pays à signer des accords de partenariat.

13- Parlant des questions d’ordre régional, les deux Ministres ont évoqué la recrudescence des actes de terrorisme, de radicalisation, d’extrémisme violent et de piraterie maritime sur le continent et particulièrement en Afrique de l’Ouest.

14- A cet égard, le Ministre togolais a félicité son homologue pour l’initiative brésilienne de développer une stratégie commune avec l’Afrique de l’Ouest sur la sécurité en Atlantique Sud et a convenu avec lui de l’organisation prochaine à Lomé d’une réunion de haut niveau sur les questions sécuritaires entre l’Afrique de l’Ouest et le Brésil.

15- Concernant les questions d’ordre multilatéral, les deux Ministres ont souligné l’importance du renforcement de leur collaboration dans le cadre des Organisations Internationales, en particulier, en s’accordant leurs soutiens réciproques en cas de candidature à un poste au sein d’une organisation donnée.

16- A cet égard, le Ministre togolais a informé son homologue du soutien du Togo à la candidature de la République fédérative du Brésil au poste de membre non permanent du conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2022-2023.

17- En marge de cet entretien, le Prof. Robert DUSSEY a animé une conférence sur le thème «Extrémisme violent et défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest : quel rôle pour la diplomatie préventive ? » à l’Institut Rio Branco du Brésil.

18- Dans son exposé, le Ministre DUSSEY, après avoir rappelé que les groupes extrémistes veulent faire de l’Afrique de l’Ouest une société à risques multiformes, a démontré les limites de la sécurité et de la réponse militaire face à la menace et énuméré quelques solutions fondées sur la diplomatie préventive pour endiguer le mal.

19- A cet égard, il a rappelé que la diplomatie préventive oblige les gouvernements à assumer leurs rôles et à prendre la responsabilité de protéger leurs citoyens, de faire des efforts pour se rapprocher des citoyens et des communautés, d’anticiper les crises sociopolitiques, de savoir rester à égale distance des communautés et des confessions religieuses en respectant le principe de laïcité tout en jouant leur rôle de régulateur souverain.

20- Par ailleurs, le Ministre DUSSEY a été reçu en audience, par Monsieur Wilson WITZEL, Gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro. Les questions de coopération ont été au centre de leurs discussions.

21- Dans le cadre de l’exécution de l’axe 1 du PND, le Ministre DUSSEY et le gouverneur WITZEL ont convenu de la signature des accords de coopération entre le gouvernement togolais et l’Etat de Rio de Janeiro dans les domaines du commerce, du tourisme et des activités financières. Un accord entre Lomé et Rio de Janeiro ainsi qu’un autre entre les chambres de commerce du Togo et de l’Etat de Rio de Janeiro sont également prévus.

22- Il a enfin échangé avec les leaders des communautés afro-brésiliennes et de la diaspora togolaise au Brésil qu’il a invités à prendre part au Forum économique de la diaspora africaine prévu à Lomé les 28 et 29 novembre 2019.

23- Au terme de cette visite, le DUSSEY a exprimé au Ministre ARAUJO, au Gouvernement et au peuple brésilien ses vifs remerciements pour la qualité de l’accueil et de l’hospitalité qui lui ont été réservés ainsi qu’à sa délégation durant leur séjour au Brésil et a invité son homologue à effectuer une visite en République Togolaise.

24- S.E.M. Ernesto ARAUJO a accepté cette invitation dont les modalités seront arrêtées par voie diplomatique.

Fait à Brasilia, le 18 juin 2019

#NewACPEU : Evaluation des progrès à Bruxelles

Bruxelles, le 23 mai 2019

IP/19/2673

Commission européenne – Communiqué de presse

 

À la suite des récentes consultations au niveau régional avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), les négociateurs en chef, le commissaire Mimica et le ministre togolais Robert Dussey, se sont réunis aujourd’hui à Bruxelles pour discuter des grandes lignes du futur accord ACP-UE.

M. Neven Mimica , commissaire chargé de la coopération internationale et du développement et négociateur en chef de l’UE, a déclaré: «L’accord se précise. Il est temps d’intensifier nos efforts et d’accélérer nos progrès pour atteindre les résultats escomptés. Les discussions d’aujourd’hui sur les partenariats régionaux nous rapprochent un peu plus de cette coopération nouvelle et renforcée que nous recherchons.»

M. Robert Dussey , ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration de l’Afrique, qui est également négociateur en chef des pays ACP et président du groupe central de négociation ministériel, a quant à lui déclaré: «Nous avons entamé ces négociations en septembre de l’année dernière et nous avons fait des progrès constants depuis lors. Les consultations avec les trois régions ont été bénéfiques dans la mesure où elles ont donné une bonne idée des besoins de chaque région. Nous attendons avec impatience la conclusion d’un accord axé sur les besoins actuels et futurs de nos pays membres. »

 

Prochaines étapes

Alors que les pourparlers relatifs aux partenariats régionaux spécifiques progressent, les équipes de négociation de l’UE et des ACP poursuivront leurs travaux sur le texte de l’accord qui couvre l’ensemble des 79 pays (également dénommé «le socle commun»). Les prochaines sessions de négociation porteront notamment sur la structure institutionnelle. L’objectif est de réaliser un maximum d’avancées avant la prochaine réunion des négociateurs en chef, prévue pour la seconde moitié du mois de juillet.

 

Contexte

L’accord de Cotonou régissant actuellement les relations entre l’UE et les pays ACP arrivera à échéance en 2020. Les négociations en vue d’un nouveau partenariat entre les pays ACP et l’UE ont été lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Les premières séries de négociations ont principalement porté sur le socle commun au niveau UE-ACP. Ce socle commun regroupe les valeurs et les principes autour desquels se rassemblent l’UE et les pays ACP, et indique les domaines stratégiques prioritaires dans lesquels les deux parties ont l’intention de travailler ensemble.

En outre, il est prévu que le futur accord comprenne des piliers régionaux spécifiques et axés sur des actions se concentrant sur les besoins de chaque région. Le premier cycle de consultations concernant les piliers régionaux est à présent terminé.

Le futur partenariat ACP-UE servira à consolider les liens politiques étroits entre l’UE et les pays ACP sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de la moitié des pays membres des Nations unies et plus de 1,5 milliard de personnes.

ACP-UE : Vers l’accord Post-Cotonou 2020

Les grandes lignes du futur accord entre les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) et l’Union européenne ont été évoquées jeudi à Bruxelles entre les chefs négociateurs.

Neven Mimica, le commissaire chargé de la Coopération internationale et du Développement, et Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise pour le compte des ACP.

‘L’accord se précise. Il est temps d’intensifier nos efforts et d’accélérer nos progrès pour atteindre les résultats escomptés. Les discussions d’aujourd’hui sur les partenariats régionaux nous rapprochent un peu plus de cette coopération nouvelle et renforcée que nous recherchons’, a déclaré M. Mimica.

Robert Dussey, de son côté a salué ‘des progrès constants’.

‘Les consultations avec les trois régions ont été bénéfiques dans la mesure où elles ont donné une bonne idée des besoins de chaque région’, a-t-il ajouté.

Alors que les pourparlers relatifs aux partenariats régionaux spécifiques progressent, les équipes de négociation de l’UE et des ACP poursuivront leurs travaux sur le texte de l’accord qui couvre l’ensemble des 79 pays (également dénommé «le socle commun»).

Les prochaines sessions de négociation porteront notamment sur la structure institutionnelle.

L’objectif est de réaliser un maximum d’avancées avant la prochaine réunion des négociateurs en chef, prévue pour la seconde moitié du mois de juillet.

L’accord de Cotonou régissant actuellement les relations entre l’UE et les pays ACP arrivera à échéance en 2020.

GRO
Neven Mimica,Tjekero Tweya, président du conseil des ministres ACP (Namibie), et Robert Dussey

Les négociations en vue d’un nouveau partenariat entre les pays ACP et l’UE ont été lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Les premières séries de négociations ont principalement porté sur le socle commun au niveau UE-ACP. Ce socle commun regroupe les valeurs et les principes autour desquels se rassemblent l’UE et les pays ACP, et indique les domaines stratégiques prioritaires dans lesquels les deux parties ont l’intention de travailler ensemble.

En outre, il est prévu que le futur accord comprenne des piliers régionaux spécifiques et axés sur des actions se concentrant sur les besoins de chaque région. Le premier cycle de consultations concernant les piliers régionaux est à présent terminé.

Le futur partenariat ACP-UE servira à consolider les liens politiques étroits entre l’UE et les pays ACP sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de la moitié des pays membres des Nations unies et plus de 1,5 milliard de personnes.

DISCOURS DE  S.E. PROF. ROBERT DUSSEY  AUX CONSULTATIONS REGIONALES UE-AFRIQUE  DANS LE CADRE DES NEGOCIATIONS ACP-UE POUR LE POST-COTONOU

 

Eswatini, le 04 mai 2019

Son Excellence Monsieur le Premier Ministre du Royaume d’ESWATINI,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,

Monsieur le Secrétaire général des ACP  Dr. Patrick GOMES,

Monsieur le Négociateur en Chef de l’Union européenne pour le post-Cotonou,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, pour commencer, remercier le Roi d’Eswatini, le Gouvernement et le peuple de notre pays hôte pour leur courage de l’hospitalité. Depuis que nous sommes arrivés en cette terre africaine des ACP, nos impressions sont très  bonnes quant à leur grand sens de l’hospitalité. J’ai fait dans votre beau pays ce qu’Alioune DIOP, un grand panafricain de conviction, fondateur de la Revue Présence Africaine, qui a voulu que l’Afrique soit présente sur la scène du monde, a appelé « l’expérience intime de la vie africaine ». L’expérience de votre étonnant sens de l’altérité a réveillé en moi mes intuitions et passions panafricanistes de  ma plus tendre jeunesse.

Je voudrais également remercier les différentes délégations ici présentes. Votre forte participation à ces consultations régionales traduit, sans se tromper, l’intérêt que vous portez aux négociations en cours. L’enjeu est commun et votre engagement l’est également.

Mesdames et Messieurs,

La région du Pacifique qui a tenu ses consultations régionales les 25 et 26 février 2019 à Apia, à Samoa, négocie directement le pilier UE-Pacifique du nouvel accord avec l’UE. La région des Caraïbes est dans le même schéma et a tenu ses consultations régionales le 15 avril à Kingston  en Jamaïque. Les consultations régionales UE-Afrique de cette semaine actent à l’échelle africaine le début formel des négociations sur le pilier UE-Afrique du futur accord de partenariat ACP-UE, même si depuis quelques mois un excellent travail technique se fait au niveau de l’Union africaine sur les négociations.

Les spécificités africaines en termes de défis, de potentiels, de priorités, de cadres référentiels de développement (commercial, économique et humain) et de partenariat avec l’extérieur sont connues. Il y a une longue histoire de partenariat entre l’UE et l’Afrique réaffirmé à Abidjan en 2017. En cohérence avec le partenariat UE-Afrique actuel et dans un nouvel esprit, l’Afrique est appelée à négocier le pilier UE-Afrique du post-Cotonou.

La Zone de libre-échange continentale (ZLEC) en cours de création en Afrique est une évolution qualitative qui, dans un futur proche, donnera un nouveau visage au commerce intra-africain et international de l’Afrique.

Le pilier UE-Afrique du post-Cotonou doit être en phase avec les orientations stratégiques de la ZLEC, de l’agenda 2063 de l’UA et du Sommet UE-Afrique d’Abidjan ainsi qu’avec la volonté de développement clairement affichée en Afrique. L’Afrique doit densifier ses échanges commerciaux avec l’Europe, rehausser le niveau du dialogue politique avec l’UE sur les questions aussi cruciales que la sécurité, la paix, les droits de l’homme, les biens culturels africains encore en séjour en terre européenne, les objectifs de développement durable, le changement climatique et la migration.

Les sujets qui seront au centre des négociations dans le protocole UE-Afrique de l’accord sont d’importance vitale pour l’Afrique et le Groupe ACP. L’Afrique, doit conduire ses négociations régionales avec professionnalisme et un  sens élevé de responsabilité. Par notre travail, à l’échelle africaine, nous devons prouver au Groupe ACP qu’il a fait le choix approprié au moment idéal en optant pour l’autonomie et la liberté d’action des régions dans la négociation des piliers régionaux. Le moment est historique et le travail doit être fait avec une éthique de responsabilité. J’ai la conviction que les négociateurs africains ont conscience de leur responsabilité.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais finir avec une pensée de Kwame NKRUMAH que nous Africains ne devons jamais perdre de vue : « Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces [du] monde ».

Merci pour votre attention.

Accord Post-Cotonou 2020 : Poursuite des négociations ACP-UE à Kingston.

Les négociations entre le groupe des pays ACP et l’Union européenne se poursuivent pour parvenir à un accord post-Cotonou d’ici 2020.

Cette fois, les discussions se déroulent en Jamaïque après N’Djamena et Samoa. Aucune des régions géographiques concernées n’est oubliée.

A Kingston, se retrouvent les mêmes interlocuteurs comprenant le Groupe central de négociation (GCN), le Commissaire européen au Développement, Neven Mimica et Robert Dussey, le chef négociateur pour les pays ACP.

‘En venant en Jamaïque je suis Africain, mais je me sens également profondément Caribéen’, a déclaré le chef de la diplomatie togolaise en intervenant lors des débats. Cette île des Caraïbes est en effet majoritairement peuplée de descendants d’esclaves africains.

Les discussions avancent à un rythme soutenu pour parvenir à accord d’ici 2020 et peut être même avant.

M. Dussey a cependant souligné que malgré les progrès réalisés, ‘les deux parties ont également reconnu la nécessité d’accélérer les négociations afin de permettre la conclusion du gros des négociations d’ici l’été 2019’

Il a vanté les mérites d’un futur accord basé sur des priorités régionales stratégiques.

La grande nouveauté repose en effet sur les besoins et spécificités de chaque zone géographique, contrairement à l’actuelles 79 pays formant le bloc ACP n’ont rien d’uniformes. Les demandes des pays du Pacifique ou des Caraïbes n’ont rien à voir avec celles de l’Afrique.

Robert Dussey en discussion avec Kamina Johnson Smith

La finalité des pourparlers est de parvenir à un nouvel accord consistant en un socle commun et trois partenariats régionaux.

Le socle commun, applicable à tous les membres du partenariat, énumérera des objectifs, des priorités et des principes généraux et permettra de renforcer la coopération au niveau international.

Les partenariats régionaux constitueront le centre de gravité et fixeront des priorités régionales spécifiques pour les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, conformément aux dynamiques régionales renforcées et à l’importance accrue des organisations régionales.

Réunion du CDL avril 2019 avec Damien MAMA du SNU au Togo

Les enjeux géopolitiques de la migration au XXIe siècle : atout ou menace à l’équilibre mondial. Tel était le thème du débat organisé mardi soir à Lomé par le Club diplomatique de Lomé (CDL). Invité Damien Mama, le coordinateur du Système des Nations Unies (SNU) au Togo.

Le phénomène migratoire est d’ampleur mondial et constitue désormais une question internationale majeure. Il toucherait un être humain sur 7, si l’on additionne les 740 millions de migrants internes aux 214 millions de migrants internationaux comptabilisés par les Nations Unies.

Si les migrations sont le plus souvent associées aux déplacements des ressortissants des pays les plus pauvres vers les pays riches, la réalité est plus complexe. A l’échelle mondiale, un tiers des migrants se déplace des pays en développement (sud) vers les pays développés (nord) ; un tiers, du sud vers le sud ; et le dernier tiers du nord vers le nord.

Les raisons économiques n’en sont pas les seules causes. La migration témoigne de la mobilité grandissante des personnes et de la densification des réseaux transnationaux économiques, culturels, matrimoniaux et religieux.

La plupart des régions du monde sont concernées, soit par le départ, soit par l’accueil, soit par le transit des migrants ; certains pays l’étant par les deux, voire les trois à la fois.

Les mouvements migratoires se développent particulièrement le long des grandes lignes de fractures géographiques, qui séparent des régions aux caractéristiques politico-économiques fortement distinctes : la Méditerranée, la frontière américano-mexicaine, ou celle entre la Russie et la Chine. Ces lignes de fracture sont en constante évolution.

D’anciens pays de départ sont rapidement devenus des pays d’accueil : c’est le cas de l’Europe du sud. D’anciens pays d’accueil deviennent des pays de départ, en particulier en Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Uruguay), tandis que d’autres Etats ont surtout vu progresser leur population de migrants en transit (Maroc, Mexique, et Turquie).

L’Afrique subsaharienne, dernière région du monde à accomplir sa transition démographique, devrait enregistrer une forte croissance démographique avec une multiplication par près de 10 de sa population entre 1950 (180 millions d’habitants) et 2050 (plus de 1,7 milliards selon les projections des Nations Unies).

Ce décuplement de la population est un réel enjeu, notamment pour les zones désertiques du Sahel et pour les pays enclavés et aux ressources naturelles limitées.

Damien Mama
Damien Mama

Les migrants peuvent contribuer de deux manières au développement de leur pays d’origine. D’une part, ils transfèrent une partie de leur revenu, ressource tant pour les ménages bénéficiaires que pour les Etats d’origine.

Ces transferts représentent plus de trois fois les budgets de l’aide publique au développement. Les montants des transferts vers les pays en développement sont en progression continue pour atteindre plus de 400 milliards de dollars en 2018 selon la Banque Mondiale contre 6 milliards en 1970.

D’autre part, les migrants transfèrent des ressources immatérielles, telles leurs compétences (intellectuelles, techniques ou relationnelles) et sur un pan plus large des normes (comme l’égalité des genres), des valeurs civiques (respect du cadre collectif).

Ces transferts sont déterminants pour le développement mais les données sont encore trop parcellaires pour en évaluer les impacts.

Les migrants ont également la capacité d’œuvrer au sein du pays d’accueil en apportant une vitalité économique et sociale en s’insérant dans des dynamiques collectives.

En ce sens, la migration peut être un atout, a souligné Damien Mama lors de son exposé.

Créé à l’initiative de Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, le Club diplomatique de Lomé est un cercle de réflexion apolitique qui reçoit à intervalles réguliers des personnalités togolaises et étrangères issues du monde diplomatique, politique et d’organisations internationales.

CDL avril 2019 : Mot de fin du Prof. Robert Dussey

>> Lire aussi : Réunion du CDL avril 2019 avec Damien MAMA du SNU au Togo

Le Club Diplomatique de Lomé a reçu Monsieur Damien MAMA, Coordinateur du système des nations unies au Togo a présenté le thème suivant : “Les enjeux géopolitiques de la migration au 21e siècle : atout ou menace à l’équilibre mondial ?”

 

Les pays d’Europe, d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique achèvent un deuxième cycle de négociations en vue d’un nouveau partenariat ambitieux

Bruxelles, le 4 avril 2019

Aujourd’hui, les négociateurs en chef ont souligné les progrès accomplis et lancé la phase suivante des négociations. À terme, cette nouvelle étape aboutira à la création de piliers sur mesure pour chaque région, lesquels figurent parmi les nouveautés qui seront introduites dans le futur accord ACP-UE.

Le négociateur en chef de l’UE, le commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, M. Neven Mimica, a tenu aujourd’hui les propos suivants à N’Djamena, au Tchad: «La rédaction du texte de base avance bien, et nous sommes à présent ravis de nous engager dans une nouvelle voie avec la négociation des piliers UE-Afrique, UE-Caraïbes et UE-Pacifique. Non seulement ces piliers stimuleront notre coopération en lui insufflant une nouvelle dynamique, mais ils nous permettront aussi, en fin de compte, d’accroître nos réalisations en apportant une réponse adaptée aux besoins et aux défis propres à chaque partenaire.»

Le négociateur en chef des pays ACP et président du groupe central de négociation ministériel, qui est également le ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration de l’Afrique, M. Robert Dussey, a quant à lui déclaré: «Nous avons fait le bilan des négociations lancées il y a six mois. Je suis heureux de pouvoir signaler que des progrès considérables ont été accomplis et que nous continuons de nous appliquer à faire en sorte que l’accord soit viable à long terme et réponde aux besoins des citoyens en nous attaquant aux défis mondiaux actuels et émergents.»

Prochaines étapes

Tandis que le processus de rédaction suit son cours, l’UE et les pays ACP poursuivent les consultations relatives aux piliers régionaux avec chaque région. Comme l’a montré le dialogue de haut niveau avec les dirigeants du Pacifique le 26 février, ces consultations offrent un espace privilégié pour approfondir la discussion sur les besoins et les priorités de chaque région. Des réunions similaires avec les partenaires des Caraïbes et d’Afrique doivent avoir lieu prochainement.

Contexte

L’accord de Cotonou régissant actuellement les relations entre l’UE et les pays ACP arrivera à échéance en 2020. Les négociations en vue d’un nouveau partenariat entre les pays ACP et l’UE ont été lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Les deux premières séries de négociations ont principalement porté sur le socle commun au niveau UE-ACP. Ce socle regroupe les valeurs et les principes autour desquels se rassemblent l’UE et les pays ACP. Il indique également les domaines stratégiques prioritaires dans lesquels les deux parties envisagent de travailler ensemble à titre prospectif. Outre ledit socle, le futur accord comportera également trois piliers régionaux orientés vers l’action, chacun d’entre eux se concentrant sur les besoins propres à une région. L’UE et les pays ACP chercheront, dans le cadre du futur partenariat, à renforcer leur coopération politique sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de la moitié de l’ensemble des pays membres des Nations unies et plus de 1,5 milliard de personnes.

Pour en savoir plus

Questions et réponses sur le futur partenariat UE-ACP

Directives de négociation de l’UE

Directives de négociation des pays ACP

Communiqué : Présentation de la Feuille de Route pour les Togolais de l’extérieur

Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, S.E. Prof. Robert DUSSEY, a procédé, ce 1er avril 2019, à la présentation de la «  feuille de route du gouvernement pour les Togolais de l’extérieur ». La feuille de route du Gouvernement pour les Togolais de l’Extérieur répond à la vision du Président de la République, S.E. Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, celle d’assurer une meilleure organisation de la diaspora togolaise en vue de sa plus adéquate implication dans les efforts de développement national. Sa mission est de créer les conditions d’une implication plus inclusive de la Diaspora togolaise à l’œuvre de construction  nationale.

Conformément à cette vision, les actions du gouvernement en faveur de la diaspora togolaise s’articulent autour de trois (03) axes majeurs, à savoir :

  • la valorisation du capital humain, économique et social de la diaspora ;
  • le renforcement de la communication entre le Gouvernement et la diaspora ;
  • l’amélioration de la protection et de la défense des intérêts des Togolais de l’extérieur.

L’exécution de ces axes stratégiques est planifiée en deux grands volets : Programme d’Actions Prioritaires (PAP) et Programme à Moyen et Long terme (PMLT).

Le Programme d’Actions Prioritaires fait référence à deux axes principaux, à savoir : la valorisation du capital humain, économique et social de la diaspora et le renforcement de la communication  entre le Gouvernement et la diaspora.

Dans la mise en œuvre du premier axe stratégique consacré à la valorisation du capital humain, économique et social de la diaspora, le gouvernement entend réaliser les trois objectifs suivants :

  • mobiliser les investissements, les compétences et savoir-faire des Togolais de l’extérieur ;
  • mettre en œuvre le programme de coréalisation de projets de développement local dans les régions d’origine des migrants ;
  • développer un projet de volontariat solidaire pour le développement.

S’agissant de la mise en œuvre du deuxième axe stratégique consacré au renforcement de la communication entre le Gouvernement et la diaspora, le Gouvernement poursuivra les trois objectifs ci-après :

  • créer les structures aptes à mobiliser et accompagner le retour de la diaspora togolaise. Il s’agit notamment d’œuvrer à la mise en place du Haut conseil des Togolais de l’extérieur ;
  • réaliser la cartographie de la diaspora togolaise et sa répartition dans le monde ;
  • organiser un forum économique des Togolais de l’extérieur.

Au titre de l’axe stratégique 3 relatif à l’amélioration de la défense et de la protection des intérêts des Togolais vivant à l’étranger, inscrit dans les actions du Programme à Moyen et Long terme (PMLT), le Gouvernement mettra l’accent sur la négociation d’accords bilatéraux avec les pays où résident de fortes communautés togolaises et ceux offrant des opportunités d’embauche intéressantes afin de mieux encadrer la migration professionnelle des Togolais conformément aux normes internationales du travail. Le Gouvernement s’emploiera également à créer un Observatoire de la migration et de la diaspora et à faciliter les démarches consulaires et administratives des membres de sa diaspora dans les pays de résidence.

Il convient de noter que plusieurs projets en faveur de la diaspora sont inscrits dans cette feuille de route.

Au demeurant, il faut rappeler que le Gouvernement a déjà eu à mener en faveur de la diaspora togolaise plusieurs actions. Au titre de celles-ci l’on peut retenir, entre autres, la création de la direction des Togolais de l’extérieur par décret en 2005 ; la création au cours de la même année du Haut-commissariat aux rapatriés et à l’action humanitaire (HCRAH) ; l’élaboration et la mise en œuvre du programme Diaspora portant  notamment sur le recours aux compétences de la diaspora (2010-2014) ; la création en 2014 du comité interministériel chargé de la coordination et du suivi des activités de migration et développement ; la mise en place d’une cellule diaspora chargée d’accompagner les Togolais de l’extérieur porteurs de projets dans leur mise en œuvre ; la désignation depuis 2015 de points focaux chargés de la diaspora dans les missions diplomatiques et consulaires du Togo ; des tournées de rencontre avec la diaspora en 2013 et 2014 ; l’organisation des grandes assises de la diaspora en 2014 ; l’exemption de visa pour les Togolais de l’extérieur détenteurs d’une double nationalité (2014); l’organisation de la première édition de la semaine des « Réussites Diaspora » (2016).

Sur un autre registre, le Gouvernement accorde une importance de choix à la diaspora togolaise dans la perspective de la contribution de tous les Togolais et de toutes les Togolaises à la construction nationale, en l’occurrence pour la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND).

Aussi, le Gouvernement se propose-t-il d’organiser à partir de mai 2019 des actions de sensibilisation des Togolais de l’extérieur sur cette nouvelle vision notamment le Forum Economique des Togolais de l’Extérieur prévu pour les  28 et 29 novembre 2019.

                                                                                                                                Fait à Lomé, le 1er avril 2019