Interview: Bilan de l’action diplomatique en 2019 avec le Ministre Robert Dussey

Le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur  le Prof  Robert DUSSEY se prononce sur les temps forts de l’action diplomatique du Togo en 2019

QUESTION 1 : 

Monsieur le Ministre, bonjour ! Dans quelques jours, nous franchirons le cap d’une nouvelle année. A l’heure du bilan, êtes-vous satisfaits de la contribution de la diplomatie à l’œuvre de construction du Togo et à la marche du monde ? 

REPONSE : Bonjour. Je vous remercie pour cette occasion que vous m’offrez de revenir, sur les faits marquants de l’activité diplomatique du Togo au cours de l’année 2019.

Je dirai que la diplomatie togolaise, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure GNASSINGBE, dont je salue la vision et la clairvoyance, a été de tous les rendez-vous aussi bien nationaux qu’internationaux, en vue d’accompagner les efforts du Gouvernement dans sa quête du mieux-être pour tous les fils et filles de notre pays.

Cependant, dire que j’en suis satisfait serait, faire preuve de suffisance et de minimalisme. L’espoir d’un Togo meilleur et prospère est un combat de tous les jours, un combat sans fin, dans lequel l’autosatisfaction ne saurait être de mise. Je peux cependant, dire que le personnel de mon département, aussi bien à la centrale que dans nos missions diplomatiques et consulaires, a donné le maximum pour l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés en début d’année. Quant aux résultats, je laisse le soin aux Togolaises et Togolais, y compris vous les hommes de médias, d’apprécier.

Photo de famille avec la délégation sud-africaine officielle du Président sud-africain au Togo 

QUESTION 2 : 

Je voudrais, si vous le permettez, qu’on rentre dans le vif du sujet en évoquant une thématique sur laquelle vous avez été très actif. En début d’année, votre ministère s’est vu adjoindre  de nouvelles attributions, celles des Togolais de l’extérieur. Qu’est-ce qui a été fait en faveur de la diaspora durant ces 12 mois ?

Réponse : Il s’agit là d’une question très intéressante dans la mesure où un pan entier des activités du Ministère a été consacré cette année à la diaspora togolaise.

La diaspora togolaise,  comme celle d’ailleurs, qu’on l’accepte ou pas, est un acteur  devenu incontournable dans le processus de développement du continent. C’est un fait. Et il est d’ailleurs inutile de rappeler que le montant des transferts qu’elle envoie en Afrique, dépasse de loin l’aide publique au développement. De plus, le potentiel de ce que cette diaspora peut apporter en termes de compétence et de réseaux relationnels est énorme. Les Etats ont donc pris conscience de la place de la diaspora, riche de sa diversité et de ses intelligences, dans l’effort de développement et ont dès lors mis en place, ces dernières années, des politiques orientées vers l’intensification de la participation de leurs ressortissants de l’extérieur aux efforts nationaux de développement.

Le Togo n’est pas du reste. La volonté du Gouvernement de prendre en compte la diaspora dans le processus de développement de notre pays ne date pas d’aujourd’hui, comme vous semblez le dire. En effet, depuis 2005, le Gouvernement n’a cessé de multiplier les initiatives à la fois institutionnelles et administratives en faveur des Togolais de l’extérieur. Sans être exhaustif, on peut noter, pour illustrer :

  • La création par décret en 2005 de la Direction des Togolais de l’Extérieur au Ministère des Affaires étrangères, chargée de mettre en œuvre la politique du Gouvernement visant à la protection et la défense des intérêts des Togolais de l’extérieur ;
  • l’institution du programme diaspora en 2010 portant notamment sur le recours aux compétences de la diaspora (2010-2014) ;
  • la création en 2014 du comité interministériel chargé de la coordination et du suivi des activités de migration et développement ;
  • la mise en place d’une cellule diaspora chargée d’accompagner les Togolais de l’extérieur porteurs de projets dans leur mise en œuvre ;
  • la désignation depuis 2015 de points focaux chargés de la diaspora dans les missions diplomatiques et consulaires du Togo ;
  • des tournées de rencontre avec la diaspora entre 2013 et 2014 ;
  • l’organisation des grandes assises de la diaspora en 2014 à Lomé ;
  • l’exemption de visa pour les Togolais de l’extérieur détenteurs d’une double nationalité ;
  • l’organisation de la première édition de la semaine des « Réussites Diaspora » en 2016.

C’est dans cette lancée que le Gouvernement a consolidé son engagement vis-à-vis de nos compatriotes vivant à l’étranger à travers de nouvelles attributions pour le Ministère des Affaires étrangères, tutelle de cette diaspora, en prenant en compte dans son appellation « les Togolais de l’extérieur ».

Conformément à cette mission, qui en vérité n’est pas nouvelle, puisqu’elle s’inscrit dans la continuité des efforts déjà entamés par le gouvernement en faveur de sa diaspora, j’ai lancé le 1er avril 2019 au nom du Gouvernement, la Feuille de route des Togolais de l’extérieur qui porte sur plusieurs activités aux rangs desquels figurent notamment une meilleure organisation de la diaspora togolaise en vue de sa plus adéquate implication dans les efforts de développement national. Il s’agit de faire de la diaspora un interlocuteur des pouvoirs publics. Or, et tout le monde le sait, notre diaspora est extrêmement divisée et hétéroclite, d’où la nécessité de mieux l’organiser pour lui donner un visage. Le défi était grand dans la mesure où il s’agit de créer et d’instituer une logique d’unité à partir de la pluralité caractéristique de cette diaspora.

Nous avons donc lancé au début du mois de juillet le processus de vote en ligne ayant conduit à l’élection de soixante-dix-sept (77) Délégués-pays, membres du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) qui est une plateforme consultative et non partisane. Le HCTE se veut un cadre d’échanges et de travail entre le gouvernement et les Togolaises et Togolais de l’extérieur sur les questions de développement, de défense des droits et des intérêts de ces derniers.

Après leur élection, les 77 Délégués-pays, membres du HCTE se sont réunis pour la première fois à Lomé les 28 et 29 novembre 2019 à l’occasion du Forum « HCTE-Réussites diaspora ».

Les lauréats aux cotés du Ministre Robert Dussey lors de la deuxième édition de la Nuit des Réussites Diaspora

QUESTION 3 :

Justement monsieur le Ministre, que poursuiviez-vous à travers l’organisation du « Forum HCTE- Réussites diaspora » qui, selon beaucoup d’observateurs, a connu un éclatant succès ?

Réponse : Le « Forum HCTE- Réussites diaspora » répondait à deux objectifs principaux :

Premièrement, il a été l’occasion pour le Gouvernement d’entretenir les Délégués-pays sur leurs rôles, leurs missions, leurs responsabilités et le cadre juridique de leurs actions, de présenter la vision de développement qui sous-tend l’action gouvernementale, d’une part, et de définir avec eux, les conditions d’une contribution plus optimale de la diaspora aux efforts de développement du Togo, d’autre part. A l’issu du forum, les 77 Délégués pays du HCTE ont été officiellement installés dans leurs fonctions à l’occasion d’une cérémonie officielle présidée par le Premier Ministre, Monsieur Selom KLASSOU, au  nom du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE. Il faut également dire que les membres du HCTE ont pu mettre en place leur bureau, composé d’un Présidents et de quatre Vice-Président pour chacune des zones géographique (Afrique, Amérique, Europe et Asie-Océanie).

Deuxièmement, eu égard aux résultats satisfaisants de la première édition des « Réussites diaspora, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a organisé la deuxième édition, pour célébrer l’excellence togolaise dans le monde.  La Nuit des Réussites Diaspora a eu lieu le 29 novembre 2019 au cours d’une belle soirée de gala au Palais de la Présidence de la République. Elle a révélé au monde cinq talentueux Togolais de la diaspora dont les réalisations et inventions ont contribué à faire avancer l’humanité. Leurs mérites étant reconnus dans leurs pays de résidence, leur patrie se fait le devoir de les honorer.

En célébrant la réussite de ces concitoyens, nous encourageons la culture de l’excellence.

Photo de famille lors de la cérémonie d’Installation des Délégués Pays du HCTE

QUESTION 4 : 

Un autre sujet d’actualité et pas des moindres, ce sont les négociations entre les ACP et l’UE en vue d’un accord post-Cotonou d’ici 2020. En votre qualité de négociateur en chef du groupe ACP, dites-nous ce qu’il en est ? Un accord est-il possible avant l’échéance de février 2020 ?

Réponse : Signé en 2000 pour une période de 20 ans, l’accord de Cotonou qui régit actuellement les relations entre les ACP et l’UE expire le 29 février 2020. Les négociations en vue de la conclusion d’un nouveau partenariat ont été lancées le 20 septembre 2018 à New York, en marge de la 73ème session de l’Assemblée générale des NU.

Les négociations en cours, visent à poser les jalons d’une nouvelle dynamique et d’une nouvelle coopération transcendant la coopération classique au développement.

Le partenariat ACP-UE est principalement axé sur l’éradication de la pauvreté et le développement durable et inclusif des pays ACP et des pays de l’UE. Il couvre trois domaines d’action essentiels: la coopération au développement, le dialogue politique et le commerce.

S’appuyant sur les enseignements tirés de 44 ans de coopération et tirant le meilleur parti du nouveau contexte, le futur accord pourra ouvrir des perspectives sans précédent. En nouant une alliance politique forte, les ACP et ses partenaires seront en mesure de mettre au point des solutions adaptées aux défis propres à chaque région, dont la croissance et la création d’emplois, le développement humain et la paix, les migrations et les questions de sécurité. Parmi les défis qui se posent actuellement à l’échelle mondiale, nombreux sont ceux qui requièrent une démarche concertée et multilatérale pour obtenir des résultats concrets.

Un an après le lancement des négociations ACP-UE post 2020, les discussions avancent dans la sérénité.

Le premier défi relevé a été de trouver un consensus sur le format du futur accord de partenariat. Il sera composé d’un socle commun applicable à tous les Etats membres et de trois piliers régionaux qui refléteront les spécificités et les besoins propres à chacune des régions  qui constituent les ACP. C’est dire que l’Afrique, les Caraïbes et les Pacifiques sont appelés à négocier directement leurs protocoles régionaux respectifs avec l’UE, à la lumière de leurs ambitions de développement. En responsabilisant ainsi les régions, le groupe ACP  a la conviction que celles-ci feront un travail de fond efficace.

Toutefois, il devient peu probable que ces négociations puissent s’achever avant le 29 février 2020, date d’expiration de l’Accord en cours. Déjà, le 23 mai 2019, le Conseil conjoint des Ministres ACP-UE, mesurant la complexité de la tâche, avait délégué ses pouvoirs au Comité conjoint des Ambassadeurs en vue d’adopter toutes mesures transitoires requises qui éviteraient une interruption du partenariat ou un vide juridique, au cas où les négociations  n’arriveraient pas à terme en temps voulu.

Les discussions sur ces mesures transitoires se poursuivent également entre les deux parties. Le moins que l’on puisse dire pour l’instant est que les deux parties s’accordent sur une seule prorogation de l’Accord de Cotonou avec pour date limite le 31 décembre 2020. Ce que je peux vous dire, c’est que nous mettons tout en œuvre pour progresser le plus rapidement possible afin que le paraphe du nouvel Accord puisse intervenir au plus tard en fin mars 2020.

De cette façon, nous pourrons disposer de suffisamment de temps pour apprêter le nouvel Accord en vue de sa signature.

Poursuite des négociations ACP-UE en vue de la signature de l’accord post-Cotonou 2020

QUESTION 5 :

Monsieur le Ministre, vous avez été également très offensif dans le cadre de relations bilatérales. Quels sont les pays vers lesquels vous avez orienté vos actions ?

Réponse : Comme dit plus haut, notre pays a besoin de partenaires pour la réalisation du PND. C’est dans cette optique que, j’ai effectué des visites officielles au Brésil, en France et en Algérie. Au-delà des sujets d’intérêt commun, régionaux et internationaux relatifs à une meilleure coordination de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent ainsi que celle contre la piraterie maritime, ces voyages ont été l’occasion pour moi de présenter  aux milieux d’affaires de ces pays amis les opportunités offertes par le PND et de les encourager à investir au Togo.

Dans le même registre, j’ai reçu à Lomé mes homologues dont ceux de l’Inde et de la Serbie pour l’intensification de notre coopération.

Activités du Ministre Robert Dussey dans le cadre de renforcement des relations bilatérales avec la communauté internationale

Question 6 : 

Monsieur le Ministre, nous arrivons à la fin de cette interview, votre mot de fin.

Réponse : Je voudrais, à l’orée de cette nouvelle année, formuler à l’endroit du Chef de l’Etat, le Président Faure Essozimna GNASSINGBE, leader de la formidable transformation de notre pays, mes vœux de bonne santé, de prospérité et de paix.

J’associe à ces vœux, le Premier ministre Selom KLASSOU et l’ensemble du gouvernement.

J’adresse également mes vœux les meilleurs, au corps diplomatique et consulaire accrédité au Togo et à tous les partenaires techniques et financiers du Togo qui n’ont cessé d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des actions en faveur du développement de notre pays et du bien-être de nos populations.

Et pour chacun et chacune des fils et filles de ce merveilleux pays, je voudrais citer successivement Victor Hugo et Madame de Sévigné en ces termes ; « Saluons ensemble cette nouvelle année qui vieillit notre amitié sans vieillir notre cœur ». Et « Que cette année vous soit heureuse ; que la paix, le repos et la santé vous tiennent lieu de fortune ».

Pour ce qui est de l’avenir, Antoine de Saint-Exupéry nous enseigne « qu’il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible ». Alors, rendons possible, le Togo prospère que nous voulons. 

Le Togo classé premier pays réformateur en Afrique et au 3e au monde

Visite du Ministre Robert DUSSEY au centre de prise en charge des malades mentaux de Zooti

Lomé le 25 décembre 2019

Dans le cadre des festivités de Noël et à l’aube de la nouvelle année 2020, Son Excellence Professeur Robert DUSSEY, Ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a effectué, avec ses collaborateurs, une visite au Centre de la Communauté Saint Camille de Lellis de Zooti, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville d’Aného.

L’objet de cette visite est de soutenir et de fêter Noël avec les 210 pensionnaires de ce centre, qui s’est donné pour vocation de soigner les personnes souffrant de troubles mentaux, généralement marginalisées, sinon maltraitées par leurs familles et leurs communautés d’origine. L’option de l’ONG Saint Camille est de donner une seconde chance à cette couche de la population négligée en alliant les soins médicaux à la « thérapie par amour ».

Et c’est ce message d’amour que le Ministre a souhaité, au nom du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSIGNE, apporter aux malades souffrant de déficience mentale, en ces moments de fêtes où elles peuvent se sentir quelque peu abandonnées par la société.

Il a salué l’engagement des membres du personnel du centre pour le sacerdoce auquel ils ont choisi de consacrer leur vie à aider les personnes faibles et vulnérables.

L’association Saint-Camille de Lellis a été fondée en 1994 par Monsieur Grégoire Ahongbonon pour offrir des soins en résidence à des personnes souffrant de maladie mentale en Afrique de l’Ouest.

D’abord implantée en Côte d’Ivoire en 1991, elle s’est ensuite étendue au Bénin en 2004. L’Association est désormais présente également au Burkina Faso et au Togo. En près de 25 ans, les centres de la Communauté Saint-Camille ont remis sur pied 250 000 hommes et femmes, et ce, sans aucune aide financière gouvernementale. Elle accueille les personnes errant dans les rues, enchaînées ou clouées dans le bois dans les villages ou dans les villes, ainsi que tout malade accompagné par un parent.

La Communauté Saint Camille de Lellis est devenue une ONG internationale et a signé un Accord de siège avec le Gouvernement le 14 octobre 2019.

Présente au Togo depuis 2015, l’ONG Saint Camille y a trois centres de prise en charge, notamment à Zooti, à Kpalimé et à Sokodé. Depuis son ouverture le 14 juillet 2017, le Centre de Zooti a déjà accueilli 3866 patients dont beaucoup ont pu réintégrer leurs communautés et y exercent des activités génératrices de revenu apprises durant leur séjour au Centre.

Célébration de la Fête de Noël pour les enfants du Personnel

Comme il est de tradition depuis 2011, le Ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Son Excellence Professeur Robert DUSSEY, a organisé ce mardi 24 décembre 2019, la fête de Noël pour les enfants du personnel de son département. Le Ministre avait à ses côtés, en cette heureuse circonstance, l’Ambassadeur de Chine et le Consul honoraire de l’Inde, invités spéciaux et principaux soutiens de l’événement.

Le Directeur des affaires administratives et financières du Ministère a, dans son allocution, remercié le Ministre et les donateurs pour la pérennité de cette initiative qui a le mérite d’apporter la joie dans le cœur des enfants et dans les ménages.

Il faut noter qu’ils étaient environ 290 enfants à avoir obtenu des cadeaux du « père Noël des affaires étrangères ». On pouvait lire, sur les visages des récipiendaires, de la joie et du bonheur. Il en va ainsi de la magie de Noël !
Fait à Lomé, le 24 décembre 2019

Accord-cadre de coopération transfrontalière Togo – Bénin

Allocution du Prof. Robert Dussey

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et de la coopération de la République du Bénin cher Aurélien AGBÉNONCI,

Monsieur le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de la République du Bénin,

Chers collègues  Ministres de la délégation togolaise,

Distingués  invités,

Mesdames et Messieurs, 

La proximité entre nos deux pays, le Togo et le Bénin, n’est pas que spatiale. Outre le choix de la nature de faire de nos deux pays des voisins immédiats – la nature ne faisant rien sans raison nous dit KANT -, de liens historiques profonds lient nos deux nations, mais aussi des liens fraternels qui constituent l’arrière-plan et le socle motivationnel de  nos relations de coopération.

Les facilités mises à la disposition de la délégation togolaise depuis notre arrivée et le régime d’hospitalité qui nous est réservé nous convainquent de l’excellence des rapports d’amitié et de proximité fraternelle entre le Togo et le Bénin. Je voudrais saisir cette occasion pour transmettre à Son Excellence Monsieur Patrice TALON, Président de la République du Bénin, les fraternelles et amicales salutations de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République du Togo.

Mesdames et Messieurs, 

Les relations de coopération de nos deux pays sont au cœur des présentes rencontres et nos gouvernements ont fait le meilleur choix de travailler à leur densification. Notre co-appartenance à un même espace sous-régional et notre commune dépendance, parfois communes vulnérabilités et défis communs, nous imposent l’action dans la relation. Paul VALERY a bien fait de qualifier notre époque d’époque des rencontres et de la relation.

L’époque qui est la nôtre contraint les hommes et les Etats à la rencontre et nous n’avons le choix que de coopérer et d’agir ensemble. L’agir-ensemble, dit la philosophe Hannah ARENDT, est « indissociable de l’apparaître-commun-des êtres », du fait que nous soyons ensemble avec les autres, du fait que l’existence soit co-présence et appartenance au monde. Être ensemble donne des occasions d’agir ensemble et c’est bien ce que nous faisons en ce moment même. Nous avons la faculté d’agir ensemble et nous agissons.

L’accord-cadre de coopération transfrontalière et le mémorandum d’entente que nous avons signés aujourd’hui viennent doter les relations entre nos deux Etats de nouveaux cadres normatifs dans un temps historique où il nous faut coopérer plus pour le développement, coopérer plus pour l’intégration régionale et africaine, coopérer plus pour la sécurité et la stabilité de chacun de nos pays et de la sous-région.

Plus de coopération pour le développement puisque nos deux pays ont des défis communs liés à l’émergence, plus de coopération pour l’intégration régionale et africaine puisqu’une Afrique mieux intégrée ne peut qu’être crédible et audible sur la scène du monde, plus de coopération pour la sécurité, un bien public premier, dont la jouissance conditionne et favorise la réalisation du droit humain fondamental de nos populations et de nos Etats au développement.

Mesdames et Messieurs,

La sous-région ouest-africaine est le cadre de présence au monde de nos Etats – et si ARISTOTE a raison lorsqu’il pose la primauté du Tout sur la Partie-, nous ne pouvons pas traiter la problématique de la sécurité intérieure de nos pays sans tenir compte de la situation sécuritaire de la sous-région. La sécurité nationale requiert des efforts endogènes, mais elle exige aussi des gouvernements de la sous-région la coopération et la coalition des moyens. La mise en réseau des stratégies nationales de sécurité est aujourd’hui la solution.

La lutte contre la criminalité, la piraterie maritime, la cyber-insécurité et le terrorisme et l’action qu’elles impliquent, de part et d’autre de nos frontières, doivent se déployer dans le cadre d’une vision partagée des responsabilités qui engage chaque partie à travailler dans un esprit de co-dépendance et de co-responsabilité.

Nos Etats déploient dans cette vision des efforts en faisant évoluer leurs paradigmes et conceptions du renseignement avec l’exercice en partage de certains de leurs attributs régaliens traditionnels et nous avons la conviction que l’option pour le renforcement et l’accélération des élans de coopération transfrontalière est la bonne parce que lucide et en phase avec l’esprit du temps.

Au demeurant, les défis sont grands et nous imposent la nécessité d’intensifier la coopération entre nos deux pays. Le gouvernement togolais reste convaincu qu’une coopération efficace des services de sécurité, de renseignement et de protection civile togolais et béninois permettra à nos deux Etats de consolider leurs capacités respectives de riposte face défis sécuritaires actuels. Face aux défis transfrontaliers, il nous faut un agir transfrontalier coordonné et efficace.

Merci pour votre attention.

Visite officielle de la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie au Togo

POINT DE PRESSE

A l’invitation de Son Exellence Professeur Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, S.E. Mme Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de la Francophonie (OIF), a effectué une visite officielle à Lomé, du 16 au 18 décembre 2019.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre l’OIF et le Togo.

Au cours de son séjour en terre togolaise, Mme la Secrétaire générale de l’OIF a été d’abord reçue par le Chef de l’Etat S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, au Palais de la présidence de la République. Elle en a profité pour lui faire le point des activités de l’Organisation et s’est félicitée de la coopération agissante entre l’OIF et le Togo.

Elle a ensuite rendu une visite de courtoisie au Premier Ministre ainsi qu’à l’Honorable Présidente de l’Assemblée Nationale Togolaise.

Une séance de travail a eu lieu le 17 décembre 2019 au Ministère des Affaires Etrangères entre la délégation de l’OIF conduite par Mme la Sécrétaire générale et celle togolaise conduite par le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur.

Les travaux ont porté essentiellement sur le renforcement des liens de coopération entre le Togo et l’OIF. Les deux parties ont d’abord dressé le bilan des réalisations de l’OIF au Togo puis abordé les projets d’avenir.

En terme de bilan, les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant aux projets dejà réalisés et ceux en cours de réalisation, notamment dans les domaines suivants :

  • Langue française, diversité linguistique et culturelle ;
  • Paix, Démocratie et Droits de l’Homme ;
  • Education, formation, enseignement supérieur et recherche ;
  • Développement durable, économie et solidarité.

S’agissant de la diversité linguistique et culturelle, le principal programme développé entre l’OIF et le Togo concerne les Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC), lancé depuis 2000 avec un réseau de onze(11) Clac, accueillant  en moyenne 350 000 personnes chaque année. Un douzième (12ème) CLAC est en cours d’ouverture.

L’OIF a également financé le programme « Ecole et langues nationales en Afrique (ELAN) ; appuyé l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) dans l’organisation d’une première formation du corps enseignant et mis en œuvre le projet francophone d’appui au développement local (Profadel/OIF) dans plusieurs communes du Togo.

Concernant les projets d’avenir, la partie togolaise a souhaité que les  actions de l’OIF se renforcent davantage dans le domaine surtout du numérique à travers l’appui de l’OIF dans la mise en place du Centre de l’intelligence artificielle au Togo afin qu’il devienne une référence en afrique francophone.

Les deux parties se sont enfin félicitées de la  bonne qualité des relations de coopération entre l’OIF et le Togo et se sont engagées à les renforcer davantage.

La Secrétaire générale de l’OIF a aussi visité le Palais de Lomé oû elle a été très impressionnée par les œuvres d’art de qualité et a félicité les Autorités togolaises pour avoir renové ce palais.

 

Fait à Lomé, le 18 décembre 2019

Prix d’excellence 2019 au Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur

COMMUNIQUE DE PRESSE

Lancé en 2014 par S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, « le Prix de l’excellence » est une initiative qui a pour but de célébrer le mérite en décernant des distinctions aux agents du Ministère qui, durant l’année, ont fait preuve d’abnégation, de volontarisme et d’engagement dans l’exercice de leur travail. Il s’agit d’encourager chacun à donner le meilleur de lui-même.

Le processus d’évaluation ayant conduit à la désignation des lauréats de cette 6ème édition intègre deux volets principaux :

  • une « évaluation par les pairs » qui révèle l’appréciation de l’agent par ses collègues : les membres du personnel désigne par vote, sur une liste d’agents nominés par les directeurs, la personne qu’ils estiment pouvant mériter le prix de l’excellence. Cette phase compte pour 25% pour les chargés d’études (Prix de l’excellence), 50% pour les Secrétaires (Prix de la meilleur Secrétaire) et 75% pour le Prix du personnel (Chauffeurs, agents d’entretien et autres), d’une part ;
  • et une évaluation des aptitudes et compétences professionnelles par un jury neutre et indépendant mis à disposition par l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), d’autre part. L’évaluation par le jury représente 75% pour les chargés d’études, 50% pour les Secrétaires et 25% pour la catégorie des Chauffeurs et agents d’entretien.

Il faut noter que la sélection du meilleur coach (parmi les directeurs) est laissée à la discrétion de la hiérarchie.

A l’issue de ce processus, les quatre heureux élus du «  Prix de l’excellence 2019 » sont :

  • Prix du meilleur Coach : M. AKAKPO Koffi, Directeur des Togolais de l’Extérieur ;
  • Prix de l’Excellence : M. NOUWODOU Sokemawu, Chargé d’études à la direction du Protocole d’Etat,
  • Prix de la meilleure Secrétaire, Mlle FOLI Mansa, Secrétaire à l’Inspection Générale des Missions Diplomatiques et Consulaires ;
  • Prix du Personnel : Monsieur KOUHOUNDJI François, Agent d’entretien.

Il faut noter, pour rappel,  que le Prix de l’excellence a été obtenu par M. TCHASSANTI Bassirou (2014), M. TCHALARE Kader (2015), M. SOULEY Abdel Kahar (2016), M. BODE Manafi (2017) et M. FARE Gbandi (2018).

Fais à Lomé le 13 décembre  2019

« Nuit des Réussites Diaspora » : Le Togo honore ses talents dans le monde

Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a organisé à Lomé, le 29 novembre 2019 dans le cadre du Forum HCTE-Réussites diaspora, la deuxième édition de la « Nuit des Réussites Diaspora ».
Cette édition qui s’est déroulée à la place des Fêtes de la présidence de la république est destinée à révéler et à promouvoir l’excellence togolaise dans le monde en décernant des distinctions honorifiques aux compatriotes de la diaspora ayant eu des parcours professionnels particulièrement brillants ou des talents distingués.
L’édition 2019 de « Réussite Diaspora » a permis de mettre à l’honneur cinq (5) parcours méritants :
  • M. Agbegnenou Kossi Kouma Victor, Président du groupe KA Technologie, honoré pour son profil exceptionnel d’innovateur certifié par l’UA car il est à la fois chercheur, patricien, concepteur et inventeur.

  • M. Alanda Pierre Koffi, Expert en agriculture bio, distingué pour ses prouesses et ses succès dans le bio mais aussi comme agriculteur spécialiste de produis écologiques.

  • M. Batako André Danonu Lignanmatey, Professeur et chercheur principal à l’Université de Liverpool, mis à l’honneur pour avoir inventé, entre autres, « une affuteuse linéaire à coupe profonde et à grande vitesse avec vibration ».

  • M. Homawoo Jean-Claude, Spécialiste du capital risque, consacré pour son parcours exceptionnel dans les grands groupes mondiaux comme ENDEAVOR GLOBAL, GOOGLE Inc. et en tant que co-fondateur de LORI SYSTEMES au Kenya, qui opère notamment dans l’automatisation des logiciels.

  • M. Worou Simon, Maire de la commune de Sainte Juliette (Aveyron, France), reconnu pour être parti de son poste de cadre dans la fonction publique française et être élu maire.
Cette soirée a vu la participation d’imminentes personnalités notamment les membres du Gouvernement, les Délégués pays du HCTE, les Ministres en charge des questions diasporiques et les Présidents des Hauts Conseils des diasporas des pays frères (Ghana, Mali, Maroc, Sénégal, Niger…), les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du secteur privé et de la  société civile.
Au-delà de l’hommage ainsi rendu par la nation à ses fils les plus méritants, l’objectif du Gouvernement est de faire mettre ces compétences et talents au service du bien-être des populations togolaises. L’engagement citoyen pour le développement doit être l’affaire de tous les Togolais, ceux d’ici et d’ailleurs.
Il s’agit, à travers, la « Nuit des Réussites Diaspora » de célébrer l’excellence togolaise dans le monde et sa contribution au rayonnement international du Togo,
Fait à Lomé le, 30 novembre 2019

Mise en place du Bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE)

Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République, le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a procédé à l’ouverture des travaux du Forum « HCTE-Réussites Diaspora » prévu à Lomé, les 28 et 29 novembre 2019.
A l’issue de cette première journée, les Délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) ont désigné par consensus les membres du bureau de leur institution pour  un mandat de trois (03) ans.
Ce bureau se compose comme suit :
  • Président : ATITSO Kodzovi, Délégué Pays Côte d’Ivoire ;
  • Vice-président zone Afrique : DEVOTSU  Komi, Délégué Pays Kenya ;
  • Vice-président zone Amériques : AMAH KPATCHA Bawubadi, Délégué Pays Etats Unis ;
  • Vice-président zone Asie Océanie : MAGLO Komi, Délégué Pays Japon ;
  • Vice-président zone Europe : SANOUSSI A. R. Kag, Délégué Pays France.
Le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur félicite les membres du bureau du HCTE et remercie les Délégués pays pour leur sens civique et patriotique.
                                                                         Fait à Lomé, le 28 novembre 2019

Installation des 77 Délégués Pays HCTE : Discours du Ministre Robert Dussey

Monsieur  le Président de la Commission Electorale Indépendante du HCTE,
Monsieur l’ambassadeur, Président du comité d’organisation du Forum,
Mesdames et Messieurs les Délégués pays,
Distingués invités,
Chers amis des médias,
Les dignes fils de la nation répondent présents quand la patrie les appelle et la présence parmi nous en ce jour des Délégués pays élus du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur traduit leur attachement à notre pays. En retrouvant le bercail cette semaine, vous avez, Mesdames et Messieurs les Délégués, répondu à un appel de la patrie et je voudrais vous exprimer la fierté de la nation de vous accueillir en terre natale.
Je voudrais également vous souhaiter, au nom du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE et du Gouvernement, la chaleureuse et fraternelle bienvenue sur la terre de nos aïeux. Votre présence au « Forum HCTE-Réussites diaspora » témoigne de votre sens de la communauté. Le destin d’un pays se construit et le Gouvernement veut construire celui du Togo avec vous. Dans sa marche vers le mieux-être, notre pays est en droit d’attendre plus d’implication de la diaspora sur toutes les questions y compris celles de développement.

Mesdames et Messieurs,

« Il existe deux façons d’être créatif. On peut chanter et danser ou on peut créer un environnement où les chanteurs et les danseurs peuvent se développer», dit Warren BENNIS. Le Gouvernement a opté pour la seconde voie et travaille à fournir à la diaspora les capabilités fonctionnelles de base indispensables. Quand la diaspora réussit, et c’est la conviction du Gouvernement, c’est le Togo qui gagne. En travaillant à réussir, chacun de nos compatriotes, où qu’ils soient, aident notre pays à réussir.
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Le Gouvernement voit dans la diaspora un partenaire au développement et apprécie à sa juste valeur votre mobilisation autour du présent forum au cours duquel vous serez installés et édifiés sur la portée de la mission et des responsabilités qui sont les vôtres.
Vous avez choisi d’accomplir une mission noble, celle d’être les ambassadeurs de vos pairs de la diaspora auprès du Gouvernement et dans vos pays de résidence. Cette manifestation de deux jours vous permettra de mieux connaître vos rôles, les attributions et le statut du Délégués pays, les relations entre les Délégués pays et les missions diplomatiques et consulaires de notre pays ainsi que de disposer des informations utiles sur les facilités et les possibilités que la nation offre à la diaspora en guise d’accompagnement et d’aide à l’initiative.
La nation et le Gouvernement comptent sur votre sens de responsabilité et engagement à servir le Togo. Vous devez prendre parti pour le développement de notre pays et travailler chacun individuellement dans sa zone de représentation suivant les principes de décentralisation et de subsidiarité, mais aussi en synergie. Vous devez oser agir et mutualiser vos expériences pour plus d’efficacité dans vos actions. « La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent », disait Albert CAMUS. Vous aurez, à l’avenir, à travailler à tout donner à la patrie républicaine.
Mesdames et Messieurs,

Vu l’importance de la mission des délégués pays du HCTE, je voudrais vous inviter à comprendre votre mandat comme un mandat de service aux Togolais de l’Extérieur et à toute la communauté nationale. Parce qu’il n’y a pas de choix sans engagement, parfois sans sacrifice, le choix d’être délégués vous engage à travailler pour la cause du développement national.

Pour finir, je voudrais vous inviter à tirer meilleure partie du forum et de votre séjour en terre patrie. Je déclare ouvertes les activités du Forum « HCTE – Réussites diaspora ».
Vive la Nation Togolaise
Vive la diaspora.
Je vous remercie.

Monaco : Fin de la Conférence Ministérielle de la Francophonie

La conférence – qui s’est achevée hier en Principauté – a mis en avant la volonté des décideurs de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de donner un nouveau souffle à l’organisation.

Et au moment de clôturer hier après-midi la 38e conférence ministérielle de la Francophonie qui réunissait des représentants de 88 pays, la secrétaire générale a affirmé qu’elle quittait Monaco ‘en chantant’, dans un grand sourire.

Une manière pour Louise Mushikiwabo d’afficher sa satisfaction de la bonne tenue du congrès.

Outre la forte adhésion des Etats aux propositions de réformes de la Secrétaire générale, la Conférence a adopté le projet de budget révisé de l’OIF pour 2020, la programmation 2019-2022 révisée, ainsi que des résolutions portant notamment sur les océans, le 30e anniversaire de la Convention des Nations unies relatives aux droits de l’enfant, le rôle de l’innovation dans la promotion de la science, de l’éducation et de l’économie numérique, le cinquantenaire de la Francophonie.

En outre, les ministres ont entériné la proposition de tenir les IXe Jeux de la Francophonie à Kinshasa du 23 juillet au 1er août 2021.

Enfin, à la fin de la Conférence, l’Arménie, hôte du dernier Sommet de la Francophonie, a transmis la présidence de la Conférence ministérielle à la Tunisie dont la capitale, Tunis, abritera le XVIIIe Sommet de la Francophonie les 12 et 13 décembre 2020 autour du thème : ‘Connectivité dans la diversité : le numérique vecteur de développement et de solidarité dans l’espace francophone’.

Le Togo était représenté à la Conférence de Monaco par le chef de la diplomatie, Robert Dussey.

L’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

Lancement du premier Forum Economique des Diasporas Africaines (FEDA)

En marge de la 74ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais à l’étranger, H.E. Le professeur Robert DUSSEY, inauguré le 27 septembre 2019 à New York, en présence des ministres du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), premier forum économique de la diaspora africaine sur le thème “Le rôle et les contributions de la diaspora au développement économique du continent “.

Sous le haut patronage de Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République togolaise, le Forum économique sur la diaspora africaine, qui se tiendra à Lomé en 2020, réunira des décideurs, des dirigeants et des influenceurs du continent et de la diaspora africaine.

Le forum réunira environ 2 500 participants et réunira toutes les diasporas africaines: acteurs politiques et autorités administratives, opérateurs économiques et chefs d’industries, investisseurs et présidents de chambres de commerce, représentants d’institutions économiques et commerciales, experts et consultants, conférenciers et chercheurs. , médecins et ingénieurs, chefs de projets et philanthropes, organisations de la société civile et étudiants, ainsi que d’autres segments de la population africaine.

Ce serait une réunion d’affaires majeure qui développerait des partenariats durables et fructueux avec les membres de la diaspora africaine et d’autres partenaires. Ce serait également une véritable plateforme de mobilisation pour le lancement d’un répertoire des compétences africaines et pour l’émergence d’un lobby africain puissant et influent capable de soutenir les stratégies de développement du continent. Ce serait enfin le cadre pour l’adoption de la “Déclaration de Lomé sur l’engagement de la communauté noire pour le développement de l’Afrique”.

New York, le 27 septembre 2019

Communiqué de Presse : Visite de travail en Algérie

VISITE DE TRAVAIL DE

S.E. PROF. ROBERT DUSSEY,

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES TOGOLAIS DE L’EXTERIEUR

A ALGER

Les 18 et 19 septembre 2019

 

  1. A l’invitation de son homologue S.E.M. Sabri BOUKADOUM, Ministre des Affaires Etrangère de la République Algérienne Démocratique et Populaire, S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur de la République Togolaise, a effectué une visite officielle à Alger, les 18 et 19 septembre 2019.
  2. Au cours de cette visite, le Ministre Robert DUSSEY a été reçu en audience par le Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, S.E.M. Abdelkader BENSALLAH.
  3. Il a également eu une séance de travail avec son homologue algérien au cours de laquelle les deux ministres ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment, la coopération entre les deux pays.
  4. Le Ministre DUSSEY a félicité le Gouvernement et le peuple algériens pour la conduite responsable et apaisée de la situation politique que traverse l’Algérie et a souhaité un dénouement heureux du processus politique en cours.
  5. Evoquant les relations d’amitié et de coopération qui existent de longue date entre le Togo et l’Algérie et qui ont été consacrées par plusieurs accords bilatéraux depuis 1976, les deux Ministres ont exprimé leurs volontés de collaborer étroitement en vue du développement et de l’approfondissement de ces relations.
  6. A cet effet, ils se sont accordés sur la nécessité d’actualiser les accords déjà signés, en vue de mieux les adapter au contexte actuel et sur la signature de nouveaux accords dans des domaines qui n’étaient pas couverts par les accords précédents.
  7. Les deux ministres ont signé un mémorandum d’entente sur les consultations politiques périodiques entre les deux pays et ont adopté une feuille de route comportant les actions prioritaires de leur coopération bilatérale.
  8. Ils se sont par ailleurs convenus sur la signature prochaine de plusieurs accords de coopération dans les domaines du commerce, des transports, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur, de la communication et de la culture.
  9. Le Ministre BOUKADOUM a également annoncé l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe Lomé-Alger par la compagnie Air Algérie.
  10. Abordant les questions de développement, S.E. Prof. DUSSEY a rappelé que le Togo a adopté un Plan National de Développement (PND) en trois axes qui prévoit des financements privés à hauteur de 65% et a souhaité que le secteur privé algérien profite des opportunités d’affaires qui sont offertes dans le cadre de ce Plan, en établissant des partenariats avec le secteur privé togolais.
  11. A cet effet, un Conseil d’affaires algéro-togolais sera créé et des rencontres entre les hommes d’affaires togolais et algériens seront organisées en vue d’identifier les opportunités d’investissements.
  12. Les deux parties se sont convenues de la signature d’un accord d’exemption réciproque de visa au profit des citoyens détenteurs de passeports diplomatiques ou de service.
  13. La partie algérienne a par ailleurs annoncé l’ouverture prochaine d’une antenne diplomatique à Lomé.
  14. En vue de renforcer davantage les relations de coopération entre les deux Etats, les deux Ministres ont convenu de la nécessité de préparer ensemble une visite officielle prochaine de S.E.M Faure GNASSINGBE en Algérie. La date de cette visite sera arrêtée d’un commun accord par voie diplomatique.

Fait à Alger, le 19 septembre 2019

Address by MoS Vellamvelli MURALEEDHARAN at the Diplomatic Club, Lome on theme “India-Africa Relations”

Your Excellency Robert Dussey , Foreign Minister of the Republic of Togo,
Excellencies Members of Diplomatie Corps.
Distinguished invited guests,

Namaskar,

I am deeply honoured by invitation of Hon’ble Foreign Minister to address this prestigious Diplomatie Club on the the me ‘lndia-Africa Relations’.

During my short visit to beautiful country of Togo, 1 had an opportunity to call on H.E. President of Republic of Togo and assure him of lndia’s commitment to further strengthen our bilateral relations with Togo. 1 had extensive discussions with Hon’ble Foreign Minister and we both reviewed the entire gamut of our bilateral relationship and explored new areas to enhance bilateral cooperation. 1 once again thank Hon’ble Minister for warm hospitality extended to me and my delegation. My presence in Togo is aise special since it is first Foreign Ministerial visit from lndia to Togo.

Togo is a land of immense beauty, blessed with abundant natural resources, rich heritage and friendly people. Free Port of Lome. the only deepest port in West Africa, has not only contributed to Togo’s trade with the rest of the world but is aise a lifeline for many land locked countries of the region.

Coming back to the theme, ‘lndia-Africa Relations’, in tact, according to experts Africa and lndian sub-continent were once connected and were part of ‘Gondwana’ land before the lndian sub-continent tectonic plate moved further and collided with Eurasian plate giving rise to mighty Himalayas. Our relations date back to centuries when lndian merchants used to set sail in wooden dhows taking advantage of monsoon winds to carry out trade with Africa particularly the littoral states of East Africa. These centuries old exchanges resulted in cross­mingling of our respective cultures and appreciation of our respective unique way of lite.

With the abolition of slavery in the 191h century, colonial powers found an indigenous way to continue it and large number of lndian nationals were taken to far away places as “indentured labour” including to Mauritius, countries of East and South Africa. They were brought in thousands to lay railway lines in Kenya and in South Africa. With them also came traders, small shopkeepers, protessionals, administrators, teachers and over the years, many of them settled in these countries and gave rise to vibrant lndian diaspora. ln the case of West Africa, primarily the initial settlers were the traders who were on look out for greener pastures. Over the years, the lndian community has made a significant contribution to the social, economic and political fabric of Africa.

lt was to look after the interests of some of these early settlers in South Africa that a young lean and fragile lndian barrister came to South Africa in 1893, spent 21 years there and returned to lndia as Mahatma. lt was in South Africa that he experimented with tools of ‘Satyagraha’ and ‘Civil Disobedience Movement’ and later on successfully used tools of ‘Ahimsa’ (Non-violence) and ‘Satyagraha’ to mobilize millions of ordinary lndian people

against the British Empire. He led the lndian freedom movement, however, even at the cusp of independence, his thoughts were with brothers and sisters of Africa and he had said that lndia’s independence will remain incomplete till our brothers and sisters in Africa continue to be chained in bandage.

This year is special as we celebrate worldwide 150th Birth Anniversary of Mahatma Gandhi. 1 am thankful to Government of the Republic of Togo for releasing a special commemorative postal stamp of Mahatma Gandhi this year. Mahatma Gandhi and his legacy has been one of the greatest links between lndia and Africa.

lndian freedom movement inspired many countries in Africa and many African leaders such as Kwame Nkrumah of Ghana, Julius Nyerere of Tanzania and Kenneth Kaunda of Zambia imbibed these methods in their own liberation movements. lndia was also in the forefront of fight against inhuman practice of apartheid and was first country to move a resolution at United Nations in 1946 against it even before lndia’s own independence. lndia only established relations with South Africa in 1991, when apartheid was abolished. We also stood with people of former Rhodesia, Guinea Bissau, Angola and Namibia.
lndia took a leading role in convening first Asian-African Conference at Bandung, lndonesia and later with support of many African countries such as Egypt, Ghana, led to formation of Non-Aligned Movement.

Many African countries looked towards lndia to take leadership role at world stage to highlight the challenges faced by the developing countries and also tried to emulate lndia’s model of socio-economic development to bring prosperity to their citizens. lndia in a unique position has always acted as a bridge between developing and developed countries and has always endeavoured to advocate and protect their interest in in multilateral fora. lndia has always been an advocate of South-South cooperation and has willingly shared lndia’s expertise with other developing countries.

The institutionalization of lndia-Africa relations resulted from initiation of lndia-Africa Forum Summit in 2008 and three IAFS Summits have been held so far with the 4 th IAFS Summit scheduled to be held in 2020.

lndia-Africa relations have seen an upswing in last 5 years under the visionary and dynamic leadership of Hon’ble Prime Minister Modi. 1 will use this opportunity to highlight the 10 Guiding principles which Hon’ble Prime Minster enumerated during his address to the Ugandan Parliament on 25 July, 2018 and which will guide and shape our relationship with Africa. These principles are:

1. Africa will be at the top of our priorities. We will continue to intensify and deepen our engagement with Africa.

– Allow me to illustrate how this Principle has translated into action. ln departure tram the ‘Benjul Formula’ where in only leadership torm the Regional groupings along with AU past and Present Presidency used to be invited to the lndia Africa Forum Summits, lndia under Prime Minister Modi decided to extend invitations to all Heads of States to participate in the 3rd IAFS
held at New Delhi in October 2015 and we were honoured with the participation of all African countries with more than 40 countries represented at the level of Heads of States/Govern ments.

ln last 5 years, President/Vice PresidentJPrime Minister of lndia paid visits to 32 African countries. ln tact, Hon. President’s first foreign visit was to Ethiopia and Eriteria and after general elections this summer and formation of government again under Prime Minister Modi, Hon’ble President’s first visit was once again to Africa – Benin, Gambia and Guinea in West Africa. Even my first visit, after assuming the responsibility as Minister of State for External Affairs, was to Nigeria. 1 have corne to Togo from Cameroon and will be going to Abidjan. lndia also received a number of African Heads of States/Heads of Governments on bilateral visits apart from IAFS and ISA Founding Conference (over 30). This month, President of Zambia paid a State visit to lndia.

2. Our development partnership will be guided by your priorities. lt will be on terms that will be comfortable for you, that will liberate your potential and not constrain your future.

Our development partnership currently includes implementation of 180 Unes of Credit worth about USD 11 billion in over 40 African countries. At the 3rd lndia Africa Forum Summit, lndia committed a concessional Line of Credit of 10 billion U.S. dollars and 600 million dollars in grant assistance. lndian efforts have always been driven by priorities of African countries. For example, lndia has extended four Unes of Credit (LOCs) totaling US$ 144.35 million (through EBID and bilaterally) to Togo for various projects. The projects implemented/signed/approved are: (1) US$ 14.96 million Rural electrification project in 2011; (ii) US$ 13.10 million Farming and cultivation of rice, maize and sorghum in 2012; (iii) US$ 30 million rural electrification to caver 150 localities in 2016; (iv) US$ 52 million setting up of 161 KV power transmission line in 2016; (v) US$ 20 million equip health institutions project (through EBID); (vi) US$ 13 million upgrading of power generation and distribution capacity of CEET (through EBID). Under the aegis of ISA Founding Conference held in Delhi in 2018, lndia announced new Unes of Credit through EBID of US$ 40 million for electrification of 350 villages through deployment of photovoltaic systems and the request of the Togolese side to move this particular line of credit from EBID to bilateral route is being positively processed. Ali these projects have been priorities of the Togolese government and part of the Togolese National Development Plan. ln short, concessional lines offered by lndia have contributed in a big way towards asset creation in several African countries.

We are proud of our educational and technical ties with Africa and receive thousands of young bright African mincis at our educational institutes. They are our investment into future and pall bearers of traditions to rise to occupy top positions in their countries. Severa! current or former Presidents, Prime Ministers, Vice Presidents, Ministers in Africa have attended educational or training institutions in lndia. Thousands of public officiais, students, teachers, entrepreneurs, farmers, doctors have been trained or obtained their degrees in lndia under our capacity building programmes.

Our lndian Technical and Economie Cooperation Programme (ITEC) has been in place for 55 years now and trains 10,000 every year from over 160 countries. Most of these slots are for Africa. We meet all expenses. We are also introducing shortly e-lTEC and ITEC Executive to keep pace with the increasing demand for capacity building to cater to diverse quarters with diverse requirements.
We also offer fully sponsored higher education options for studying in lndia through our lndian Council for Cultural Relations. We have also seen a number of students travelling to lndia for higher studies on self financing basis. During the last two years, nearly 150 students from Togo have gone to a particular University in Shimla.

3. We will keep our markets open and make it easier and more attractive to trade with lndia. We will support our industry to invest in Africa.

lndia’s tracte with Africa is now over US$ 62 billion (latest figure to be updated- This is over 21 per cent more than in the previous year). LOC countries from Africa are making use of the DFTP scheme offered by lndia giving duty free access to almost 99% of our tariff lines and as a result Africa’s exports to lndia are growing significantly. For example, lndia-Togo bilateral trade turnover has seen a quantum jump and almost reached US$ 1 billion mark in 2018-19 and amounted to US $998.02 million. lndian imports from Togo almost doubled in 2018-19 and amounted to US $ 303.93 million. The figures of bilateral trade for the first quarter of FY 2019-20 have already amounted to US $ 436.75 million.
Traditionally, the lndian private sector presence in Africa has been in extractive industries, infrastructure projects or in SME sector. Of late, lndian industry have also invested in key sectors like automobiles, engineering, chemicals, banking, IT and ITES, telecom, pharmaceuticals, healthcare, education and services. Sorne of the big companies like Airtel, Tata Motors, Mahindra and Mahindra, Ranbaxy, Cipla, Dr. Reddy’s, Godrej, Emami, ONGC Videsh Limited, RITES and WAPCOS have their presence in Africa. Ali these companies along with the companies established by lndian nationals residing in African countries for long period of time also fulfill their corporate social responsibility and supplement respective government efforts towards attainment of SDGs. Important point is that lndian growth story with its ‘AAA” – Affordable, appropriate and Adaptable have found resonance in the African countries facing similar developmental challenges.
Affordable medicines of good quality provided by lndia’s pharmaceutical sector has helped many African countries to fight the scourge of deadly diseases which once threatened future of the continent particularly AIDS. The lndian medicines have also helped African nations to make medical treatment accessible and affordable.

4. We will harness lndia’s experience with digital revolution to support Africa’s development; improve delivery of public services; extend education and health; spread digital literacy; expand financial inclusion; and mainstream the marginalised.

ln the last decade or so, the rate of technological advancements has been unprecedented and the entire world is talking about Artificial Intelligence, digital economy and lndustry 4.0. Our economic ties are now increasingly driven by new partnerships of innovation in the digital economy. lndia is also helping the African countries to bridge the digital divide. The Pan Africa e-Network, was launched in Africa at the continental level in 2009, aimed at harnessing socio­economic benefits of ICT for tele-education and tele-medicine. The first phase of this programme is over and we are now launching the second phase. ln tact, my Ministry is spearheading the second phase of the tele-education and tele-medicine project titled E-VBAB e-VidhyaBharati and e-ArogyaBharati Network Project, which will offer 15,000 scholarships to African students over the next five years to pursue online short term courses, undergraduate and postgraduate degrees from top lndian Universities. E-VBAB portal will be opened soon to ail African nationals and will include partner universities and hospitals. 1 will urge Togo to sign the Mou at the earliest.

lndia has also undertaken the establishment of institutions and training centres which are scattered across the African continent. During the last 4 years, 6 IT Centres were established in South Africa, Egypt, Morocco, Lesotho, Ghana, Namibia and Tanzania; a CGARD Technology Centre in Madagascar; 7 Vocational Training Centres were established in Ethiopia, Rwanda; Burundi, Burkina Faso, The Gambia, Zimbabwe and Egypt.

A Technology Centre was also established in Zimbabwe. Entrepreneurship Centres are being set up. Severa! similar projects including a skills development centre are being set up.

5. Africa has 60 per cent of the world’s arable land, but produces just 10 per cent of the global output. We will work with you to improve Africa’s agriculture.

lndian investment in the agriculture sector of Africa has been both through concessional LoCs and private sector. ln April this year, we signed US$ 150 Million Loc agreement with Ghana for Agricultural Mechanization Project, the largest Loc so far extended in the agriculture sector to any country. The Loc US$ 13.10 million utilized successfully by Togo was for Farming and cultivation of rice, maize and sorghum. Many lndian companies are also venturing into commercial farming and floriculture. lndian enterprises such as Jain Irrigation, Kirloskar, Ruchi Soya, Renuka Sugars etc. have established their presence in many African countries. lndia also supports in capacity building through providing of scholarships implemented by Department of Agriculture Research and Education (DARE) and the lndian Council of Agricultural Research (ICAR).

6. Our partnership will address the challenges of climate change. We will work with Africa to ensure a just international climate order; to preserve our biodiversity; and, adopt clean and efficient energy sources.

A number of African countries have signed and ratified Framework Agreement of the international Solar Alliance and a number of Heads of States including H.E. President of Togo, Ghana and Burkina Faso had participated in the Founding Conference of ISA held in New Delhi on 11 March 2018. lndia had announced number of solar LoCs to kick start solar projects in many countries including electrification of 350 villages using solar photo-voltaic cell in Togo. lndia’s is also partnering with several coastal nations increasingly seeking to harness the benefits of Blue Economy in a sustainable manner.

7. We will strengthen our cooperation and mutual capabilities in combating terrorism and extremism; keeping our cyberspace safe and secure; and, supporting the UN in advancing and keeping peace.

lndia has stood shoulder-to-shoulder for peace and security. lndian peacekeepers have brought pride and glory to nation by serving in over a dozen UN peacekeeping missions in Africa, since our first mission in Congo in 1960. ln all the UN peacekeeping Missions in the world, 163 lndians have made the supreme sacrifice. This is among the highest number for any country. Almost 70 per cent of these embraced martyrdom just in Africa. Today, over 6,000 lndians serve in five peacekeeping operations in Africa. lndian women established a landmark with the first all-female Police Unit of the United Nations in Liberia. Our defence and security cooperation is growing with nations in Africa, as we work together to counter terrorism and piracy, and keep our seas secure.

8. We will work with African nations to keep the oceans open and free for the benefit of all nations. The world needs cooperation and not competition in the eastern shores of Africa and the eastern lndian Ocean. That is why lndia’s vision of lndian Ocean Security is cooperative and inclusive, rooted in security and growth for all in the region.

Security of sea lanes of communication is very important for economic security of Africa and lndia. We have entered into many agreements to ensure safety and security of SLOCs with many African countries particularly with littoral states on the East Coast. lt is with this vision that we assisted Togo in organization of AU Maritime Summit in October 2016 through gifting of US$ 1,00,000/-.

9. As global engagement in Africa increases, we must all work together to ensure that Africa does not once again turn into a theatre of rival ambitions, but becomes a nursery for the aspirations of Africa’s youth.
I need not elaborate on this principle, one of the most important one. lndia nurtures her relationship with countries irrespective of their relationships with other countries and our relationships are built on our strength guided by the shared history and intertwined future.

10. Just as lndia and Africa fought colonial rule together, we will work together for a just, representative and democratic global order that has a voice and a role for one­third of humanity that lives in Africa and lndia.

lndia and Africa have almost same population, similar economic size, same diversity, similar values, systems and the predominantly young population looking for growth, employment and ease of living and Ease of Doing Business. lndia today is among one of the fastest growing large emerging economy and Africa is witnessing resurgence of growth having some of the fastest growing economies in the World. Rise of lndia and Africa open new vistas for enhancing our bilateral cooperation. 1 am confident that the 2 Billion dreams will have common aspirations and shared journey bringing peace, prosperity and sustainable development to the entire world. lt is time for us to join hands and walk together to meet rising aspirations and expectations of our respective citizens.

I once again thank Hon. Foreign Minister for giving me this opportunity. 1 thank you all for your patience and would be happy to take questions, if any.

Visite de S.E.M Vellamvelli Muraleedharan, Ministre délégué des Affaires Extérieures de l’Inde au Togo

Communiqué

1. Le 5 septembre 2019, une délégation indienne conduite par S.E.M. Vellamvelli MURALEEDHARAN, Ministre délégué des Affaires Extérieures de l’Inde, a effectué une visite de travail à Lomé.

2. La délégation a été reçue en audience par le Président de la République S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE.

3. Elle a ensuite eu des séances de travail avec S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de !’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Madame Demba A. TIGNOKPA, Ministre de la Planification du Développement et de la Coopération, M. Dèdèriwè ABLI­BIDAMON, Ministre des Mines et des Energies et Madame Cina LAWSON, Ministre des Postes et de l’Economie numérique.

4. Cette rencontre a permis à la délégation indienne d’échanger avec les Ministres togolais sur des questions d’intérêt commun d’ordre bilatéral, régional et multilatéral.

5. Sur le plan bilatéral, les deux parties se sont félicitées de l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui unissent le Togo et l’Inde depuis 1980 et ont réaffirmé leur engagement à œuvrer au développement et à la diversification de celles-ci.

6. Pour illustrer ces relations d’amitié, la partie togolaise a présenté à la délégation indienne, un album des timbres de la poste togolaise ayant pour thèmes l’Inde, son peuple et sa culture, de même que la personnalité de Mahatma Gandhi.

7. La partie indienne a annoncé l’ouverture d’une Ambassade à Lomé en 2020.

8. Les deux délégations se sont également convenus sur la signature prochaine d’un accord sur l’exemption réciproque de visas au profit des détenteurs des passeports diplomatiques et de service des deux pays, ainsi que la possibilité pour les citoyens togolais désireux de se rendre en Inde de faire leurs demandes de visas en ligne.

9. Abordant les questions de développement, la partie togolaise a rappelé que le Togo a récemment adopté un Plan National de Développement (PND) articulé autour de trois axes et a appelé la partie indienne à appuyer le Togo dans la réalisation dudit plan, à travers la mobilisation des investissements publics et privés.

10. Les deux parties se sont engagées à œuvrer au renforcement de la coopération entre les secteurs privés des deux pays.

11. A cet égard, les gouvernements togolais et indien appuieront les chambres de commerce et autres associations professionnelles des hommes d’affaires des deux pays en vue de la signature d’accords de partenariat.

12. Examinant les projets de coopération en cours, les deux parties se sont engagées à accélérer le processus de la signature du mémorandum d’entente pour l’extension de la télémédecine aux étudiants et patients togolais à travers le projet e-VBAB.

13. La partie indienne s’est également engagée à accélérer l’examen du projet de Système d’Identification Biométrique (Togo e-ID).

14. Les deux parties ont également convenu de coopérer dans les domaines de l’exploitation minière et des énergies, notamment à travers un projet d’électrification de 350 localités rurales.

15. Dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la formation technique et professionnelle, les deux parties se sont engagées à accroître leur coopération, notamment à travers l’octroi de bourses d’études par l’Inde aux étudiants togolais.

16. Concernant les questions d’ordre multilatéral, la partie togolaise a félicité le gouvernement indien pour son initiative conjointe avec la France ayant abouti à la création de l’Alliance Solaire Internationale (ASI) et a salué les efforts que l’Inde fournis dans le cadre des activités de cette Alliance.

17. Elle a également assuré la partie indienne de la détermination du Togo à œuvrer pour le développement des activités de l’ASI en Afrique, dans le cadre de la vice-présidence Région Afrique de cette institution que le Togo assure depuis mars 2019.

18. Soulignant l’importance pour elles de renforcer leur collaboration dans le cadre des Organisations Internationales, en particulier en ce qui concerne l’harmonisation de leurs points de vue sur les questions d’intérêts communs ainsi que leur soutien mutuel en cas de candidature à un poste d’une organisation donnée, les deux parties se sont engagées à maintenir une concertation permanente sur ces questions.

19. En marge de cette visite, S.E.M. Vellamvelli MURALEEDHARAN a présenté au Club Diplomatique de Lomé une communication sur les relations Inde-Afrique.

 

Fait à Lomé, le 06 septembre 2019

 

Visite de travail en France : Robert DUSSEY rencontre Jean-Yves LE DRIAN

COMMUNIQUE DE PRESSE

1- S.E. Prof. Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a effectué une visite de travail en France, du 23 au 24 juillet 2019, à l’invitation de S.E.M. Jean-Yves LE DRIAN, Ministre de l’Europe et des affaires étrangères de la République Française.
2- Au cours de leur entretien, les deux Ministres ont procédé à des échanges de vues sur des questions d’intérêt commun liées à leur coopération bilatérale et à leur collaboration sur des sujets régionaux et multilatéraux.
3- Evoquant les questions bilatérales, les deux personnalités se sont réjouis de l’excellente qualité des relations historiques d’amitié et de coopération qui unissent la France et le Togo et ont réaffirmé leur disponibilité à continuer par collaborer étroitement pour l’affermissement et le développement de ces relations.
4- Le Ministre DUSSEY n’a pas manqué d’exprimer les vifs remerciements du Gouvernement togolais pour les soutiens multiformes que la France lui apporte dans son élan vers le développement, à travers notamment les actions de l’agence française de développement (AFD) et du Service d’Action Culturelle, particulièrement dans le domaine de l’eau, de l’assainissement, de l’éducation, de la recherche, de l’énergie et de la culture.
5- Examinant les questions de développement, le Ministre DUSSEY a décliné les principaux axes du Plan National de Développement (PND) et les opportunités qu’il présente pour le secteur privé français, déjà très présent au Togo à travers une vingtaine d’entreprises, et dont les investissements et l’expertise sont très attendus.
La France figure parmi les premiers partenaires commerciaux du Togo et le Ministre Togolais a appelé de tous ses voeux le renforcement de ces liens à travers un partenariat plus accru entre les secteurs privés des deux pays.
6- Sur le plan sécuritaire, le ministre a salué l’appui de la France dans la formation et la préparation des forces armées togolaises pour les missions à l’étranger dans le cadre des opérations de maintien de la paix ainsi que la coopération en matière de renseignements extérieurs opérationnels.
7- Sur le plan politique, le Ministre LE DRIAN a félicité le Togo pour les avancées considérables qu’il a enregistrées ces derniers mois en réalisant les réformes constitutionnelles et institutionnelles et en organisant de façon apaisée et consensuelle, les élections législatives du 20 décembre 2018 et les locales du 30 juin 2019.
Le Professeur DUSSEY a, à cet égard, sollicité le soutien et l’accompagnement des villes françaises, qui ont déjà une expérience avérée, aux jeunes communes togolaises qui entament un nouvel apprentissage en matière de décentralisation et de gestion des collectivités locales.
Il a aussi saisi l’occasion pour rassurer son homologue de la préparation inclusive des élections présidentielles de 2020.
8- Parlant des questions d’ordre régional, les deux Ministres se sont inquiétés de la recrudescence des actes de terrorisme, de radicalisation, d’extrémisme violent et de piraterie maritime sur le continent et particulièrement en Afrique de l’Ouest.
9- A cet égard, le Ministre togolais a félicité son homologue français pour son soutien aux Etats de l’Afrique de l’Ouest dans leur riposte au terrorisme et à l’extrémisme violent, à travers les opérations Serval puis Barkhane et l’appui au G5 Sahel.
Il a cependant relevé que la réponse militaire ne saurait à elle seule suffire et a rappelé l’importance de la diplomatie préventive qui oblige les gouvernements à assumer leurs rôles et à prendre la responsabilité de protéger leurs citoyens, de faire des efforts pour se rapprocher des communautés à la base, d’anticiper les crises sociopolitiques, de savoir rester à égale distance des confessions religieuses en respectant le principe de laïcité tout en jouant leur rôle de régulateur souverain.
10- Concernant les questions d’ordre multilatéral, les deux Ministres ont exprimé leurs préoccupations face aux atteintes répétés ces dernières années contre le multilatéralisme.
11- Ils ont convenu de renforcer leur collaboration dans les enceintes internationales, en coordonnant leurs prises de positions, non seulement pour une meilleure défense de leurs intérêts communs, mais aussi pour la préservation de la paix et de la sécurité internationales.
Les Chefs de la diplomatie française et togolaise ont également salué l’évolution positive des négociations en cours en vue d’un nouvel accord de partenariat ACP-UE.
Ils ont, par ailleurs, réaffirmé leur commune volonté de soutenir toutes les initiatives et à prendre les mesures les plus adéquates dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.
12- Au terme de son séjour, le Chef de la diplomatie togolaise a exprimé à son homologue français ses vifs remerciements et sa gratitude pour la qualité de l’accueil qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation.
Fait à Paris, le 24 juillet 2019

Réunion du Conseil de paix et de sécurité à Niamey sur la Libye

Adopté par le Conseil de paix et de sécurité en sa 857ème  réunion tenue le 5 juillet 2019, sur la situation en Libye et le sort des migrants africains en Libye,

 

Le Conseil de paix et de sécurité,

Rappelant l’article 4 (o) de l’Acte constitutif de l’Union africaine affirmant le caractère sacro-saint de la vie humaine, l’article 7 du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité, ainsi que ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation en Libye et la situation des migrants africains dans ce pays, en particulier le communiqué de presse [PSC/PR/BR.(DCCCII)] de la 802ème réunion du 17 octobre 2018, le communiqué [PSC/MIN.(DCCXCVII)] de la 797ème réunion tenue au niveau ministériel le 24 septembre 2018, en marge de la 73ème Session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, aux États-Unis d’Amérique, et le communiqué [PSC/PR/COMM.(PSC /PR/COMM.(DCCCXXXIX)] de la 839ème réunion tenue le 9 avril 2019;

Notant les allocutions de S.E. Pr. Robert Dussy, Ministre des Affaires étrangères de la République togolaise, en sa qualité de Président du CPS pour le mois de juillet 2019, et de l’allocution faite par S.E. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA; notant, en outre, la  présentation faite par l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité, ainsi que la déclaration du Représentant de l’État de Libye;

Exprimant, une fois encore, sa grave préoccupation  face à la situation qui prévaut en Libye, en particulier depuis le 4 avril 2019, et face au sort des migrants africains dans les camps et les centres de détention dans ce pays, en particulier la récente attaque contre des migrants et des réfugiés au centre de détention de Tajoura près de Tripoli, en Libye , qui a fait 53 morts et des centaines de blessés graves, le 3 juillet 2019;

Exprimant sa solidarité avec le Gouvernement et le peuple libyens et réaffirmant son engagement et sa disposition à continuer d’aider les parties prenantes libyennes à trouver une solution à la crise dans leur pays, conformément aux instruments et principes pertinents de l’UA.

Agissant en vertu de l’article 7 de son Protocole, le Conseil de paix et de sécurité: 

  1. Condamne, de la manière la plus ferme possible, les auteurs de l’attaque sauvage, quels qu’ils soient, attaque qui a été perpétrée le 3 juillet 2019, contre les migrants du centre de détention de Tajoura, près de Tripoli en Libye, qui a causé des morts et des centaines de blessés; exprime ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement à tous les migrants et réfugiés blessés;
  1. Fait sien le communiqué de presse du Président de la Commission du 3 juillet 2019, condamnant ce crime horrible et appelant à une enquête indépendante pour élucider la perpétration de ce crime;
  1. Décide qu’une enquête indépendante doit être menée d’urgence, avec la participation de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), en vue d’établir les faits de l’attaque du 3 juillet 2019 contre le centre de détention de Tajoura, près de Tripoli, et de formuler des recommandations sur les mesures pratiques pour assurer la dignité, le bien-être, la sûreté et la sécurité des migrants; dans ce contexte, le Conseil demande à la Commission de lui soumettre les résultats de l’enquête au plus tard avant le 30 septembre 2019 pour examen; 
  1. Souligne le rôle central de l’UA, en collaboration étroite avec les pays de la région, dans la recherche d’une solution durable à la crise en Libye; dans ce contexte, le Conseil insiste sur le fait que tous les partenaires engagés dans le soutien des efforts visant à régler la crise libyenne doivent compléter et respecter l’approche de l’UA; à cet égard, le Conseil demande au Président de la Commission de renforcer davantage son engagement diplomatique avec toutes les parties concernées, afin d’assurer qu’une action collective soit menée rapidement et efficacement pour mettre fin à la crise en Libye; 
  1. Rappelle que les Nations unies, à travers son Conseil de sécurité, ont la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales, conformément au chapitre VII de la Charte des Nations unies; en conséquence, le Conseil demande au Conseil de sécurité d’assumer la pleine responsabilité du règlement rapide de la crise en Libye, ayant à l’esprit que la poursuite de cette crise aura de graves conséquences, en particulier, la circulation et l’utilisation illicites des armes, le trafic, la prolifération de groupes terroristes, la criminalité organisée, en Libye même, dans la région et sur le continent africain;
  1. Exige que tous les auteurs de ce crime odieux soient traduits en justice, sans plus tarder; dans ce contexte, le Conseil exhorte les autorités et les autres parties prenantes libyennes à apporter la coopération nécessaire à l’enquête sur l’attaque contre le centre de détention de Tajoura; 
  1. Appelle les autorités libyennes à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils en Libye, y compris les migrants et les réfugiés, conformément au droit international humanitaire et aux droits de l’homme; appelle en outre les autorités libyennes à démanteler tous les centres/ camps de détention en Libye, afin de réduire la vulnérabilité des migrants et des réfugiés;
  2. Souligne la nécessité pour les États membres de prendre des mesures pour s’attaquer, de manière décisive, aux causes profondes de la migration irrégulière; appelle tous les pays concernés à redoubler d’efforts pour faciliter le rapatriement rapide de leurs ressortissants de Libye, y compris la fourniture du soutien logistique, afin d’empêcher toute exploitation ultérieure de leur situation précaire;
  3. Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation politique en Libye; réaffirme qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise libyenne, et souligne l’impératif d’une solution politique comme seule alternative pacifique viable pour résoudre la crise qui prévaut;
  4. Condamne fermement l’ingérence extérieure, d’où qu’elle provienne, dans les questions de paix et de sécurité en Afrique; à cet égard, le Conseil exprime sa préoccupation face à l’intervention extérieure croissante dans les affaires intérieures de la Libye, telle qu’elle s’est manifestée par la fourniture continue d’armes à des factions militaires et à des milices en violation de l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies, et des tentatives délibérées pour diviser les parties prenantes libyennes, ce qui compromet les efforts déployés pour régler définitivement la crise en Libye; à cet égard, le Conseil souligne que tout soutien extérieur doit compléter les efforts de dialogue et de réconciliation sous conduite africaine entre les parties prenantes libyennes; dans ce contexte, le Conseil met en garde qu’il désignera et dénoncera les parties impliquées, afin de régler ce problème;
  1. Exige des factions belligérantes en Libye à cesser immédiatement les hostilités, à s’engager à respecter un cessez-le-feu permanent et à se réengager dans un véritable dialogue national, afin de promouvoir une solution politique inclusive à la crise, et réitère son soutien total à la Conférence de réconciliation devant être organisée par la Commission de l’Union africaine et le Comité de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’UA sur la Libye;
  1. Attend avec intérêt la réunion prévue du Comité ad hoc de haut niveau de l’UA sur la Libye en marge du sommet inaugural de coordination de l’UA et des CER, à Niamey, au Niger;
  1. Décide de rester activement saisi de la question.